Sin Theatre


 

Bethany Williams, la Kamkal [TERMINE]

Bethany Williams
BS |:| Deuxième année
Sexe : Femme
Identité de genre : Féminin
Apparitions : 229
Inscription le : 25/03/2018
Né(e) le : 13/04/2004
Age : 14
Nationalité : Anglaise
Niveau d'études/Métier : Deuxième année
Classe : 2°A, D1 + Adaptation / GS Gestion des traumatismes
Situation amoureuse : Célibataire
Personnage sur l'avatar : https://pikabu.ru/story/anime_art_4818579
Péché(s) :
  •  Paresse 

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Dim 25 Mar - 17:17
Bethany Williams

Surnom : Bethy
Âge : 14 ans
Date de naissance : 13 avril 2005 (approximativement)

Lieu de naissance : Angleterre
Nationalité : Anglaise
Orientation sexuelle : Hétéro

Race : Kamkal
Pouvoir : La guérison tactile
Race de naissance : Kamkal (elle ne le sait pas elle-même, mais étant jeune ses parents sont allé étudier à S'indarë et était des Kamkals. C'est là qu'ils se sont rencontrés.)

Classification : Black Sheep
Raison : Orpheline ayant fuit son orphelinat à cause d’une grosse dispute qu’elle n’a pas supportée, en gros.
Année scolaire : Première année
Date d'arrivée à S'indarë : 20 mars 2018
Statut : Pensionnaire permanent
PhysiqueCe petit bout de femme est assez banale, au point qu’elle peut longtemps rester inaperçue. Après tout, du haut de son mètre cinquante deux, elle ne dépasse aucunement les foules qui l’ensevelissent sans ménagement. Maigre, elle ne pèse qu’environ 38 kilos, ce qui lui donne une air fragile qu’elle cache sous des vêtements un peu débraillés tout en faisant que la jeune fille soit sortable. Un drôle de mélange que je vais vous expliquer : ce qu’elle préfère porter sont des jeans slim, qu’ils soient gris, blancs, noirs, bleus ou autres, boudant avec ferveur les jupes, robes ou autres bas qui lui semblent bien trop dénudés à son goût. Même s’ils ne laissent apparaître qu’une petite partie de ses jambes, quoi qu’il peut lui arriver d’enfiler un short avec un legging dessous. En haut, elle a tendance à choisir des tee-shirts et débardeurs unis, sauf lorsqu’un autre haut l’intéresse au plus haut point, un coup de coeur imprévu. Puis, ce qui lui donne tant un air débraillé, puisque pour le moment je vous entends penser : “Ca va ! On a vu bien pire que ça.”, c’est le choix de ses pulls et gilets. Ces derniers sont presque toujours trop grands pour elle, laissant une ou deux épaules dénudée. De plus, ses cheveux mi-longs sombres sont très souvent coiffés négligemment, comme si elle avait la flemme de faire mieux, des mèches lui tombant sur les yeux  et entourant son visage clair.

