Sin Theatre


 

Un cours à trois [PV : Weiss et Bethany]

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Léandre Laverny
BB |:| Troisième année
Sexe : Homme
Identité de genre : Masculin
Apparitions : 148
Inscription le : 05/03/2018
Né(e) le : 10/02/2002
Age : 16
Nationalité : Français-Finlandais
Niveau d'études/Métier : Troisième année
Classe : 3°A, D2 + Adaptation
Situation amoureuse : Célibataire
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Sam 14 Avr - 1:17


Un cours à trois
Avec
Edelweiss & Bethany



_Ça va aller … ça va aller Léandre, tu peux le faire ...

C’était bien beau de se donner du courage. Mais il ne savait pas s’il allait atteindre son objectif, pourtant si simple.
Etrangement, peu à peu, il avait l’impression que son corps devenait moins lourd alors qu’il sentait une présence près de lui. Etait-ce sa mentalité qui l’empêchait d’être si faible devant les autres ? Ou se sentait-il réellement mieux alors que cette personne s’approchait de lui ?
Cette personne étant sa partenaire.

_ Léandre ? Es-tu sûr que tout va bien ?

Le jeune homme arqua un sourcil. Elle parlait français … aussi bien que lui. Sans bavure, sans aucun accent apparent. Une parfaite bilingue. Aurait-elle des origines françaises également ? Cela serait sans doute une trop grosse coïncidence.
Mais ils étaient liés alors qu’ils n’avaient rien en commun, il ne fallait pas l’oublier. Peut-être était-ce cela qu’ils avaient en commun finalement ? Un parent venant de ce pays là.
Non, c’était vraiment trop absurde. Même si la magie n’avait rien de logique, ça serait vraiment trop poussé. Ils étaient en Europe, et Dieu sait que les français s’éparpillent au coin du globe, il n’était pas étonnant que beaucoup de personnes de se pensionnat avaient des origines françaises.

L’expression du jeune homme redevint rapidement neutre. Il fallait être réaliste à la question de la demoiselle. Il n’était pas au mieux de sa forme. Mais il se sentait moins lourd à sa présence. Il pourrait le lui avouer, ce n’était pas cher payé. Et si c’était lié à son pouvoir, et donc à l’allemande, il fallait mieux qu’elle soit au courant.
Léandre entreprit de répondre dans un parfait français :

_Pas vraiment.  Mais je suppose que c'est comme cela lorsque l’on utilise ses pouvoirs pour la première fois. Je me sens un peu mieux maintenant que tu es là.

Léandre se massa la nuque en s’adossant sur le mur. C’était plutôt gênant finalement de dire les choses de cette façon. Mais Edelweiss était loin d’être stupide, elle allait faire le lien entre leur lien et le fait qu’il se sente mieux.
Le jeune homme émit un long soupire à peine audible en fermant les yeux, caressant son cristal qu’il savait qu’un blanc neige. A force de s’informer, le finlandais avait rapidement compris qu’il avait un cristal pur, cela voulait dire qu’il n’avait pas de péchés apparents. Ce qui l’étonnait énormément, Léandre savait qu’il était loin d’être parfait. Ce cristal faisait partie des nombreuse choses qu’il ne comprenait pas, et il ne pouvait pas en parler à ses proches, c’était frustrant et malgré son caractère très solitaire de base, le jeune homme se sentait un peu abandonné dans cette cage, faire semblant que tout allait parfaitement bien à sa famille et sa meilleur amie.
Ils lui manquent …

Léandre ouvrit les yeux et plongea son regard vairon dans celui de sa partenaire.

_Toi, est-ce que tu vas bien ? Ce que j’ai fait … ne t’a pas affecté ?

Même si le jeune homme ne voulait montrer aucun attachement, il n'aurait pas apprécié être la cause d'un malaise envers autrui. Lui même étonné que sa par "d'humanité" sur son détachement envers le monde extérieur. Cela ne faisait plus aucun doute, il se prenait dangereusement d'affection pour la jeune allemande.
Et tout les adultes lui disaient que son pouvoirs affecteraient sa partenaire en premier, seulement il ne savait pas comment, il ne savait pas ce que cela ferait sur elle. Et sa réponse pour leur professeur … Il ne savait pas pourquoi, mais il avait l’impression qu’elle ne disait pas tout.
Avant que l’allemande ne réponde, pour ne pas l’interrompre, il enchaina rapidement :

_Edelweiss, pourrait-on se promettre de ne pas se mentir ?

Le jeune homme fit un pas en avant pour être vraiment proche de l'allemande et ancra son regard dans le sien, lui montrant avec ardeur qu'il ne plaisantait pas. Elle n'avait pas confiance en lui, soit, elle ne l'appréciait pas, il n'en avait cure, mais il ne supporterait pas qu'elle lui mente.
Léandre savait que de gré ou de force, il devrait lui accorder sa confiance un jour. Il lui faudrait du temps. Beaucoup de temps. Mais il voulait être sûr que la confiance qui lui donnera ne sera pas bafoué par des mensonges et des trahisons. Ça serait un véritable cauchemar pour lui.

_On est obligé de faire équipe. Alors, promet moi de ne jamais me mentir. Si tu ne veux pas me dire la vérité, dis que tu ne veux pas, mais ne me raconte pas de mensonges. Et j’en ferais de même.

Maintenant ils étaient une équipe en effet.
L’adolescent ne savait pas pourquoi, mais de vilains souvenirs se mirent à surgir dans son esprit tourmenté. Un tourment qui ne l’a jamais vraiment quitté. Evidemment qu’il ne faisait pas confiance à Edelweiss. Mais il n’avait pas le choix de collaborer avec elle. Une équipe ne pouvait pas se fonder sur le mensonge, le manque de confiance, la discorde. Il savait qu’il était un point mort dans ce duo, il ne faisait pas avancer la jeune femme. Il avait tout de même bon espoir qu’elle pourrait avancer d’elle-même. Elle n’avait pas besoin de lui.


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Bethany Williams
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Sam 14 Avr - 23:11



Un cours à trois
Avec

Edelweiss L. Wintenberger
Léandre Laverny


Finalement, ce que j’avais cru être un moment de tranquillité ne fut qu’un petit instant bien vite interrompu par le professeur. Ce dernier semblait avoir simplement répondu à une interrogation d’un élève avant de revenir vers moi, me demandant le questionnaire. Dans un geste clairement désintéressé, je lui tendis la feuille de papier qu’il regarda avec attention. Peut-être par crainte de découvrir son mécontentement ou autre genre de frustration due à mon manque de coopération, je ne le regardai pas, laissant mon regard parcourir les défauts de la table sur laquelle j’étais avachie.

- Je vois que tu n’as répondus à aucune de mes questions, Bethany. J’ai bien lu ton opinion, mais j’aimerais savoir pourquoi ne pas en avoir profité pour me donner quelques éléments qui pourraient t’aider.

Sur le coup, je crus qu’il se moquait totalement de moi. Si je n’y avais pas répondu c’est que je ne voulais pas. Voire même, pour d’autres questions, je ne pouvais tout simplement pas. Etant amnésique pour ce qui concernait une partie de ma vie, je ne me rappelais pas de tout ce qui concernait ce qui s’était passé avant l’orphelinat. En même temps, dans le cas contraire, je n’y serais sans doute jamais allé, à moins que je n’ai aucune famille nul part. Mais je ne voulais même pas y penser. Qui avait besoin d’une famille si celle-ci faisait comme celle que j’avais considéré comme ma petite soeur ?!

Du coup, fronçant les sourcils d’énervement, je haussai les épaules avant de répondre froidement, mâchant au moins un peu mes paroles :

- Entre les questions indiscrètes et celles auxquelles je ne peux tout simplement pas répondre, je suis persuadée que vous connaissez déjà quelques réponses. De plus, à quoi bon chercher ce que je suis, vu que je suis une simple humaine ? C’est n’importe quoi.

