Sin Theatre


 

Miko, professeur de japonais [Terminé]

Yumiko Okamoto
T |:| Japonais
Sexe : Femme
Identité de genre : Féminin
Apparitions : 81
Inscription le : 12/10/2018
Né(e) le : 12/01/1997
Age : 21
Nationalité : Japonaise
Niveau d'études/Métier : Professeur de japonais à mi-temps
Classe : Enseigne le japonais en LV1 uniquement
Situation amoureuse : Célibataire
Double Compte : Bethany Williams, Yasushi Lelph
Personnage sur l'avatar : Your lie in April - Kaori Miyazono
Péché(s) :
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Ven 12 Oct - 18:39
Yumiko Okamoto

Surnom(s) : Miko
Âge : 21 ans
Date de naissance : 12 janvier 1997

Lieu de naissance : Tokyo
Nationalité : Japonaise
Orientation sexuelle : Pure hétéro

Race : Ysera
Pouvoir : Manipulation des liens
Race de naissance : Humaine

Classification : Teacher
Études et diplôme(s) : Cours spécialisés pour devenir professeur au Japon
Habitation : Appartement en ville - 126 Bayham Street
Poste à S'Indarë : Professeur de japonais à mi-temps thérapeutique
Date de prise de fonction : Septembre 2018
PhysiqueYeux : bleus
Cheveux : Blonds
Taille : 168cm
Poids : 54kg environ
Corpulence : Fine avec quelques rondeurs aussi agréables que discrètes
Vêtements et/ou style : simple, ample et hyper décontracté chez elle, un peu plus habillé quand elle sort
Signe distinctif : Cicatrices au niveau des poignets et une sur la carotide gauche
Caractéristiques raciales : Yumiko ressemble totalement à une humaine sans aucun élément extérieur qui puisse montrer sa race.

Je ne suis pas une personne qui se remarque grandement dans des pays Européens. Par contre, au Japon, on me remarque souvent immédiatement à cause de la couleur très claire de mes cheveux. Après tout, ils sojt blonds pâle dorant souvent sous le soleil. Longs, ils encadrent facilement mon visage plutôt ovale connaissant des traits très doux. Certaines mèches de ma frange négligée tombent sur mon visage même lorsque je tente de les placer derrière mes oreilles pour dégager mes yeux bleus. Mon regard ne montre que très rarement que je suis pleinement joyeuse malgré tous les efforts que je peux faire pour cacher les tourments de mon coeur.
Du haut de mes 168 centimètres, je garde une corpulence assez fine avec mes 54 kilos. Enfin, environ puisque ma race m’a fait gagner quelques rondeurs agréables à regarder. Mais cela ne m’aide pas à avoir une attitude confiante. La beauté n’a aucune valeur à mes yeux, mais nous y reviendrons. Ainsi, je montre souvent une attitude renfermée lorsque je suis seule et plongée dans mes pensées. Devant mes élèves, par contre, malgré tout ça, je tenterais de me montrer plus ferme et sûre de moi, même si le regard ne sera pas toujours au rendez-vous. Un mélange à la fois étrange et déplaisant.

Tout comme je montre peu de soin à mon attitude lorsque je suis seule, je ne cherche pas à me montrer présentable. Vêtements amples, souvent en pyjama ou non coiffée, je me laisse totalement aller. Mais parce que je sais qu’il faut que je me reprenne devant les autres, quand j’ai des invités, même imprévus, ou que je vais à l’académie pour le travail, je fais plus attention. Je ne mets presque jamais de robes ou jupes puisqu’elles me ramènent beaucoup trop souvent à mes jeunes années. Une association d’idée qui, finalement, se voient beaucoup dans ma façon d’être : quand je me rends compte que je touche mes cheveux je m’arrête tout de suite, pareil si je cherche à toucher un collier imaginaire. Puisque, en effet, je ne mets aucun bijou. Même si cela pourrait cacher des cicatrices comme celles de mes poignets, ou celle qui barre ma carotide gauche, signe que j’ai cherché à mettre fin à mes jours.

Depuis que j’ai passé les grilles de S’Indarë, j’ai un cristal qui se trouve sur mon épaule gauche. Je ne comprends pas très bien sa signification, mais je le trouve plutôt joli. Surtout qu’il ne me fait pas mal. A mes yeux, il s’agit juste d’une décoration autre qu’une cicatrice qui a une signification au même titre que les rubans de mon pouvoir.
CaractèreSi vous veniez à demander à quelqu’un qui me connaissait en Angleterre qui je suis, sans doute vous répondrait-on que je suis gentille à l’extrême. Têtue, je suis incapable de penser à moi-même lorsque les autres ont des problèmes et d’admettre que je possède des qualités. Fausse modestie ? Non. Je n’ai juste pas eu le temps de m’en rendre compte ou de les mettre sur table. Deux ans, c’est beaucoup trop court pour cela. Enfin, que la curiosité ne m’étouffe pas quand il s’agit d’apprendre. Je ne suis pas du genre à vouloir connaître des secrets inavouables ou tout ce qui se passe en un lieu, mais j’aime étudier. Ma curiosité est donc basée sur la culture générale et la façon dont tourne et pense le monde qu’autre chose, même si je suis prête à écouter les autres pour les aider.