Son visage ne montrent pas vraiment les signes de sa maigreur qu’elle n’a pas vraiment choisie. Pas de creu dans ses joues plates, pas de poches sous ses yeux sous son regard émeraude pétillant d’une envie inconnue pour ceux qui ne la connaissent pas. Son but dans la vie ? Une envie persistante ? De l’espoir ? Ou des larmes d’une tristesse qu’elle cache au reste du monde ? Elle ne le dira jamais, contrairement au fait qu’elle soit prête à hurler au monde entier qu’elle n’a aucun tatouage caché ou de piercing. Pourquoi tant de ferveur ? Tout simplement parce qu’elle cache, dans son dos, ses ailes duveteuses dorées qui semblent appartenir à un énorme papillon, et une cicatrice venant d’un passé douloureux. Cette dernière fait la taille d’une grande main (donc plus imposante que la sienne) et le peau légèrement plus brune que le reste de son corps plus pâle et semble ressortir lorsqu’on y regarde de plus près, sans parler des autres cicatrices plus discrètes. Quand les ailes de la jeune femme sont rentrées, on a l’impression qu’elle a dans le dos, une partie de ses épaules et de ses omoplates, jusqu’à son coccyx, un tatouage doré représentant des branches ondulées telles des arabesques magnifiques. Le seul détail qui détrompe rapidement la théorie du tatouage est que, comme la cicatrice décrite plus tôt, les dessins ressortent de la peau d’une façon assez jolies. Après tout, loin d’être totalement flexibles, les appendices ont des os ou du cartilage qui permettent un rigidité nécessaire au vol.
CaractèreComme tout le monde, Bethany connaît des qualités et des défauts, mais elle a tendance à ne montrer que ces derniers pour éviter qu’on s’attache à elle. Du coup, quand on demande dans les couloirs quel genre de personne elle est, on répond souvent qu’elle est une personne froide, pratiquement invisible et désintéressée par tout ce qui l’entoure. Le pire c’est que, même avec cette attitude et le peu de travail qu’elle fournit parce qu’elle préfère dormir en cours, elle a des notes dépassant largement la moyenne. Ainsi, quelques mauvaises langues n’hésitent pas à faire savoir qu’ils pensent qu’elle triche sans vergogne. Pourtant, rien n’indique que c’est le cas, ne serait-ce parce qu’elle est loin, très loin, de regarder les fiches des autres puisqu’elle est souvent seule. Son pouvoir ? Rien à voir !

Quant à elle, les raisons qui la poussent à rester aussi invisible et solitaire sont enfermées dans son coeur. Elle refuse catégoriquement de parler de ce qui fait d’elle un Black Cheep, préférant laisser planer le doute sur son comportement plutôt qu’inventer une quelconque raison. Là encore, certainement par flemme de chercher quelque chose. Après tout, elle est une personne qui passe le plus clair de son temps sur son ordinateur pour faire la seule chose qui la motive un peu, quand elle ne dort pas. Bien sûr, elle a conscience qu’elle a des défauts comme sa maladresse, sa franchise que tout le monde n’accepte pas, le fait qu’elle préfère dormir à une autre activité ou sa flemme naturelle combinée à sa solitude volontaire. Mais elle préfère ne rien changer en pensant qu’ainsi elle sera moins blessée qu’en allant vers les autres.

Pourtant, quand on apprend à la connaître et l’apprécier, on se rend rapidement compte que sous son attitude froide et distante se cache un grand coeur. Ce qui la motive à cacher sa gentillesse reste un mystère, mais il devient clair qu’elle ne laisse jamais quelqu’un dans ses problèmes quand on lui demande de l’aide. Donneuse de conseils, même maladroits, discrète concernant les secrets qu’on lui confie, modeste et pacifique, elle n’est pas une personne détestable. Il devient juste clair qu’elle se trompe de méthode pour garder la joie acquise en se laissant guider par ses peurs.

