Sin Theatre


 

Amis ennemis [Pv Leïka Saito]

Yasushi Lelph
C |:| Barman
Sexe : Homme
Identité de genre : Masculin
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Né(e) le : 16/04/1995
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Jeu 11 Oct - 15:19


Amis ennemis

Feat Leïka Saito



Cette semaine était beaucoup plus rude que la précédente. Je le ressentais dans le monde que je servais tous les soirs. Et malgré mon “repos” forcé quelques jours avant parce que je m’étais occupé d’un gamin malade, j’avais du mal à me remettre. Certainement était-ce la faute de mes mauvaises nuits, le fait que je ne mange pratiquement pas même si je n’étais clairement pas apte à le faire de toute façon, et sans aucun doute mon énervement. Personne ne m’avait fait spécialement chier, à part mon collègue comme à son habitude. Par contre, j’allais bientôt devoir me transformer. Mes membres me tiraillaient douloureusement sans me laisser le moindre répit. Je n’acceptais pas ma nature de loup-garou et j’avais subi assez de torture dans ma vie pour ne pas vouloir en avoir gratuitement à cause de ma transformation. Malheureusement, très bientôt, je n’allais pas avoir le choix. Je le savais. Je le sentais. Le danger n’en devenait que plus grand et je ne savais pas vraiment comment faire pour m’empêcher de faire un massacre. M’enfermer ? Jamais de la vie !

En rentrant chez moi après une soirée mouvementée, je sentis une fragrance étrange. Ce n’était pas du sang. Ni de la peur. Rien qui soit fait pour me faire peur ou exciter la bête qui vivait en moi. Ou même donner un coup de fouet à l’autre. De quoi s’agissait-il alors ? Le vent étant de face, je su immédiatement que j’allais droit dessus. J’allais donc finir par le savoir. Je continuai donc de marcher comme à mon habitude, restant tout de même sur mes gardes, au cas où un problème venait par survenir. C’est ainsi que je trouvai, allongé sur le bitume, un corps inerte. Inquiet pour la personne qui respirait toujours, je me précipitai pour m’enquérir de son état. Une jeune femme. Plus jeune que moi à ce que je pouvais voir. Même près d’elle, rien ne portait à croire qu’elle ait été attaquée ou autres. Un peu comme si elle était seulement endormie.

*... Ca devient une habitude ou faut attendre une troisième fois pour avoir cette impression ?*

Quoique, comme le disait le proverbe, “jamais deux sans trois”. Je poussai donc un soupir en prenant assez rapidement une décision. Sérieusement, il était trois heures du matin, je venais de finir mon service et j’étais crevé de base. Je n’avais donc aucune envie de me casser la tête ! Appeler le SAMU était impossible pour la simple et bonne raison que je n’avais toujours pas de portable en deux jours et que je ne savais pas du tout ce qu’avait cette jeune femme. Sans parler qu’elle ne semblait pas aller mal quand je la regardais. Trop grosse fatigue ? Qu’en savais-je ? De plus, l’hôpital n’étant pas la porte à côté, la seule solution qui me restait n’était autre que l’amener à l’appartement.

*On va dire que c’est une habitude…* pensais-je en la calant contre mon épaule pour éviter que sa tête parte dans tous les sens avant de la prendre dans mes bras.

Une main dans son dos, une autre sous ses genoux, j’usai de ma force de loup-garou pour la porter ainsi jusqu’à chez moi. Comme quoi, la bête avait ses bons côtés par moments. Mais j’espérais grandement qu’elle ne prendrait pas peur en se réveillant ou qu’elle n’attiserait pas mes instincts. Je ne voulais pas que cette “missions sauvetage” devienne une boucherie sans nom. Sans compter que cela mettrait ma vie en péril… Rien qu’y penser me fit soupirer bruyamment. En même temps, qui pouvait m’entendre mise à part la belle au bois dormant ?

En arrivant chez moi, je me félicitai de ne jamais fermer ma porte à clé. Il m’aurait été impossible de l’ouvrir en portant un corps inerte. Ainsi, je pus entrer sans trop de soucis et poser la demoiselle avec douceur et précaution sur mon canapé. Cela fait, j’allais fermer la porte d’entrée avant d’aller chercher mon plaid dans ma chambre. Depuis que le jeune homme était parti, ce morceau de tissu doux et chaud était resté dans mon armoire après avoir été lavé. Je revins donc rapidement vers mon invitée pour la couvrir de sorte à ce qu’elle ne prenne pas froid, vérifiant également qu’elle ne se réveille pas avec un torticoli à cause de l’accoudoir.