En parlant de ça, j’ai à de nombreuses reprises prouvé que je pouvais venir à bout de grosses peines malgré la mienne, faisant preuve d’une apaisante douceur et de bienveillance. Cependant, depuis que j’ai été libérée, je ne fais plus du tout attention à ma personne. De ce fait, je pourrais prendre bien plus de risques qu’avant, allant jusqu’à mettre ma vie en danger. Je me vois beaucoup trop dans les problèmes des autres, ce qui me rend plus impliquée que je ne le devrais. C’est à peine si j’écoute mon moral, ce qui pourrait me mener à retomber.

Détruite, j’ai tendance à rester bloquée dans mon passé douloureux. Je tente, bien sûr, de remonter la pente. Et ce, au moins pour remercier mon meilleur ami. Mais je n’y arrive pas totalement. Recommencer une vie ne m’aide pour le moment qu’à cacher le fait que je n’ai envie de rien en particulier et que j’ai peur de retourner là d’où je viens. J’en deviens paranoïaque en marchant dans les rues. C’est pourquoi je préfère mille fois rester enfermée chez moi avec un livre, dans un laisser aller qui pourrait faire peur.

Même si je n’aime pas aller à l’encontre de mes sentiments, je préfère faire des efforts et avancer à mon rythme, quitte à travailler à mi-temps pour raison psychologique. Régulièrement je vois un psychiatre, mais je n’ai pas espoir qu’il m’aide car je me sens encore bien trop atteinte par tout ce que j’ai perdu. La liberté n’est, à mes yeux, qu’un mot destiné à donner un espoir, une illusion pour ne pas perdre pied.

S’il est une chose que j’adore, c’est câliner mon petit chat noir. Outre la lecture, le fait de câliner Plume qui ronronne dès que je suis à ses côtés a tendance à m’apaiser. Par contre, j'ai horreur de perdre le contrôle de mes capacités en endormissant les personnes autour de moi. C'est extrêmement pénible...
RaceLes yseras sont des démons des rêves et des souvenirs. Ne vous laissez pas berner par cette appellation peu glorieuse. Après tout, eux-même peuvent s’appeler des “marcheurs de rêves” puisqu’ils ressemblent en tous points à des humains et leur but n’est nullement de faire du mal. Ils le pourraient. Certains le font. Mais ce n’est pas la première fonction de leurs capacités.

Ces dernière concerne les esprits et les rêves. Mais intéressons-nous avant tout aux premiers : chacun prend une forme spéciale selon la personne concernant. A la base, il s’agit d’une grande pièce blanche qui change petit à petit selon la vie que mène cette personne. Ainsi, il peut s’agir d’une bibliothèque, un labyrinthe, un salon, une chambre… Et elle peut se transformer en cas de changement majeur dans la vie qu’on mène. Après tout, c’est le lieu de vie de l’âme.

Les yseras, en se promenant dans les esprits, ne rencontreront jamais l’âme, tout comme l’âme ne les verra jamais. Par contre, ils peuvent avoir accès à tous les souvenirs sans exception. Grâce à cela, ils peuvent également avoir accès aux rêves et cauchemars des personnes. Ces derniers se jouent dans une sorte de salle centrale ayant une forme spéciale à chaque personne permettant de le vivre directement. Cette salle est très importante car elle va être le centre des capacités des yseras qui mangent les rêves.

Pour cela, ils “gonflent” le rêve de la personne qu’ils ont endormis, le rendent plus puissant afin de se délecter automatiquement des émotions qui en découlent. Cela ne prive pas le rêveur de son rêve. Au contraire. Pour lui il s’agit d’une amélioration de son sommeil, ce qui lui donnera l’impression d’avoir passé une excellente nuit. Mais les Ysera peuvent faire cela également avec les cauchemars. Il ne faut pas qu’ils le fassent trop souvent puisque, pour eux, cela a le même effet que de la nourriture périmée.

Tant qu’ils mangent des rêves, les yseras sont immortels. Cela exclut bien entendu les blessures mortelles, le poison qu’on lui donne, les maladies et autres éléments extérieurs qui pourraient tuer un humain normal. Cependant, on est bien d’accord sur le fait qu’ils ne vieillissent pas. Leur corps, garde à vie une forme et une corpulence idéale pour chacun, peu importe ce qui est fait pour le changer.

Il y a un petit bémol quand les yseras ne maîtrisent pas leur race : involontairement, ils peuvent endormir des personnes dans un rayon de cinq à dix mètres, surtout quand ils subissent des émotions trop fortes. La faim peut également être perturbante puisque la nourriture humaine ne rassasie nullement les yseras. Néanmoins, ils peuvent rester maximum deux mois sans manger. Enfin, mieux vaut qu’ils ne se laissent pas mourir de faim non plus, pour leur santé.
PouvoirYumiko a la possibilité de voir à tout instant des rubans colorés qui lient deux personnes. Elle ne peut pas cesser de les voir. C’est automatique. Les couleurs représentent des émotions/sentiments que ressent une personne pour une autre. Si les couleurs diffèrent, alors les couleurs se rencontrent au milieu du ruban. Voici le code couleur qu’elle a comprit en les voyant de façon inconsciente :