Pensant sans doute qu’il valait mieux me laisser me calmer pour le moment, ou que ce n’était pas la peine de creuser tant que j’étais dans cet état d’esprit, si ce n’était autre chose, il me fit part que nous en reparlerions lorsque je serais prête avant de s’en aller. Sans doute avait-il d’autres chats à fouetter que discuter avec un mur. J’en fus comme soulagée malgré le poids qui me restait dans la poitrine et les yeux, comme si je me sentais stupidement abandonnée.

Ayant naturellement vu qu’il me serait totalement impossible de dormir lors de cette heure de cours, je décidai d’occuper mon temps d’une toute autre façon. Je me penchai donc vers mon sac pour le fouiller jusqu’à en sortir un carnet. Puis, celui-ci en main, je m’assis en tailleurs sur  ma chaise et prit mon crayon, mon carnet ouvert sur une page vierge. Je pris alors une grande inspiration pour me concentrer et, reprenant les souvenirs que j’avais d’une dernière commande de programmation, la construction d’un site internet plus exactement, je me mis à prendre des notes, faire des schémas. Je me rappelais exactement ce qui m’avait été demandé, au point que je n’avais pas à sortir mon portable pour chercher le mail que j’avais reçu. J’avais cependant noté en couleur qu’il allait falloir que je demande comment il comptait me régler et que j’exigeais la moitié du paiement d’avance. Une règle que je m’étais fixée pour éviter les impayés, bien que cela ne me soit encore jamais arrivé.

Je fus tellement prise dans mes réflexions que je ne fis plus du tout attention à ce qui m’entourait. De ce fait, je ne vis pas Léandre et Edelweiss revenir et n’entendait plus les autres parler de leurs races et pouvoirs. Comme toujours, j’étais différente, à part. Cela ne changerait certainement jamais. De toute façon, j’avais horreur de ce genre d’animation, de cette joie qui sonnait faux à mes oreilles.

*Il y aura toujours un moment où on sera déçu…*

C’était ce que j’avais pensé en les regardant juste avant de commencer à préparer ma commande et ce n’était pas prêt de changer…
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Edelweiss L. Wintenberger
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Mar 17 Avr - 20:00


Un cours à trois




Après avoir entendu les encouragements que Léandre murmurait pour lui-même, la jeune fille s'empressa de lui demander comment il allait. Bien qu'il n'était clairement pas au meilleur de sa forme, elle voulait l'entendre de sa bouche, ce qui prouverait ainsi qu'il accepte l'aide que Weiss voudrait lui apporter. Suite à ses quelques mots, le garçon arqua un sourcil avant de reprendre une expression neutre sûrement pour ne pas laisser paraître son étonnement. Le français dont elle avait fait preuve dut le surprendre et elle ne pouvait que le comprendre, après tout, elle aussi ne s'attendait pas à l'entendre parler cette langue avec tant de perfection.

- Pas vraiment.  Mais je suppose que c'est comme cela lorsque l’on utilise ses pouvoirs pour la première fois. Je me sens un peu mieux maintenant que tu es là, dit-il en se frottant la nuque tout en s'adossant au mur.

C'est vrai qu'il avait l'air un peu mieux que tout à l'heure, sa posture étant plus assurée. Et ça serait donc sa présence qui jouait sur cet état de fait ? En y réfléchissant, ça devait avoir un rapport avec le lien si spécial qui les unissait. Après tout, elle aussi se sentait toujours un peu plus forte lorsqu'il était près d'elle, il devait en aller de même pour lui. Le jeune homme ferma les yeux, l'air pensif. Peut-être essayait-il de rassembler ses idées ? Les événements récents n'avaient rien de normaux et le touchaient directement puisqu'il était la source de cette vague de joie presque incontrôlée dans la classe. D'ailleurs ce sentiment qui avait germé en elle avait commencé à s'estomper dès l'instant où Léandre fut sorti de cours. Peut-elle était-elle moins affectée que les autres élèves à cause ou grâce à ce lien qu'elle entretenait avec le garçon ? Ce ne serait pas étonnant si l'on prenait en compte cette sensation étrange qu'elle avait ressenti lors du morceau de musique. Et même si elle ne voulait toujours pas cautionner la magie au sens pur du terme, elle ne pouvait nier que quelque chose s'était produit. Quelque chose de puissant et d’inexplicable... Malheureusement, elle ne trouvait aucune explication scientifique à mettre sur ce phénomène. C'est frustrant...

- Toi, est-ce que tu vas bien ? Ce que j’ai fait … ne t’a pas affecté ?

Le jeune homme avait ouvert les yeux pour les plonger dans ceux de Weiss. Son regard vairon avait véritablement quelque chose de déstabilisant. Elle n'avait pas réellement menti à son professeur mais les iris de Léandre lui disaient qu'elle ne pourrait pas le tromper. Qu'il sentait qu'elle n'avait pas tout dit. Serait-ce aussi à cause du lien qu'il puisse savoir ça ? Ou bien était-il terriblement observateur ? En tout les cas, elle sentait qu'il lui serait impossible de lui cacher quoi que se soit.. Comme pour confirmer sa pensée, le garçon s'avança d'un pas, le visage extrêmement sérieux, demandant s'il était possible de se promettre de ne pas se mentir. Cette demande soudaine effraya quelque peu la jeune fille pour commencer. Mais petit à petit, elle se mit à réfléchir, peser le pour et le contre et, pour la première fois dans leur relation, elle s'autorisa à le regarder dans les yeux. C'est vrai qu'elle avait peur de faire une promesse de ce type, qu'elle la savait on ne peut plus importante mais en même temps elle trouvait cette demande légitime. Après tout, s'ils sont réellement liés pour toujours, s'ils ne peuvent échapper à ce destin, une relation basée sur la défiance et le mensonge n'aboutirait à rien d'agréable...

On est obligé de faire équipe. Alors, promet moi de ne jamais me mentir. Si tu ne veux pas me dire la vérité, dis que tu ne veux pas, mais ne me raconte pas de mensonges. Et j’en ferais de même, ajouta le garçon pour mieux la convaincre.

Effectivement, ses arguments reposaient sur la même logique silencieuse qui filait dans le cerveau de Weiss. Ils ne pouvaient décemment pas se permettre de se mentir sous peine de mener leur duo à la discorde. Et même si elle avait énormément de mal avec les promesses, elle jugeait celle-ci nécessaire à leur vie future. Bien sûr, elle n'avait pas de garantie qu'il honore sa part du marché mais il avait toujours eu un comportement très droit alors elle avait en quelque sorte l'assurance qu'il ne la trahirait pas. C'est plutôt lui qui prenait un risque en plaçant sa confiance en elle qui avait l'habitude de se comporter de façon fuyante, sans jamais mentir mais sans jamais dire la vérité... Elle soupira en son fort intérieur, se sachant très peu fiable de se côté là mais elle se devait d'être plus clair, plus franche. Pour Léandre, pour leur duo.

- Je te le promets Léandre. Je ne te mentirai pas, dit-elle enfin en le regardant dans les yeux pour prouver sa sincérité. C'était rare et elle se sentait mal à l'aise mais il fallait à Léandre une preuve de sa bonne foi... Elle reprit pour répondre à sa précédente question, Et pour répondre à ta question, ce que tu as fait avec la guitare m'a affecté mais différemment des autres élèves. Je pense... Je n'ai pas ressenti un sentiment de joie trop fort par rapport à nos camarades et il s'est d'ailleurs déjà estompé.. Je ne saurais comment expliquer le reste.

La jeune fille clôt le sujet en affirmant son incompréhension qui pour le coup était la vérité avant d'imposer à Léandre sa présence jusqu'à ce qu'il décide de retourner en classe. Elle avait décrété qu'elle lui viendrait en aide et puis lui se sentait mieux lorsqu'elle était près de lui, il serait bête de se priver de cet avantage. Doucement, elle le suivit jusqu'aux toilettes pour qu'il puisse se rafraichir tandis qu'elle attendait, adossée contre le mur du couloir, tout près de la porte. Même si elle souhaitait l'accompagner pour diminuer tout risque qu'il ne fasse un malaise, elle ne comptait tout de même pas envahir les toilettes des garçons. S'il se passait quoi que se soit, elle pourrait tout de même réagir immédiatement. Apparemment, aucun problème ne survint et les deux jeunes gens purent rejoindre leur classe en toute tranquillité. De là, Weiss retourna s'asseoir à la chaise qu'elle s'était attribuée depuis le début du cours tout en gardant sa vigilance en alerte concernant son partenaire.
Décidément, ce début d'après-midi était fort en émotions...