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Leika Saito
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Sam 13 Oct - 23:40
« Amis Ennemis »

Pas de doute possible, cette odeur de sang ne pouvait me tromper. Encore un chasseur qui a coincé, un ou une vampire. Je ne pouvais l'aider, car il était bien trop tard. Je savais que la cause était perdue, et que je ne pourrais plus rien pour une âme dont les cris retentissaient. Pourquoi ? Car une odeur de brûlé s'était levée dans le ciel, une odeur qui ne pouvait signifier qu'une seule chose : une des méthodes pour tuer un vampire n'est autre que le feu. Refusant d'assister à ce spectacle macabre, je n'ai fait que prier pour son âme en espérant qu'elle ne soit pas tourmentée par les affres de son erreur.

Je suis arrivée trop tard...
Et encore une fois, tu es inutile...

Je ne le savais que trop bien, pas besoin de faire l'éloge demon impuissance. Néanmoins, il y a une chose que je peux accomplir pour aider cette pauvre créature tuée. Venger sa mort, en emportant dans l'affliction son bourreau. Il devait être seul, une âme guerrière parmi tant d'autres, je pouvais le flairer les yeux fermés tellement son indiscrétion était déplorable. Lui coupant l'herbe sous le pied, je me retrouvais devant lui, m'élançant dans une bataille que je ne savais esquiver. Tout simplement, pour me rappeler que je ne suis pas de ces vampires qui regardent ses semblables sans rien faire. Quand bien même il avait été trop tard.

Du sang sur mes lames, une tête coupée au sol, un corps se vidant de son flux. Le regard assombri, cherchant un recueil, une aide palpable. Pourquoi avais-je encore tué ? Toute cette violence ne mènerait à rien. Les chasseurs ne feront que continuer, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun suceur de sang sur cette terre. Marchant, laissé trainer ma lame au sol, dans un crissement strident, je regardais la pleine lune, rougeoyante comme si elle annonçait l'avènement d'une apocalypse sans fin. M'éloignant, je tentais de regagner avec la force qu'il me restait l'institut que je voyais au loin. Il avait fallu que je puise dans mon pouvoir, que je consomme mon sang, alors que j'étais déjà sur la réserve de ma propre hémoglobine. Un peu comme une voiture qui commence à manquer d'essence. Enfin, je sais pas ce que c'est, mais l'expression est plutôt cool. Alors que je marchais, mon corps s'écroula d'un coup et voilà que je venais de m'endormir...encore une fois ! Cela devenait une habitude que je m'endorme n'importe où...Un jour il va finir par m'arriver des bricoles et je vais me réveiller chez quelqu'un....probablement un psychopathe ?

Ho damn...

Après un petit repos, je venais d'ouvrir les yeux, un couverture et me rendit compte que j'étais...pas....pas dans ma chambre...Heu alors dans ce cas...je où suis-je ? L'histoire du psychopathe n'était pas loin en fin de compte. Allez savoir pourquoi mais cela me fit paniquer, oui ! J'étais comme un chat sauvage qui venait d'arriver dans une nouvelle maison !  A l'aide ? Comment je fais pour sortir d'ici moi ? Reste calme, reste calme....Tournant mon regard, je vis des yeux bleus et une tête blonde juste au dessus de moi...que..mais un pervers ? un sadique ? un harceleur ? Quel qu'il soit ! C'est un homme mort ! Enfin si je retrouve mes katanas, puisque je ne les avais plus en ma possession !

Je venais de me lever en poussant un cri, avant se me mettre en position foetale dans le coin de la pièce, tremblante.

Ne...ne m'approche pas ! Si c'est mon argent que tu veux, je...je te le donne...

La fille complètement à côté de la plaque ! En même temps quand on se réveille dans une pièce inconnue, chez un inconnu alors que le dernier souvenir remonte à une narcolepsie...comment dire. C'est pas normal d'être paniquée ?

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Dim 14 Oct - 21:39


Amis ennemis

Feat Leïka Saito



Après m’être assuré du confort de la demoiselle endormie, j’étais allé boire un peu d’eau. Une grimace tirait mes traits alors que mon corps me faisait comprendre j’allais devoir changer le lendemain au plus tard. La dernière fois que cela était arrivé, c’était dans l’appartement et j’avais fait une grosse crise de claustrophobie qui m’avait limite dû faire changer tout mon mobilier, en plus de payer un vitrier. Je n’avais pas vraiment envie de recommencer. Mais, d’un autre côté, je ne savais pas où aller pour éviter qu’on parle d’un loup sauvage potentiellement dangereux. Sans parler que si on venait à me décrire, je serais sans aucun doute obligé de déménager. Mais pour aller où ? Il n’y avait aucun endroit où je pouvais réellement me réfugier. Sauf peut-être… Non. Cette idée était bien trop folle et je me voyais mal expliquer aux dirigeants d’une école que j’avais du mal à maîtriser mon loup. Sans parler du danger de tuer un élève ou une autre personne sans défense, donc voir mon âme disparaître sans rien pouvoir faire contre ça.