- La couleur jaune est la couleur de la joie, de la lumière et de l’amitié
- La couleur orange est le symbole de communication, elle favorise les rapports humains, donc que la personne est apte à s’ouvrir à cette personne, qu’elle commence à l’apprécier
- La couleur rouge est le symbole de la vie, de la puissance et de la passion (relation de jeux en tous genres sans qu’il y ait plus)
- La couleur marron est le symbole de la terre, la chaleur et la fiabilité, qui est souvent présente entre les membres d’une même famille ou des personnes qui se considèrent comme des parents.
- La couleur rose est le symbole de la féminité, donc que la personne est souvent une femme voulant draguer ou l’amour entre deux personnes
- La couleur bleu est le symbole de la fidélité, de la confiance et de la communication, qui est une couleur souvent présente entre les professeurs et élèves ou entre un humain et son animal
- La couleur verte est le symbole de la nature, de la vie et de l’harmonie qui reste une couleur assez difficile à comprendre en terme de relation entre les personnes, comme si on ne parvenait pas à se décider tout en étant heureux de cette rencontre. Souvent c’est lorsque deux personnes ne sont que des connaissances qui se connaissent à peine
- La couleur grise est le symbole de neutralité
- La couleur noir est le symbole de la tristesse et du prestige. Elle peut démontrer une haine sans précédent envers une personne autant que le deuil quand le fil est coupé
- La couleur blanche est le symbole de pureté, que tous les bébés possèdent envers les personnes qu’ils rencontrent jusqu’à ce qu’ils développent une émotion qui leur soit propre.
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Ses propres liens lui sont invisibles tant qu’elle n’a pas la volonté de les voir. Cela signifie que les liens des autres vers elle lui sont également invisibles sans cette volonté. Mais les voir n’est pas la seule fonction de ce pouvoir.

Lorsqu’elle touche les fils, là encore sur un élan de volonté, Yumiko a deux possibilités : créer un lien ou détruire celui existant. Il faut cependant que cela garde un équilibre. Ce qui signifie qu’elle détruit doit être reconstruit d’une façon ou d’une autre. Un lien de haine peut-être reconstruit en amitié, ce qui peut-être fait pour une seule personne comme pour les deux. Ce changement est définitif tant qu’elle ne décide pas de le changer à nouveau.
A contrario, lorsqu’elle crée des liens entre deux personnes qui ne se connaissent pas de base, les liens créés ne sont qu’une suggestion, rien de plus. Ainsi, si les personnes ne peuvent pas suivre le lien suggéré, ce dernier disparaît tout simplement pour laisser place à celui qu’ils se créent eux-même.
Histoire
Famille
Yumiko (Yumi) Okamoto, Petite soeur : Les deux soeurs se sont rencontrées en Angleterre et elles s'entendaient très bien avant que le père des filles ne s'en mêle.
Mr Okamoto, chef de la famille : Il déteste viscéralement Yumiko alors que la jeune femme n'en comprend pas les raisons. Elle a donc peur de ce père qui est le seul qu'elle connaisse.
Mme Okamoto, mère de Yumiko : Mère et fille n'ont pas pu se retrouver mais elles étaient très proches avant que la fille soit séquestrée.
Mana, de-soeur de Yumiko : Elles se sont rencontrées en Angleterre et s'entendaient très bien.
 L’hiver 1997. Cette période noire et enneigée fut celle qui accueillit ma naissance, environ un mois avant l’arrivée du printemps. Normalement, ce genre d’événement est chaudement accueilli par tous les membres d’une famille. On considère même que c’est la plus belle chose qui arrive dans une vie et j’aurais pu en être l’objet, si je n’étais pas née albinos. Mes parents n’ayant pas de problèmes génétiquement parlant, mon père ne vit pas mon arrivée d’un bon oeil. Et cela allait nuire une grande partie de ma vie.

Nous habitions à Tokyo, dans une demeure appartenant à la famille Okamoto depuis des générations. Peut-être bien avant la guerre de Seishu en vérité. Elle était donc construite selon les traditions, tout comme l’éducation de mon père qui le rendait froid, d’une sévérité sans nom et, surtout, implacable. Destiné à devenir premier ministre du pays, il voulait que tout aille bien dans sa vie privée pour éviter d’attirer les médias sur sa personne pour de mauvaises raisons. Alors, quand il vit arriver une enfant n’ayant aucune des caractéristiques de son pays, il n’attendit pas longtemps avant de faire appel à un détective privé. Ce dernier avait pour but de trouver si, oui ou non, sa femme avait eu une aventure avec un autre que lui. En attendant, il laissa sa femme m’élever comme elle le souhaitait, quitte à briser violemment le lien qui nous unissait toutes deux.

2000. J’allais avoir trois ans et j’avais été heureuse pendant ces premières années de ma vie. Mais tout allait rapidement changer sans que j’en comprenne la raison. Pour moi, tout allait bien même si mon père, qui refusait que je l’appelle “papa”, n’était jamais là pour moi. J’avais une mère aimante, des domestiques drôles et serviables avec moi, des jouets… Finalement, je vins à tout perdre sans avoir fait quoi que ce soit pour cela. Ce fut d’ailleurs le chef de famille qui me jeta dans une cage, dans le sous-sol de la maison, en colère face à cette trahison et par peur de voir sa carrière se briser. Cette dernière n’était pas bien grande, mais possédait tout le nécessaire pour mon confort et que je ne prenne pas froid. Le seul bémol était qu’on ne me donna rien pour m’amuser et plus personne ne pouvait m’adresser la parole. D’aimée, je passais à seule et détestée. Pendant longtemps je pleurais la perte de ma mère et l’envie cruelle de la revoir sans y être autorisée. Heureusement, je ne me laissai pas dépérir pour autant, pensant que j’allais pouvoir la revoir si j’étais sage. Je restai sur cet espoir pendant environ deux ans avant de le perdre à jamais.
Pendant longtemps, ma mère tenta par tous les moyens de me reprendre à ses côtés. Malheureusement, ne faisant pas partie de la famille principale à l'origine, sa parole n'avait aucun poids face à ce chef de famille sans pitié. Sans compter qu'il avait tout le reste des Okamoto qui le soutenait dans sa décision. Oui, l'existence de cette enfant bâtarde que j'étais à ses yeux pouvait ruiner sa vie si quelqu'un venait à la découvrir.