Codage par Nika L. Iélanov sur Pensionnat Immortalia
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Léandre Laverny
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Sam 21 Avr - 23:17


Un cours à trois
Avec
Edelweiss & Bethany




_ Et j’en ferais de même.

Edelweiss soutint le regard du jeune homme, comme pour lui montrer une certaine sincérité.

_ Je te le promets Léandre. Je ne te mentirai pas. Et pour répondre à ta question, ce que tu as fait avec la guitare m'a affecté mais différemment des autres élèves. Je pense... Je n'ai pas ressenti un sentiment de joie trop fort par rapport à nos camarades et il s'est d'ailleurs déjà estompé.. Je ne saurais comment expliquer le reste.

Un sentiment de joie ? Quel sentiment de joie ? Tout cela était incompréhensible pour lui. Mais c’est vrai que tout le monde dans la pièce souriait. Est-ce que son pouvoir serait de rendre les gens heureux en jouant de la musique ?
A cet instant, la chanson que ces femmes qui ont chant à son arrivé ici lui revint en mémoire. Bien que la langue était indescriptible, un couplet disait :

De la mélodie de ton cœur naitra la joie
Les sourires naîtront du son de ta voix
Joue pour les âmes attristées
Chante pour les larmes dispersées


Mais cela disait que les sourires naitrons de sa voix, hors, il n’avait pas chanté. Tout cela était vraiment énigmatique. Il ne comprenait rien.

Edelweiss accompagna le jeune homme jusqu’aux portes des toilettes, pour qu’il se rafraichisse. Evidemment, seul le finlandais entra.
Il s’aventura jusqu’au lavabo et laissa l’eau couler. Ses yeux vairons se perdirent un long moment sur cette cascade au bruit ruisselant. Pensif. Il sentait que son regain d’énergie l’avait quitté en même temps que ses pas loin de l’allemande.
Soit Edelweiss avait un pouvoir de guérison, soit c’était leur lien qui lui donnait cette énergie. Le jeune homme optait plutôt pour la deuxième option, bien que sa partenaire n’ait toujours pas découvert ses pouvoirs.

Léandre finit par se rincer le visage, appréciant la fraicheur de cette eau sur sa peau d’un blanc énigmatique. Des goutes innocentes vinrent se mêler à ses cheveux argenté qui avaient rencontré son visage. Léandre ferma le robinet et se regarda dans la glace pendant un long moment.

C’était lui, mais il ne se reconnaissait toujours pas. Ses cheveux, ses yeux, sa peau. Ces éléments qui faisait de lui ce qu’il était, avait disparut. C’était une autre personne qui se reflétait dans ce miroir.
Le jeune homme émit un long soupire en fermant les yeux. Que ferait son frère à sa place ? Lui, aurait surmonté ça, avec aisance. Il était si courageux et fort, son frère. Il aurait trouvé le moyen de faire face à la situation dès lors où il aurait posé les pieds dans cette école.
D’ailleurs que devenait-il en Finlande ? Et Serah, que devenait-elle ? Léandre avait tellement peur de les appeler, se disant qu’il ne pourrait jamais leur mentir et que son désir de fuir sa nouvelle condition allait se faire sentir à traversa sa voix.
Il fuyait la Finlande, maintenant il voulait fuir Londres. Où se trouvait donc son havre de paix ?

Le jeune homme décida de quitter les toilettes, trouvant qu’il avait déjà bien fait attendre sa partenaire. Il la remercia poliment de l’avoir accompagné et attendu, avant que tout deux ne retourne en cours.
Le trajet resta silencieux, mais Léandre en avait besoin, repensant à ses proches rester si loin de lui. Il profita aussi de la présence d’Edelweiss pour reprendre des forces, puisse qu’apparemment cela fonctionnait.

De retour en classe, sa partenaire alla reprendre sa place, et le jeune homme en fit de même. Son attention se porta sur un groupe d’élèves un peu moins discret que les autres. Un garçon semblait un peu agité. Léandre espérait que ce n’était pas à cause de lui et ses pouvoirs de tout à l’heure.
La concentration du jeune homme avait baissé et il ne remarqua pas tout de suite le bloc note que le professeur avait laissé trainé sur la table.
Le regard vairon du jeune homme se porta sur le carnet ouvert. La curiosité était un vilain défaut, il le savait bien, mais il savait aussi que cet homme avait émit avoir des réponses sur la nouvelle condition du finlandais.
Léandre tourna légèrement la tête pour lire ce qu’il y avait marqué. C’était une prise de note qui ne semblait avoir ni queue ni tête, mais trois mots étaient entourés : musique, joie, muse. Un point t’interrogation était posé sur le mot « muse ».
La blague.
Léandre se serait changé en muse ? Mais les muses étaient des femmes, pardi.

Le professeur appela le jeune homme, de là où il était, ayant finit avec un élève. Le finlandais resta passible en façade, mais serra les dents pour se lever. Il allait beaucoup mieux que tout à l’heure, mais pas assez bien pour le prétendre. Il espérait que rester assis près de sa partenaire encore quelques minutes allait arranger les choses et ne voulait surtout pas se lever. Mais Léandre n’allait pas manquer de respect et ne se fit pas appeler deux fois.
En se levant, il jeta un rapide coup d’œil à Edelweiss et à Bethany. Cette dernière était sur son ordinateur et semblait autre … autre chose.
Le finlandais se savait peu tolèrent envers les autres, mais il n’aimait pas beaucoup le comportement de cette fille.

Arrivé devant son professeur, Léandre se tint droit, en serrant légèrement les poings pour ne pas tomber.
Le professeur expliqua ses suppositions face à la race du jeune homme mais lui posa une dernière question. Lorsqu’il s’était évanoui en arrivant, qu’avait-il vu ?
Léandre hésita mais finit par avouer sa vision, 9 femmes qui dansaient et chantaient sur des nuages venant de l’aube. Bien que Léandre garda pour lui la chanson de ces femmes à la beauté renversante.
Il n’y avait plus de doute possible pour le professeur qui était fier de lui-même. Il avait cherché partout, mais en réalité la réponse était là depuis le début, le rêve de Léandre avait tout avoué, il était une Muse.

Le jeune homme regarda son professeur, perplexe.
C’était la plus grosse blague de l’univers.
Mais il n’eut pas vraiment le temps de réagir qu’un bruit anormal attira leur attention …


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Bethany Williams
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Mer 25 Avr - 14:52



Un cours à trois
Avec

Edelweiss L. Wintenberger
Léandre Laverny


Je ne me rendis pas compte du moment où mes deux partenaires de cours furent revenus en classe. Il me fut même impossible de savoir combien de temps je venais de passer sur ce travail informatique. J’étais tellement concentrée que c'est à peine si j’avais conscience de ce qui s’était passé en classe. Le professeur, qui m’avait laissé plus tôt en voyant que je n’avais pas l’intention de discuter avec lui, ne m’avait rien dit non plus. Soit il avait été bien trop préoccupé par les autres, soit il s’en moquait. Au final, qu’en avais-je à faire ? Tant que je n’avais pas à supporter ces idioties plus longtemps ou qu'on ne me disait plus que je n’étais pas humaine, tout m’était égal.

À cause de ce genre de pensées et ce comportement détaché , je ne levai pas les yeux quand je perçu l’appel du professeur pour un élève. Ce dernier s’avéra être une personne de ma table, certainement le garçon puisque le bruit de chaise venait de sa place.

*Mais qu’est-ce que j’en ai à faire au final ? * me demandai-je avant de faire en sorte de me reconcentrer sur mon travail.

