Sin Theatre


 

Pluie salvatrice ou dévastatrice ? [Pv Léandre]

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Yumiko Okamoto
T |:| Japonais
Sexe : Femme
Identité de genre : Féminin
Apparitions : 81
Inscription le : 12/10/2018
Né(e) le : 12/01/1997
Age : 21
Nationalité : Japonaise
Niveau d'études/Métier : Professeur de japonais à mi-temps
Classe : Enseigne le japonais en LV1 uniquement
Situation amoureuse : Célibataire
Double Compte : Bethany Williams, Yasushi Lelph
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Dim 14 Oct - 3:25



Date : 13 octobre 2018
Lieu : North London, dans mon appartement

Samedi. Le premier jour du week-end dans ma semaine. Cette dernière n’est pas extrêmement chargée, il faut bien l’avouer. A chaque fois que passe mes moments de paniques, que je suis en train de faire ce que mon coach de vie me conseille fortement, j’ai l’impression qu’un gros poids se retire de mes épaules. Après tout, la liste qu’il me donne pour trois à quatre jours est toujours énorme ! On peut compter environ une page A4 de points qui prennent une ligne. D’un certain côté, je comprends assez bien que c’est pour mon bien, mais je ne peux pas m’empêcher de voir ça comme étant impossible à réaliser. Un peu comme si je ne voyais plus de moment pour moi. Heureusement, je n’ai pas beaucoup de cours à donner. Le plus long est leur préparation et je dois avouer que l’aide qu’on m’apporte est extrêmement précieuse à ce niveau. Les méthodes entre le Japon et l’Angleterre sont très différentes et ça a tendance à me perturber à chaque fois. Enfin… je n’ai pas vraiment à me plaindre, mes classes étant calmes dans l’ensemble.

Peut-être que, finalement, le plus difficile pour moi est de m’habituer à mon pouvoir et ma race. Cette dernière ne me permet pas de me rassasier de nourriture humaine. A ce niveau-là, je dois tricher pour éviter de me retrouver à expliquer que je ne suis pas humaine. Déjà que j’ai eu mon coach de vie endormi sur ma table de cuisine sans qu’il en comprenne la raison… Il ne fallait pas qu’il sache. Je sentais que si cela venait à s’ébruiter je viendrais à vivre une vie bien pire que ce qu’avait été mon enfance. C’est pourquoi, la veille ou l’avant-veille de la venue de mon coach de vie, je prenais quelques encas comme des yahourts ou autres aliments peu chers pour faire comme si je me nourrissais. Pour le plaisir du goût, je pouvais encore manger, mais ça ne servait pas à me rassasier. En ces temps de famine, c’était plus une torture qu’autre chose.

Voilà ce que je faisais dans un petit supermarché ouvert en ce jour de pluie. Ce n’était pas une petite averse, mais un déluge sous lequel on ne voudrait pas se retrouver prit. Par précaution par ces temps nuageux, je ne sortais jamais sans un parapluie dans mon sac. Du coup, j’avais eu la chance de ne pas me retrouver tremper. En plus de cela, la chaleur du magasin était assez agréable quand on n’était pas dans les rayons frais. J’en profitai donc pour faire quelques achats supplémentaires qui n’étaient pas sur ma liste de course de départ.

Habillée d’un jean slim noir, un chemisier fleuri dans les couleurs pourpres et un manteau en simili cuir noir, je paraissais très sereine alors que je faisais le tour des rayons. En réalité, il n'en était rien. C'était juste une image qui m'était donnée par ma dégaine. Encore un conseil de mon coach. Personnellement, rester dans des habits assez amples pour que je puisse me cacher à l'intérieur me convenaient totalement. Ils me ressemblaient plus que cette tenue féminine. Une personne venant d'arriver semblait être mon opposé vestimentaire parlant. De loin, il pouvait ressembler à un noble. Un peu comme un fier vampire ayant tenté une sortie ou un musicien ayant fui la scène et son public. Un étrange spécimen n'étant entré que pour s'abriter à coup sûr vu qu'il ne semblait rien choisir en particulier.