Je tentai de ne pas trop y penser, de m’arrêter. Si je venais à me rendre plus nerveux, j’allais rendre la transformation effective. … Mieux valait pas en vérité. Je bus donc mon eau en me concentrant sur celle-ci avant de revenir vers la jeune femme. Elle dormait toujours et ça commençait à grandement m’inquiéter. Aurais-je dû l’amener à l’hôpital ? Je n’en savais rien. Tout comme je ne savais pas si elle était une créature magique ou non. Je soufflai donc doucement en m’asseyant sur la table basse. Je n’avais rien d’autre pour me faire office de siège, à part les chaises de la cuisine que j’avais la flemme d’aller chercher. En plus, je n’avais pas grand-chose à faire à part attendre ou aller me coucher. Mais je me voyais mal laisser cette demoiselle seule alors que je pouvais me transformer à cause d’un cauchemar. Pourtant, j’étais un peu fatigué…

Heureusement, l’attente ne fus pas très longue. M’amenant un grand soulagement, je la vis ouvrir les yeux doucement. D’abord calme, elle sembla s’agiter au fil des secondes jusqu’à se lever rapidement et courir se mettre en boule dans un coin non loin de la porte d’entrée. Surpris, je la regardai me parler, totalement paniquée. Puis, ne bougeant pas de mon assise pour éviter de la paniquer plus, je lui souris gentiment. Bien que cela me fit ressentir un pincement dans ma fierté bien trop forte à mes yeux, j’avais l’impression que j’agissais comme un chien voulant se montrer gentil aux yeux de son interlocuteur. Une pensée que j’étais à deux doigt de me mettre sur le dos, telle la pause de la soumission canine, me fit presque rire malgré la fierté qui se brisait un peu plus devança mes paroles, me permettant de lui sourire avec un peu plus de joie que voulu au départ :

- Désolé de t’avoir fait peur : je t’ai trouvée endormie dans la rue. Je n’ai rien à faire de ton argent. Comment te sens-tu ?

Il n’était pas utile de lui parler des armes et de son état. Elle était déjà tellement paniquer qu’il valait mieux rester simple. Et tout ce que je trouvais pour lui montrer que je ne lui voulais rien était de lui demander dans quel état elle était. Sans bouger. Sans faire le moindre geste inutile. Pourtant, j’avais envie de me lever pour aller dormir un peu. Peut-être que, comme ça, la transformation serait moins douloureuse. Si seulement c’était possible...

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Leika Saito
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Lun 15 Oct - 1:13
« Amis Ennemis »

Posée dans mon coin, j'espérais juste que j'allais m'en sortir. Je me sentais impuissante sans mes armes, car je ne savais pas me battre autrement qu'avec elles. Le garçon qui m'avait enlevée ou emmenée ici, je ne sais pas trop était blond avec des yeux bleus, un peu plus grand que moi. Il s'excusa de m'avoir fait peur. Ce qui eut tendance à m'apaiser et me calmer soudainement. Il ne veut pas d'argent, il n'a pas l'intention de me toucher au vu de la distance qu'il a mise entre nous. Dans ce cas....heu qu'est-ce qu'il veut exactement ? Il dit qu'il m'a trouvé endormie...Ha...ma narcolepsie a encore fait des siennes donc. Je savais bien qu'un jour, il m'arriverait des bricoles  m'endormir n'importe où ! Finalement, je devrais plutôt me sentir chanceuse d'être tombée sur une personne à l'âme charitable comme lui...

Ou pas ?