Ce ne fut pas facile, mais j’y parvins finalement petit à petit en pensant que cela serait moins à faire plus tard, me laissant ainsi tout le loisir de faire une sieste. Pendant ce temps, à une table proche du bureau du professeur, des élèves s’impatientaient. Cela faisait un bon moment qu’ils demandaient l’attention de l’adulte et le fait qu’il se focalise sur une personne en particulier ne leur plaisait pas. Néanmoins, ce n’était pas vraiment dans le nature de s’en prendre à une personne n’ayant visiblement rien demandé. La colère pécheresse d’une fille aux magnifiques ailes de démon se tourna donc vers le “vrai coupable” :

- Et si je lui faisais une farce ? murmura-t-elle à ses camarades et amis.

- C’est une très mauvaise idée, Sybille. Imagine que tu perdes le contrôle ou que tu sois face à des personnes très sensibles à ton pouvoir…

- Mais je ne peux pas laisser les choses comme ça ! le coupa-t-elle en s'emportant, toujours à voix basse.

Les discussions continuèrent ainsi pendant un moment alors que le professeur s’occupait de Léandre, lui annonçant qu’il était une muse. Puis, n’écoutant pas ses compères qui lui demandaient de se calmer, de ne pas faire de bêtises, la seconde année utilisa son pouvoir. Ce dernier consistait à blesser à distance une personne. Blessure qui ne cessait de grandir jusqu'à ce que l’investigatrice le veuille ou perde sa concentration. Au début, ce fut comme si rien ne se passait. Malheureusement, la jeune femme perdit le contrôle de son pouvoir qui blessa gravement le professeur qui s’effondra sur le sol sous les yeux de son interlocuteur.

Surprise par le bruit sourd que cette chute produisit, je me tournai rapidement dans la direction que cela venait comme la plupart de la classe. D’abord silencieuse, la salle devint un vrai capharnaüm face à l’horreur à laquelle nous assistions. Personnellement, je restai là sans trop savoir quoi faire. Déjà, je n’avais aucune maîtrise de médecine. Ensuite, je ne m’attendait pas à ce que tout le monde panique, hurlant, pleurant ou courant partout. D’autres, plus stoïques que moi, prirent simplement leurs affaires pour s’en aller. Et après on me considérait comme une sans-coeur ! Néanmoins, il n’en restait pas moins que je ne savais pas du tout comment prendre la situation. Le mieux serait peut-être d’aller chercher l’infirmière, mais je ne savais pas où se trouvait l’infirmerie et il fallait que quelqu'un ayant gardé son sang froid reste pour essayer de calmer la situation. Mais, là encore, je ne savais pas trop comment m’y prendre. Chercher à gueuler n’arrangerait rien, je ne pouvais pas tous les assommer et je ne possédais pas de pouvoir me permettant de gérer les moments de crise. Après tout, je n’avais pas de pouvoir du tout. A quoi pouvais-je bien servir ?
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Mer 25 Avr - 20:36


Un cours à trois




Le cours reprenait tranquillement alors que les deux jeunes gens avaient reprit leur place aux côtés de Bethany. Il ne devait rester que quelques minutes à attendre avant que la cloche ne sonne la fin de l'heure et le plus gros des activités semblaient avoir été faites. Cependant, jamais la jeune fille n'aurait pu imaginer que ces quelques minutes seraient sans doute les plus longues de sa vie...  
Jusque là tout avait l'air normal mis à part un petit groupe d'élèves qui commençait à s'agiter malgré la bonne humeur que Léandre leur avait transmit. Quoi que.. Son pouvoir s'était peut-être estompé depuis ? D'autant plus qu'il avait quitté la pièce et, ne sachant pas comment fonctionne ces histoires de magie, l'on pouvait imaginer que les effets avaient à voir avec la proximité. C'est alors que le professeur interpella le garçon qui semblait peiner pour se lever et aller le rejoindre. Il avait l'air d'aller mieux depuis quelques temps, peut-être devrait-il rester encore un peu près de Weiss pour récupérer encore des forces ? La jeune fille songea même à se lever pour l'accompagner et ainsi lui offrir encore un peu d’énergie mais elle finit par s'abstenir. Le professeur ne l'avait pas appelé, il serait malpoli de se lever sans autorisation. Weiss reporta son regard sur Bethany qui était figée devant son ordinateur, tout en gardant l'oreille attentive au dialogue de Léandre avec l'enseignant. Il semblait avoir découvert sa race, qu'il supposait être "Muse". Muse...? N'était-ce pas une race exclusivement féminine ? Allons bon... Mais passons, elle n'était ni spécialiste, ni professeur d'adaptation raciale pour prétendre établir un diagnostique pour son partenaire. Doucement, elle poussa un soupire en reposant son menton dans la paume de sa main, attendant avec impatience la fin de ce cours qu'elle pourrait presque qualifier d'anarchique entre tout ces rebondissements... En espérant qu'il n'y en ait pas de nouveaux... La jeune fille tourna légèrement la tête vers ce groupe de jeunes de plus en plus excité et espérait en son for intérieur qu'il ne perturberait pas plus la classe. Déjà qu'ils faisaient suffisamment de bruit pour réussir à se faire remarquer d'à peu près tout le monde..

C'est alors que l'une des jeunes filles du groupe, aux ailes noires comme l'ébène, semblait particulièrement s'impatienter. Elle se redressa sur sa chaise, pointant sa main vers Léandre. Non... Vers le professeur avant que celui-ci ne s'écroule. Sursautant de surprise, Weiss regarda la scène mais ne parvenait pas à bien voir ce qu'il s'était passé étant donné la présence de son partenaire qui lui cachait la vue. Et si la classe resta d'abord silencieuse, tout s’enchaîna finalement très vite. Des cris de terreur, des personnes paniquant totalement, d'autre reculant pour s'enfuir hors de la classe. Que se passait-il ? Immédiatement, la jeune fille se leva pour rejoindre Léandre pour lui demander s'il allait bien et ce qu'il arrivait à leur enseignant avant de rester coite face à ce qu'elle voyait. Il était au sol, son vêtement imbibé de sang vers le bas des côtes. Qu'est-ce que.. ? Comment.. ? C'est vraiment.. ? Du calme, il ne faut pas paniquer. Elle prit une grande inspiration pour se tranquilliser et réfléchir tout en s'agenouillant près de leur professeur qui se tordait de douleur. Il faut prévenir l'infirmière mais il faut également lui appliquer les premiers soins. Il y avait tellement de sang par terre et sur son tee-shirt que ça ne pouvait qu'être grave.

- Professeur ? Vous m'entendez ? dit-elle d'une voix qu'elle voulait rassurante pour capter son attention.

L'homme réussit à ouvrir faiblement un œil dans sa direction, signe qu'il était encore conscient. Bien, il faut agir rapidement. A défaut de retourner jusqu'aux toilettes pour se laver les mains, elle devait avoir une petite bouteille de désinfectant dans son sac. En même temps qu'elle se faisait la réflexion, elle fila récupérer ladite bouteille tout en demandant aux autres élèves de ne pas s'approcher de l'enseignant pour le laisser respirer. Une fois ses mains désinfectées, elle récupéra son écharpe qui pendait au dossier de sa chaise avant de rejoindre immédiatement l'homme. Ses pensées étaient toutes dirigées vers lui, occultant ce qui l'entourait, pour mieux agir face à une telle situation de crise. Certes, elle n'était pas sensible à la vue du sang. Certes, son père qui était chirurgien parlait souvent de son travail et lui avait apprit les bases. Mais se trouver en situation réelle la faisait stresser, même si elle faisait tout pour ne pas le montrer. De nouveau, elle s'agenouilla auprès de leur professeur tout en jaugeant l'espace de libre qui l'entourait. Elle devrait s'en sortir puisqu'ils sont devant le tableau, les tables étant plus loin derrière.

- Je vais devoir vous tourner monsieur, n'ayez pas peur, lança-t-elle en joignant délicatement le geste à la parole pour allonger le professeur sur le dos.