En parlant de ça, elle connaît trois grandes peurs qu’elle tente par tous les moyens de cacher aux autres pour sembler sans aucun sentiment. Déjà, vous l’aurez sans doute compris, elle craint les disputes, de perdre ce qui lui est cher, ce qui la pousse à repousser les potentiels amis qu’elle pourrait se faire sans pour autant se montrer explicite. Ensuite, les insectes rampant, qui gesticules ou pouvant se montrer venimeux la font grandement pâlir, mais sa véritable phobie vient de l’eau. Ne vous en faîtes pas, elle prend bien des douches, mais vous ne la verrez jamais prendre un bain ou s’approcher à moins de trois mètres de tout ce qui peut ressembler à une étendue d’eau. Elle-même ne sait pas d’où cela vient. A vrai dire, elle n’y a jamais réfléchis et ne tient pas à le faire. Enfin, si on venait à parler de ce qui lui est plus pénible qu’autre chose, il s’agit de sa conscience envahissante qui peut se montrer fort bavarde. Bathany s’en accoutume cependant assez bien puisque cela lui fait un peu de compagnie dans sa solitude.
Tout cela ne l’empêche pas d’aimer pas mal de choses. En tête, il y a bien entendu le repos : elle ne rate jamais une occasion pour faire la grâce matinée, une sieste ou rêvasser un coussin dans les bras. Elle rêve d’ailleurs parfois de pouvoir dormir plus de vingt-quatre heures pour éviter les cours, les gens ou autres problèmes qu’elle rencontre jour après jour. Heureusement, elle aime tout autant la programmation, passion qu’elle a découvert en apprenant seule cette matière pourtant compliquée. Son rêve le plus cher étant de travailler avec cette passion qui l’anime, elle sait qu’elle ne peut clairement pas totalement se laisser aller. Ainsi, son temps est divisé pour qu’elle puisse allier ses deux envies avec plus ou moins d’égalité. Mis à part cela, elle aime beaucoup la présence des animaux qu’elle trouve bien plus agréable que celle des humains qui cachent souvent des désirs forts et blessants.
RaceLes Kamkals sont des êtres humains aux capacités décuplées et possédant des ailes particulières dans le dos. Tous ne possèdent pas les mêmes capacités. Elles ont donc été définies de cette façon :
Tactile -> Ces personnes peuvent parler aux animaux et se faire obéir au doigt et à l’oeil rien qu’en touchant la peau de leur “victime”. Cela ressemble un peu à de l’hypnose par le toucher qui permet également de parler par télépathie et de lire les pensées de la personne touchée. Une capacité si grande qu’elle effraie bien souvent ceux qui ne la possèdent pas.
Auditif -> l’ouïe est décuplée et permet d’entendre jusqu’aux battements de coeur de tous les individus se trouvant sur plusieurs mètre autour de la personne possédant cette capacité qui peut-être effrayante dans les débuts.
Sentinelle -> Leurs yeux sont capables de voir sur plusieurs kilomètres grâce à plusieurs facettes. La première, et la permanente, est celle de l’aigle qui donne une vue égale à cet animal : une vue lointaine et précise qui permet de distinguer plus de détails que les humains normaux. A celle-ci s’ajoute la facette du chat (meilleure visibilité dans le noir), de la mouche (meilleure précision et rapidité, ce qui permet généralement d’éviter des projectiles) ou du serpent (vision à infrarouge peu précise). Une sentinelle peut posséder toutes les facette nommée par rapport à la vue de l’animal auquelle elle se rapporte, mais une seule de ces trois peuvent être ajoutée à la première à la fois.
Pisteur -> Cette fois, ce sont l’odorat et le goût qui sont plus développés, permettant de distinguer les odeurs et hormones émanant de chaque personne. Ils sont même capable de “marquer” quelqu’un en touchant pour les suivre par la suite en les suivant, un peu comme un chien suit une piste.

Un Kamkal peut posséder plusieurs sens phares (ou capacités). Dans ce cas-là, il est nommé Siléa et ses ailes sont très souvent unies, ce qui est le cas de Bethany puisqu’elle est à la fois Tactile et Auditive. Cela lui vaudra de subir une Douleur (sentir une douleur au niveau des oreilles et les faire saigner, entre autres) et d’avoir une conscience envahissante, un peu comme si elle était schizophrène.

Enfin, les ailes de cette race ressemblent à celles de papillons, à la différence près qu’elles sont duveteuses. Assez grandes pour faire voler leur possesseur, elles vibrent à certaines pensées comme celle de remettre le duvet en place ou à l’amour, et la joie est le meilleur moyen pour qu’elles se déploient et battent au rythme permettant de voler.

