Sin Theatre


 

A boire contre des infos ? [Pv Dana O'Neill]

Yasushi Lelph
C |:| Barman
Sexe : Homme
Identité de genre : Masculin
Apparitions : 53
Inscription le : 13/06/2018
Né(e) le : 16/04/1995
Age : 23
Nationalité : Anglais
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Situation amoureuse : Célibataire
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Dim 23 Sep - 4:43


A boire contre des infos ?

Feat Dana O'Neill



Enfermé dans ma routine, je ne voyais pas vraiment le temps passer. Seul mon emploi du temps me permettait de ne pas me perdre dans l’angoisse constante et bouger un peu. Pour vous dire, j’étais à un point où le squatteur dans ma tête ne me laissait que très peu de répit.

Je n’étais pas de bonne humeur. Sur le vif. A fleur de peau. Prêt à sauter à la gorge du premier qui me ferait chier. Autant dire que Patrick, mon collègue, s’en prenait des paroles très acides à chaque fois qu’il me harcelait de questions. Enfin, autant dire que c’était le cas tout le temps où nous étions dans la même pièce, voire à moins de cinq mètres de distance entre nous. Bref…

La raison de mon état était la même que celle qui faisait que je travaillais avec le bras droit dans le plâtre. En gros, pour faire un résumé, j’avais été témoin d’un meurtre et, par association d’idées, j’avais revu ma mère étendue, sans vie, dans le salon de la maison. A cause de cela, non seulement je m’étais transformé (ce qui n’était clairement pas agréable, et je suis gentil), mais en plus j’avais coursé l’assassin dans les rues de Londres qui commençaient à peine à se réveiller. C’est une fille sans aucun doute plus jeune que moi qui fut la cause de ma mauvaise humeur et de mon bras cassé. Cette prétentieuse m’avait coincé dans une ruelle alors que j’étais potentiellement dans l’optique de lui ouvrir la gorge. Dit comme ça, on ne pourrait pas la croire dangereuse, mais pour moi elle n’était rien d’autre qu’un danger que je voulais vraiment frapper. Il y avait peu de personnes qui entraient dans cette catégorie, mais elle avait réussi à atteindre le top 3 ! Après tout, je m’étais cassé le bras moi-même pour éviter de l’attaquer. Et par la suite elle se disait être la sauveuse de la situation ?! Laissez-moi rire ! …

Malgré la demande de mon patron, je ne parvenais pas à sourire aux clients. Cela avait beau faire deux mois que cela s’était passé, je ne parvenais pas à le digérer. De plus, la peur qu’on me cite, d’une façon ou d’une autre, me rendait plus nerveux que jamais. Après tout, cette fille menaçait de me faire retrouver par mon géniteur, donc que je retourne dans cette cave, cette prison, dans laquelle il s’était évertué à me briser. Rien que d’y penser, je perdais toute motivation de me montrer agréable, bien que je restais courtois. Surtout auprès des clients. Après tout, j’étais au travail.

Le Dublin Castle était ouvert depuis trois heures et la soirée était plutôt calme. Cela n’avait absolument rien à voir avec les soirs de concerts qui me donnaient plus de fil à retordre. Enfin, on me dira que comme le spectacle était annulé, c’était sans doute un peu normal qu’il n’y ait pas grand monde aussi. Alors, j’écoutais avec une très grande attention ce qui se disait sans le montrer. Je guettais. Je LE guettais. Son arrivée qui signerait mon départ de la ville. J’en avais peur, je devais bien l’avouer. Après tout, comment pouvait-il en être autrement ? Heureusement, personne ne pouvait le sentir, contrairement à moi. D’ailleurs, mon odorat ne m’aidait pas à me concentrer : aussi développé que celui d’un chien, je sentais les odeurs me faisant deviner les sentiments tels que la colère ou le stress au milieu des parfums mélangés des parfums, shampoings, gels douche et je ne sais quel autre produit malodorant qui me donnait le tournis. A chaque fin de soirée, je me demandais même comment je parvenais à ne pas m’évanouir. Enfin… Peut-être que les odeurs des égouts et de la “cage” m’avaient aidés à m’habituer aux overdoses de ce genre. Puis, au pire, ce n’était pas le plus important.

En entendant une personne s’installer non loin de moi, je m’approchai d’elle et lui demandai professionnellement mais sans mon sourire habituel :

- Qu’est-ce que je vous sers, mademoiselle ?

Il s’agissait d’une jeune femme aux jolis cheveux roux. Mais ce qui retint mon attention furent ses yeux dorés. Magnifiques et qui me rappelaient la clarté des yeux de ma meilleure amie disparue. Certes, ce n’était pas la même couleur, mais c’était leur clarté qui me faisaient penser à elle. Mais il ne fallait pas que je m’égards dans mes souvenirs. Ce n’était pas le moment. Garder mon calme, la tête froide et un poil de concentration était plus qu’important au travail. Malheureusement, c’était légèrement compromis...

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Dana O'Neill
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Mer 26 Sep - 4:11






À boire contre des infos ? ft.

Yasushi





J'aime les vendredis. J'aime arrêter les cours et arriver en week-end. J'aime cette sensation de liberté qui me prend alors que la fatigue me rattrape sur le trajet. C'est toujours une petite joie que de savoir que mon travail est enfin officiellement fini. C'était le moment que j'attendais à partir du lundi matin ! Et c'est ainsi que mes collègues m'ont vus quitter le bahut en sautillant, sourire aux lèvres, simplement heureuse.