Elle se tourna pour récupérer un sac qui traînait non loin avant de le glisser sous la tête de son "patient" pour s'assurer que ses voies respiratoires ne seraient pas obstruées après quoi elle vérifia son pouls ainsi que sa respiration. Tout accélère, c'est mauvais signe... Rapidement mais sans non plus se précipiter, elle entreprit de soulever le haut de son enseignant pour réussir à situer précisément la blessure. Elle essayait d'être la plus délicate possible pour ne pas lui faire mal mais s'excusait à chaque fois qu'il émettait une grimace de douleur. Elle se sentait terriblement mal pour lui... Comment un pouvoir aussi dangereux a-t-il pu exister ? Ou du moins, il fallait sérieusement surveiller cette élève.. Chassant cette idée pour ne pas se déconcentrer, elle localisa la blessure qui était bel et bien en bas des côtes gauches, légèrement sur le côté. Pas de corps étranger à l'intérieur à première vu et la plaie n'était pas trop large mais le saignement s'écoulait en nappe. Une veine était sûrement touchée... Et à son stade de connaissance, elle ne pouvait pas déterminer si un organe l'était aussi. Tout en essayant d'analyser les différentes hypothèses, elle pliait son écharpe (heureusement, elle n'était pas en ouate) avant de l'apposer sur la blessure tout en appuyant dessus. Il faut à tout prix qu'elle stoppe le saignement.

- Professeur ? Êtes-vous toujours avec nous ? Ne vous inquiétez pas, mon père est chirurgien et m'a apprit les premiers gestes.

En théorie. Mais ça, il n'était pas nécessaire de le dire puisque son but était de le rassurer. Enfin, elle avait tout de même du mal à déterminer s'il était encore éveillé ou non.. Son teint palissait de plus en plus et sa respiration semblait toujours aussi rapide. Ce n'est pas bon signe...

*Edelweiss* murmura l'oiseau qui venait de se poser sur son épaule.

Que voulait-il dans un moment comme celui là ? Aider. Apaiser. Guérir. Elle sentit sa respiration ralentir comme si elle était soudainement détendue alors qu'elle avait tourné la tête vers Juwelen. Étrangement, elle avait une sensation de comprendre et de penser la même chose que lui. Comme si c'était une évidence. Et puis l'oiseau se mit à scintiller de la même façon qu'à leur première rencontre. Elle ne savait pas ce qu'il se passait mais c'était comme si tout lui semblait normal. Et puis, elle ne s'en rendait pas compte, mais une petite lumière s’échappa de son être. Doucement. Comme une faible étincelle...    


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Léandre Laverny
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Dim 29 Avr - 18:50


Un cours à trois
Avec
Edelweiss & Bethany



Le bruit anormal attira seulement quelques secondes l’attention du jeune homme, puisse que son professeur s’écroula en face de lui. D’abord surpris, le finlandais s’écarta, avant de venir se pencher sur l’adulte. Avec une telle posture, il était aisé de voir son cristal d’un blanc pure incrusté à sa nuque pour une personne qui passerait derrière lui. Heureusement, la plupart des élèves fuyaient les lieux et n’osaient pas s’approcher du blessé.

Ok Léandre.
Calme-toi.
Tout va bien.
C’est normal.

Bon sang non ! Il n’y avait rien de normal ici !

Léandre ne savait pas quoi faire, et se contenta de serrer la main du professeur avec une certaine fermeté, lui faisant part qu’il n’était pas seul.
Face à tant de stresse, Léandre ne montrait aucune émotion. Rien. Néant. En temps normal, il devrait dire des mots rassurant, mais il ne savait vraiment pas quoi dire et jouer sur son sang-froid pour apaiser le blessé.

Par miracle, ses appels à l’aide silencieux semblent avoir été entendus et sa partenaire vint au chevet de l’adulte. Demandant d’abord au jeune homme s’il allait bien avant de s’inquiéter pour le blessé.

_ Je vais devoir vous tourner monsieur, n'ayez pas peur.

Léandre avait l’impression qu’Edelweiss savait se qu’elle faisait. Ou du moins, c’était l’impression qu’elle donnait. Et la laissa faire.
Voulant lui facilité la tâche, le jeune homme laissa la main de l’adulte pour le laisser à celles de sa partenaire. Il se leva et fit en sorte qu’ils aient de l’air, faisant reculer les élèves qui n’avaient pas quitté le cours. Mais avec une certaine autorité et maturité, le finlandais demanda à deux-trois personnes d’aller chercher l’infirmière ou un adulte susceptible de prévenir une personne capable de le soigner.

Léandre savait gérer son stresse. Même si cette expérience ne ressemblait aucunement à un concert devant des centaines de personnes, c’était tout de même un stresse qu’il saurait gérer. Pas de panique. Tout irait bien.
Le jeune homme se retourna rapidement, pour voir Edelweiss mettre à l’aise leur professeur et appuyer sur sa blessure. Il ne savait pas si c’était une bonne idée de faire cela mais il n’y connaissait rien en médecine et ne pouvait rien pour cet homme, de toute évidence.

_ Professeur ? Êtes-vous toujours avec nous ? Ne vous inquiétez pas, mon père est chirurgien et m'a apprit les premiers gestes.

Ceci expliquait cela.
Une fille, qui avait sortit son téléphone, allait prendre en photo cette scène assez macabre. Bon sang, les ados accros aux réseaux sociaux …
Léandre, très fermé et froid, baissa l’objet en faisant bien comprendre que ce n’était vraiment pas amusant comme situation. Ainsi, il laissa une légère trainé de sang sur le téléphone qui fit frissonner l’adolescente. Celle-ci rangea directement son appareil.
Puis, Léandre ordonna à tout le monde de soit quitter la salle dans le silence et le calme, soit de s’asseoir en attendant que quelqu’un viennent s’occuper de leur professeur.
Et bizarrement … tout le monde l’écouta.
Le finlandais savait qu’il pouvait avoir de l’autorité, mais là … ça relevait d’un charisme de chef de guerre !
Bon, dans tout les cas, la salle était devenue plus calme, et le calme était important pour réfléchir. Finalement, le jeune homme s’appuya sur une table après tout ce cinéma. Lui qui avait juste besoin de quelques minutes de répits pour se remettre de son « pouvoir », il avait l’impression que c’était peine perdue …

Soudain, il sentit une drôle de sensation au fond de lui … quelque chose de chaud au fond de sa poitrine. Chaud et doux. Presque … réconfortant …
Il avait l’impression d’entendre des murmures, dans sa tête, des murmures familiers …
En se retournant vers sa partenaire, Edelweiss était … lumineuse. Et Juwelen également.

Instinctivement, Léandre s’approcha de l’âme lié à la sienne. Il ne savait pas comment, pourquoi, mais il devait être près d’Edelweiss …


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Bethany Williams
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Mer 9 Mai - 23:35



Un cours à trois
Avec

Edelweiss L. Wintenberger
Léandre Laverny


Certainement plus certaine de ses compétences que moi, Edelweiss se précipita vers le professeur. Je n’avais pas vu énormément de films ou séries, mais je me rappelais assez bien une série d’urgence que j’avais regardé quelques instants à l’orphelinat, avant de me désintéresser rapidement. Le comportement de la jeune femme me fit penser à ces urgentistes : ses gestes et paroles, tout comme son calme, semblaient tirés de cette séquence que je pensais avoir oubliée depuis longtemps. Je me sentis d’ailleurs comme jalouse de la voir agir de la sorte. Si seulement je pouvais faire quelque chose, moi aussi. Mais, d’un autre côté, je me voyais mal aller vers autrui dans un élan de compassion gratuite. Pour ce que cela avait pu m’offrir en retour, ce n’était pas une expérience que je voulais renouveler malgré la douleur que j’en ressentais.

De son côté, Léandre semblait veiller à ce que les personnes prenant la situation trop légèrement prenne conscience que ce n’était pas de la comédie, mais bien quelque chose de grave qui se déroulait sous leur yeux. Il le fit sans être brusque et en restant d’un calme olympien. Était-il familier avec tout cela ? Je n’en savais rien et en apprendre plus ne me serait d’aucune utilité à l’avenir. J’oubliai donc mes interrogation pour rester attentive au déroulement du sauvetage. Je n’avais pas bougé et m’en sentai terriblement honteuse. Mais mieux valait cela que devenir un poids inutile. En être consciente ne pouvait qu’être en ma faveur, j’en étais persuadée.