Deux autres détails viennent conclure leur description : avec de l'entraînement, les kamkals peuvent faire “rentrer” leurs ailes sous leur peau, les faisant ressembler à une sorte de tatouage de la couleur de leur duvet. De plus, elles peuvent longer le dos de leur propriétaire (un peu comme Strange Magic) sans quoi elles dépassent de la tête.
Informations prises dans le roman Les ailes d’émeraude.
PouvoirLa guérison tactile n’est en rien un pouvoir lié aux Kamkals, même si Bethany est une Tactile. Non, cela lui appartient à elle-seule et est assez pénible à utiliser.
Comme son nom l’indique, ce pouvoir permet de guérir quelqu’un en le touchant, peau contre peau. Cela se passe en deux étapes :
Les maladies ->  dès lors que la jeune femme touche son patient, il ne reste plus que quelques secondes avant que la maladie disparaisse. Et même si ce n’est pas parce qu’elle est passée d’un hôte à un autre, le processus affaiblit considérablement Bethany qui reste souvent alitée pendant le temps qu’aurait dû être malade le patient (par exemple, pour une grippe elle ne pourrait pas quitter le lit pendant environ une semaine). À l’exception près des maladie incurables qui plongent l’adolescente dans le coma pendant au moins une semaine sans possibilité d’écourter ce laps de temps.
Les blessures -> là aussi, quelques secondes sont nécessaires pour que commence la guérison. En cas d’hémorragie, même bénigne, Bethany se voit alors perdre autant de sang que ce qu’a perdu son patient. Dans le cas contraire, comme une simple petite fracture qui ne touche que l’os, c’est son propre corps qui subit des dégâts équivalents à ce qui est soigné. Dans le cas de la fracture, c’est un os de la jeune femme qui se casse tout bonnement, même si ce n’est pas le même.
Ainsi, le pouvoir de la jeune femme a beau être bénéfique aux autres, il lui est assez pénible.
Histoire2005. Beaucoup de choses se sont passées dans le monde cette année-là dans le monde. Mais nous allons nous intéresser plus particulièrement à un heureux événement : la naissance d'une petite fille au sein d’une famille heureuse et unie. Son arrivée était une bénédiction tant on l’attendait avec une impatience hors du commun. Tant et si bien que son éducation fut faite autant dans l’amour que dans le respect de certaines traditions toujours pratiquées au sein de cette lignée. Gâtée, la petite fille fut comblée de cadeaux et toutes sortes de présents. Etait-elle “pourrie-gâtée” ? Ou parvenait-elle à comprendre qu’il ne fallait pas voir ce fait comme la rendant supérieur aux autres ? Peut-être qu’on n’eut pas le temps de s’en rendre compte. A moins qu’il ne restât absolument aucun témoin l’ayant connue lors de cette heureuse époque qui dura bien cinq merveilleuses années ?

2010. La petite fille n’allait pas à l’école et vivait parmi sa famille qui comptait nombre de cousins de son âge lui tenant une compagnie fort appréciable. Elle n’allait pas à l’école comme les autres, prenant ses leçons auprès d’un professeur particulier qui venait presque tous les jours, lui apprenant l’alphabet, la lecture, l’écriture et tout ce qui touchait aux chiffres. Pendant ces longues journées, ses parents travaillaient durs en tant que commerçants. Ils tenaient ensemble une entreprise qui marchaient très bien et était en concurrence avec une autre dirigée par leur ami et rival qui s’éloignait peu à peu d’eux. Cela leur faisait tant de mal qu’ils trouvaient un immense réconfort auprès de leur fille unique. Une personne si lumineuse, si rayonnante, qu’il semblait que rien ne pouvait lui arriver. Pourtant, un drame arriva. Pire que la chute du commerce familiale. Pire que le décès d’un membre de cette heureuse famille… puisque cette dernière fut totalement décimée. La petite fille de cinq ans fut témoins de toute la scène avant d’être également une victime.