À la caisse, l'employé me parla pour râler. Il le faisait souvent, sans doute parce que je l'écoutais en souriant poliment sans jamais réellement répondre. Et, cette fois, cela concernait le jeune homme. Le magasin allait bientôt fermer et il était hors de question d'attendre que la pluie cesse pour ça. Comprenant un peu sa situation, mais surtout parce que je ne voulais pas laisser un jeune homme sans parapluie sous cette tempête, j'allai le trouver une fois que j'eus payé mes propres courses. Souriant doucement, je lui demandai avec gentillesse :

- Bonsoir. Le magasin va bientôt fermer. Veux tu partager mon parapluie pour rentrer chez toi ? Ou, si c'est trop loin, venir t'abriter chez moi ?

J'esperais franchement ne pas faire d'impair en lui proposant une telle chose alors que je ne le connaissais pas. Au Japon, proposer de partager un parapluie était embarrassant, ce que je ne comprenais clairement pas. Était-ce mieux de laisser quelqu'un mourir de froid ?

Par réflexe, je posai brièvement les yeux sur ses rubans, ce qui pouvait laisser penser que je l'observais rapidement. Tous étaient plutôt dans les tons signifiant une certaine neutralité sauf un. Il était amoureux de quelqu'un et j'en souris de façon nostalgique. J'esperais réellement que ce garçon ne vivrait pas un amour malheureux.
(c) Bethant Williams/Yasushi Lelph sur Sin Theatre
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Léandre Laverny
BB |:| Troisième année
Sexe : Homme
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Dim 14 Oct - 20:20


Pluie salvatrice ou dévastatrice ?
Avec
Yumiko



Samedi.
Comme tout les samedis depuis l’année dernière, Léandre donnait un court de solfège aux membres de son club qui le désiraient. Le jeune homme était assit sur le bureau destiné au professeur et regarda les élèves ranger leurs affaires pour quitter la pièce. Le fait d’être en Week-end avait un coté salvateur. Plus que ne pas avoir cours, Léandre n’était pas obligé de porter l’uniforme de l’école qu’il n’aimait pas. Bien qu’il était habitué aux trois pièces et sur-mesure, le fait d’exposer le fait qu’il était un BB boursier comme s’il appartenait à l’élite de l’école lui déplaisait, comme le fait de devoir toujours remonter le col de sa chemise pour dissimuler son cristal lorsqu’il retirait sa veste.
Avec ses vêtements personnels, le jeune homme se sentait pleinement lui-même, bien que son style vestimentaire était tape à l’œil.

Le finlandais se leva et agrippa sa veste pour quitter la pièce également, mais il fut retenu par une jeune élève de deuxième année. Il ne la gratifia d’aucune émotion sur le visage, mais les membres du club étaient à présent tous habitués à la froideur de leur président.

La petite demanda à la muse s’il pouvait rester un peu pour la faire répéter une dernière fois. Le jeune homme esquissa un sourire avant de s’excuser, mais pas cette fois. Aujourd’hui il n’était pas vraiment d’humeur à faire quoique se soit, même de la musique. Léandre sentait une sorte de malêtre dans son fond intérieur.
Durant l’été, il avait échangé avec Edelweiss par sms, et l’avait vu une après midi en France. Elle lui avait appris qu’elle sortait avec un garçon, Ange.
Le fait d’apprendre qu’elle avait un petit ami l’avait mit étrangement en colère, comme s’il était jaloux. Enfin, c’était son frère qui le lui avait fait remarquer, parce que le finlandais n’avait pas compris de lui-même qu’il était jaloux, c’était un sentiment qu’il n’avait jamais ressenti autrefois, même à l’égard de son frère durant leur enfance. Mais le temps avait passé et la jalousie était partie, laissant une sorte de trainé de peinture qu’il n’arrivait pas à nettoyer. Il ne savait pas vraiment ce qu’il ressentait mais ce n’était pas de la joie, cela ressemblait plutôt à de la tristesse. Mais pourquoi était-il triste ? Il n’avait pas perdu Edelweiss, elle pouvait sortir avec n’importe qui qu’ils restaient amis, n’est-ce pas ?
C’était compliqué …