Je ne le connais pas réellement, alors je ne dois pas trop m'avancer. Et n'oublions pas que je fais encore moins confiance, que je ne compte que sur moi même, donc il allait falloir un peu plus de précisions pour que je puisse la lui accorder, ou même un bon chocolat chaud...ou quelque litres de sang...Ho bah, je ne suis pas difficile ! Fin je n'ai pas l'intention de lui sauter à la gorge non plus. Je sortais de ma position latérale de sécurité, gardant quand même un peu de mètres entre nous, je regardais tout autour de moi l'état de l'appartement dans lequel je me trouvais, comme si dans le décor j'y cherchais un quelconque indice qui me permettrait de déceler un peu sa personnalité...mais rien à faire, il semble être particulièrement méticuleux sur les détails. En revanche, depuis mon réveil, quelque chose m'intriguait...une odeur particulière que je reconnaissais et qui venait de sa direction. Un vampire ? Non autre chose, mais je ne saurais encore le deviner, mon flair est encore un peu trop étourdi par ma torpeur.

Je...Bien je crois, encore un peu ailleurs...mais j'imagine que je ne suis pas blessée...

Étrange réponse, mais en même temps suis-je vraiment normale....

Qui es-tu étranger ?

Je lui parlais comme s'il était un robot, une espèce inconnue à mes yeux. S'il était humain, ma panique pourrait être encore plus grande. J'ai tendance à être un peu virulente avec les humains, après tout ce qu'ils m'ont fait subir.

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Lun 15 Oct - 2:18
Amis ennemis

Feat Leïka Saito



De mon poste d’observation, il me sembla que la jeune femme se détendait progressivement. Peut-être avais-je réussis à la calmer ? Sans doute que le fait que je ne bouge pas ait aidé aussi. Elle m’observait autant que je la regardais. Quoique j’essayais de ne pas me montrer trop insistant pour ne pas la mettre mal à l’aise. Elle l’était déjà bien trop pour une personne venant de se réveiller. Néanmoins, elle me répondit doucement qu’elle allait bien ou, au moins, qu’elle n’était pas blessée. Ce qui me rassura pas mal. Au moins, elle était plus calme et moins stressée. Je ne pouvais pas être fier de mon entreprise puisque je l’avais effrayée de base.

La question de la demoiselle ne me surprit pas du tout. Au contraire, il était normal qu’elle me demande qui j’étais, même si la formulation était un peu étrange. Je lui répondis donc tout aussi amicalement que précédemment en me relevant doucement :

- Je m’appelle Yasushi Lelph, barman du Dublin Castle. Comme toi, je ne suis pas humain. Et toi, quel est ton nom, jeune demoiselle ?

Le “pire” était qu’elle allait peut-être en être témoin. J’avais peur qu’elle me voit changer, qu’elle ait peur de moi ou que je la mette en danger sans le vouloir. Mais il ne fallait pas que j’y pense. Je lui demandai donc en arrivant dans la cuisine :

- Veux-tu boire ou manger quelque chose ?

Attendant sa réponse, je me mis à préparer un thé pour moi en espérant que ma cliente ne m’avait pas dit de connerie. En vérité, je l’avais acheté la veille dans l’espoir de faire beaucoup moins de cauchemars. Si seulement cela pouvait me permettre de faire une nuit complète. La première depuis longtemps. Et comme la jeune femme accepta de boire et manger quelque chose, je mis de quoi le préparer et des gâteaux sur un plateau que j’amenai dans le salon dès que l’eau bouillonnait dans la casserole. Puis, en préparant les deux mugs à côté desquels se trouvaient deux sucres, je lui proposai doucement, souriant toujours malgré la douleur de mes membres qui tremblaient :

- Viens donc t’asseoir sur le canapé. Tu seras bien plus confortable que dans le coin.

Je profitai ensuite d’aller poser la casserole pour prendre une chaise de la cuisine et la poser entre la table du salon et le mur, face au canapé pour laisser une “distance de sécurité” pour que mon invitée soit plus confortable. D’un certain côté, elle avait raison de se méfier de moi. J’étais dangereux, que cela me plaise ou non, peu importe ce que je voulais faire pour aider les autres.

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Lun 15 Oct - 17:42
« Amis Ennemis »

Il n'est pas humain, ça je l'avais en effet remarqué, mais qu'il le accepte de le dire, et non pas de le cacher me suffisait amplement à lui accorder le bénéfice du doute. Cela dit, une question me turlupine quand même...Pourquoi m'avoir emmené chez lui ? Pourquoi ne pas avoir essayé de me réveiller ou me confier à un établissement plus spécialisé pour mon genre de cas. Heureusement qu'il m'avait trouvé avant la guilde des chasseurs de vampires d'ailleurs, et pour ça je pense que je ne le remercierais jamais assez. Cela dit, je ne sentais pas en lui une menace, ou du moins pas directe, et je pense que je m'avancerais beaucoup à dire qu'il veuille mystifier les choses. Pourquoi ne pas juste profité pour une fois de l'hospitalité qui m'était offerte ? De toute façon, il était bien trop tard pour que je rentre à S'indare maintenant. Le couvre feu étant passé, et mes forces n'étant pas encore revenues à causes de mes pouvoirs, je n'avais pas la capacité de me transformer pour voler jusqu'à ma chambre.