2003. De temps en temps, on m’autorisait quelques sorties dans les jardins intérieurs de la maison, là où personne venant de l’extérieur ne pourrait me voir. N’ayant pas le droit de parler à quiconque, je ne pouvais pas satisfaire ma soif de connaissance, mais ce n’était pas grave puisque je me rappelais ce que m’avait dit ma mère sur beaucoup de sujets. Les papillons étaient d’abord des chenilles en sortant de leurs oeufs, par exemple. Les feuilles des arbres tombaient à l’automne pour mieux repousser le printemps. De petites choses que j’aimais encore contempler en me remémorant sa douce voix chantante. Mais, lors d’une promenade pendant une chaude journée d’été, je compris qu’elle m’avait sans doute oubliée. Là où j’aurais pu être, aux côtés de mes parents, se trouvait une petite fille. Ses cheveux étaient d’un noir profond, ses yeux aussi sombre que ceux de mes parents… Sur le coup, je ne pus la lâcher des yeux jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans un tournant. Ce n’est que là que je baissai la tête, les larmes aux yeux. Une mèche de cheveux blanc passa alors par-dessus mes épaules, comme pour me montrer la dure réalitée.

*Ah… En fait je ne peux pas être aimée parce que je ne suis pas comme eux…* avais-je tristement pensé avant de suivre les domestiques qui m’accompagnaient jusqu’à ma cage.

Depuis ce jour-là, je n’eus plus envie de rien en particuliers. Je mangeais encore puisque j’étais nourrie, mais mon coeur restait en miette. Pourquoi étais-je encore en vie ? Pourquoi me gardait-on enfermée dans cette cage ? Si on ne m’aimait pas, cela ne servait vraiment à rien de me garder…

2011. J’avais fini par me faire une raison et gardais un profil bas. J’étais comme… éteinte. Alors, quand on m’envoya en Angleterre pour aller étudier dans une école, je ne ressentis rien. Je savais dores et déjà que ce n’était pas par amour soudain qu’on m’envoyait dans une grande école alors que je n’avais jamais étudié de ma vie. Je ne savais même pas ce que cela signifiait. Alors, je ne répondis rien et me laissai guider sans réaliser que j’allais enfin découvrir le monde extérieur.
Ce que je ne saurais jamais, c’est que ce départ avait été décidé pour que ma petite soeur, la fille que j’avais aperçue quelques années plus tôt, ne me découvre pas. Elle commençait à avoir des doutes à force de voir des domestiques descendre à la cave alors qu’on lui répondait toujours qu’il n’y avait rien là-bas. D’un naturel curieux, elle avait même tenté à plusieurs reprises d’aller voir par elle-même, entreprise qui avait failli porter ses fruits. M’éloigner quelques temps dans un pays étranger avait donc semblé être la meilleure solution pour cacher mon existence aux yeux du monde. Après tout, qui s’intéressait vraiment à la vie d’un politicien japonais en Angleterre ?

Jusqu’en 2013, donc, je vécu dans une académie internationale qui pouvait accueillir des cas comme le mien en Angleterre. Suivie par un tuteur pour m'aider dans ma vie de lycéenne qui venait de débuter, j'eus tout à apprendre. J’y fis plusieurs rencontres dont plusieurs assez mémorables pour changer ma façon de penser. Pour commencer, mon meilleur ami Yasushi et son copain Noa me montrèrent que malgré les problèmes on pouvait avancer et que demander de l’aide n’était pas mal. Au contraire, que cela pouvait même être bénéfique. Je pus même montrer mes talents d’écoute en devenant la confidente du premier. Un autre garçon de mon âge qui me vint en aide à plusieurs reprise fut celui qui me montra quelques méthodes pour mentir. Je n’aimais pas cela, pensant que cela blesserait forcément les autres. Alors, malgré les entraînements, je n’usai jamais de cette technique de communication. Mais celui qui fit chavirer mon coeur resta Hayate. Un garçon extrêmement gentil qui, même sans me connaître, écouta mes peines et me promis de me protéger quel que soit le danger auquel je ferais face. Un peu les mêmes paroles de Mana, une colocataire de chambre qui se révéla également être ma petite demi-soeur. Ce que nous ne sûmes jamais, c'est que son père avait été au Japon pour faire affaire avec le chef de la famille Okamoto pour l'expansion de sa multinationale. Pendant ces quelques jours passés au Japon, loin de son pays natal qu'était l'Angleterre, il eut une aventure avec ma mère. Ils s'étaient protégés, donc ma venue n'était clairement pas attendue. Pourtant, j'étais là, ce qui faisait de moi la grande soeur de cette héritière ayant deux ans de moins que moi. Enfin, l’infirmier de l’école fut un des adultes dont j’avais le plus donné ma confiance. Non seulement il me montra que l’amour n’était quelque chose qui se méritait, mais en plus il me montra bien des façons de s’amuser simplement. Une relation proche de celle que j’avais avec ma mère s’était nouée entre nous.
Entre-temps, je découvris que lire des livres de toute nature était extrêmement plaisant. En plus de satisfaire ma soif intarissable de connaissances, elle me permit de m’améliorer grandement en anglais en peu de temps. Ainsi, parler avec autrui ne fus plus une barrière infranchissable telle que je l’avais vue lors de mon arrivée. Quoique cela ne m’empêcha pas d’avoir peur des autres avant de les connaître un peu plus, n’ayant pas l’habitude de faire de nouvelles rencontres.

