Un cours à trois [PV : Weiss et Bethany]

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Léandre Laverny
BB |:| Deuxième année
Sexe : Homme
Apparitions : 54
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Né(e) le : 10/02/2002
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Sam 14 Avr - 1:17


Un cours à trois
Avec
Edelweiss & Bethany



_Ça va aller … ça va aller Léandre, tu peux le faire ...

C’était bien beau de se donner du courage. Mais il ne savait pas s’il allait atteindre son objectif, pourtant si simple.
Etrangement, peu à peu, il avait l’impression que son corps devenait moins lourd alors qu’il sentait une présence près de lui. Etait-ce sa mentalité qui l’empêchait d’être si faible devant les autres ? Ou se sentait-il réellement mieux alors que cette personne s’approchait de lui ?
Cette personne étant sa partenaire.

_ Léandre ? Es-tu sûr que tout va bien ?

Le jeune homme arqua un sourcil. Elle parlait français … aussi bien que lui. Sans bavure, sans aucun accent apparent. Une parfaite bilingue. Aurait-elle des origines françaises également ? Cela serait sans doute une trop grosse coïncidence.
Mais ils étaient liés alors qu’ils n’avaient rien en commun, il ne fallait pas l’oublier. Peut-être était-ce cela qu’ils avaient en commun finalement ? Un parent venant de ce pays là.
Non, c’était vraiment trop absurde. Même si la magie n’avait rien de logique, ça serait vraiment trop poussé. Ils étaient en Europe, et Dieu sait que les français s’éparpillent au coin du globe, il n’était pas étonnant que beaucoup de personnes de se pensionnat avaient des origines françaises.

L’expression du jeune homme redevint rapidement neutre. Il fallait être réaliste à la question de la demoiselle. Il n’était pas au mieux de sa forme. Mais il se sentait moins lourd à sa présence. Il pourrait le lui avouer, ce n’était pas cher payé. Et si c’était lié à son pouvoir, et donc à l’allemande, il fallait mieux qu’elle soit au courant.
Léandre entreprit de répondre dans un parfait français :

_Pas vraiment.  Mais je suppose que c'est comme cela lorsque l’on utilise ses pouvoirs pour la première fois. Je me sens un peu mieux maintenant que tu es là.

Léandre se massa la nuque en s’adossant sur le mur. C’était plutôt gênant finalement de dire les choses de cette façon. Mais Edelweiss était loin d’être stupide, elle allait faire le lien entre leur lien et le fait qu’il se sente mieux.
Le jeune homme émit un long soupire à peine audible en fermant les yeux, caressant son cristal qu’il savait qu’un blanc neige. A force de s’informer, le finlandais avait rapidement compris qu’il avait un cristal pur, cela voulait dire qu’il n’avait pas de péchés apparents. Ce qui l’étonnait énormément, Léandre savait qu’il était loin d’être parfait. Ce cristal faisait partie des nombreuse choses qu’il ne comprenait pas, et il ne pouvait pas en parler à ses proches, c’était frustrant et malgré son caractère très solitaire de base, le jeune homme se sentait un peu abandonné dans cette cage, faire semblant que tout allait parfaitement bien à sa famille et sa meilleur amie.
Ils lui manquent …

Léandre ouvrit les yeux et plongea son regard vairon dans celui de sa partenaire.

_Toi, est-ce que tu vas bien ? Ce que j’ai fait … ne t’a pas affecté ?

Même si le jeune homme ne voulait montrer aucun attachement, il n'aurait pas apprécié être la cause d'un malaise envers autrui. Lui même étonné que sa par "d'humanité" sur son détachement envers le monde extérieur. Cela ne faisait plus aucun doute, il se prenait dangereusement d'affection pour la jeune allemande.
Et tout les adultes lui disaient que son pouvoirs affecteraient sa partenaire en premier, seulement il ne savait pas comment, il ne savait pas ce que cela ferait sur elle. Et sa réponse pour leur professeur … Il ne savait pas pourquoi, mais il avait l’impression qu’elle ne disait pas tout.
Avant que l’allemande ne réponde, pour ne pas l’interrompre, il enchaina rapidement :

_Edelweiss, pourrait-on se promettre de ne pas se mentir ?