Conclusion ou pas, je suis donc coincée ici

Ce n'était pas pour me ravir néanmoins, je connaissais que trop bien mon rapport avec les contacts humains. La seule personne qui n'a jamais réussie à briser mon masque impassible n'est autre que le garçon wyverne. Parce qu'on se ressemblait bien plus que je ne voulais le croire, mais c'est tout. Rien qu'une discussion, rien que converser, rien qu'essayer d'être amie-amie avec qui que ce soit ça m'arrachait les lèvres, et pas agréablement. Pourtant...j'étais prête à prendre le défi, et dans un sens, avais-je vraiment le choix ? Je pourrais partir, et lui dire que je préfère passer la nuit dehors, mais ce serait me mettre encore plus en danger vu que les chasseurs doivent me rechercher à cause du sang de leur camarade, et ce serait aussi cracher sur la gentillesse dont il avait fait preuve à mon égard. Bien que je ne lui ai rien demandé encore une fois. Décidant d'abaisser un tout petit peu mes barrières, je m'approchais pour venir prendre place en face de lui, le détaillant un peu plus. Les filles de ma classe diraient qu'il est mignon, qu'il a tout pour plaire, qu'il pourrait faire partie des populaires, mais pas à mes yeux. C'est vrai qu'il est mignon, mais je ne suis attirée par personne. Cela me rend sauvage, et c'est pour ça que les gens ne m'adressent pas la parole.

Il vint finalement par me demander mon nom. Un semblant d'hésitation me poussait à lui en donner un faux, mais je ne voulais pas partir sur de mauvaises bases, même si je sais qu'après ce soir je ne le reverrais sans doute pas...c'est ça qu'on appelle un coup d'un soir ? je comprends pas pourquoi ça émoustille les filles, c'est juste passer une soirée en compagnie d'un garçon non ?

Leika....c'est un prénom japonais...de base je ne viens pas de Londres et je suis...étudiante dans l'une des écoles de la ville...

Bon j'en ai un peu trop dit, il allait falloir que je me taise. Toujours l'observant comme pour analyser quelque chose. par la suite, il me demanda si j'avais faim ou soif, enfin c'est comme ça que je le voyais....et ce serait mentir de dire que là tout de suite je n'ai pas besoin de sang vu tout celui que j'ai consommé dans mon pouvoir de crimson queen. Seulement je n'allais pas lui sauter dessus, et le mordre. Je savais me tenir, du moins à ce que mes limites me permettaient. Il est probable que je perde le contrôle, mais dans ce cas là, je prendrais délicatement des tablettes de sang artificiel. Cela me parait bien fade maintenant que j'ai gouté au véritable.

Faim...heu non pas vraiment...enfin je ne peux pas me le permettre, et soif c'est plus ou moins la même chose, mais je voudrais bien un thé...quelque chose dans ce genre...

Peut être que ça m'apaisera le temps de calmer un peu les pulsions vampiriques qui sont en moi. Il me dit par la suite que je pouvais m'installer sur le canapé, que c'était bien plus confortable. Ha oui, peut être, je n'ai pas trop l'habitude d'être à l'aise, le confort n'ayant jamais été mon mode de vie quand je m'endors n'importe où. Je me suis déjà endormie dans un carton par exemple. Quand je dis n'importe où je ne plaisante pas hein. Fin me relevant alors pour aller m'installer dans le canapé, je ne bougeais pas, et avoir pris de la distance me réconforterait. Surtout que quand tu as faim, et que tu peux voir les vaisseaux sanguins qui coule dans les jugulaires...c'est un peu compliqué de se contrôler.

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Mar 16 Oct - 15:48
Amis ennemis

Feat Leïka Saito



Assis en face de mon invitée, je me rappelai ce qu’elle avait répondu à mes questions. Son nom était Leïka, un prénom aussi japonais que le mien, ce qui m’avait fait tristement sourire. Après tout, je me demandais encore parfois ce qu’aurait pu être ma vie si j’étais né au Japon, d’un autre père. Mais j’en revenais toujours au même point : je n’aurais pas été celui que j’étais à présent. Je n’aurais pas été un loup-garou, je ne me serais pas enfui de la maison, donc je n’aurais pas connu la misère de la rue, sans parler que je n’aurais pas eu cette apparence-là. Peut-être même n’aurais-je jamais existé, ce qui aurait conduit bien plus d’enfants de Touhills à mourir. Et, très souvent, je m’arrêtai là dans mes réflexions pour éviter de rouvrir la plaie de mon coeur qui ne cessait de saigner malgré les points de suture que j’avais effectués afin de vivre. Non… Afin de simplement survivre.