C’est avec ces tourments que la muse quitta l’école pour marcher dans la rue sans faire attention à la météo ni même au monde autour de lui. Il marcha jusqu’à la place avec la fontaine et regarda celle-ci de loin.
C’était étrange que cette fontaine semble avoir une valeur sentimentale à ses yeux. Il se rapprocha doucement du point d’eau et regard à l’intérieur. L’eau était claire mais reflétait un ciel grisâtre. Aujourd’hui le temps était gris et malgré les couleurs de ses vêtements, Léandre semblait tout aussi gris. Des pièces. Une d’elle doit être celle qu’il a donné à la sa partenaire. Il ne saurait dire laquelle, mais il savait qu’elle était là, veillant sur le souhait qu’elle avait fait ce jour là. Il ne saura certainement jamais quel était ce vœux et ça n’avait certainement plus d’importance à présent qu’elle avait trouvé sa place au sein de l’école.
Léandre se rappela de cet instant. Elle et son sourire …
Un pincement de cœur le ramena à la réalité et le finlandais se détourna de l’eau pour continuer à marcher.

Et il marcha, marcha, regardant toujours le sol alors qu’une de ses main venaient tripoter son catalyseur de son pouce et index. Il pouvait presque sentir la chaleur du sang à l’intérieur. A moins que cela ne soit sa propre chaleur ? Il ne savait pas, mais préférait se concentrer sur ces questions pour oublier l’étrange sentiment de tristesse qu’il avait depuis quelque temps.

Puis, comme si le ciel avait besoin de pleurer à sa place, un orage gronda violemment alors que le vent soufflait. Léandre finir par lever les yeux et regarda que les rues devenaient désertes. Les bars rangeaient leurs chaises extérieures. Les magasins fermaient leurs portes et les gens rentraient chez eux. Le jeune homme leva ses yeux vairons au ciel avant de sentir une goute venir s’écraser sur sa joue. Puis, avec une violence dont il n’était pas habitué, une pluie monstrueuse comme des rideaux d’eau, se mit à tomber. Léandre resta un instant immobile en regardant ses vêtements s’imprégner de pluie. Même en courant il ne pouvait pas échapper à ça. Alors, le jeune homme entra dans la première superette venu. En entrant, ses vêtements devenu lourds et ses cheveux mouillés laissèrent une trainée d’eau derrière lui tant il était trempé.

Le finlandais se mit près de la bais vitrée et regarda la pluie tomber. Mais ce n’était plus de la pluie à ce niveau, mais un vrai déluge. Ses cheveux habituellement en bataille étaient plaqués sur son crane et son visage. D’une main lasse, Léandre passa sa main sur sa face pour les dégager. Il n’avait certainement jamais eut le visage aussi à l’air. Il pouvait sentir l’air passer sur chaque pore de sa peau. C’était presque étrange de prendre conscience de son propre front.

_Bonsoir. Le magasin va bientôt fermer. Veux tu partager mon parapluie pour rentrer chez toi ? Ou, si c'est trop loin, venir t'abriter chez moi ?


Léandre regarda la dame qui l’avait tiré de ses songes. Il fit le tour de sa silhouette avant de revenir vers son visage. Il l’avait déjà vu, c’était une professeur de l’école. Pas la sienne en tout cas, mais il était certain qu’elle était professeur puisse qu’elle n’avait pas d’uniforme dans les couloirs de l’établissement. C’était certainement une blague du destin que de tomber sur un professeur qui proposait gentiment son aide le jour d’une averse. Mais la dame avait quelque chose de très doux sur le visage, presque maternelle.
Le jeune homme se tourna vers le vendeur qui semblait grogner. Apparemment impatient que le duo s’en aille pour fermer boutique.
La muse émit un soupire avant de regarder de nouveau l’extérieur, les bras croisés pour s’enfermer dans une sorte de bulle.

_Non mer-Atchoum !

Le jeune homme porta ses mains à la partie inférieure de son visage pour pincer son nez et étouffer sa voix. Léandre éternua deux autres fois alors qu’un long frisson parcourait tout son être. Un frisson froid, glacé, qui lui donnait la chair de poule, lui indiquant que s’il ne se séchait pas rapidement, il allait certainement tomber malade.
Bon sang, ça tombait vraiment mal. Attraper la grippe si peu après la rentrée était presque décourageante.
Léandre essayant tant bien que mal de retenir un autre frisson mais celui-ci le fit trembloter légèrement. La muse crispa tous ses muscles pour cesser le tremblement de son corps.