Le jeune homme fit un pas en avant pour être vraiment proche de l'allemande et ancra son regard dans le sien, lui montrant avec ardeur qu'il ne plaisantait pas. Elle n'avait pas confiance en lui, soit, elle ne l'appréciait pas, il n'en avait cure, mais il ne supporterait pas qu'elle lui mente.
Léandre savait que de gré ou de force, il devrait lui accorder sa confiance un jour. Il lui faudrait du temps. Beaucoup de temps. Mais il voulait être sûr que la confiance qui lui donnera ne sera pas bafoué par des mensonges et des trahisons. Ça serait un véritable cauchemar pour lui.

_On est obligé de faire équipe. Alors, promet moi de ne jamais me mentir. Si tu ne veux pas me dire la vérité, dis que tu ne veux pas, mais ne me raconte pas de mensonges. Et j’en ferais de même.

Maintenant ils étaient une équipe en effet.
L’adolescent ne savait pas pourquoi, mais de vilains souvenirs se mirent à surgir dans son esprit tourmenté. Un tourment qui ne l’a jamais vraiment quitté. Evidemment qu’il ne faisait pas confiance à Edelweiss. Mais il n’avait pas le choix de collaborer avec elle. Une équipe ne pouvait pas se fonder sur le mensonge, le manque de confiance, la discorde. Il savait qu’il était un point mort dans ce duo, il ne faisait pas avancer la jeune femme. Il avait tout de même bon espoir qu’elle pourrait avancer d’elle-même. Elle n’avait pas besoin de lui.


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Bethany Williams
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Sam 14 Avr - 23:11



Un cours à trois
Avec

Edelweiss L. Wintenberger
Léandre Laverny


Finalement, ce que j’avais cru être un moment de tranquillité ne fut qu’un petit instant bien vite interrompu par le professeur. Ce dernier semblait avoir simplement répondu à une interrogation d’un élève avant de revenir vers moi, me demandant le questionnaire. Dans un geste clairement désintéressé, je lui tendis la feuille de papier qu’il regarda avec attention. Peut-être par crainte de découvrir son mécontentement ou autre genre de frustration due à mon manque de coopération, je ne le regardai pas, laissant mon regard parcourir les défauts de la table sur laquelle j’étais avachie.

- Je vois que tu n’as répondus à aucune de mes questions, Bethany. J’ai bien lu ton opinion, mais j’aimerais savoir pourquoi ne pas en avoir profité pour me donner quelques éléments qui pourraient t’aider.

Sur le coup, je crus qu’il se moquait totalement de moi. Si je n’y avais pas répondu c’est que je ne voulais pas. Voire même, pour d’autres questions, je ne pouvais tout simplement pas. Etant amnésique pour ce qui concernait une partie de ma vie, je ne me rappelais pas de tout ce qui concernait ce qui s’était passé avant l’orphelinat. En même temps, dans le cas contraire, je n’y serais sans doute jamais allé, à moins que je n’ai aucune famille nul part. Mais je ne voulais même pas y penser. Qui avait besoin d’une famille si celle-ci faisait comme celle que j’avais considéré comme ma petite soeur ?!

Du coup, fronçant les sourcils d’énervement, je haussai les épaules avant de répondre froidement, mâchant au moins un peu mes paroles :

- Entre les questions indiscrètes et celles auxquelles je ne peux tout simplement pas répondre, je suis persuadée que vous connaissez déjà quelques réponses. De plus, à quoi bon chercher ce que je suis, vu que je suis une simple humaine ? C’est n’importe quoi.

Pensant sans doute qu’il valait mieux me laisser me calmer pour le moment, ou que ce n’était pas la peine de creuser tant que j’étais dans cet état d’esprit, si ce n’était autre chose, il me fit part que nous en reparlerions lorsque je serais prête avant de s’en aller. Sans doute avait-il d’autres chats à fouetter que discuter avec un mur. J’en fus comme soulagée malgré le poids qui me restait dans la poitrine et les yeux, comme si je me sentais stupidement abandonnée.