Le lendemain de cette terrible nuit qui secoua grandement la ville, voire le pays, on trouva aux portes d’un orphelinat se trouvant dans une autre région une fillette ayant à peu près cinq ans. Evanouie et vraisemblablement blessée, elle fut menée à l’hôpital pour un examen complet. Pendant plusieurs jours elle resta alitée, comme endormie. Les médecin ne décelèrent aucune blessure pouvant être à l’origine de cela. Il n’y avait donc qu’à attendre alors que la police cherchait, de son côté, qui elle pouvait bien être. Il ne fallut pas attendre très longtemps pour comprendre qui elle était et que, au vu de la situation, la meilleure solution pour elle était d’intégrer l’orphelinat qui l’avait trouvée.

***

Le premier souvenir que j’ai de ma vie entière est mon réveil dans un hôpital. Je ne savais plus qui j’étais, où j’étais… rien. Cela m’avait extrêmement terrifiée. Au point que j’en étais devenue totalement hystérique, pensant que tout le monde me voulait du mal. Je ne savais pas du tout pourquoi j’avais cette impression, ce qui compliqua sans doute les choses pour les adultes souhaitant m’aider. Après tout, cela me rendit extrêmement méfiante : même si on avait réussi à me calmer un peu en m’expliquant brièvement certains éléments me concernant, je refusais catégoriquement de me nourrir, de boire ou même de parler. Cela eut pour conséquence de me faire maigrir de façon considérable. Avant que ma santé en soit dégradée, une personne qui se présenta comme étant une directrice d’orphelinat vint me voir. Il s’agissait d’une femme d’âge mûre au regard doux dans une expression sévère. Ses cheveux châtains lui arrivaient aux épaules et elle était vêtue d’une jupe et un chemisier qui la rendaient très humble. Une tenue qui, pour une raison que j’ignorais totalement, me mettait un peu en confiance. J’en fus moi-même extrêmement surprise alors qu’elle tentait de me raisonner. Elle savait qu’il ne fallait pas évoquer mon passé, qu’on connaissait désormais, sans quoi je serais sujette à de terribles mots de tête qui ne me serviraient pas à grand-chose à part me faire souffrir. Ainsi, seul mon possible avenir à ses côtés fut évoqué.

- Mais pour pouvoir rencontrer tes futurs camarades en m’accompagnant avec, avoir à nouveau une famille, il faut que tu reprennes des forces, m’expliqua-t-elle avec une douceur contradictoire avec son expression qui me fit détourner le regard.

Ce dernier se posa sur mes bras bandés et mes pieds. Mon corps montraient que j’avais la peau sur les os, ou presque. Je n’étais pas belle à voir tant je me négligeait. Moi-même je sentais mes lèvres desséchées que j’humectais régulièrement sans succès. C’est d’ailleurs ce que je fis pour la énième fois depuis le début de la conversation, une grande nervosité me gagnant petit à petit. Pouvais-je lui faire confiance ? Avais-je le droit de faire fi de mes peurs ? Je n’en savais rien, mais je ne voulais pas mourir. Alors quand elle finit par me dire que c’était à moi de choisir entre vivre au sein de son orphelinat ou me laisser mourir, je ne réfléchis pas à deux fois et choisis la vie.

Il me fallut plusieurs mois avant que je puisse sortir de l’hôpital depuis mon arrivée. Et, durant la dernière moitié de mon séjour, on me fit part que mon nom serait Bethany Williams : on avait apparemment gardé mon prénom mais j’appris plus tard qu’on avait changé mon nom de famille pour que ma santé ne se dégrade pas à chaque fois qu’on m’appellerait, en plus de me mettre en sécurité. Je n’en appris pas plus malheureusement. Les papiers pour que je puisse intégrer mon nouveau foyer furent également remplis et signés durant cette période, ce qui me permit de rejoindre l’orphelinat géré par Miss Williams, la personne qui était venue me redonner un semblant d’envie de vivre. Je fus très bien accueillie par les enfant qui avaient plus ou moins mon âge malgré ma tête d’enterrement. Sans doute parce qu’ils savaient ce que c’était que de débarquer en ayant perdu, pour certains. Mais la curiosité n’était vraiment pas ce qui m’animait, je ne demandai donc rien à ce propos, préférant essayer de m’intégrer autrement.