_Je … je viens de S’Indarë …

Le jeune homme avait limite honte, mais il devait admettre que l’école n’était pas la porte d’à coté. Il voulait simplement marcher pour s’aéré l’esprit et le voilà coincé à choisir entre courir sous la pluie ou s’abriter un temps chez une inconnue.
Bon, elle était professeur et il était un homme, il n’y avait apparemment pas vraiment de danger pour lui.
Ne sachant pas vraiment comment accepter ou refuser son invitation, Le baissa les yeux vers la flaque qui commençait à se former sous ses pieds tant il était trempé. Cela faisait presque penser à une inondation …

_C’est un peu loin, je crois … Mais si je ne me change pas, je vais certainement tomber malade.



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Yumiko Okamoto
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Lun 15 Oct - 17:33



Date : 13 octobre 2018
Lieu : North London, dans mon appartement

Dire que le jeune homme était un euphémisme. Ou l'euphémisme d’un euphémisme ? En tous les cas, on voyait sans mal qu’il s’était prit une partie du déluge sans avoir le moindre moyen de se protéger. Cela me donna encore plus envie de l’aider à se réfugier dans un endroit chaud. Que ce soit chez lui ou chez moi, peu importait. Le plus important était qu’il ne tombe pas malade. L’automne qui s’abattait sur le nord de la planète faisait chuter les températures. Trempé comme il l’était, il était fort probable qu’il allait attraper froid s’il restait ainsi. Une bonne douche chaude ne lui ferait pas de mal. J’espérais donc qu’il allait accepter assez rapidement même si je ne faisais rien pour le presser. Après tout, n’étais-je pas qu’une inconnue à ses yeux ? Personnellement, je ne me rappelais pas de l’avoir déjà croisé, même si ses yeux vairons me disaient vaguement quelque chose.

Par trois fois, mon interlocuteur voulant refuser ma proposition éternua. Il tremblait également, même si c’était léger. Je n’avais donc pas tort en pensant qu’il allait finir par attraper froid. Mais même ça, ce n’était pas un élément pouvant me donner la certitude que j’allais pouvoir l’aider. Alors quand il m’apprit qu’il venait de S’Indarë et que je le vis croiser les bras comme pour se donner plus chaud, j’entrevis un léger espoir. J’avais reconnu ce geste pour l’avoir très souvent fait durant mon incarcération pendant des mois. Mais y penser plus que cela ne m’aiderait pas. J’enfermais donc mes souvenirs le temps d’être à nouveau seule et l’écoutai me donner un possible accord de me suivre chez moi. Souriant gentiment, je lui répondis doucement :

- Dans ce cas, viens chez moi. C’est plus proche que l’école. Ce serait dommage que tu tombes malade, tu ne penses pas ?

Je le laissai aller s’acheter des vêtements propres avant de sortir en lui proposant de venir sous le parapluie. Toujours avenante et agréable, je cherchais à le mettre en confiance sans trop savoir comment m’y prendre. Enfin, j’étais tout de même soulagée qu’il ait accepté de me suivre. Ainsi, c’est lorsque nous fûmes à mi-chemin que je me souvins que je ne m’étais pas forcément présentée à lui. Je repris donc la parole après ce long silence, regardant toujours où je marchais :

- Je m’appelle Yumiko Okamoto et je suis professeur de japonais à S’Indarë. Je ne t’ai pas demandé, mais es-tu allergique aux chats ? A la maison j’ai un chaton. Elle s’appelle Plume. Je ne pense pas me tromper en affirmant qu’elle ira se cacherdans la chambre à notre arrivée car elle n’aime pas les inconnus, mais je ne voudrais pas que tu es des soucis par ma faute…

Pendant que nous parlions, nous marchâmes jusqu’à arriver à mon appartement. Ce dernier ne payait pas de mine, mais je m’y attachait petit à petit. Je me disais, après tout, que personne ne pourrait venir me chercher ici, même si cette pensait me rendait un poil triste. Si seulement mes amis pouvaient me retrouver… Ou mes demi-soeurs. Tout ce petit monde qui m’avait aimé me manquait énormément et je n’étais pas sûre de pouvoir les revoir un jour. Le psychiatre avait beau dire ce qu’il voulait, le monde n’était pas si petit que ça. Et sans savoir les adresses ou les numéros de téléphone, il était impossible de les retrouver. Après tout, je n’y connaissais absolument rien en nouvelles technologie ! Utiliser un ordinateur était pratiquement impossible pour moi.