Ayant naturellement vu qu’il me serait totalement impossible de dormir lors de cette heure de cours, je décidai d’occuper mon temps d’une toute autre façon. Je me penchai donc vers mon sac pour le fouiller jusqu’à en sortir un carnet. Puis, celui-ci en main, je m’assis en tailleurs sur  ma chaise et prit mon crayon, mon carnet ouvert sur une page vierge. Je pris alors une grande inspiration pour me concentrer et, reprenant les souvenirs que j’avais d’une dernière commande de programmation, la construction d’un site internet plus exactement, je me mis à prendre des notes, faire des schémas. Je me rappelais exactement ce qui m’avait été demandé, au point que je n’avais pas à sortir mon portable pour chercher le mail que j’avais reçu. J’avais cependant noté en couleur qu’il allait falloir que je demande comment il comptait me régler et que j’exigeais la moitié du paiement d’avance. Une règle que je m’étais fixée pour éviter les impayés, bien que cela ne me soit encore jamais arrivé.

Je fus tellement prise dans mes réflexions que je ne fis plus du tout attention à ce qui m’entourait. De ce fait, je ne vis pas Léandre et Edelweiss revenir et n’entendait plus les autres parler de leurs races et pouvoirs. Comme toujours, j’étais différente, à part. Cela ne changerait certainement jamais. De toute façon, j’avais horreur de ce genre d’animation, de cette joie qui sonnait faux à mes oreilles.

*Il y aura toujours un moment où on sera déçu…*

C’était ce que j’avais pensé en les regardant juste avant de commencer à préparer ma commande et ce n’était pas prêt de changer…
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Edelweiss L. Wintenberger
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Mar 17 Avr - 20:00


Un cours à trois




Après avoir entendu les encouragements que Léandre murmurait pour lui-même, la jeune fille s'empressa de lui demander comment il allait. Bien qu'il n'était clairement pas au meilleur de sa forme, elle voulait l'entendre de sa bouche, ce qui prouverait ainsi qu'il accepte l'aide que Weiss voudrait lui apporter. Suite à ses quelques mots, le garçon arqua un sourcil avant de reprendre une expression neutre sûrement pour ne pas laisser paraître son étonnement. Le français dont elle avait fait preuve dut le surprendre et elle ne pouvait que le comprendre, après tout, elle aussi ne s'attendait pas à l'entendre parler cette langue avec tant de perfection.

- Pas vraiment.  Mais je suppose que c'est comme cela lorsque l’on utilise ses pouvoirs pour la première fois. Je me sens un peu mieux maintenant que tu es là, dit-il en se frottant la nuque tout en s'adossant au mur.

C'est vrai qu'il avait l'air un peu mieux que tout à l'heure, sa posture étant plus assurée. Et ça serait donc sa présence qui jouait sur cet état de fait ? En y réfléchissant, ça devait avoir un rapport avec le lien si spécial qui les unissait. Après tout, elle aussi se sentait toujours un peu plus forte lorsqu'il était près d'elle, il devait en aller de même pour lui. Le jeune homme ferma les yeux, l'air pensif. Peut-être essayait-il de rassembler ses idées ? Les événements récents n'avaient rien de normaux et le touchaient directement puisqu'il était la source de cette vague de joie presque incontrôlée dans la classe. D'ailleurs ce sentiment qui avait germé en elle avait commencé à s'estomper dès l'instant où Léandre fut sorti de cours. Peut-elle était-elle moins affectée que les autres élèves à cause ou grâce à ce lien qu'elle entretenait avec le garçon ? Ce ne serait pas étonnant si l'on prenait en compte cette sensation étrange qu'elle avait ressenti lors du morceau de musique. Et même si elle ne voulait toujours pas cautionner la magie au sens pur du terme, elle ne pouvait nier que quelque chose s'était produit. Quelque chose de puissant et d’inexplicable... Malheureusement, elle ne trouvait aucune explication scientifique à mettre sur ce phénomène. C'est frustrant...

- Toi, est-ce que tu vas bien ? Ce que j’ai fait … ne t’a pas affecté ?

Le jeune homme avait ouvert les yeux pour les plonger dans ceux de Weiss. Son regard vairon avait véritablement quelque chose de déstabilisant. Elle n'avait pas réellement menti à son professeur mais les iris de Léandre lui disaient qu'elle ne pourrait pas le tromper. Qu'il sentait qu'elle n'avait pas tout dit. Serait-ce aussi à cause du lien qu'il puisse savoir ça ? Ou bien était-il terriblement observateur ? En tout les cas, elle sentait qu'il lui serait impossible de lui cacher quoi que se soit.. Comme pour confirmer sa pensée, le garçon s'avança d'un pas, le visage extrêmement sérieux, demandant s'il était possible de se promettre de ne pas se mentir. Cette demande soudaine effraya quelque peu la jeune fille pour commencer. Mais petit à petit, elle se mit à réfléchir, peser le pour et le contre et, pour la première fois dans leur relation, elle s'autorisa à le regarder dans les yeux. C'est vrai qu'elle avait peur de faire une promesse de ce type, qu'elle la savait on ne peut plus importante mais en même temps elle trouvait cette demande légitime. Après tout, s'ils sont réellement liés pour toujours, s'ils ne peuvent échapper à ce destin, une relation basée sur la défiance et le mensonge n'aboutirait à rien d'agréable...