J'ai une tournée des bars à faire ! Alors non non, pas de vraie tournée j'entends. Mais j'ai une liste de bars à faire, à tester pour trouver le meilleur de la ville. Et aujourd'hui, je m'essaie au Dublin Castle. Ne mentons pas, un bar qui porte le nom de ma capitale, je partais bien. Avec un peu de bol j'allais trouver ce whisky natal qui me manque parfois ! Et ça, c'est largement suffisant pour égayer ma semaine. Pour le coup, je m'y arrêterais ce soir. D'abord je rêve une douche, une clope et me détendre avant de voir quelles douceurs allaient m'offrir ce bar.

Je me dépêche de rentrer chez moi, Milo tournoyant gaiement autour de moi. Dès que je referme la porte de mon appart, mes vêtements quittent mon corps et je me précipite sous le jet d'eau glacé qui ne tarde pas à attiser la buée dans ma salle d'eau. Je me laisse couiner sous le premier jet qui me surprend avant de soupirer d'aise lorsque ma peau arrête d'être gelée. Lorsque je sors, mes mèches humides mouillant ma peau fraîchement séchée, finissant sur la serviette qui entoure ma poitrine, je m'assois sur mon canapé, attrapant une clope que j'allume en soupirant longuement, le regard à moitié ouvert.

- Tu te sens bien ?
- C'est le week-end, je suis toujours bien en week-end.
- Tu veux un whisky ?
- Non merci. Un joint à la limite.
- J'te roule ça.
- T'es le meilleur !
- Je sais ~

Mon rire remplit la pièce avant de s'éteindre sous une nouvelle bouffée. Mon regard se ferme avant que je ne m'étire en un grognement. Milo roule avec autant de rapidité que moi et j'ai à peine le temps de m'asseoir pour écraser ma clope qu'il me tend la dose de drogue parfaitement roulée. Je l'allume, inspirant longuement, expirant profondément, sentant mes muscles se détendre alors que Milo s'assoit face à moi, m'observant calmement.

- Quel est le programme ?
- Je vais au bar. Je bois jusqu'à en avoir marre, trouver un amant ou être bourrée. Ou les trois en même temps, qui sait...
- Tu sais que ce n'est pas en te bourrant d'alcool que tu mourras ?
- Chut.
- Dana...
- Chut !

Il se tait. Je ne veux pas avoir cette conversation. Je suis vouée à ne jamais mourir, laissez-moi donc rester triste pendant encore une éternité ou deux. Après... On verra...

Je me lève avant de m'habiller. D'abord avec un ensemble sexy noir, petit boxer et soutien-gorge assortit, puis avec un jean et une chemise. J'enfile rapidement des bottines et me voilà dehors avec mon sac à main. Je ne veux plus penser à mon immortalité. Je veux boire. M'amuser. Vivre. J'ai tellement de temps devant moi que je peux me permettre de faire des trucs inutiles et sans intérêt.

Quelques minutes de marche plus tard, j'ai fini mon joint et mon regard alterne entre ma clope et le panneau « interdit de fumer » qui trône devant la porte. Je soupire faiblement avant de jeter la dose de nicotine, Milo m'observant, le regard trop grave.

- Bonjour !

Et, ma tête se tournant vers le qilin, invisible pour les autres, mon corps s'asseyant au bar.

- Ça va, lâche-moi un peu ! J'ai le droit de m'amuser putain !
- Qu’est-ce que je vous sers, mademoiselle ?
- Hum... Est-ce que vous avez un whisky irlandais s'il vous plaît ? Milo, ajoute ma voix pour le concerné, arrête de me regarder comme ça, c'est vraiment chiant.

Mon regard esquive mon frère pour me concentrer sur le barman. Fort joli dis-donc ! Très très sexe, ça oui. Et mes yeux descendent vers son bras. J'hausse un sourcil avant de me pencher par dessus le bar, lui attrapant la main en lui souriant.

- Deux secondes, ça fera pas mal.

Je serre ma poigne et laisse ma main luire d'une petite lumière verte. Oui je sais que je suis censée cacher mes pouvoirs toussa... Mais il y a peu de gens. Après tout, le bar est ouvert depuis « peu ». Lorsque mon pouvoir a fini, je me laisse retourner à ma place en m'étirant.

- Votre bras est réparé. Je peux vous casser votre plâtre si vous voulez, ce sera sûrement plus pratique pour servir les clients non ?


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Jeu 27 Sep - 5:03


A boire contre des infos ?

Feat Dana O'Neill



J’avais noté que la jeune femme qui me demandait un whisky irlandais parlait toute seule. Et ce, comme si elle était avec quelqu’un. Peut-être que la substance dont je sentais la désagréable fragance y était pour quelque chose ? A moins qu’elle n’ait des hallucinations ? En tous les cas, elle n’était pas bourrée. Je le voyais à son attitude, à sa façon claire de parler et à l’odeur inexistante d’alcool. Du coup, je décidai de ne pas en tenir compte avant de commencer à partir vers la réserve. Parce que, oui nous avions du whisky irlandais, mais fallait être honnête sur un point : ce n’était pas la boisson la plus demandée par les clients. Je ne m’amusais donc pas à sortir une bouteille qui ne ferait que prendre la poussière.

Mais avant que je puisse tourner le dos à mon client, je sentis quelque chose me retenir. Je me retournai donc vers la rousse qui me tenait le bras cassé, ou plus exactement la main. Instinctivement, je la regardai dans l’optique de lui demander froidement de me lâcher. Mais elle me devança en me demandant deux secondes. Surprise, méfiance, colère… je ressentais beaucoup de choses hormis de la joie ou toute autre émotion qui puisse être pensée comme étant positive. Autant le dire franchement, j’avais très peur. Mais je n’en montrai rien. Seul mon regard pouvait éventuellement laissait deviner ce que je ressentais. Seul le squatteur offert par mon père avant même que j’atteigne l’âge de trois ans avait accès à tout ce qui se passait dans ma tête. Et il essayait d’en profiter. Sans ménagement il essayait de briser mes barrières, de m’atteindre. Il allait y arriver si ses “deux secondes” duraient une éternité.