En arrivant dans ma modeste demeure, Plume me regarda en miaulant avant de courir dans la chambre. Comme je l’avais prédit… Je souris donc à l'élève derrière moi en le priai de rentrer avant de lui indiquer où se trouvait la salle de bain.

- N’ésites pas à prendre une bonne douche chaude. Les serviettes posés sur le meuble sont propres, donc tu peux en utiliser une. Fais comme chez toi.

Puis, écoutant ses possibles questions pour lui répondre, je me mis à ranger mes affaires et, surtout mes courses.
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Léandre Laverny
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Lun 15 Oct - 20:53


Pluie salvatrice ou dévastatrice ?
Avec
Yumiko




_C’est un peu loin, je crois … Mais si je ne me change pas, je vais certainement tomber malade.

Léandre ne savait pas vraiment pourquoi il répondait à la dame. Peut-être que le fait de savoir qu’elle était professeur l’obligeait instinctivement à lui donner plus de respect qu’au autre ? Pourtant elle n’était pas son professeur et ils  n’étaient pas à l’école, il pourrait simplement l’ignorer …

_Dans ce cas, viens chez moi. C’est plus proche que l’école. Ce serait dommage que tu tombes malade, tu ne penses pas ?

Le jeune homme aux yeux vairons tourna doucement la tête vers la blonde. Ça serait le plus sage en effet. De plus, il avait marché sans savoir vraiment où alors le temps de retrouver son chemin, et avec une visibilité aussi négligeable, il avait certainement le temps de mourir de froid au moins trois fois.

La muse finit par acquiescer, disant à l’inconnue, sans la regarder, qu’il allait juste chercher de quoi se changer. Se faire secourir était déjà assez gênant comme ça. Il n’avait pas l’habitude qu’on s’occupe de lui. Hormis ses parents, son frère et Serah, on prêtait rarement attention à son bien être … non en fait, on ne prêtait jamais attention à son bien être. Ce qu’il pouvait ressentir, s’il avait mal quelque part ou même son humeur de la journée. Il ne s’était jamais posé la question autrefois, mais il y avait que leu chose de plaisant à ce qu’on se soucie de lui. Comme s’il existait finalement. Mais Léandre ne pouvait en vouloir à personne, sa taille, sa prestance, sa façon de se tenir et de parler montrait une certaine distance avec le monde autour de lui qui ne donnait vraiment pas envie qu’on s’occupe de son sort. Une petite pensée pour sa mascotte partie traversa son esprit. Lui aussi s’était beaucoup soucié du finlandais, du temps où il était là. Il lui manquait, tient …

Léandre prit le premier T-shirt et le premier Jogging à sa taille. Il pourra toujours les réutiliser comme tenu de sport ou pyjama plus tard. Les vêtements étaient emballés dans un sachet plastique, heureusement. Ainsi, il était certain qu’ils ne prendraient pas la pluie.
En payant, le vendeur grognait comme un vieux parisien sur les bancs publics. Léandre le remercia tout de même poliment, sans émettre le moindre sourire cependant, il ne fallait pas abuser.

Avant de sortir, il tendit la main pour prendre le sac de course de la dame. Celle-ci refusa un temps mais Léandre insistait. Elle allait porter le parapluie, l’abriter alors qu’elle ne le connaissait pas, il était donc hors de question qu’il la laisse porter son sac, aussi peu lourd soit-il.
Léandre suivit donc la marche de la jeune femme. Elle était petite et faisait de plus petit pas que lui. Mais le finlandais était habitué à se mettre aux rythme des pas des autres puisse que sa meilleure amie n’était pas bien grande non plus.

_Je m’appelle Yumiko Okamoto et je suis professeur de japonais à S’Indarë.