On est obligé de faire équipe. Alors, promet moi de ne jamais me mentir. Si tu ne veux pas me dire la vérité, dis que tu ne veux pas, mais ne me raconte pas de mensonges. Et j’en ferais de même, ajouta le garçon pour mieux la convaincre.

Effectivement, ses arguments reposaient sur la même logique silencieuse qui filait dans le cerveau de Weiss. Ils ne pouvaient décemment pas se permettre de se mentir sous peine de mener leur duo à la discorde. Et même si elle avait énormément de mal avec les promesses, elle jugeait celle-ci nécessaire à leur vie future. Bien sûr, elle n'avait pas de garantie qu'il honore sa part du marché mais il avait toujours eu un comportement très droit alors elle avait en quelque sorte l'assurance qu'il ne la trahirait pas. C'est plutôt lui qui prenait un risque en plaçant sa confiance en elle qui avait l'habitude de se comporter de façon fuyante, sans jamais mentir mais sans jamais dire la vérité... Elle soupira en son fort intérieur, se sachant très peu fiable de se côté là mais elle se devait d'être plus clair, plus franche. Pour Léandre, pour leur duo.

- Je te le promets Léandre. Je ne te mentirai pas, dit-elle enfin en le regardant dans les yeux pour prouver sa sincérité. C'était rare et elle se sentait mal à l'aise mais il fallait à Léandre une preuve de sa bonne foi... Elle reprit pour répondre à sa précédente question, Et pour répondre à ta question, ce que tu as fait avec la guitare m'a affecté mais différemment des autres élèves. Je pense... Je n'ai pas ressenti un sentiment de joie trop fort par rapport à nos camarades et il s'est d'ailleurs déjà estompé.. Je ne saurais comment expliquer le reste.

La jeune fille clôt le sujet en affirmant son incompréhension qui pour le coup était la vérité avant d'imposer à Léandre sa présence jusqu'à ce qu'il décide de retourner en classe. Elle avait décrété qu'elle lui viendrait en aide et puis lui se sentait mieux lorsqu'elle était près de lui, il serait bête de se priver de cet avantage. Doucement, elle le suivit jusqu'aux toilettes pour qu'il puisse se rafraichir tandis qu'elle attendait, adossée contre le mur du couloir, tout près de la porte. Même si elle souhaitait l'accompagner pour diminuer tout risque qu'il ne fasse un malaise, elle ne comptait tout de même pas envahir les toilettes des garçons. S'il se passait quoi que se soit, elle pourrait tout de même réagir immédiatement. Apparemment, aucun problème ne survint et les deux jeunes gens purent rejoindre leur classe en toute tranquillité. De là, Weiss retourna s'asseoir à la chaise qu'elle s'était attribuée depuis le début du cours tout en gardant sa vigilance en alerte concernant son partenaire.
Décidément, ce début d'après-midi était fort en émotions...


Codage par Nika L. Iélanov sur Pensionnat Immortalia
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Léandre Laverny
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Sam 21 Avr - 23:17


Un cours à trois
Avec
Edelweiss & Bethany




_ Et j’en ferais de même.

Edelweiss soutint le regard du jeune homme, comme pour lui montrer une certaine sincérité.

_ Je te le promets Léandre. Je ne te mentirai pas. Et pour répondre à ta question, ce que tu as fait avec la guitare m'a affecté mais différemment des autres élèves. Je pense... Je n'ai pas ressenti un sentiment de joie trop fort par rapport à nos camarades et il s'est d'ailleurs déjà estompé.. Je ne saurais comment expliquer le reste.