Une lumière couleur verte sembla illuminer doucement l’ombre entre nous. Un pouvoir ? De quel genre ? La peur augmenta grandement, me mettant réellement en danger, et les autres par la même occasion également. La meilleure façon de m’enfermer dans un cercle vicieux qui ne faisait que dégénérer les choses, sans parler des sensations qui précédaient la Transformation rendre mes membres douloureux. Et durant ce laps de temps, qui ne dura finalement qu’une quinzaine de secondes environ, mon expression monta de plus en plus mon état d’esprit. C’est pourquoi, dès qu’elle me lâcha partiellement, je retirai ma main et tentai de reprendre contenance. C’est à peine si je parvins à comprendre les mots de la demoiselle qui me parla. Heureusement, j’en compris le sens, surtout en sentant une différence de sensation à l’intérieur de mon plâtre : elle m’avait guérit. Je ne sautais pas de joie, mais cela m’aida un peu à “le” repousser et répondre calmement :

- Vous en avez assez fait. Je reviens.

Puis, je partis dans la réserve. J’avais été calme, mais il était clair que je n’avais pas été très sympathique. Froid. Distant. Et mon regard avait sans aucun doute été plein de reproches. Pas le top pour remercier une personne qui venait de m’aider sans que j’ai à lui demander quoi que ce soit. Je pris donc une grande inspiration pour me calmer. Cela ne se voyait sans doute pas, mais une fois que ce fut fait, et que je me fus libéré du plâtre grâce à ma force de loup-garou que j’utilisais qu’en cas de force majeure, peu importe le temps que cela prit, je pris le meilleur whisky irlandais que j’avais en stock. C’était le moins que je pouvais faire, non ?

Ainsi, une fois revenu en salle, je servis ma cliente silencieusement et avec un air un peu plus maître de moi-même. Mais je ne lui dis rien. Cela ne servait sans doute à rien étant donné qu’elle comprendrait sans doute en goûtant sa boisson. Alors, au lieu de cela, je me remis au travail, et répondis un peu en communiquant de temps en temps avec mes collègues. D’ailleurs, Patrick ne se gêna pour me lancer quelques piques et notamment celle-là :

- Au fait, Yasushi, ta tête il y a quelques minutes était hilarante.

- Si tu ne veux pas que je te fourre la tête dans le bac à glaçons, tu ferais mieux de te remettre au travail, répondis-je glacialement.

Je rêvais de lui rafraîchir les idées de cette façon. C'était vraiment plaisant de l'imaginer alors qu'il était en train de s'éloigner vers la salle à peine remplie. Malheureusement, je n’étais pas sûr de garder mon poste si je mettais cette envie en pratique. Je n’en fis donc rien en espérant que ça le calme au moins une heure. Peut-être jusqu’au lendemain, mais c’était sans doute un peu trop demandé, et énormément naïf, quand on connaissait le personnage.

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Sam 29 Sep - 3:36






À boire contre des infos ? ft.

Yasushi





(Barman) - Vous en avez assez fait. Je reviens.

Hum. J'ai sûrement fais quelque chose de travers. Peut-être qu'il a mal prit le fait d'être soigner sans précisions ? Ouais sûrement. Tant pis. Je ne suis pas responsable des états d'âme de tout le monde. Je l'ai soigné. Qu'il me remercie ou pas, ce n'est pas important. Je n'attendais des remerciements que lorsque j'étais en droit d'en demander. Là... ça avait été un simple geste impulsif. Milo m'observe en tournoyant gaiement. Il sautille sur le bar, finissant par sauter de tête en tête, me laissant ricaner jusqu'à voir le barman revenir avec une bouteille à la main. Pendant une seconde mon regard sonde la bouteille. Je la connais cette bouteille. Milo sautille vers moi une nouvelle fois, s'allongeant sur son bras sans plâtre. Il n'avait pas eu le temps de le casser manuellement. Alors... Soit il a une machine qui exerce silencieusement une pression assez violente pour casser le plâtre. Soit il a un pouvoir. De force ou pour moduler son corps. Hum... Plutôt de force. S'il pouvait modifier son corps, il n'aurait pas eu le bras cassé. C'est logique. Mais pas spécialement important.

Je l'observe me servir et me tendre le verre au liquide ambré. L'odeur attise en moi des souvenirs d'Irlande, de fraîcheur et de douceur. Il me rappelle le premier whisky que j'avais goûté, après avoir passé l'époque où je m'habituais au goût. Je porte lentement le verre à mes lèvres et inspire une nouvelle fois, un frisson me prenant. Je le refrène avec difficulté. Ne pas s'emporter. Il peut ressembler au whisky que je connaissais sans l'être. J'entends le collègue du barman parler et je ne peux m'empêcher de rire, lâchant, la voix sensuelle et taquine.

(Dana) - Tu es jaloux que je n'ai pas pris ta main à toi, Darling ?

Mon regard l'ignore pour mon verre dont l'odeur m'enivre et m'envoûte. Je me devais le goûter. L'idée de retrouver le whisky de mes souvenirs me hante tant que si le serveur me répond, je ne l'entends pas. Et lorsque le liquide toucha ma langue, mon regard se met à luire avant de se fermer, ma voix murmurant faiblement.

(Dana) - Ba é an blas seo a bhí á lorg agam (C'était le goût que je cherchais) ... Milo! Ma voix augmente de volume alors qu'il mime uriner sur la perruque d'un homme gras. Ce n'est pas convenable ou élégant ! Laisse donc cette perruque en place !