Le fait de regarder autour de moi discrètement me permit d’apercevoir une lueur dans la direction de l’apprentie infirmière. Cette dernière semblait s’affairer sans que je sache exactement à quoi puisque je n’avais pas une position idéale pour cela. Néanmoins, je pouvais plus ou moins deviner que l’état du professeur se stabilisait étant donné qu’elle ne paniquait pas. Mais, alors, qu’est-ce qui se passait ? Utilisait-elle un quelconque pouvoir dont j’étais dénuée ? Je ne pus que regarder sans rien faire, sans comprendre, jusqu’à ce que tout s’arrête. Le visage de l’adulte jusqu’alors tendu me parut apaisé alors que sa bienfaitrice semblait de plus en plus mal en point.

*Que se passe-t-il ?!*

Alarmée en voyant la blonde porter une main à son flanc, soudainement mal. C’était mon impression qui se confirma quand elle tomba à son tour. Les quelques élèves qui avaient gardé un semblant de calme qui ne tenait alors qu’à un fil finirent par paniquer, laissant plus que quelques courageux aux bras ballants. Quant à moi, je m’étais tout bonnement précipitée vers Edelweiss sans plus réfléchir. Il fallait que je réagisse, quitte à me montrer froide et cruelle envers tous ces tirs aux flans qui restaient les bras ballants. Je ne savais pas à quoi ils pensaient, mais au moins l’un d’eux auraient pu aller chercher l’infirmière, ou appeler les secours. Mais rien ! Pas un n’avait même bougé un petit doigt en voyant leur camarade s’évanouir. En la tournant avec autant de délicatesse que mes membres tremblants me le permirent, je pu constater qu’une tâche de sang se formait sur son uniforme, au même endroit que l’homme qui gisait juste à côté.

*Euh… Ok… Ne pas réfléchir à ça! Y’a plus urgent!*

- Concentre-toi, Bethy. Concentre-toi…
, marmonnai-je pour moi-même.

Malheureusement je n’étais clairement pas habituée aux premiers gestes de secours. Pas comme elle plus tôt. La peur montait, faisant naître des gestes totalement impulsifs comme le fait d’appuyer sur la blessure de la jeune femme, lui maugréant de ne pas me lâcher sans quoi je serais prête à lui mettre quelques paires de claques. J’allais même en rajouter lorsque quelque chose d’étrange se passe. C’était… étrange. J’avais l’impression de faire quelque chose d’important alors que rien ne se passait vraiment. Clairement, je ne faisais qu’appuyer maladroitement sur une plaie dégoulinante, non ? Ce que je cessai d’ailleurs de faire en sentant mon nez dégouliner : reprenant une de mes mains pour m’essuyer, je constatai avec effarement que je saignais à mon tour. Totalement interloquée, ne comprenant rien à ce qu’il se passait, je cessai mes gestes destinés à sauver sans même m’en rendre compte, levant mes mains ensanglantées devant mes yeux.

*Qu’est-ce qui m’arrive ? Qu’est-ce qui se passe exactement ? Pourquoi personne ne vient à notre aide ? Pourquoi …?*

Oui, c’était bel et bien la première fois que je tentais de sauver une vie et que je me retrouvais, ainsi, les mains pleines de sang. Pourtant, cette vue me paniqua tant que j’en avais du mal à respirer, une crise de panique commençant à me prendre toute capacité à respirer. Pourquoi avais-je ainsi l’impression que tout se rejouait ? Pourquoi avais-je l’impression d’avoir perdu quelque chose d’important ?

Ne parvenant pas à réfléchir clairement, totalement tétanisée par le sang qui jonchait le sol, se trouvait sur mes mains tremblantes et coulant sur mes lèvres entrouvertes, je ne fis plus du tout attention à ce qu’il se passait autour de moi. Comment en étions-nous arrivés-là ? Que pouvais-je faire maintenant ? Je n’étais qu’un poids alors que j’avais simplement eu envie d’aider quelqu’un, contrairement à tous ces cons de spectateurs…
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Edelweiss L. Wintenberger
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Jeu 10 Mai - 2:59


Un cours à trois




Un instant... Juste un court instant. La jeune fille avait fermé les yeux. Cette chaleur qui l'envahissait... Cette sensation qui l'enveloppait toute entière.. Comme c'est agréable... Est-ce Juwelen qui provoque ceci ? Ou bien est-ce elle-même ? Non.. Il y avait un petit quelque chose qui lui soufflait que ses deux premières interrogations étaient fausses. C'est autre chose. Quelque chose de plus grand, de plus fort. Quelque chose de plus évident, de plus naturel. C'est eux. Tout les deux. Ensembles. Elle ne le savait pas pourtant elle en était persuadée. Comme s'il ne pouvait en être autrement.
Doucement, elle rouvrit les yeux pour regarder son compagnon ailé. Ses plumes aux reflets mystiques se voyaient rayonner d'une lumière douce et hypnotisante, comme s'il s'agissait de l'éclat d'un diamant. D'un trésor fantastique gardé précieusement par un dragon endormi. Elle l'observa un moment, ne comprenant pas tout de suite avant de lui adresser une pensée interrogative.

*Ne te préoccupe pas de ça, Edelweiss. Ta tâche est bien trop importante pour se perdre en questionnement...* Dit-il d'une voix rassurante tout en tournant son bec vers le professeur.

Attirée par ce lien invisible qui l'unissait à l'oiseau, elle suivit son regard pour poser le sien sur leur enseignant. Il était toujours aussi pâle. Aussi éprouvé... Il fallait qu'elle l'aide. Qu'elle lui apporte tout le soutient possible pour que sa guérison puisse se passer sans problème. Bien que n'étant pas infirmière ou urgentiste, elle ne pouvait s'empêcher de vouloir faire plus que d'appliquer une simple pression sur sa blessure. Son visage crispé par la douleur lui faisait mal au cœur, comme si elle se sentait coupable. Elle qui était enveloppée de cette chaleur si douce et agréable... Elle culpabilisait de se sentir aussi bien alors que son professeur souffrait tant..
Elle baissa la yeux, voulant vérifier l'état de l'hémorragie, mais.. Qu'est-ce que..? Ses mains brillaient...! Elle écarquilla les yeux, ne sachant pas ce qu'il lui arrivait mais la présence rassurante de Juwelen lui permettait de garder son calme. Étrangement, c'était comme si son âme était préparée à ça. Comme si elle savait déjà quelle magie s'exerçait au creux de ses mains. Comme si elle lui soufflait de ne pas avoir peur, de faire simplement confiance. Et pourtant, son cerveau était en ébullition, incapable de s'arrêter sur une hypothèse, cherchant toujours plus d'explications. En vain..
Soudain, elle sentit une nouvelle énergie poindre dans sa poitrine. Silencieusement. Doucement. Et en même temps si forte. Si vrai. Il fallait qu'elle sache s'il était là, près d'elle. Alors elle tourna la tête pour constater que Léandre l'avait rejoint, apportant son soutient et sa bienveillance. Elle lui adressa un regard reconnaissant après quoi elle reporta son attention sur leur professeur. Maintenant qu'elle savait son partenaire à ses côtés, il n'y avait plus de raison d'avoir peur ou d'hésiter. Une vie était en jeu.

A défaut d'accepter le fait que son pouvoir ne se déclenche, Edelweiss se résigna pour accepter de se laisser guider par la voix de l'âme. C'était si rare qu'elle fasse taire ses pensées pour se laisser aller à l'intuition qu'elle avait comme une petite angoisse. Mais Léandre était là, tout se passera bien. Doucement, elle retira son écharpe de la plaie pour la poser sur le sol après quoi elle dirigea ses mains au dessus de la blessure, sans la toucher. Et, tel un petit soleil glissant entre ses doigts, une sphère lumineuse se forma pour se suspendre à ses paumes, dévisageant la plaie ensanglantée. Et puis Weiss ferma les yeux, ne se laissant plus le temps de réfléchir, simplement de sentir. La même sensation qu'elle avait ressenti lorsque Léandre avait joué de la musique s'infusait en elle. Mais il y avait quelque chose de différent. A ce moment là, elle avait eu l'impression que son énergie allait prêter main forte à celle de Léandre mais actuellement, il semblait que ce soit l'inverse. Comme s'il lui offrait son aide et son soutient. Elle se sentait bien... Mais seulement au début du processus.