Au cours de ma seconde année, je reçu une lettre venant de mes parents. Ou, plus exactement, de mon père. Ce dernier me faisait part qu’il était temps pour moi de revenir au Japon. Ce retournement de situation venait du fait que ma soeur avait intégré une école privée japonaise et qu’elle ne revenait que pour les grandes vacances. Puis, comme elle n’avait rien pu trouver dans la cave après mon départ, sa curiosité s’était comme tarie, laissant peu de place pour l’hypothèse qu’elle ait une grande soeur. Certes, cette dernière venait de l’union de deux personnes mariées à d’autres, mais elle existait. J’existais. Malgré cela, on ne voulait toujours pas que je me montre plus que nécessaire au monde. On voulait me faire disparaître aux yeux de l’extérieur.
La très forte probabilité que je puisse retourner dans cette cage fissura mon coeur fragilisé. Je venais à peine de goûter à la liberté et on me demandait déjà de rentrer. Je ne pouvais tout simplement pas l’accepter. C’était inadmissible ! Pourtant, j’étais bel et bien là, au pied du mur. Un mur gigantesque et si solide qu’il semblait indestructible malgré les promesses de mes amis.
Avec un léger espoir de changer mon destin, j’écrivis mon refus à mon père, lui expliquant difficilement tant j’avais du mal à mettre des mots sur ce que je ressentais, que je voulais rester en Angleterre. Quitte à changer de nom, cela m’était égal puisque je ne m’étais plus sentie faisant partie de cette famille depuis bien longtemps. Malheureusement, cela ne fonctionna pas. Au lieu de comprendre et tenter de trouver un compromis, le chef de la famille Okamoto vint lui-même me chercher. Il avait, pour cela, profité d’un voyage d’affaires. La mort de ma mère suite au chagrin de me voir disparue l’avait rendu plus amer encore à mon égard. Il pensait que tout ce qui arrivait était ma faute. Il ne pouvait pas me laisser partir. Non. Cela serait que trop bien pour moi qui avait détruit sa vie. A ses yeux, seule ma mort pourrait réparer mes fautes. Mais il ne pouvait pas le faire de ses mains. Il lui fallait un autre moyen.

2014. Retour à la case départ, en pire. Je n’avais plus rien, dans ma cage, qui pourrait me tenir chaud en hiver. Mon lit était devenu une paillasse inconfortable avec une couverture miteuse très fine et à peine assez grande pour me couvrir entièrement. Pour seul meuble, j’avais une table en bois usé que je peinais à atteindre à cause de la chaîne qui me lacérait la cheville gauche. Mes repas étaient devenus rares puisque je n’avais droit qu’aux restes de mon père désormais seul dans la maison avec les domestiques. Je voyais bien ce qu’il tentait de faire : me tuer à petit feu. Soit de froid, soit de faim. Avec un peu de chance, cela serait rapide, mais je n’y croyais pas vraiment malgré l’affaiblissement qui m’empêchait de plus en plus de bouger.
C’est dans ces conditions que j’eus, un soir d’hiver, de la visite à ma lucarne barrée de barreaux. Mes amis étaient venus ensemble pour me sauver. L’espoir me regagna le temps de quelques jours jusqu’à ce qu’un drame arrive.

Le 20 janvier 2014, alors que je venais de fêter  mes seize ans, les garçons me sortirent de ma cage. Je ne demandai pas comment ils s’y étaient pris, ma voix ne me le permettant pas. De plus, j’étais tellement soulagée de les voir que je ne pus faire autrement que pleurer dans leurs bras. Doucement, prenant soin de moi, ils m’aidèrent à me mettre sur mes jambe et à sortir de la cave. Malheureusement, quel que fut leur stratagème pour faire sortir mon père, si seulement ils en avaient usé, avait échoué. Entre nous et la sortie, il se tenait debout, nous visant avec une arme. Un pistolet qu’il prenait pour se protéger en cas d’attentat contre sa vie. Bien sûr, il avait des gardes du corps, mais on ne savait jamais si un jour il en aurait besoin. Et ce jour venait d’arriver. Tentant de me viser sans dire un mot, il blessa mortellement Hayate. Ce dernier, avant de rendre son dernier souffle, me fit part de son amour et qu’il était heureux de mourir si cela pouvait me permettre de vivre. Le cri que je poussai ce jour-là fut muet mais douloureux. Je venais de perdre un être précieux sous mes yeux et mes amis allaient suivre. C’était certain.

Heureusement, mon père ne fit pas d’autres morts, laissant les autres partir. Il veilla à ce qu’ils ne me prennent pas avec eux et fit en sorte que ses domestiques nettoient la scène de crime et que je retourne dans ma cage, là où était ma place. Ma tristesse était si profonde que, non seulement je ne résistai pas, mais en plus je ne fis plus rien pour survivre par la suite.