Il jappe en silence avant de revenir et se pose sur la chaise à mes côtés. Il attend calmement que les regards repartent dans leurs discussions et apparaît à mes côtés. Matériel et présent, l'homme roux aux yeux prairie observe le barman.

(Milo) - La même chose qu'elle.  

Mon sourcil se hausse d'incompréhension avant qu'il ne goûte à son tour son verre. Il prend son temps, sans sembler réagir au liquide.

(Milo) - Hum. Mouais. Il est bon hein. Mais j'préfère celui de daidí.  
(Dana) - C'pas le même. Papa a un whisky moins fait, plus doux. Moi je préfère celui-là.  
(Milo) - Mouais. Tu m'appelles si ya un problème.
(Dana) - Yep.

Je n'ai pas eu le temps de finir mon acquiescement qu'il était déjà retourné en qilin, s'enroulant au dessus de ma tête, tel un chapeau de poil doux, sa respiration ralentissant pour signifier qu'il dormait. Mon regard roule faussement alors que je me laisse sourire pour le barman.

(Dana) - Excusez-le, enfin, excusez-nous, nous sommes un peu extravagant. Je paierais pour lui bien sûr.  

J'attrape le verre pour le poser devant moi et souris un peu plus en l'observant.

(Dana) - Alors le bras ? Il va mieux non ? Et ton petit nom sinon, c'est quoi ? Que je sache qui je remercie pour ce fameux whisky ~


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Sam 29 Sep - 5:51


A boire contre des infos ?

Feat Dana O'Neill



Concentré sur ce que je devais faire, je ne fis que vaguement attention à ce qui se passait autour de moi. Ainsi, je pouvais relever la tête en entendant des mots-clés. Pour le moment, ceux qui sortaient régulièrement n’avaient rien à voir avec ce que je redoutais, ce qui était pour le mieux. Mais il était hors de question que je baisse ma garde. Surtout alors que je sentais ma situation se dégrader. Bon, rien ne me disait que l’autre fille avait fait quoi que ce soit, mais cela ne voulait pas dire qu’elle n’avait pas mit sa menace à exécution. D’ailleurs, je devais bien admettre que j’aurais donné cher pour apprendre quelque chose sur elle, en plus de son identité. De ce que j’en savais, elle était riche. Peut-être autant que Archie… Ce que je pouvais noter et qui ne m’avait pas encore traversé l’esprit, c’était que leurs comportements n’avaient absolument rien à voir ! Autant mon père de coeur avait tenté de s’en détacher pour vivre une vie normale et tranquille, autant elle avait été aussi prétentieuse et pète sec qu’on imaginait un enfant pourri gâté pété de tunes. Comme je le disais, rien à voir.

Alors que Patrick était en train de réfléchir à la menace que je venais de lui faire, il fut grandement attiré par la question de la demoiselle. Retrouvant son joyeux sourire, il lui fit une révérence théâtrale en lui répondant :

- Ma jalousie n’est là que pour vous flatter, mademoiselle. Permettez-moi donc de prendre votre noble main afin de la baiser.

Complètement désabusé par la situation qui n’avait rien de drôle à mes yeux, je repris mon travail. Ce fut Laureen qui le rappela à l’ordre alors qu’il allait tenter de faire la conversation avec la cliente. Comme d’habitude, son but était de satisfaire sa curiosité intrusive comme s’il était en train de diriger un interrogatoire. Il semblait que la journée soit faite de services rendus gratuitement… Ce n’était clairement pas commun, il fallait bien l’avouer. Et ce qui ne l’était pas non plus était d’entendre une jeune femme crier sans prévenir. Alors entendre la rousse le faire me fit sursauter. Heureusement que je ne tenais alors rien entre mes mains, sans quoi je l’aurais sans aucun doute fait tomber. Puis, soupirant, je repris mon travail. Sérieusement, qu’est-ce qui lui avait prit ? D’autres clients s’étaient trouvés presques choqués de la voir parler à un interlocuteur invisible étant donné que la seule personne se trouvant dans son champ de vision avait eu la même réaction que moi, à quelques détails près. Mais je crus comprendre partiellement en voyant un homme lui ressemblant au moins partiellement apparaître sous mes yeux.

En bon barman, je servis ce nouveau client sans rechigner avant de le laisser déguster en allant m’occuper de quelqu’un d’autre. Puis, pour laver quelques verres, je revins vers la demoiselle, lorgnant au passage sur le verre à peine terminé laissé par l’entité à nouveau invisible. Ainsi, je pus l’écouter s’excuser et lui répondre en haussant les épaules :

- Extravagant ? C’est le moins que l’on puisse dire. On n’a pas vraiment l’habitude d’avoir des clients hurlant après quelque chose n’étant pas sensé exister.

Quelque peu rassuré sur le paiement de la boisson de ladite entité, je ne lui posai pas la question que j’aurais dû. Au moins, c’était quelque chose en moins dont j’allais devoir m’inquiéter. Je fis donc tranquillement ma vaisselle en silence pendant qu’elle terminait son verre. Attentif, je ne perdis pas une miette à ses questions auxquelles je répondis en feignant la flegme du barman :

- Appelez-moi Yasushi, si vous le souhaitez. Et ne me remerciez pas pour le whisky. Disons qu’il s’agissait d’un échange de bon procédé : vous me soignez, je vous sers une boisson de bonne qualité.