Très vite, une grande impression de fatigue la frappa, l'obligeant à courber la tête et à respirer plus vite. Comme si tout ce qu'il se passait était trop violent pour son petit corps frêle. Comme si elle n'était pas capable de gérer correctement ce don qui lui était donné. Elle regarda un instant son professeur qui semblait se détendre, puis son regard migra vers la plaie pour constater qu'elle se.. régénérait ? Les bords se mouvaient presque pour fusionner et refermer cette déchirure. Est-ce qu'elle le soigne vraiment ? Si tel est le cas, elle ne pouvait se permettre de retirer ses mains. Elle ne pouvait se permettre d'arrêter. Malgré toute ses nouvelles sensations qui apparaissaient au fur et à mesure, aussi désagréables soient-elles. La fatigue, la faiblesse, l'étourdissement, ça ne la ferrait pas flancher.
...
Qu'est-ce qu'il lui arrive ? Pourquoi avait-elle tant de détermination tout d'un coup ?

*Ne pense à rien.. Calme-toi et fait confiance à ton instinct..*

Elle reprit une inspiration, légèrement tremblante, pour mieux fermer les yeux et laisser ce souffle de vie opérer. Elle resta un instant sans bouger mais la fatigue se faisait plus rude et une petite douleur timide avait déjà commencé à percer son corps. Elle aurait aimé faire abstraction, se dire que ce n'était que du au stresse de la situation, mais elle ne pouvait tout simplement pas ignorer son ressentit. Elle palissait tandis qu'une sueur froide lui mordait le dos. Une nouvelle douleur lui déchira le bas des côtes. Mais elle était si intense que Weiss ne pu s'empêcher de pousser une petite plainte en grimaçant. Elle ouvrit difficilement un œil pour vérifier que sa mission était terminée avant de porter une main tremblante à son flancs gauche, baissant la tête pour constater qu'elle saignait. Touchée au même endroit que leur professeur. Et la tache de sang se diffusait sur son vêtement. Sa respiration s'emballa d'un coup tout comme son rythme cardiaque. Sa tête se mit à tourner et elle fut prise de vertige.

Et puis elle s'écroula.

Elle aimerait appeler à l'aide mais aucun son ne pouvait sortir de sa bouche. Sa vision commençait à se voiler alors qu'elle était même trop faible pour pouvoir se tordre sous le coup de la douleur.. Qu'est-ce qu'il se passe.. ? Pourquoi.. avait-elle si mal ? Et Juwelen.. ? Comment allait-il..? Le bruit des bourdons envahit ses oreilles pour faire passer tout autre son en arrière plan. Puis, elle eut l'impression de se sentir bouger. Non.. Quelqu'un était en train de la tourner. Ses sensations se dérobaient indubitablement et le monde qui l'entourait devenait terriblement sombre... Une personne avait l'air de lui parler.. C'est drôle. Aucun mot ne sortait de sa bouche.. Est-ce qu'elle est réelle ? Weiss sentit à peine la pression que la jeune fille appliquait sur sa blessure.. Elle se sentait simplement sombrer. Inévitablement. Engloutie par ce bourdonnement incessant à ses oreilles et cette obscurité si présente qu'elle aurait pu la toucher..

Son esprit était vide.. Son corps dépossédé de ses sens.. Pourtant, un ultime appel à l'aide subsistait dans son esprit. Fragile.. Désespéré.. Elle le veut près d'elle.. Qu'il la sauve..

Léandre..! Léan....  


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Léandre Laverny
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Dim 13 Mai - 1:12


Un cours à trois
Avec
Edelweiss & Bethany



Alors que tout semblait bien aller pour l’allemande et le professeur, Léandre sentait une douce chaleur au fond de son cœur dégager, comme s’il sentait que sa partenaire faisait quelque chose de merveilleux. Le genre de chaleur que l’on ne ressentait que dans une profonde béatitude, une paix sans nom. Il avait l’impression d’entendre le chant des muses lors de son arrivé. Le plus beau chant qu’il n’ait jamais entendu de sa vie. Ça le rendait encore plus apaisé, mais également, il avait l’impression de sentir la présence d’Edelweiss dans son corps. Comme si leurs âmes étaient liées, comme si elle lui offrait sa chaleur et qu’il le lui rendait avec joie.

Mais soudain. Une tâche rougeâtre teinta la cote d’Edelweiss. L’endroit exact où se trouvait la blessure du professeur, alors que ce dernier cicatrisait, par magie.
Oh non …
Edelweiss prenait la blessure de leur professeur ?

_ Edelweiss arr … !

Mais trop tard, la demoiselle s’écroula, sanglante. Heureusement pour le jeune homme, Bethany le rejoint, décidée à faire quelque chose. Lui, était perdu. Tout comme les élèves qui paniquèrent avant de s’enfuir. Même s’il ne le montrait pas, même si son visage semblait crispé par la colère, le finlandais était désemparé. Maintenant c’était Edelweiss qui était blessée. C’était un mauvais rêve !

Bethany marmonna quelque chose que Léandre n’arrivait pas à distinguer, ses battements de cœurs ayant pris d’assaut ses tympans. Mais ce n’était pas le moment de paniquer. Il fallait garder la tête froide. Calme. Il ne restait que les plus braves dans la pièce, maintenant que la lycéenne était à terre. Léandre se releva et regarda les quelques courageux.

_Il faut qu’on emmène Edelweiss à l’infirmerie. Elle est beaucoup plus transportable que le professeur et l’infirmière tarde trop.

Puis, comme un chef de guerre, calme, posé, réfléchis, Léandre se tourna vers Bethany qui commençait à paniquer, alors qu’elle était imbibait du sang de l’allemande. La Muse s’accroupit à ses cotés, sans la toucher pour ne pas la brusquer, il essaya d’encrer son regard dans le sien et lui parla, d’une voix calme mais un peu autoritaire :

_Bethany, il faut te calmer. Ce n’est rien. J’ai besoin que tu te calme sinon la situation sera pire. Respire doucement, je suis là. Personne ne va t’abandonner.

Léandre ne savait pas pourquoi la demoiselle paniquait, mais il n’avait pas le temps de se poser ce genre de question. Edelweiss commençait à baigner dans du sang qui était le sien, l’infirmière n’arrivait pas et en plus ces maudits adolescents ne servaient strictement à rien. Alors s’il devait en plus gérer une crise de panique, c’était impossible pour un être « humain » de 16 ans, aussi mature soit-il.

_Moi jvais la porter !

Le jeune homme releva la tête pour découvrir un adolescent, plutôt athlétique, mais qui faisait le beau. Il bombait le torse, la posture droite, le regard …. Lubrique.
Edelweiss était jolie, ce n’était pas étonnant qu’un garçon voulait jouer au prince charmant. Mais là, c’était clairement un prince pas du tout charmant, le genre de personne à profiter de la situation. C’était … immonde !

Léandre fusilla le garçon de ses yeux vairons. Puis, d’un geste vif, il mit sa main entre lui et Edelweiss, laissant le regard du jeune homme rencontrer le sien. Léandre avait un regard noir. Un regard froid. Il lui imposa d’un ton glaçant, rauque :

_Ecarte toi.


A cet instant, si le regard de la Muse pouvait tuer, son camarade de classe serait mort milles fois. D’ailleurs, ce dernier se glaça, frissonnant et figé sur place. Léandre était loin de ressembler au garçon souriant qui jouait de la guitare à ce moment précis.
Voyant que le petit pervers ne bougeait pas, Léandre exprima, d’un ton encore plus froid et plus autoritaire, à faire baisser les yeux d’un chien de chasse :

_Maintenant.

Le garçon se recula, lentement, sous le regard sombre de la Muse, rejoignant ses camarades dans le fond de la pièce.

_Toi, aide Bethany à aller à l’infirmerie. Vous, veillez sur le professeur.