Un sentiment de joie ? Quel sentiment de joie ? Tout cela était incompréhensible pour lui. Mais c’est vrai que tout le monde dans la pièce souriait. Est-ce que son pouvoir serait de rendre les gens heureux en jouant de la musique ?
A cet instant, la chanson que ces femmes qui ont chant à son arrivé ici lui revint en mémoire. Bien que la langue était indescriptible, un couplet disait :

De la mélodie de ton cœur naitra la joie
Les sourires naîtront du son de ta voix
Joue pour les âmes attristées
Chante pour les larmes dispersées


Mais cela disait que les sourires naitrons de sa voix, hors, il n’avait pas chanté. Tout cela était vraiment énigmatique. Il ne comprenait rien.

Edelweiss accompagna le jeune homme jusqu’aux portes des toilettes, pour qu’il se rafraichisse. Evidemment, seul le finlandais entra.
Il s’aventura jusqu’au lavabo et laissa l’eau couler. Ses yeux vairons se perdirent un long moment sur cette cascade au bruit ruisselant. Pensif. Il sentait que son regain d’énergie l’avait quitté en même temps que ses pas loin de l’allemande.
Soit Edelweiss avait un pouvoir de guérison, soit c’était leur lien qui lui donnait cette énergie. Le jeune homme optait plutôt pour la deuxième option, bien que sa partenaire n’ait toujours pas découvert ses pouvoirs.

Léandre finit par se rincer le visage, appréciant la fraicheur de cette eau sur sa peau d’un blanc énigmatique. Des goutes innocentes vinrent se mêler à ses cheveux argenté qui avaient rencontré son visage. Léandre ferma le robinet et se regarda dans la glace pendant un long moment.

C’était lui, mais il ne se reconnaissait toujours pas. Ses cheveux, ses yeux, sa peau. Ces éléments qui faisait de lui ce qu’il était, avait disparut. C’était une autre personne qui se reflétait dans ce miroir.
Le jeune homme émit un long soupire en fermant les yeux. Que ferait son frère à sa place ? Lui, aurait surmonté ça, avec aisance. Il était si courageux et fort, son frère. Il aurait trouvé le moyen de faire face à la situation dès lors où il aurait posé les pieds dans cette école.
D’ailleurs que devenait-il en Finlande ? Et Serah, que devenait-elle ? Léandre avait tellement peur de les appeler, se disant qu’il ne pourrait jamais leur mentir et que son désir de fuir sa nouvelle condition allait se faire sentir à traversa sa voix.
Il fuyait la Finlande, maintenant il voulait fuir Londres. Où se trouvait donc son havre de paix ?

Le jeune homme décida de quitter les toilettes, trouvant qu’il avait déjà bien fait attendre sa partenaire. Il la remercia poliment de l’avoir accompagné et attendu, avant que tout deux ne retourne en cours.
Le trajet resta silencieux, mais Léandre en avait besoin, repensant à ses proches rester si loin de lui. Il profita aussi de la présence d’Edelweiss pour reprendre des forces, puisse qu’apparemment cela fonctionnait.

De retour en classe, sa partenaire alla reprendre sa place, et le jeune homme en fit de même. Son attention se porta sur un groupe d’élèves un peu moins discret que les autres. Un garçon semblait un peu agité. Léandre espérait que ce n’était pas à cause de lui et ses pouvoirs de tout à l’heure.
La concentration du jeune homme avait baissé et il ne remarqua pas tout de suite le bloc note que le professeur avait laissé trainé sur la table.
Le regard vairon du jeune homme se porta sur le carnet ouvert. La curiosité était un vilain défaut, il le savait bien, mais il savait aussi que cet homme avait émit avoir des réponses sur la nouvelle condition du finlandais.
Léandre tourna légèrement la tête pour lire ce qu’il y avait marqué. C’était une prise de note qui ne semblait avoir ni queue ni tête, mais trois mots étaient entourés : musique, joie, muse. Un point t’interrogation était posé sur le mot « muse ».
La blague.
Léandre se serait changé en muse ? Mais les muses étaient des femmes, pardi.

Le professeur appela le jeune homme, de là où il était, ayant finit avec un élève. Le finlandais resta passible en façade, mais serra les dents pour se lever. Il allait beaucoup mieux que tout à l’heure, mais pas assez bien pour le prétendre. Il espérait que rester assis près de sa partenaire encore quelques minutes allait arranger les choses et ne voulait surtout pas se lever. Mais Léandre n’allait pas manquer de respect et ne se fit pas appeler deux fois.
En se levant, il jeta un rapide coup d’œil à Edelweiss et à Bethany. Cette dernière était sur son ordinateur et semblait autre … autre chose.
Le finlandais se savait peu tolèrent envers les autres, mais il n’aimait pas beaucoup le comportement de cette fille.