En parlant d’échanges de bon procédés, il serait peut-être intéressant que je fasse de même avec des informations. Je n’étais pas tranquille et ça m’énervait. Pour être totalement honnête, ce n’était pas quelque chose de franchement bien pour ma santé. Il me fallait donc quelque chose qui me donnerait une certaine tranquillité d’esprit. Mais je ne voyais pas trop vers qui me tourner pour cela. Mon année passée dans la ville ne m’avait pas permis de tisser des liens avec des personnes capables de me donner un coup de main. D’un autre côté, on pouvait également noter que je cherchais justement à me lier à quelqu’un d’une quelconque façon. Ce n’était pas très bon pour moi de devenir aussi contradictoir…

J’allais essuyer les verres encore chauds quand un bruit de verre cassé se fit entendre. En salle, deux hommes semblaient en grand désaccords et les deux serveurs semblaient avoir quelques difficultés à les contenir. J’espérais un peu ne pas avoir à intervenir : ma colère ne s’étant pas tellement calmée, je n’étais pas vraiment dans un état me permettant de garder ma patience habituelle. Je gardai pourtant un oeil sur ce qu’il se passait en ressuyant mes verres et demandant à ma cliente :

- Votre pouvoir signifie que vous êtes passé à l’école nommée S’Indarë, n’est-ce pas ?

Mon père y étant allé pour ses études, ce que j’avais appris par ses soins lorsqu’il m’avait expliqué quelques trucs à mon sujet, je me doutais que son pouvoir de guérison et son entité ne venaient pas de nul part. Mais cela signifiait-il pas qu’elle avait également un cristal comme le mien ? Un renseignement que je n’étais pas sûr de vouloir connaître en vérité.

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Mar 2 Oct - 4:52






À boire contre des infos ? ft.

Yasushi





J'avais ri. Ouais, j'étais extravagante. C'était mon meilleur masque avec ma grande gueule. Et ça fonctionnait. De quoi je me plaignais. Seulement... Quelque chose qui n'était pas censé exister ? Mais Milo existait. Ce n'était pas ma faute si j'étais la seule à le voir sous forme de qilin. Rapidement pourtant, je notais une autre information. Mon blondinet de barman avait déjà affaire avec les pouvoirs. Soit il en avait. Soit il connaissait quelqu'un qui en avait. Soit les deux...

Hum ? Yasushi ? Ok. Ça je note. Mais à son raisonnement, je répondis vaguement du mien.

(Dana) - Te soigner le bras ne vaut pas ce divin breuvage, mon chou. Je suis presque sûre que tu le sais...

J'ignore s'il m'entendait. Il se décala pour ses tâches de barman alors qu'une bagarre se profilait doucement à l'horizon. Et sa question m'arracha un rire alors que je lui tendis un verre vide.

(Dana) - Un autre steuplé. Et oui, je connais cette école. J'y ai étudié et j'y suis prof. Ya un soucis ? Mes futurs élèves ont fait quelque chose ? Ou ce sont mes collègues peut-être ?

Je n'y pouvais rien. Mais si j'avais des casses-couilles dans mon futur entourage... Autant le savoir de suite non ? Ce n'était pas étonnant d'ailleurs. Les Prides avaient toujours été des Prides – il suffisait de voir Fallon... pour s'en convaincre. D'ailleurs, les Lust étaient toujours les mêmes, j'en étais sûrement l'un des meilleurs exemple. Pour quelques élèves dont on me parlait régulièrement, Drake avait l'air d'être un bon Wrath. Faudrait voir si c'est vraiment le cas tiens. Par curiosité. Mais je ne m'arrêterais pas à cela. Pour moi, j'ai une échelle personnelle de relouterie pour les gens de S'Indarë. Et selon le degré... Tu entrais dans l'une de mes merveilleuses cases. C'était plus simple pour mes cours de tout ranger dans des pôtites cases. J'ai parfaitement conscience que si tout était ou noir ou blanc, tout serait bien plus simple. Mais si tout était aussi simple, mon cristal n'aurait jamais eu ces jolis reflets orange tel le whisky qui attirait vers les Gourmands.

J'essaie de poser une question à mon chou à la crème – ça lui va vachement bien comme nom tiens... Et le ton grimpait entre deux clients, m'empêchant d'entendre ma propre voix. Je soupirais faiblement avant de me retourner, observant la scène. L'homme a la perruque criait des mots que je ne comprenais pas. Et l'autre lui répondait avec autant d'ardeur. J'ai observé les serveurs désemparés et je me suis rapprochée, verre à la main. J'ai tenté, je jure sur tous les Dieux qui existent que j'ai tenté, d'être diplomate.

(Dana) - Messieurs... Calmez-vo...
(Ivrogne 1) - Toi la grognasse ta gueule !

Un coup de main en arrière et je perds l'équilibre. Je le perds assez pour que mon verre se renverse. Une seconde, j'observe mon verre, n'arrivant pas à assimiler pourquoi mon doux breuvage est dans au sol plutôt que dans ma gorge. Mon corps se redresse. J'avais dans l'idée de questionner le barman sur une éventuelle autorisation pour me battre. Et commander un autre verre. Jusqu'à sentir un liquide couler le long de mes cheveux. Mon regard se relève vers l'homme à la perruque. Et, naturellement, je me redresse jusqu'à me placer entre eux. Peut-être qu'un des serveurs peut observer l'éclat rouge carmin qui peut parfois poindre le bout de son nez quand je m'énerve. Je soupire faiblement avant de tenter de retirer le verre de l'ivre idiot numéro 1. Il me cogne et je me laisse plier avant de me redresser rapidement pour que ma tête cogne dans la sienne. Je grogne, n'ayant pas le temps de me retourner qu'une bouteille s'abat sur mon cou. Vous voyez ce petit endroit très sensible près de la jugulaire ? Bah là. Con de lui. La bouteille explose, dieu merci elle était quasi vide. Et c'est ainsi que, naturellement, mon coude finit dans le ventre et je n'arrive pas à me contrôler que je l'assomme. Idiot numéro un se relève. Il a du prendre un morceau de verre de la bouteille de perruque-man et me la plante dans la tempe. Une seconde mon corps tangue et je vois Milo courir. J'entends un os craqué alors que je me penche en hurlant ma douleur. Ma voix laisse sortir un flot d'insultes irlandais au débit bien trop important.  