Le peu qu’elle m’en dit, en plus de son odeur, me firent comprendre qu’elle n’était définitivement pas humaine. Mais les choix restaient encore nombreux. Démon des rêves ou des cauchemars, succube, vampire… Des êtres qui se nourrissaient d’autre chose que la nourriture dite humaine, il y en avait tout de même quelques uns, et je ne voulais pas tenter de deviner ce qu’elle était. Pas que ce ne soit pas intéressant, bien au contraire, mais si je me trompais ou si je devinais trop facilement je ne savais pas vraiment comment elle allait réagir. Ce n’était pas le moment des confidences. Surtout que je ne lui avais pas dit ce que j’étais non plus.

Par contre, elle m’avait révélé qu’elle venait d’une école de la ville. Etait-ce possible que je sois encore tombé sur une personne de cette école ? Non, quand même pas. Ce serait un peu trop gros, non ? Je ne pouvais pas en avoir la certitude, même si elle était un être surnaturel. Après tout, cela pouvait être de naissance, ce que je savais que trop bien.

Au bout d’un moment, alors que je buvais mon thé dans le silence ambiant, je finis par sentir mes limites approcher. Ce n’était pas le moment ! Tremblant, je posai mon mug sur la table basse pour me lever. La douleur traversant mes membres me fit grimacer sans que je puisse être en mesure de le cacher. Par contre, je savais que je devais quelques explications à la jeune femme. Voire… Doucement, je soupirai et, arborant une grimace désolée, je lui dis doucement :

- Leïka, si vous souhaitez vous en aller tout de suite, je ne vous retiens pas. Au contraire, ce serait même mieux pour votre sécurité. Sinon… N’approchez surtout pas de la chambre et restez loin de tout ce qui pourrait en sortir. S’il vous plaît.

Puis, sans vraiment attendre de réponse, je partis dans la chambre en me frottant le bras gauche sur lequel des poils commençaient déjà à pousser. Heureusement, c’était encore caché par mes vêtements. Mais je savais que cela ne le resterait pas longtemps. La peur qui ne cessait de croître m’enfermait dans un cercle vicieux tant elle accélérait le processus. Et plus je me transformait, plus j’avais peur…

Dans ma chambre, que j’avais laissée entrouverte pour m’éviter une crise de claustrophobie inarrêtable, je me déshabillai et me mis à quatre pattes sur le sol. Le souffle court, je tentais désespérément de rester le plus silencieux possible malgré la douleur. Enfin… Pouvait-on réellement parler cette impression d’être écorché vif et écartelé dans chaque parcelle de son corps de la “douleur” ? C’était plutôt une souffrance similaire à de la torture. C’était tellement horrible que je peinais grandement à ne pas hurler. Comme à chaque fois. Plus les minutes passaient, plus c’était un exercice à la limite de l’impossible. En fait, plus j’attendais pour me transformer, plus c’était long et pénible. Tant et si bien que, cette fois, je mis pas moins d’un quart d’heure pour devenir un loup.

Il ne me restait pratiquement plus rien de mon humanité. Seuls mes yeux bleus et la couleur de mon pelage ressemblant à celle de mes cheveux pouvaient être des indices sur mon identité. Sans cela, rien ne pouvait faire croire que j’étais autre chose qu’un loup bien plus grand que la moyenne mais maigre. Caché dans le poil de mon poitrail, mon cristal était d’un rouge sombre alors que, habituellement, il était d’un blanc pur.

Il me fallut quelques minutes supplémentaires pour récupérer physiquement. Moralement, je ne cessai de me battre entre mon instinct qui me dictait de sortir, l’assassin qui voulait poursuivre cette jeune femme innocente en poussant le lupin à la chasse et ma personnalité de base qui ne voulait pas bouger pour éviter à quiconque d’être en danger. Moi le premier. Et pour lutter contre la claustrophobie, je regardais la douce lumière passant par l'entrebâillement de la porte tandis que j’étais allongé dans le noir le temps que je me remette au moins un peu, voire que je sois certain de rester moi-même malgré tous les paramètres qui ne m’aidaient pas.