Plusieurs années passèrent. J’étais très souvent seule, comme si je tentais d’éviter les autres. Du haut de mes dix ans, je me sentais différente et tellement décalée que je ne savais plus vraiment si rester là était une bonne idée. Après tout, j’apprenais les choses extrêmement rapidement, même si je faisais attention à ralentir le rythme pour que les autres enfants ne me détestent pas pour ça. Mais c’était tellement frustrant ! Du coup, lorsque je trouvai un livre sur la programmation à la bibliothèque de la ville lors d’une sortie collective, je l’empruntai et me mis à l’apprendre. De temps en temps, lorsque j’avais accès à la salle informatique, je m’exerçais. Lorsqu’on me demandait ce que je faisais, je restais vague dans mes réponses, préférant ne pas montrer au grand jour que j’étais meilleure qu’eux. Sans parler que je n’avais pas envie de me fatiguer à leur expliquer ce qu’ils ne comprendraient sans doute pas. Je ne savais pas qu’en faisant cela, j’allais m’attirer des ennuis. Tant et si bien que programmer, coder et autres devinrent pour moi une véritable passion que je développai entre quelques siestes et autres activités bien moins passionnantes à mes yeux.

Entre temps, une fille plus jeune que moi de quelques années se rapprocha de moi, intriguée par le fait que je ne souriais jamais. Personnellement, je n’en voyais tout simplement pas l’intérêt, étant donné que je n’étais pas “heureuse”. A cause de mon amnésie qui m’avait pris une partie de mon passé ? De la peur sans nom qui serrait mes entrailles sans que je sache vraiment pourquoi ? Des cauchemars que je faisais presque toutes les nuits depuis que je m’étais réveillée ? Je n’arrivais pas à le savoir… au point que je vins à me dire qu’il devait s’agir d’un mix de tout cela. Alors, quand elle vint pour me poser la question qui devait lui brûler les lèvres depuis un moment, je lui répondis en regardant l’horizon :

- Je n’en ai pas envie. Sourire pour rien c’est comme… mmh… comme manger alors qu’on n’a pas faim.

Je devais bien avouer que je n’avais rien trouver de mieux comme exemple. Mais, au moins, cela la fit rire. Même si je n’en montrai rien, cela me fit plaisir. Ainsi naquit une amitié que je n’avais jamais espérée. Elle se prénommait Alice et était arrivée bien avant moi, alors qu’elle n’était qu’un bébé. Curieuse à un point assez dangereux, elle posait toujours des questions sans penser aux conséquences. Néanmoins, cela n’enlevait rien à sa gentillesse sans borne, même envers moi qui ne parvenait jamais à savoir comment agir avec autrui, ce que Miss Williams me reprochait régulièrement : “Au lieu de t’enfermer dans la paresse ou une passion, pourquoi ne vas-tu pas parler aux autres ? Ils t’ont bien accueillie et seraient ravis que tu t’ouvres un peu à eux. Le fait que tu sois amnésique ne devrait pas t’arrêter…”. Ce sermon était pénible même si je ne disais rien pour la contredire. Heureusement, cela cessa dès que je me mis à passer plus de temps avec la jeune Alice et son sourire réconfortant qui, petit à petit, me permit de sourire un peu.