Génial. J'ai mal maintenant. Saloperie d'ivrognes ! Comme si l'alcool effaçait le manque de cerveau. Tch. Idiots. Connards ! Si je pouvais, je vous tuerais. Je vous ressusciterais. Je vous re-tuerais. Je vous ressusciterais encore ! Pour continuer de vouer tuer ! Bande de...

(Milo) - Dana, tu saignes.
(Dana) - Évidemment que je saigne. Ce con a tenté de me tuer. Quel idiot ! Irresponsable ! Impensable ! Bâtard ! J'vais les tuer ! Je vais buter ces...
(Milo) - Dana !
(Dana) - Tch.

Je fusille mon frère du regard avant que mon corps ne se tourne vers un serveur, l'observant en tentant de ne « pas trop » gueuler.

(Dana) - J'peux avoir une serviette siouplé ? Et, beau gosse... hum... Yasushi non ? Tu peux me resservir ? Ces fils de madraí mangy (chiens galeux) m'ont renversé mon verre!

Je grogne, Milo me rapportant une serviette alors que je retire quelques bouts de verre de ma peau. Je haïs les ivrognes. Ça pique. J'inspire longuement avant de m'appuyer sur le bar, j'ignore même comment je suis arrivée là. Tout ce que je sais, c'est que je me remets à les insulter lorsque le verre quitte ma tempe et que mon sang recouvre la serviette. Je haïs les ivrognes. Ça me laisse toujours des cicatrices. Et si vous pouviez laisser mes tempes tranquille putain !

(Milo) - Dana calme-toi...
(Dana) - Je suis très calme ! Je viens de mourir pour la seconde fois de cette putain de semaine. J'ai perdu mon verre et j'suis presque sûre qu'il va m'arriver autre chose ! Là ! Ouais ! Je suis vénère putain !!



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Yasushi Lelph
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Ven 5 Oct - 13:55


A boire contre des infos ?

Feat Dana O'Neill



J’entendis sa réponse à mon raisonnement, mais je ne vis aucun intérêt d’y répondre. Après tout, nous avions chacun notre point de vue et le mien était que si je venais à tomber nez à nez avec mon père je serais bien mieux avec le bras libre de ses mouvements. D’un certain côté, je pouvais même dire qu’elle m’avait comme sauvé la vie. Elle ne le savait simplement pas et je ne voulais pas le lui dire. Cela ne m’apporterait rien de lui en parler à part m’apporter une pitié inutile et blessante. Même si j’étais loin d’être puissant ou solide, j’aimais plus me voir comme un guerrier survivant à tous les assauts que comme une victime perpétuelle.

Un rire loin d’être désagréable sortit des lèvres de ma cliente peu après que je lui eus posé la question qui m’avait brûlé les lèvres. Puis, alors que je lui servais un nouveau verre de whisky comme demandé, elle me répondit qu’effectivement, elle était de S’indarë. Pourquoi cela ne m’étonnait guère ? Je n’en savais trop rien à vrai dire. Peut-être parce que mon père était un loup-garou possédant un pouvoir qui avait étudié là-bas aussi. Mais le fait qu’il se soient croisés était bien moins sûr.

- Non, j’étais simplement curieux. Des membres de ma famille ont étudiés dans cette école et j’ai entendu dire que j’y avais mis les pieds une fois avec mon père.

J’avais répondu avec une flegme que j’utilisais habituellement dans mon rôle de Barman, surtout quand c’était pour répondre après une prise d’informations. Il ne fallait pas que je montre trop d’intérêt pour quoi que ce soit ou je risquais de me mettre en danger. Moi, et les personnes ayant découvert mes secrets. Je ne le souhaitais pas et voulais à tous prix éviter ce genre de scénario.

Du coin de l’oeil, je vis que la dispute virait à la bagarre. Fronçant les sourcils je me préparai à intervenir, comme d’habitude. Finalement, avoir vécu parmi des SDF m’aidait vraiment dans ce genre de situations, même si ce n’était pas vraiment la vie que j’avais souhaité avoir. Mais je n’eus même pas le temps de poser mon torchon et le verre que j’essuyais. Sous mes yeux ne cachant rien de ma surprise, je vis ma cliente se lever et essayer d’aller calmer le jeu. … C’était notre boulot de faire ça. Qu’est-ce que cela lui apportait de s’en occuper ? A moins que je sois loin de pouvoir comprendre. C’était une forte possibilité.

Néanmoins, plus la situation s’envenimait, plus je regrettais de ne pas l’avoir arrêtée. La voir se battre contre les ivrognes n’était pas vraiment plaisant, encore plus alors qu’elle mettait sa vie en danger. Je me maudis au moins une bonne dizaine de fois pour ne pas être intervenu. Je n’étais pas le seul, mais je ne comprenais pas vraiment ce qui m’empêchait de bouger. Peut-être étais-je impressionné ? Mais, même avec ça, pourquoi n’avais-je pas bougé mon cul pour les empêcher de la blesser ?!