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Leika Saito
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Mer 17 Oct - 1:19
« Amis Ennemis »

Connaissez vous l'histoire d'Alice aux pays des merveilles ? Je ne la connaissais pas avant d'arriver à Londres, jusqu'à ce qu'on m'en fasse part et que j'en entende parler en cours de littérature. Une jeune fille se retrouvant plongée dans un univers étrange et glauque comme si tout sortait du fruit de son imagination. Elle fait de nombreuses rencontres, et passe son temps à courir après le lapin blanc. Puis finalement, elle se retrouve invitée à prendre le thé avec le lièvre de mars et le chapelier fou. Pourquoi raconter cette petite histoire vous allez me dire ? Tout simplement parce que la partie de thé allait très bientôt se transformer en cauchemar et en bain de sang. j'étais Alice, coincée dans un mauvais rêve, aux griffes d'un prédateur dont je ne soupçonnais même pas l'existence. Comme j'avais peur de ce qu'il pourrait me faire en tant qu'homme, je l'avais observé, buvant mon thé allégrement, mais méfiante. Aurais-je pu penser que j'aurais du en avoir peur en tant que "bête". Le sang ne pouvait se glacer dans mes veines, puisque le mien était froid, comme les serpents. Je voyais pourtant qu'il n'allait pas bien, qu'il semblait souffrir d'un mal impérissable.

Il vint m'avertir du danger que je courrais

Le voyant se relever, aller vers cette chambre de laquelle, je ne devais pas m'approcher, j'entendais des bruits, des couinements plaintifs. L'odeur avait changée ! Un loup garou...maintenant je le reconnaissais. Ils sont les pires ennemis des vampires à cause de divers compte et légendes. Mais tout comme les buveurs de sang, ils sont domptés par leur nature et n'arrive pas à la contrôler. Rapidement, je me relevais, cherchais mes katanas qu'il avait mis à l'entrée, et sortit de l'appartement, descendant les escaliers. En plein milieu alors, tandis que j'allais franchir la porte de sortie...Je sentis la culpabilité m'envahir...Attend sérieusement Leika ? Toi qui n'a de compte à rendre à personne, là tu te sens stupide de sauver ta peau ? Voilà ce que me crierait ma conscience. En effet, je devrais fuir, mais ma vie n'est pas aussi merveilleuse pour que je ne la risque pas. Après tout, au final...ce n'était pas la faute de ce Yasushi si la bête qui est en lui veut surgir. Je suis pareille avec ma nature vampirique, contrôlant difficilement ma soif.

Rebroussant chemin, je remontais dans l'appartement silencieusement, faisant grincer légèrement la porte à cause du parquet. Avançant à pas de loups, et c'est le cas de le dire, je gardais tout de même les armes près de moi en cas d’extrême nécessité. Puis j'ouvrais encore le plus délicatement possible pour ne pas l'effrayer la porte, regardant la créature. Je suis complètement atteinte, complètement inconsciente. Et d'un autre côté, j'avais envie de l'aider...ça ne me ressemble pas, mais je ne peux décemment pas le laisser seul dans cet état. Je lui suis redevable, vu qu'il a pris soin de moi et m'a sauvée des griffes de la nuit. Amorçant une approche, je me mettais face à lui, m’accroupissant très doucement avant d'approcher ma main. Je ne tremblais pas, je n'avais pas peur, sauf de le brusquer. Je posais ma main délicatement, une main froide certes, mais essayant d'être chaleureuse.

N'aie pas peur....ne crains rien...je sais ce que c'est de vivre comme un monstre à devoir lutter contre ses pulsions meurtrières, contre sa nature...je suis moi même ainsi. Les gens te regardent comme si tu étais un paria de la société, parce que tu n'es pas comme eux, et le monde humain t'effraie. Je sais ce que tu ressens...

Je ne sais pas si réellement, j'ai pu avec ses simples paroles, apaiser une partie de sa douleur de coeur, mais si je le peux...ne serait-ce qu'un petit peu, je lui donnerais ma présence. A condition qu'il n'essaye pas de me dévorer...car malheureusement j'ai la lame un peu trop facile quand le sujet amène à ma propre survie.