Arrivé devant son professeur, Léandre se tint droit, en serrant légèrement les poings pour ne pas tomber.
Le professeur expliqua ses suppositions face à la race du jeune homme mais lui posa une dernière question. Lorsqu’il s’était évanoui en arrivant, qu’avait-il vu ?
Léandre hésita mais finit par avouer sa vision, 9 femmes qui dansaient et chantaient sur des nuages venant de l’aube. Bien que Léandre garda pour lui la chanson de ces femmes à la beauté renversante.
Il n’y avait plus de doute possible pour le professeur qui était fier de lui-même. Il avait cherché partout, mais en réalité la réponse était là depuis le début, le rêve de Léandre avait tout avoué, il était une Muse.

Le jeune homme regarda son professeur, perplexe.
C’était la plus grosse blague de l’univers.
Mais il n’eut pas vraiment le temps de réagir qu’un bruit anormal attira leur attention …


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Hier à 14:52



Un cours à trois
Avec

Edelweiss L. Wintenberger
Léandre Laverny


Je ne me rendis pas compte du moment où mes deux partenaires de cours furent revenus en classe. Il me fut même impossible de savoir combien de temps je venais de passer sur ce travail informatique. J’étais tellement concentrée que c'est à peine si j’avais conscience de ce qui s’était passé en classe. Le professeur, qui m’avait laissé plus tôt en voyant que je n’avais pas l’intention de discuter avec lui, ne m’avait rien dit non plus. Soit il avait été bien trop préoccupé par les autres, soit il s’en moquait. Au final, qu’en avais-je à faire ? Tant que je n’avais pas à supporter ces idioties plus longtemps ou qu'on ne me disait plus que je n’étais pas humaine, tout m’était égal.

À cause de ce genre de pensées et ce comportement détaché , je ne levai pas les yeux quand je perçu l’appel du professeur pour un élève. Ce dernier s’avéra être une personne de ma table, certainement le garçon puisque le bruit de chaise venait de sa place.

*Mais qu’est-ce que j’en ai à faire au final ? * me demandai-je avant de faire en sorte de me reconcentrer sur mon travail.

Ce ne fut pas facile, mais j’y parvins finalement petit à petit en pensant que cela serait moins à faire plus tard, me laissant ainsi tout le loisir de faire une sieste. Pendant ce temps, à une table proche du bureau du professeur, des élèves s’impatientaient. Cela faisait un bon moment qu’ils demandaient l’attention de l’adulte et le fait qu’il se focalise sur une personne en particulier ne leur plaisait pas. Néanmoins, ce n’était pas vraiment dans le nature de s’en prendre à une personne n’ayant visiblement rien demandé. La colère pécheresse d’une fille aux magnifiques ailes de démon se tourna donc vers le “vrai coupable” :

- Et si je lui faisais une farce ? murmura-t-elle à ses camarades et amis.

- C’est une très mauvaise idée, Sybille. Imagine que tu perdes le contrôle ou que tu sois face à des personnes très sensibles à ton pouvoir…

- Mais je ne peux pas laisser les choses comme ça ! le coupa-t-elle en s'emportant, toujours à voix basse.

Les discussions continuèrent ainsi pendant un moment alors que le professeur s’occupait de Léandre, lui annonçant qu’il était une muse. Puis, n’écoutant pas ses compères qui lui demandaient de se calmer, de ne pas faire de bêtises, la seconde année utilisa son pouvoir. Ce dernier consistait à blesser à distance une personne. Blessure qui ne cessait de grandir jusqu'à ce que l’investigatrice le veuille ou perde sa concentration. Au début, ce fut comme si rien ne se passait. Malheureusement, la jeune femme perdit le contrôle de son pouvoir qui blessa gravement le professeur qui s’effondra sur le sol sous les yeux de son interlocuteur.