La voyant en vie et, surtout en bonne santé, je pris les choses en main. Il était temps, mais pas trop tard. “Réveillant” mes collègues, je leur demandai d’aller prévenir le boss et nettoyer le sol. Puis, j’allai chercher une trousse de soins, des serviettes et autres pour m’occuper de ma cliente. Cette dernière rouspétait avec force, ce qui n’était pas du tout étonnant vu ce qui s’était passé. Je laissai Patrick me parler sans l’écouter et grimaçai en la voyant retirer les morceaux de verre à main nues. Puis, posant la boîte de soin sur le bar avec les serviettes, dont une bougea seule, je lui resservis un verre de whisky qu’elle venait de me demandait.

- Cadeau de la maison. Mais, mademoiselle, laissez-moi vous soigner, s’il vous plaît. Je me doute que vous vous sentez capable de le faire seule, mais vous aurez du mal à retirer les plus petits morceaux de verre de cette façon.

Et, ce que je ne disais pas, c’est que je pouvais difficilement rater les morceaux restants avec ma vue de loup-garou. Un rare bienfait de cette race que je détestais de tout mon coeur.
Elle me répondit alors que je pouvais le faire en ajoutant qu’elle était immortelle. Je lui souris avec un peu plus de sympathieque j’en avais l’habitude avant de me laver les mains et contourner le bar pour venir près d’elle. J’ouvris ensuite la boîte à pharmacie et pris une pince qui me servit à remplacer ses mains.

- Vous avez beau être immortelle, je pense qu’il serait gênant pour vous qu’il reste des morceaux de verre sous votre peau. Il serait dommage que vous viviez dans la douleur à cause de ça.

Ce que je ne disais pas, c’était que je voulais également me faire pardonner de ne pas l’avoir aidée. J’aurais pu lui éviter de vivre ça, mais il n’en était rien. Je sentais même que j’allais avoir le droit à un sermon à la fin du service.
En parlant du loup, le boss vint dans la salle, le téléphone en main sans doute pour appeler une ambulance. Me voyant m’occuper de ma cliente, il parla surtout des deux hommes au sol avant de passer devant elle :

- Profitez que les secours viennent les chercher pour vous faire examiner par des mains plus expertes que les siennes, mademoiselle. Vous ne vous en porterez que mieux. Avez-vous besoin de nouveaux vêtements ? Une douche ?

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Dana O'Neill
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Dim 14 Oct - 3:46






À boire contre des infos ? ft.

Yasushi





Entre ma douleur et ses réactions, j'ai eu assez de temps pour ravaler la souffrance pour réfléchir. J'ai retenu ce qu'il a dit. Mais j'ai pas fais gaffe. C'est con hein ? Ouais je sais, j'trouve ça idiot aussi. Il est en train de retirer les mini morceaux de verre planter dans mon cou. Alors que, même en sentant la douleur... Eh bin... J'peux pas en mourir. Je m'en fous qu'il reste un ou deux morceaux plantés dans mon cou... Enfin. L'avantage c'est que ça me laisse le temps de réfléchir à ses propos. Juste avant de m'y mettre je décale mes doigts pour caresser ma plaie, ma main se recouvrant d'un morceau de serviette. Une seconde, je me laisse utiliser mes pouvoirs en vue de refermer la plaie. Alors alors... Qu'as-tu dis petit chou à la crème ?

Que « Des membres de sa famille ont étudiés » à Sindarë. Et qu'il y avait « foutu les pieds une fois avec son père ». Hum. Du coup, restons objective et mathématique. Il a l'air de bien connaître les gens à pouvoirs. Du coup soit c'est sa famille qui l'a habitué. Soit la population d'ici... Non. Même en venant il n'y a que des crétines comme moi pour trouver le moyen de mourir sans mourir. Ouais. Même mes étudiants étaient plus intelligents que ça. Hum... Bref. Ce n'était pas important. J'étais stupide, c'était indéniable. Mais j'étais sûrement la plus logique des stupides. Ma logique. Mes règles. Mais ce n'est pas la question. Analysons ses propos.

Ma grosse question suite à sa phrase est simple et, en sommes, naturelle. Si tu es venu à Sindarë étant enfant, qui t'as appris à contrôler tes pouvoirs ? Non mais ses propos annoncent qu'il n'est pas revenu pour y étudier. Et il me semble en plein possession de ses moyens. Peu importe sa nature, ses dons. Il a dû avoir un professeur à l'extérieur. Et de là j'en déduis trois hypothèses... Soit son professeur a une connaissance assez poussée des différentes races qui peuvent exister. Soit il a accès a assez d'ouvrages pour trouver l'information. Soit... Soit il a hérité d'une race que sa famille connaissait déjà. Et dans les trois cas, cela ne répondait qu'à moitié à ma question. Ça ne répondait carrément pas à la question sous-jacente qui découlait naturellement de la mienne. Petit chou, comment as-tu vécu ça ?

Pourtant, j'accepte son verre gratuit, tendant le cou pour qu'il puisse avoir accès aux morceaux qu'il a décidé de retirer et mes lèvres s'ouvrent sous ses mots. Ma main se retire de la plaie. Je n'ai pas eu le temps de bien la refermer. Un trou est toujours là, le sang coulant pas mal. Pas assez pour tuer un humain. Certainement pas assez pour tuer une immortelle. Juste assez pour s'inquiéter. Génial.

(Dana) - Tu es mignon petit chou à la crème. Mais ça fait un certain nombre d'années que je vis dans la douleur. Je commence à être bien habituée.

Chaque monceau de poisse m'acculait un peu plus dans ma condition. J'étais destinée à souffrir indéfiniment. Une belle et heureuse vie ? Tu parles. Mon corps était faible et mon seul « bon point » est mon immortalité. Et je peux défier chaque personne sur ça. Prenez l'immortalité. Je reste persuadée que vous me la rendrez d'ici vingt ou trente ans. Être immortelle, c'est de la merde.