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Yasushi Lelph
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Mer 17 Oct - 5:24
Amis ennemis

Feat Leïka Saito



Les minutes passèrent, me laissant le temps de reprendre mon souffle. Malheureusement, plus j’étais en forme, moins je parvenais à tenir le loup et l’assassin. Ces deux-là avaient une envie commune : bouger. Sauf que si je les laissais faire, je savais à peu près ce qui allait se passer. L’assassin pousserait le loup mort de peur à cause de la claustrophobie de sortir de n’importe quelle façon avant de partir à la recherche d’une victime. Il était hors de question de prendre autant de risque. Je ne voulais blesser personne. Je ne voulais tuer personne. Je ne voulais pas perdre la tête. … Je ne voulais pas être un loup-garou et cela m’empêchait de m’entendre avec mon instinct lupin. Quant à l’autre, n’en parlons même pas ! Il n’était plus à prouver qu’il était dangereux, que ce soit pour les autres ou pour moi. De toute façon, il avait été créé pour ça.

Au loin, se rapprochant de plus en plus, j’entendis des pas. Le silence m’aidait grandement à pouvoir les capter. S’il y avait eu un bruit plus fort que celui du frigo en continue, je n’aurais jamais pu l’entendre. Ainsi, quand la jeune femme que j’avais récupérée dans la rue s’approcha tout doucement de moi, j’étais déjà sur le qui-vive. Je m’y étais attendu au point de parvenir à retenir les deux autres êtres m’habitant de ne pas lui sauter à la gorge. Une entreprise bien suicidaire au vu des armes qu’elle tenait en main.

Ses gestes n’avaient rien de menaçants malgré ses katanas. Au contraire, elle semblait vouloir m’apprivoiser, me calmer. Pourtant, je tentai de la faire sortir. Le danger était grand. Beaucoup trop grand. Ma claustrophobie était une boule prête à exploser pour faire naître une panique incontrôlable alors que l’assassin me poussait à me défendre contre un potentiel danger. Je sentais ma mort proche dans cette situation. Sans parler que la colère contre sa “désobéissance” ne m’aidait en rien à rester calme. C’est pourquoi je me mis à gronder en me reculant, le ventre à terre. J’étais dominant, ou le loup voulait l’être, mais je n’étais pas suicidaire au point de me montrer menaçant. Le but de la manoeuvre était donc de la désespérer pour qu’elle s’en aille et me laisse seul. Je n’allais pas pouvoir tenir très longtemps…

La main qu’elle avait tendue finit par se poser ailleurs que sur ma tête à cause de mon geste de recul. Je ne regardai pas où, bien trop occupé par surveiller ses autres gestes et écouter au mieux ses paroles. Je ne compris pas réellement les mots, mon état n’aidant clairement pas. Mais je saisis à peu près la volonté de m’apaiser. Malheureusement, ce ne fut pas suffisant pour avoir la sensation escomptée. A l’extérieur, avec une possibilité de fuir, sans doute que les choses auraient été autrement. Mais ce n’était pas le cas et, autant que nous étions dans ma tête, nous le savions pertinemment. Mes grondements devinrent donc des grognements menaçants tandis que mon poil s’ébouriffait comme pour me montrer plus imposant, plus effrayant. Et, sous l’effet des encouragements de l’assassin, le loup se prépara à sauter. Attaquer ou non ? Prendre le risque ou non ?

Comme il était certain qu’il n’écouterait pas ma voix ne voulant pas de meurtre, je lui soufflais juste qu’il y avait les armes. Ce n’était clairement pas une décoration et qu’il était plus prudent d’éviter d’aller à la mort alors qu’on voulait juste se protéger. Du coup, le loup sauta, mais en évitant la jeune femme. Atterrissant dans l’encadrement dans l’encadrement de la porte, je me mis à chercher une sortie, la panique étant désormais là. Et ce, non sans me montrer une dernière fois menaçant envers la jeune femme. Mais rien. Rien n’était ouvert. Je n’avais aucun endroit par lequel sortir. Désespérément, je tentai de défoncer la porte. Mais inutile : elle s’ouvrait dans l’autre sens et ma panique m’empêchait d’utiliser de façon adéquate ma force de loup-garou. Dans un combat, la donne ne serait plus la même puisque l’instinct lupin se trouvait doué dans ce domaine. Il n’en était rien. Je me trouvais devant du mobilier et des ouvertures purement humaines, qu’il ne savait pas utiliser et la panique l’empêchait de réfléchir. Je ne voulais pas non plus trop m’approcher de la chambre dans laquelle se trouvait toujours la jeune femme. Trop dangereux. Ainsi, je me trouvais limité dans l’élan que je pouvais prendre. Il ne me resta donc rapidement qu’une seule option : passer par la fenêtre. Sautant par dessus le canapé que je déchirai au passage à cause de mes griffes, je me mis à foncer vers la fenêtre en espérant atteindre l’escalier de secours.

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