Surprise par le bruit sourd que cette chute produisit, je me tournai rapidement dans la direction que cela venait comme la plupart de la classe. D’abord silencieuse, la salle devint un vrai capharnaüm face à l’horreur à laquelle nous assistions. Personnellement, je restai là sans trop savoir quoi faire. Déjà, je n’avais aucune maîtrise de médecine. Ensuite, je ne m’attendait pas à ce que tout le monde panique, hurlant, pleurant ou courant partout. D’autres, plus stoïques que moi, prirent simplement leurs affaires pour s’en aller. Et après on me considérait comme une sans-coeur ! Néanmoins, il n’en restait pas moins que je ne savais pas du tout comment prendre la situation. Le mieux serait peut-être d’aller chercher l’infirmière, mais je ne savais pas où se trouvait l’infirmerie et il fallait que quelqu'un ayant gardé son sang froid reste pour essayer de calmer la situation. Mais, là encore, je ne savais pas trop comment m’y prendre. Chercher à gueuler n’arrangerait rien, je ne pouvais pas tous les assommer et je ne possédais pas de pouvoir me permettant de gérer les moments de crise. Après tout, je n’avais pas de pouvoir du tout. A quoi pouvais-je bien servir ?
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Hier à 20:36


Un cours à trois




Le cours reprenait tranquillement alors que les deux jeunes gens avaient reprit leur place aux côtés de Bethany. Il ne devait rester que quelques minutes à attendre avant que la cloche ne sonne la fin de l'heure et le plus gros des activités semblaient avoir été faites. Cependant, jamais la jeune fille n'aurait pu imaginer que ces quelques minutes seraient sans doute les plus longues de sa vie...  
Jusque là tout avait l'air normal mis à part un petit groupe d'élèves qui commençait à s'agiter malgré la bonne humeur que Léandre leur avait transmit. Quoi que.. Son pouvoir s'était peut-être estompé depuis ? D'autant plus qu'il avait quitté la pièce et, ne sachant pas comment fonctionne ces histoires de magie, l'on pouvait imaginer que les effets avaient à voir avec la proximité. C'est alors que le professeur interpella le garçon qui semblait peiner pour se lever et aller le rejoindre. Il avait l'air d'aller mieux depuis quelques temps, peut-être devrait-il rester encore un peu près de Weiss pour récupérer encore des forces ? La jeune fille songea même à se lever pour l'accompagner et ainsi lui offrir encore un peu d’énergie mais elle finit par s'abstenir. Le professeur ne l'avait pas appelé, il serait malpoli de se lever sans autorisation. Weiss reporta son regard sur Bethany qui était figée devant son ordinateur, tout en gardant l'oreille attentive au dialogue de Léandre avec l'enseignant. Il semblait avoir découvert sa race, qu'il supposait être "Muse". Muse...? N'était-ce pas une race exclusivement féminine ? Allons bon... Mais passons, elle n'était ni spécialiste, ni professeur d'adaptation raciale pour prétendre établir un diagnostique pour son partenaire. Doucement, elle poussa un soupire en reposant son menton dans la paume de sa main, attendant avec impatience la fin de ce cours qu'elle pourrait presque qualifier d'anarchique entre tout ces rebondissements... En espérant qu'il n'y en ait pas de nouveaux... La jeune fille tourna légèrement la tête vers ce groupe de jeunes de plus en plus excité et espérait en son for intérieur qu'il ne perturberait pas plus la classe. Déjà qu'ils faisaient suffisamment de bruit pour réussir à se faire remarquer d'à peu près tout le monde..

C'est alors que l'une des jeunes filles du groupe, aux ailes noires comme l'ébène, semblait particulièrement s'impatienter. Elle se redressa sur sa chaise, pointant sa main vers Léandre. Non... Vers le professeur avant que celui-ci ne s'écroule. Sursautant de surprise, Weiss regarda la scène mais ne parvenait pas à bien voir ce qu'il s'était passé étant donné la présence de son partenaire qui lui cachait la vue. Et si la classe resta d'abord silencieuse, tout s’enchaîna finalement très vite. Des cris de terreur, des personnes paniquant totalement, d'autre reculant pour s'enfuir hors de la classe. Que se passait-il ? Immédiatement, la jeune fille se leva pour rejoindre Léandre pour lui demander s'il allait bien et ce qu'il arrivait à leur enseignant avant de rester coite face à ce qu'elle voyait. Il était au sol, son vêtement imbibé de sang vers le bas des côtes. Qu'est-ce que.. ? Comment.. ? C'est vraiment.. ? Du calme, il ne faut pas paniquer. Elle prit une grande inspiration pour se tranquilliser et réfléchir tout en s'agenouillant près de leur professeur qui se tordait de douleur. Il faut prévenir l'infirmière mais il faut également lui appliquer les premiers soins. Il y avait tellement de sang par terre et sur son tee-shirt que ça ne pouvait qu'être grave.