2016. Cela faisait désormais deux ans que j’étais prisonnière, survivant au froid et à la faim sans même essayer. C’était même tout le contraire : depuis que j’avais vu un de mes amis mourir devant mes yeux et les autres m’abandonner à mon sort, même si je pouvais comprendre qu’ils voulaient continuer à vivre, je ne ratais jamais une occasion pour attenter à mes jours. Pudique, je n’utilisais pas encore mon fin kimono grisâtre pour me pendre. De toute façon, les poutres m’étaient inaccessibles, malheureusement. Cependant, dès que je pouvais avoir accès à un objet coupant, je m’ouvrais systématiquement les veines. Pour le moment, je m’étais focalisée sur mes poignets, les parsemant ainsi de multiples cicatrices. Ces dernières étaient désormais totalement cicatrisées puisqu’on avait prit toutes les mesures possibles et imaginables pour me tenir à l’écart de tout risque. Bien entendu, cela était le fait des domestiques et non de mon père puisque ce dernier voulait à tout prix se débarrasser de moi. Si en plus cela pouvait être de mon fait, il en aurait été que plus heureux.
Parmi les domestiques venant me donner chaque jour à manger, une petite nouvelle était arrivée cette année, au printemps. Les oiseaux commençaient seulement à chanter à ma lucarne. Contrairement aux autres, elle tentait de parler avec moi, me donnant des nouvelles du monde extérieur. Peut-être avait-elle eut pitié pour moi et qu’elle souhaitait me voir m’animer un peu. Je n’en savais trop rien à vrai dire, la laisser me faire entendre sa voix. C’était si rare… Malheureusement, je ne parvins jamais à lui répondre, ne parvenant plus vraiment à user de mes cordes vocales. Certainement s’étaient-elles légèrement atrophiées à force de ne pas être utilisées. Néanmoins, elles étaient encore là et vibraient douloureusement à chacune de mes tentatives.
Puis, l’hiver arriva. Il était rude et triste. Lentement, les jours passaient, ankylosant toujours plus mes membres. Peut-être que, cette fois, ma fin viendrait ? Peut-être allais-je pouvoir le rejoindre, délivrée ? Il en fut décidé autrement. La domestique qui était si gentille avec moi, me donnant plus à manger qu’il le fallait et ayant lutter rudement pour améliorer mes conditions de vies, ouvrit ma cage et me libéra de mes chaîne alors que je ne réagissais même plus au son de sa voix. J’étais pratiquement morte de froid, couverte d’engelures. Pendant très longtemps elle s’en voulu d’avoir tardé à me sortir de ma cage pour me mener à l’hôpital, mais son action me sauva la vie. Grâce à elle, ma vie allait pouvoir reprendre son cours, difficilement mais sûrement.

Pendant mon séjour à l’hôpital, je fis lentement la connaissance de James Campbell, un des internes qui s’était occupé de moi dès mon arrivée. Cette nuit-là, il avait l’air terriblement épuisé, ce qui m’avait permit de momentanément oublier mes propres malheurs malgré mes larmes incessantes. Quoi qu’on me dise, je ne parvenais pas à croire que j’étais libre, que j’allais pouvoir vivre ma vie. J’avais une vingtaine d'années et je ne voyais pas ma vie autrement que derrière des barreaux. Même le psychiatre auquel on m’assigna et les médecins eurent du mal à me convaincre alors que j’essayais déjà de me persuader que ce n’était pas une mauvaise chose que je sois en vie. C’est grâce à James, qui lui aussi avait l’air de souffrir, que je parvins à remonter un peu la pente. Très difficilement, mais sûrement. L’aider m’apaisait tant j’avais l’impression de me rendre utile, même si je ne faisais malheureusement pas grand chose. Je n’avais cependant rien d’autre à quoi me raccrocher, si ce n’était cette amitié qui nous liait petit à petit.

Mars 2017. Après une préparation qui fut rude tant j’avais peur, je finis par m’installer dans un petit appartement à Tokyo. Le but était de m’apprendre à vivre par moi-même, sortir enfin de l’hôpital. Bien entendu, j’étais suivie par un coach de vie qui venait au moins deux fois par semaine pour vérifier que tout allait bien et m’aider à chercher du travail. Je suivis également des cours pour pouvoir trouver du travail plus facilement, entre autres. En attendant, j’étais considérée comme une pupille de l’état puisque mon histoire avait éclaté au grand jour. Pendant plus de deux ans, mon père se battit pour sa liberté, mais sa notoriété ne fut rien contre l’horreur qu’il avait commise envers une enfant. C'est donc lui qui dû payer les frais d'hospitalisation et toue ma période passée à me réinsérer dans la vie "normale".Quant à ma soeur, celle portant le même nom que moi, la vraie fille de mon père, elle avait déjà commencé à vivre par elle-même, sans prendre en compte mon existence. A moins qu’elle ne veuille tout simplement pas le croire ? Je n’en savais rien, au fond…
Régulièrement, je voyais également James que je considérais comme mon seul ami. J’avais l’impression que nous nous soutenions l’un et l’autre. Un peu comme deux bouées de sauvetage entremêlée qui auraient été jetées en mer. Il ne m’avait pas raconté ce qui le tracassait, mais ce n’était pas grave. Il souriait un peu, pas beaucoup, et c’était déjà un bon début. Moi aussi, j’avais du mal à sourire. C’était comme si tout me tombait sur les épaules d’un seul coup. C’était d’ailleurs ce qu’il me semblait le plus difficile à gérer, avec la crainte persistante de voir ma liberté s’envoler brusquement, comme autrefois. On avait beau tenter de me rassurer à ce propos, rien n’y faisait. Je ne croyais pas en leurs paroles.