Pour être certain qu’aucunes autres mains louches ne viennent toucher sa partenaire, Léandre se mit à coté de celle-ci, à genoux. Il installa l’oiseau sur le vendre de sa propriétaire. Une main passant sous ses genoux, et l’autre sur son épaule, la soulevant délicatement du sol. Il n’était certainement pas le plus fort physiquement de la pièce, mais il le serait assez pour porter Edelweiss jusqu’à bon port. Il n’avait pas le choix, il ne voulait pas qu’elle se fasse ploter par un adolescent en rut, et il était hors de question qu’il laisse l’allemande ici, avec toute ces personne trop louche.
La fille désignée par Léandre s’avança vers Bethany, prête à l’aider dans cette misère.

_Bethany, on se rend à l’infirmerie. Est-ce que tu peux marcher ?

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Bethany Williams
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Mer 23 Mai - 2:19



Un cours à trois
Avec

Edelweiss L. Wintenberger
Léandre Laverny


Je ne parvenais pas à éclaircir mes idées. Ces dernières étaient sans cesse assaillies par de sombres images venues d’une période sombre, sans espoir, que je ne parvenais pas à déterminer. Que se passait-il donc ? Que voulaient dire ces moments flous que je voyais ? Pourquoi cela me donnait-il envie de pleurer, hurler et m’enfuir aussi loin que possible ? Cela avait-il un quelconque rapport avec… Plus tard, je ne m’autorisai plus à penser à cette idée effrayante. C’était impossible, tout bonnement ! Mais, sur l’instant, j'étais tellement mal que je m’y arrêtai en envisageant que cela puisse être vrai. Mes souvenirs perdus référant surface de la pire manière qui soit à mes yeux, ou l’une des pires.

Puis, me faisant lever mes yeux larmoyants de mes mains ensanglantée, je sentis un mouvement à côté de moi. La présence qui s’était approchée était comme insondable dans mon état, mais ses paroles fermes me donnèrent l’occasion de me reprendre un minimum :

- Bethany, il faut te calmer. Ce n’est rien. J’ai besoin que tu te calme sinon la situation sera pire. Respire doucement, je suis là. Personne ne va t’abandonner.

Tremblante comme une feuille, je le regardai toujours en hochant silencieusement la tête. J’allai même jusqu’à respirer profondément malgré l’énorme boule coincée dans ma gorge. Je n'étais pas du tout persuadée que personne ne m’abandonnerait, mais je n’avais pas la force d’y penser, de me pencher sur la question. Dire que je m’étais calmée après quelques minutes aurait été mentir, aussi purement que simplement. Je ne parvenais pas à me faire à ce qui m’avait traversé l’esprit. C’était à peine si mes yeux quittaient mes mains rouges écarlates.

Pendant que je tentais de me calmer au moins un peu, de retrouver mon self control, Léandre tentait de reprendre les choses en main et de sauver notre camarade de classe. Pour cela, il devait également gérer nos camarades dont très peu avaient gardé ou retrouvé leur calme. Comment leur en vouloir après ma propre connerie ? Pourtant, je ne pouvais m’empêcher de penser au fait qu’aucun d’eux n’avait bouge le petit doigt quand tout avait dégénéré.

Une autre idée me vint subitement alors qu’une fille que je ne connaissais ni d’eve ni d’adam me proposa son aide pour me lever : pourquoi avais-je du sang sur le visage ? Je le sentais par le goût puisque cela avait coulé sur ma lèvre supérieur. J’avais eu l’impression d’avaler du fer quand j’avais tenté de m’humecter les lèvres. Juste… Pourquoi ? Je ne m’étais pourtant pas touché le visage avec mes mains, si ? Pourtant, c’était là la seule explication que j’avais.

Lorsque Léandre m’avait demandé si je pouvais me lever, je répondis d’une voix étouffée que je ne savais pas avant d’essayer. Fort heureusement, la fille désignée pour m’aider le fit bien, m’empêchant de tanguer dangereusement. Je ne fis même pas attention à elle, ce dont elle ne sembla pas s’offusquer alors qu’elle me faisait sortir de la salle pour me mener dans les couloirs. Comme nous suivions le garçon aux yeux vairons qui portait Edelweiss, je compris plus ou moins que nous allions à l’infirmerie. Espérant que je n’y resterais pas longtemps, j'eue une prière très sincère pour la blonde inconsciente.

La suite des événements me parut se passer aussi rapidement que lentement, me laissant de toute façon un souvenir très flou. Les seules informations qui me restèrent furent que j’avais eu un simple saignement de nez et une crise de panique qui me dispensa de cours pour le reste de la journée. Cela aurait pu me réjouir de façon excessive si je n’avais pas entendu que la guérisseuse et son oiseau allaient rester à l’infirmerie quelques temps.

*Il faut que j’arrête. Il ne faut pas que je m’attache. Surtout pas comme ça, ni même autrement ! Ce ne ferait que me blesser…*

Telles furent mes pensées juste avant que je m’endorme au milieu de mes coussins, dans ma chambre, emmitouflée dans ma couette.
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Mer 30 Mai - 21:30


Un cours à trois
Avec
Edelweiss & Bethany



_Bethany, on se rend à l’infirmerie. Est-ce que tu peux marcher ?

Donner des ordres, faire que ça file droit, que tout avance, que tout fonctionne. Léandre avait la sensation de revenir à son club de musique. Bien que le finlandais était très coulant en tant que président de club, lorsqu’il fallait travailler, le jeune homme était perçu comme un sergent major. Et malheureusement son bras droit, Serah, n’était pas là.

Ce n’était clairement pas le moment de penser à son club de musique et à sa meilleure amie, mais ça aider un peu le jeune homme dans sa démarche. Serah l’aurait encouragé, bien qu’elle n’était pas à l’aise avec le sang, sa ténacité et son coté téméraire aurait été un réel soutient pour le jeune homme.

Bethany baragouina une phrase, expliquant qu’elle ne savait pas vraiment. Le jeune homme n’hâta pas les filles, même si sa partenaire l’inquiétait. Bethany, elle aussi était blessée, et il lui avait dis que personne n’allait l’abandonner, alors personne ne l’abandonnerait !

Bethany, aidée de la demoiselle, se laissa trainer à travers les couloirs. En chemin, le jeune homme vit une femme, plus âgé, et les élèves qu’ils avaient envoyé chercher l’infirmière venir à eux. Le finlandais en profita pour faire une pause et poser doucement Edelweiss sur le sol, maintenant le haut de son être pour ne pas que l’oiseau inconscient ne quitte sa maitresse, et reposa ses bras. Il replaça doucement les mèches sur le visage de sa partenaire, se doutant que c’était certainement dérangeant pour elle, même inconsciente.

L’infirmière arriva aussi vite que possible, examinant l’endormie rapidement avant d’ordonner à Léandre ne l’emmener à l’infirmerie, sa trousse de secours n’était d’aucune aide. Puis, elle examina Bethany et demanda qu’on l’emmène également à l’infirmerie avant de courir jusqu’à la salle de cours où le professeur était certainement encore étendu sur le sol.

Léandre prit une profonde inspiration avant de se redresser, tenant fermement sa partenaire dans les bras. Les muscles de ses bras tiraient à l’intérieur de sa chair, mais il était hors de question qu’il lâche Eldelweiss tant qu’elle ne serait pas en sécurité. Il se tourna vers Bethany et son escorte :

_Courage les filles, on est déjà à mi-chemin. Et Bethany …

Il encra ses yeux dans ceux de sa camarade de classe, ne sachant pas vraiment si elle était lucide, mais voulait qu’elle voit toute la sincérité dans ses yeux vairons. Elle devait comprendre que ses paroles n’étaient pas dites pour faire bonnes figures.

_Tout va bien se passer, tu es courageuse.

Du moins, beaucoup plus courageuse que tout leur camarade de classe, même lui. Lui n’avait pas osé poser ses mains sur les blessures des autres. Recadrer et porter une étudiante était à la portée de tous et ne demandait aucun courage.

Le trio (sans compter les endormis) se remit en marche jusqu’à l’infirmerie.

Tout allait bien se passer …


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