- Professeur ? Vous m'entendez ? dit-elle d'une voix qu'elle voulait rassurante pour capter son attention.

L'homme réussit à ouvrir faiblement un œil dans sa direction, signe qu'il était encore conscient. Bien, il faut agir rapidement. A défaut de retourner jusqu'aux toilettes pour se laver les mains, elle devait avoir une petite bouteille de désinfectant dans son sac. En même temps qu'elle se faisait la réflexion, elle fila récupérer ladite bouteille tout en demandant aux autres élèves de ne pas s'approcher de l'enseignant pour le laisser respirer. Une fois ses mains désinfectées, elle récupéra son écharpe qui pendait au dossier de sa chaise avant de rejoindre immédiatement l'homme. Ses pensées étaient toutes dirigées vers lui, occultant ce qui l'entourait, pour mieux agir face à une telle situation de crise. Certes, elle n'était pas sensible à la vue du sang. Certes, son père qui était chirurgien parlait souvent de son travail et lui avait apprit les bases. Mais se trouver en situation réelle la faisait stresser, même si elle faisait tout pour ne pas le montrer. De nouveau, elle s'agenouilla auprès de leur professeur tout en jaugeant l'espace de libre qui l'entourait. Elle devrait s'en sortir puisqu'ils sont devant le tableau, les tables étant plus loin derrière.

- Je vais devoir vous tourner monsieur, n'ayez pas peur, lança-t-elle en joignant délicatement le geste à la parole pour allonger le professeur sur le dos.

Elle se tourna pour récupérer un sac qui traînait non loin avant de le glisser sous la tête de son "patient" pour s'assurer que ses voies respiratoires ne seraient pas obstruées après quoi elle vérifia son pouls ainsi que sa respiration. Tout accélère, c'est mauvais signe... Rapidement mais sans non plus se précipiter, elle entreprit de soulever le haut de son enseignant pour réussir à situer précisément la blessure. Elle essayait d'être la plus délicate possible pour ne pas lui faire mal mais s'excusait à chaque fois qu'il émettait une grimace de douleur. Elle se sentait terriblement mal pour lui... Comment un pouvoir aussi dangereux a-t-il pu exister ? Ou du moins, il fallait sérieusement surveiller cette élève.. Chassant cette idée pour ne pas se déconcentrer, elle localisa la blessure qui était bel et bien en bas des côtes gauches, légèrement sur le côté. Pas de corps étranger à l'intérieur à première vu et la plaie n'était pas trop large mais le saignement s'écoulait en nappe. Une veine était sûrement touchée... Et à son stade de connaissance, elle ne pouvait pas déterminer si un organe l'était aussi. Tout en essayant d'analyser les différentes hypothèses, elle pliait son écharpe (heureusement, elle n'était pas en ouate) avant de l'apposer sur la blessure tout en appuyant dessus. Il faut à tout prix qu'elle stoppe le saignement.

- Professeur ? Êtes-vous toujours avec nous ? Ne vous inquiétez pas, mon père est chirurgien et m'a apprit les premiers gestes.

En théorie. Mais ça, il n'était pas nécessaire de le dire puisque son but était de le rassurer. Enfin, elle avait tout de même du mal à déterminer s'il était encore éveillé ou non.. Son teint palissait de plus en plus et sa respiration semblait toujours aussi rapide. Ce n'est pas bon signe...

*Edelweiss* murmura l'oiseau qui venait de se poser sur son épaule.

Que voulait-il dans un moment comme celui là ? Aider. Apaiser. Guérir. Elle sentit sa respiration ralentir comme si elle était soudainement détendue alors qu'elle avait tourné la tête vers Juwelen. Étrangement, elle avait une sensation de comprendre et de penser la même chose que lui. Comme si c'était une évidence. Et puis l'oiseau se mit à scintiller de la même façon qu'à leur première rencontre. Elle ne savait pas ce qu'il se passait mais c'était comme si tout lui semblait normal. Et puis, elle ne s'en rendait pas compte, mais une petite lumière s’échappa de son être. Doucement. Comme une faible étincelle...    


Codage par Nika L. Iélanov sur Pensionnat Immortalia
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