Léandre tourna les yeux vers ladite Yumiko. Il avait bien vu qu’elle avait des traits asiatiques mais n’aurait pas su dire ses origines à vrai dire, malgré le fait qu’il avait décelé un accent dans sa prononciation. Il avait encore du mal à reconnaitre les japonais des coréens, les chinois des vietnamiens. Même les européens d’ailleurs. Il n’avait pas assez voyagé pour ça, et il fallait avouer qu’il y avait très peu d’étranger en Finlande. C’était vraiment rare que des personnes viennent s’installer dans ce coin du globe. Il y faisait froid trois quart de l’année, il neige constamment et seulement dix pourcent du territoire est habitable.

_Je ne t’ai pas demandé, mais es-tu allergique aux chats ? A la maison j’ai un chaton. Elle s’appelle Plume. Je ne pense pas me tromper en affirmant qu’elle ira se cacher dans la chambre à notre arrivée car elle n’aime pas les inconnus, mais je ne voudrais pas que tu es des soucis par ma faute…

Léandre hocha la tête de gauche à droite pour dire qu’il n’avait aucun souci avec les animaux. Il aurait bien aimé avoir un chat en Finlande. Un chat ou un chien. Un ami qui reviendrait sans cesse même s’il partait. Un ami qui n’aurait que lui dans sa vie, fidèle pour toujours. Mais bon, la pauvre bête aurait eut du mal à se réchauffer durant les nuits glacées d’hiver.

Léandre laissa un instant de silence pour être certain que la dame n’avait plus rien à ajouter avant de se présenter à son tour :

_Je m’appelle Léandre Laverny. Je suis élève en 3°A …

A la seule prononciation de sa classe, le jeune homme eut un léger sourire. Il savait que sa classe était certainement la plus turbulente de toute l’école et qu’elle faisait le tour des professeurs. Il ne serait pas étonnant que Madame Okamoto en ait entendu parler. Avec de la chance, elle avait entendu les noms de ces personnes ressortir et comprendrait vite qu’il n’en faisait pas partie. Avec de la chance.

_Je vous remercie pour votre accueille, vraiment.

Léandre termina là. Il n’était pas compétent dans les relations humaines et avaient rarement de longues phrases lors des conversations. Sauf avec les gens qu’ils appréciaient, il était totalement différent. On pourrait appeler ça de la timidité, mais jeune homme était loin d’être timide, non, il était simplement … méfiant.
Mais ils finirent par parler un peu jusqu’à l’appartement de la jeune femme, qui n’était en effet pas si loin par rapport à la marche qu’il a effectué de l’école jusqu’à cette supérette.

A l’entrée, Léandre vit un joli chaton. Il lui offrit un sourire mais l’animal miaula avant de s’enfuir. Bon, tant pis.
Léandre resta sur le seuil de la porte jusqu’à être invité à entrer. Il ne fit qu’un pas, referma la porte et resta en retrait, très mal à l’aise de la situation. Ses yeux se baladèrent instinctivement pour analyser les lieux mais la professeur avait l’air de vivre très simplement. Il y avait quelque chose d’attendrissant dans ce fait.

_N’ésites pas à prendre une bonne douche chaude. Les serviettes posés sur le meuble sont propres, donc tu peux en utiliser une. Fais comme chez toi.

Madame Okamoto prit le sac de courses et commença son rangement. Le finlandais la regarda faire pendant un instant, ne sachant vraiment pas où se mettre. Il pouvait toujours ouvrir la porte et s’enfuir ? … Non, c’était bien trop grossier. Il avait accepté son invitation, il ne pouvait plus refuser.

La muse éternua deux fois et un autre frisson vint lui parcourir le corps. Il fallait mieux filer rapidement sous l’eau chaude s’il ne voulait pas attraper la mort.

_Je vous remercie, je pense que je vais vous emprunter votre salle de bain …

Léandre alla donc vers la destination que lui avait indiqué la japonaise. La pièce était simple. Comme une salle de bain d’appartement. Mais ça changeait tout de même du coin sanitaire de l’école partagé avec tous les garçons du quatrième étage. Il y avait quelque chose de bien dans l’intimité et l’individualité pour ces petits moments.