Décembre 2017. Le départ de James fut pour moi un grand bouleversement. J’eus l’impression de tout perdre, encore une fois. Je n'étais pas du tout attachée à tout ce qui pouvait m’entourer en général pour n’avoir rien possédé plus jeune, et aucune autre personne que lui n’avait réussit à s’accorder ma confiance. De plus, je ne comprenais pas où il allait ou pourquoi. A mes yeux, il m’abandonnait, tout simplement. Bien sûr, je comprenais qu’il avait envie d’aider les autres et d’utiliser ce qu’il avait apprit pour cela, mais j’étais un peu égoïste. Je le voulais aussi à mes côtés. Plusieurs mois me furent nécessaire pour l’accepter au moins un peu. Mais ce ne fut pas le pire. Lorsque, lors d’une discussion, j’appris que mon ami était partit là où les combats faisaient rage et qu’il pourrait ne jamais revenir, je m’effondrai. A plusieurs reprises, je fis quelques tentatives. Mais la dernière fut la plus violente et failli me coûter la vie : un soir, en rentrant chez moi de chez le psychiatre, au lieu de m’installer ou de commencer à faire à manger, je pris un couteau et,adossée à un mur je me remis à penser à ma vie. Il me sembla alors que plus rien n’avait d’importance, surtout si James mourrait aussi. Alors, je me coupai la carotide et me laissai aller. Si j’étais encore en vie, c’était grâce à une voisine qui, inquiète pour moi sans que je comprenne pourquoi, était venue me donner une tarte tout juste sortie du four. Elle faisait cela assez régulièrement depuis mon arrivée. Voyant que je ne répondais pas, elle s’était permise de tenter d’ouvrir ma porte. En découvrant le sang sur le sol, elle avait lâché son plat et s’était précipitée vers moi et, comme je ne donnais aucun signe de vie, appelé les urgences.

2018. Suite à mes tentatives de suicide, on me fit emménager à Nara. Le but de cela était de créer une fracture entre mon passé et mon futur, même si mes cicatrices restaient présentes pour me le rappeler sans cesse. Mais, au moins, la ville en elle-même serait un environnement plus tranquille, émotionnellement parlant. Cependant, on ne me laissa pas seule pour autant. Je fus encore suivie par un nouveau coach de vie et une psychiatre qui semblait avoir un peu plus de tact. Une remise à zéro totale en somme. On me permit même de posséder un chat noir, certainement en pensant que cela pourrait me maintenir en vie. Ce n’était pas pour autant que j’avais une grande envie de vivre, même si la présence de ce petit compagnon me donnait un léger réconfort.
Quelques mois me furent nécessaires pour reprendre pied et trouver un travail. Suite à une demande spéciale, je pouvais travailler à mi-temps thérapeutique. Cela me laisserait ainsi le temps de me familiariser avec le monde du travail et ne pas avoir l’impression d’étouffer dans ma nouvelle vie. Beaucoup d’entreprises me refusèrent à cause du manque de diplôme et de compétences. Heureusement, je finis par trouver un poste dans une académie pourtant prisée : professeur de japonais. Mon coach de vie m'avait énormément poussée à accepter cette offre d'emploi à mi-temps. Il était presque évident que ce n’était pas mon sourire qui m’avait valu d’être acceptée, mais bien ma parfaite maîtrise de l’anglais et le fait que je pourrais partager le poste avec un autre professeur. Etait-ce une bonne chose ? Je n’en savais rien au final, bien que mon coach de vie soit ravi de la nouvelle. Ainsi, tout en gardant mon petit appartement à Nara, il était dit que je commencerait à travailler à l’académie proche de chez moi dès juillet, histoire que je puisse me préparer correctement, que ce soit psychologiquement ou autrement. Malheureusement, ma vie au Japon ne m’aida pas à remonter la pente. J’étais beaucoup trop paranoïaque et stressée pour rester. Ce fut l’avis de mon psychiatre et mon coach de vie qui me voyaient dépérir sans parvenir à trouver quelque chose pour me raccrocher. Ils me demandèrent donc de choisir un endroit où vivre. Mon choix fut immédiat et sans appel : je voulais aller à Londres. C’était la ville la plus proche de l’endroit qui m’avait rendu un peu heureuse et possiblement celui où je pourrais également retrouver mes amis. C’était l’espoir qui m’anima ce jour-là et me donna un ticket d’avion pour rejoindre l’Angleterre dès que les personnes s’occupant de moi de loin m’eurent trouvé un nouvel appartement et une école dans laquelle je pourrais enseigner. Sans parler du psy qui allait me prendre en charge.

Entre août et octobre, je finis enfin de m’installer avec Plume, le petit chat noir qui me tenait compagnie le temps que je restais à la maison. Mon coach de vie venait deux fois par semaine pour vérifiait que j’allais bien et m’aider à reprendre mes marques. Il fut une aide précieuse pour trouver un travail à S’Indarë, une école un peu spéciale mais qui accepta les conditions pour que je puisse travailler chez eux en tant que professeur. Je ne sais pas si ce sont mes talents ou ma mini-expérience qui me donna ce poste, à moins que ce soit tout autre chose, mais je fus comme soulagée de ne pas devoir chercher pendant des mois de trouver quelque chose. Je ne sais pas comment je l’aurais vécu. Par contre, lorsque je franchis les grilles de l’école en septembre, ma vision du monde changea. Il me fallut quelques semaines pour comprendre la raison et comment mon nouveau pouvoir fonctionnait. Et ne parlons même pas de ma race que j’eus du mal à comprendre. Il fallut que des personnes s’endorment autour de moi sans que je sache les raisons, et une envie de manger sans jamais être rassasiée en mangeant de la nourriture normale, pour qu’on comprenne que j’étais une Ysera. Ce n’est que là que j’appris les comment du pourquoi de cela et pouvoir apprendre à maîtriser ces nouvelles capacités.