A l’école, je n’étais qu’une élève ordinaire qui ne cherchait ni à sociabiliser, ni à s’intégrer. Mes compétences, je ne les cachais pas tant que ça quand il s’agissait d’examens, ce qui m’attirait les railleries et méchancetés des autres. Je n’étais pas battue, mais les bruits de couloirs et insultes étaient assez présents pour que je reste distante avec tout le monde. Si j’avais fait semblant de travailler au lieu de dormir en cours, est-ce que cela aurait changé quelque chose ? Peut-être, mais n’étant pas sûre de cela, je n’avais absolument aucun regret. Non, ces derniers survinrent le jour de mes treize ans, lorsque j’eus une grosse dispute avec ma seule amie, ma petite soeur, la seule à qui j’avais partiellement ouvert mon coeur.

Cette dernière était venue me trouver un samedi après-midi, pendant les vacances avant que j’entre au lycée, alors qu’on nous avait conviés à jouer dehors. J’étais assise, seule ne l’ayant pas trouvée plus tôt, sur la balançoire accroché au grand arbre de la cour. Son visage était fermé comme jamais auparavant, les yeux bas comme pour m’empêcher d’y lire ses sentiments forts. Ses sourcils froncés furent ce qui me permit de déceler en partie la colère qui la traversait, mais se fut sa voix sourde qui me donna le meilleur indice concernant cette dernière alors qu’elle me demandait pourquoi je le lui avais caché. Je ne compris pas du tout de quoi elle parlait, ce qui me laissa interdite, les yeux ouvert en grand et la bouche quasiment ouverte. Voyant que je ne lui répondait pas, le jeune fille se mit à me faire des tonnes de reproches sans me laisser en placer une. Un peu comme si son but était de me blesser autant que les personnes à l’école, ce qui fut bien réussi au final. Tant et si bien que, lorsqu’elle me hurla qu’elle me détestait et qu’il valait mieux ne pas m’avoir dans son entourage, je la pris au mot. Toute la journée, je fus plus fermée encore que lors de mon arrivée et, pendant la nuit, je pris l’argent qui me revenait le droit que la directrice gardait précieusement dans un tiroir de son bureau. Trouver la clé qui le fermé ne me fut pas bien compliqué et cela me permit de maintenir ma décision de partir loin de là. Je rassemblai donc le peu d’affaires que je possédais dans un sac à dos, m’habillai d’un jean, un tee-shirt blanc et une veste en jean trop grand pour moi, enfilai des chaussures faites pour la marche et m’attachai les cheveux avant de partir sans un bruit, ni un au revoir.

Pendant une année entière, je vécu de l’argent que j’avais pris tant la somme était importante. Régulièrement, je changeais de motel, je m’achetais à manger de temps en temps, et quelques habits me correspondant. Mon plus gros achat fut un ordinateur portable, un peu de matériel informatique et un téléphone pour mettre en oeuvre ma passion alors que j’allais dans des cafés. Je ne voulais pas être retrouvée, mais comme on ne savait pas quel mode de vie je menais, il était hors de question que je m’en prive, même si dormir toute la journée avait été très agréable pendant quelques semaines.

En avril 2017, j’eue 14 ans d’après la date de naissance qu’on m’avait donné, et j’étais déjà devenue une sorte de pro de la programmation. Tant et si bien que, de temps en temps, je faisais des petits boulots qu’on me demandait par mail ou SMS, rémunérés et franchement plus intéressants que les cours. Pourtant, un jours, je fus trouvée par une personne qui me proposa d’intégrer une école à Londres. Il m’informa de beaucoup de choses concernant cette école et le fait que j’y serais la bienvenue malgré tout ce qui pouvait m’avoir amenée à être seule à ce jour. Je compris alors qu’il m’avait sans doute suivie de loin, observée, pour mieux me connaître, ou quelque chose comme ça. Je ne lui répondis donc pas, ce qui le força (ou autre) à me donner sa carte pour que je l’appelle si je venais à prendre une décision.