(Kicélui?) - Profitez que les secours viennent les chercher pour vous faire examiner par des mains plus expertes que les siennes, mademoiselle. Vous ne vous en porterez que mieux. Avez-vous besoin de nouveaux vêtements ? Une douche ?

Hein ? C'est qui lui ? Naturellement j'ai secoué la tête avant de grogner. Ah oui. On prend soin de moi. J'avais oublié. Je l'observe et souris doucement.

(Dana) - Pas besoin d'appel spécifique. Je suis assez grande pour m'en remettre. Et puis tout ça ne serait pas arrivé si je ne m'étais pas emmêlée. Tout va bien, je vous l'assure. J'apprécie ce côté avenant de votre barman. S'il s'était interposé, peut-être lui aurais-je mis malencontreusement un coup. Et je m'en serais voulu de vous causez plus de tord que ce que j'ai fais. J'espère que vous me pardonnerez.

(Serveur) - Et bien, elle sait bien causer la Whisky-girl ~

Jamais je n'aurais dérapé à le frapper. Mais ça ils l'ignoraient. Je ne pouvais pas dire que Milo serait intervenu si vraiment c'était la merde. D'ailleurs, il est où ce trou du cul ? Ah. Il en a profité pour redevenir une petite âme actuellement allongé en boule sur le bar, ouvrant un œil de temps à autre. Hum. Flemmard. Donc... Et bien, je ne peux que subir la situation. Et tenter de m'en sortir sans trop d'emmerdes.

(Dana) - Merci Darling. Mais ce n'est pas n'importe quel Whisky. C'est un Midleton. Ne l'insulte pas voyons, on risquerait de se fâcher ~ Yasushi, comment je peux te remercier pour tes soins ? Je peux faire quelque chose pour toi ?


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Dim 14 Oct - 22:45
A boire contre des infos ?

Feat Dana O'Neill



Je retirais les morceaux de verre avec précaution et rigueur quand la jeune femme répondit à ce que je lui avais dit. Hormis le surnom que j’avais du mal à comprendre, je l’écoutai me faire la remarque qu’elle souffrait depuis une bonne paire d’années. Qu’elle était habituée. Je ne pouvais pas comprendre. J’avais beau avoir souffert depuis des années, dont quatre qui avaient des allures de cauchemar, je n’étais toujours pas habitué. Impossible. Je ne lui répondis donc pas, finissant silencieusement de la soigner avant de ranger le matériel. Je m’étais donc levé en emportant le matériel de soin avec moi. J’avais également jeté les compresses et les morceaux de verre, nettoyé le bar et m’étais lavé les mains sur un air un peu plus pensif. Etais-je de mauvaise humeur ? Oui. Etait-ce pire qu’avant ? Je n’aurais su le dire. Je n’aurais pas su essayer de le deviner. Des images de mon passé étaient remontées, toujours aussi douloureuses que si je venais de le vivre.

Mon patron profita du répit de la jeune femme pour lui faire quelques propositions polies. Ce à quoi la jeune femme lui répondit qu’elle n’avait pas besoin d’aide. Apparemment, pour elle, c’était sa faute de toute façon pour qu’elle refuse toute aide autre que la mienne. L’homme haussa donc les épaules avant de reprendre ses activités, la tenue de son bar. Pour ma part, je m’étais comme désintéressé de tout ce qui se passait autour de moi. Au point que je ne levai même pas les yeux face à l’intervention de Patrick qui, encore une fois, se trouvait en train d’essayer de s’insérer dans la vie des autres. Néanmoins, en entendant mon prénom sortir de la bouche de ma cliente, les autres étant partis sans doute à cause de la bagarre, je relevai la tête vers elle.

Laureen profita qu’elle avait terminé ce qu’elle faisait pour éloigner Patrick et faire en sorte que je sois tranquille avec les personnes voulant simplement boire. Il eut même eut le droit à un nouveau sermon comme elle savait les faire, bien que cela ne l’arrêtait jamais. Je n’eus ainsi aucune réserve pour répondre à la demoiselle sirotant son whisky avec un plaisir que j’avais rarement vu chez les consommateurs.

- Normalement, je ne devrais pas vous demander quoi que ce soit puisque cela fait partie intégrante de mon travail. Sans parler que j’aurais dû vous aider au lieu de rester derrière mon bar. Mais si vous tenez à faire quelque chose pour moi, j’aimerais que vous veniez me voir si vous venez à apprendre l’arrivée d’une certaine personne en ville. Vous pourriez faire ça ?


Cette personne était loin d’être bête. Ca se voyait aux réponses qu’elle faisait, à la fois courtoises et… je ne savais pas trop comment le dire autrement, mais on voyait qu’elle refusait qu’on se préoccupe trop d’elle. Et pourtant, elle était une femme qui savait dire ce qu’elle pensait sans filtre. Elle l’avait démontré à plusieurs reprises, notamment quand elle avait souffert. C’est pourquoi je me doutais qu’elle allait comprendre qui était cette personne dont je surveiller l’arrivée. Il était une autre personne sur le coup, mais surveiller Londres seul était un bien trop gros travail et les ragots que les clients se transmettaient entre eux n’étaient pas toujours fiables. A plusieurs reprises, je m’étais retrouvé en pleine panique à cause de fausses alertes. J’espérais simplement que cette femme serait une meilleure source que celles qui m’avaient mis dans un tel état. Enfin… Qui tente rien, n’a rien. Cette phrase m’avait clairement sauvé la vie. Je n’allais pas la renier alors que j’étais enfin libre et l’intention de le rester longtemps.

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