Au jour d’aujourd’hui, j’ai encore du mal à maîtriser ces nouvelles capacités. Les fils me donnent encore mal à la tête même si j’ai réussi à trouver le moyen de déclencher la destruction et la construction. Quant à ma race, il m’arrive encore d’endormir des personnes autour de moi. Je ne mange qu’avec une autorisation préalable de la personne, ce qui est un peu compliqué à trouver pour le moment. Heureusement, cela reste supportable pour le moment. Je sens néanmoins que ma limite approche.

Ce que Yumiko ne sut jamais :

* Mme Okamoto eut une aventure avec le père de Mana pendant que celui-ci était en voyage d'affaires pour sa multinationale. Cela n'avait duré que quelques jours et avec des protections. L'arrivée de la jeune fille n'avait donc pas du tout été prévue à la base.
* Ce fut une preuve très bancale qui décidé M. Okamoto de retirer définitivement Yumiko des membres de sa famille. Soutenu par toute sa famille proche, il ne tint jamais compte des plaintes de sa femme brisée par sa séparation avec sa petite qu'elle entendait souvent pleurer dans sa cellule.
*Si elle fut envoyée en Angleterre, ce fut non seulement pour que sa soeur cesse de la chercher, mais également parce que son apparence ne serait pas du tout détonante avec les habitants du pays. Un endroit parfait donc pour cacher une enfant que personne ne voulait, mise à part une femme infidèle qui n'avait plus aucune valeur aux yeux de M. Okamoto.
* L'infirmier qui avait veillé sur Yumiko fut celui qui aida ses amis à aller au Japon. Ces derniers n'ayant aucun réel lien avec leurs parents, ils n'eurent pas à s'inquiéter de ce qu'ils penseraient de leur départ. Mana, bien qu'étant restée à l'école, fut celle qui donna de précieuses informations au groupe comme où elle habitait par exemple. De son côté, Hayate, qui était japonais, aida tout le monde à se loger, se nourrir à se déplacer grâce à sa maîtrise de sa langue natale. Malheureusement, ils furent obligés d'entrer par effraction malgré l'absence de M. Okamoto pour être sûr que personne ne soit au courant de la libération de la jeune femme jusqu'au dernier moment. Malheureusement, cela eut pour effet d'empêcher le seul adulte du groupe de se montrer cohérent face à l'école pour expliquer l'absence de Hayate à leur retour. Quant aux élèves, ils avaient tant entendu parlé du père de leur amie et de sa notoriété qu'ils prirent peur des représailles, les empêchant également de témoigner. Ainsi, la mère de ce dernier n'eus aucune réelle nouvelle, le sachant seulement "disparut" pendant 5 longues années. Ce n'est qu'après la plainte de la domestique ayant aidée la jeune femme et les investigations qui suivirent qu'elle pu enfin faire son deuil.

Derrière l'écran
Prénom/Pseudo : Bethany, Yasushi, Miko
Age : 26 ans, bientôt 27 :p
Tu nous viens d'où ? : C'est mon TC o/
Un commentaire ? : JE VOUS AIME FORT MES P'TITS LOUPS !! ♥♥♥
Accès aux rps -18 ? Oui

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Andrew Rehrin
PNJ |:| Directeur
Sexe : Homme
Identité de genre : Masculin
Apparitions : 180
Inscription le : 08/08/2017
Né(e) le : 07/04/1898
Age : 120
Nationalité : Britannique
Niveau d'études/Métier : Directeur de S'Indare
Personnage sur l'avatar : O.C.
Péché(s) :
  •  Orgueil 
  •  Avarice 
  •  Gourmandise 

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Ven 12 Oct - 19:28
Bienvenue à S'Indarë. Un cristal est apparu sur votre corps lors de votre arrivée dans l'école. Quelle qu'ait été sa couleur à l'époque, il est désormais de couleur doré, signifiant votre appartenance au groupe Greed. Définitif ou appelé à changer ? Cela dépendra de votre évolution.

Voici les détails de votre année de travail :
- Vous serez en charge des élèves de première année et de deuxième année, en LV1, conseillée par un autre enseignant
- Votre emploi du temps vous a été transmis.
- Comme chaque année, nous rappelons à tout notre personnel que les relations avec les élèves sont interdites par la loi britannique.


Il te reste à :
- Remplir ta fiche de personnage
- T'enregistrer dans les listings
Et tu peux dès à présent :
- Demander un rp, un lieu ou un club
- Ouvrir une fiche de relations / récap rps
- Créer des pnjs ou des prédéfinis
- Créer un compte speach ou un site internet, téléphone, etc
- Ouvrir ton compte-rendu professionnel pour ta liste d'élèves et tes horaires de disponibilité
Et évidemment, rp ;)

Nous espérons que vous vous plairez dans notre école,
Andrew Rehrin, directeur de S'Indarë
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