Un peu désorientée, il me vint à l’idée de faire appel à mes compétences pour savoir ce qu’était devenue Alice pendant tout ce temps. Ainsi, j’appris que, peu après mon départ, elle avait intégré une famille. Trop préoccupée par ses paroles, et trop distante pour écouter ce que les autres avaient à dire, j’étais partie sans me rendre compte que si elle avait été aussi mauvaise ce jour-là c’était à cause de la tristesse de me perdre. Je fus assez bouleversée par cette nouvelle, ce qui me ralentit dans ma prise de décision concernant l’école. Qu’est-ce qui me fit finalement accepter ? Je n’en savais trop rien, en vérité. Je n’avais pas vraiment envie d’aller étudier vu que je pouvais gagner de l’argent facilement, il était hors de question que je me rapproche de qui que ce soit et avec mon mode de vie actuelle je pouvais paresser autant que je le voulais. Pourtant, j’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose. Allais-je trouver ce que c’était en allant dans cette école à Londres ? Peut-être… C’était une possibilité. Je choisis donc d’appeler cet homme que j’avais rencontré et d’accepter d’intégrer S'indarë.

Le jour où je passai le portail, je sentis mon coeur bondir, comme si je venais de trouver un lieu qui me conviendrait, comme si j’étais rentrée chez moi. Il n’en était rien et j’en étais consciente. Les raisons de tout cela m’échappaient totalement… Peut-être allais-je les trouver au fil de mon séjour ? Seul l’avenir que je venais de choisir allait me le dire.

Derrière l'écran
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Martel Raykin
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Dim 25 Mar - 18:42
Alors je te valide de suite mais j'ai des petits commentaires à faire qui sont uniquement pour toi, sans modification nécessaire :

- Comme Bethany est née Kamkal, et qu'elle a un traumatisme important, si un jour tu décides que tu veux qu'elle change de race, c'est possible ^^ comme précisé dans les règles des races et pouvoirs, la zone fait parfois des blagues (haha) et décide de transformer les non-humains. Plus rare, mais possible, donc si à un moment tu veux changer tu n'auras qu'à décider qu'une transformation juste là cachée se manifeste x)

- Par rapport à ton pouvoir, j'ai vu que tu avais des limitations assez fortes. Est-ce qu'elle vont diminuer avec l'augmentation de maîtrise ? Comme Sin n'impose pas de gros contre-pouvoirs, de limites ou d'effets spécialement néfaste quelle que soit la puissance de la chose, tu n'es pas obligée d'avoir autant de limites à long terme (c'est à dire qu'au fur et à mesure du développement de son pouvoir les contre-effets pourront être plus minimes)


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Andrew Rehrin
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Dim 25 Mar - 18:45
Bienvenue à S'Indarë. Un cristal de couleur bleue est apparu sur votre corps pour signifier votre appartenance au groupe Sloth. Définitif ou appelé à changer ? Cela dépendra de votre évolution.

Voici les détails de ton inscription :
- Vous serez placé dans le dortoir principal ou le dortoir secondaire selon votre choix.
- Vous assisterez au cours de magie de niveau Débutant pour découvrir votre pouvoir et en expérimenter les bases.
- Vous avez été inscrite aux cours d'adaptation raciale, premièrement pour identifier des caractéristiques raciales potentielles et découvrir vos changements, et secondement pour mieux les appréhender.
- En tant que Black Sheep ayant subi des événements violents et douloureux, vous pouvez si vous le souhaitez assister au groupe de soutien sur la gestion des traumatismes


Il te reste à :
- Remplir ton profil
- Remplir ta feuille de personnage
- Ajouter le lien de ta présentation à ton profil
- T'enregistrer dans les listings
Et tu peux dès à présent :
- Demander un rp, un lieu ou un club
- Ouvrir une fiche de relations / récap rps
- Créer des pnjs ou des prédéfinis
- Créer un compte speach ou un site internet, téléphone, etc
- Ouvrir ton dossier scolaire si tu as des choses à y mettre
Et évidemment, rp ;)

Nous espérons que notre école saura vous aider à reprendre une vie normale,
Andrew Rehrin, directeur de S'Indarë
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