Le jeune homme retira ses vêtements avec quelques difficultés. Sa veste victorienne était très lourde une fois imbibée d’eau, telle un manteau. Puis son veston fut plus facile mais retirer sa chemise et son pantalon qui collaient misérablement à sa peau était une autre affaire. Heureusement que la pluie avait épargné l’intérieur de ses chaussures ça aurait était compliqué. Bien que retirer des chaussettes humides étaient compliqué également.
Une fois nu, l’adolescent plia ses vêtements en tas et les mit dans le lavabo pour ne pas inonder la pièce, se disant qu’il faudrait les laver une fois rentré à l’école. Puis entra dans la douche en mettant l’eau vraiment chaude.
Ça faisait du bien …

Il regarda l’eau couler le long de sa chaine en argent, puis sur sa peau. Le sang dans son catalyseur semblait aussi fluide et rouge qu’aux première secondes où Edelweiss l’avait rempli.
Il avait une partie d’elle constamment sur lui …

Le jeune homme coupa l’eau. Pourquoi est-ce qu’il pensait à ça maintenant ? Il devrait davantage se soucier du faire d’être dans la maison d’une totale inconnue. Dans sa salle de bain, à se laver et se changer !
Léandre se sécha aussi rapidement que possible avant d’enfiler les vêtements qu’il avait acheté. Le haut était plus grand qu’il ne le pensait et son cristal était bien visible, mais bon, c’était certainement le dernier de ses soucis à présent. Léandre essaya de faire rentrer ses vêtements humides dans le sac mais ça semblait peine perdu, sa veste était trop humide, il fallait la sécher un minimum. Il regarda autour de lui avant de voir le sèche linge. Ah … il ne pouvait tout de même pas lui prendre son singe linge juste pour ça.
Léandre se mit dans la douche et essora comme il pu sa veste. C’était aussi horrible qu’essorer un manteau d’hiver. Avec la matière de la veste et les deux doublures à l’intérieur aussi fin soient-ils, n’était clairement pas les bienvenus dans cette situation. La veste goutait encore mais ne pesait plus le poids d’un taureau mort. Léandre la plia de nouveau et força un peu pour le faire rentrer dans le sachet. Il ferma le tout et les mit près de la porte d’entrée avec ses chaussures.

Le finlandais marcha sur le parquet du salon, appréciant le bois sous ses pieds nus qui semblait presque chauffé. Au moins, il pouvait se permettre de se balader pied nu sans tomber malade. Ça aurait été bien bête de s’être réfugier chez une inconnu pour éviter ça et finalement attraper la grippe.
En s’asseyant sur la première assise venue, il regarda une pièce ouverte où le petit chaton le regardait de derrière le cadre de la porte. Léandre porta sa main à son catalyseur et le tripota un moment. Il n’avait jamais essayé de voir si ça fonctionnait. Edelweiss était toujours à ses cotés lorsqu’il s’entrainait à utiliser son pouvoir. Et pour ne faire de tord à personne, il s’entrainait sur les animaux (ou le professeur lorsque ce dernier lui demandait), bien que l’allemande devait également subir les émotions qu’il insérait dans le cœur des êtres vivants. Il n’avait toujours pas compris comment ne transmettre de sentiment qu’à un seul individu mais il finirait bien par y arriver. De toute manière, il ne comptait pas maitriser son pouvoir pour l’utiliser sur les autres, au contraire, il voulait savoir comment ils fonctionnaient pour ne jamais les utiliser sur les être humains.

Léandre jeta un regard à madame Okamoto qui était dans la cuisine, puis au chat.
Doucement, il se leva de son assise pour se mettre à genou sur le sol et posa une main sur le parquet, fixant intensément le chat avant de tapoter le bois comme si c’était un piano. Avec ses quatre doigts le parquet se transforma en une sorte d’instrument de musique très rustique. Le son n’était pas très enivrant mais assez pour être apprécié. Puis, Léandre se mit à chantonner en finlandais une petite berceuse. Il avait compris qu’il pouvait utiliser sa voix pour utiliser ses pouvoirs lorsqu’il avait voulu donner un sentiment de paix à Edelweiss le jour du bal.
Sous ses doigts, une petite lueur blanche apparut et le sang dans son catalyseur se mit à luire, le rendant rouge vif comme s’il était exposé au soleil.

Le chaton sorti doucement de sa cachette en miaulant, avançant à petit pas vers le finlandais. Léandre continua à chanter en pianotant le parquet jusqu’à ce que ce dernier vienne à lui. Il leva la main pour venir caresser doucement la tête du félin, continuant à fredonner. La paume de ca main demeurait brillante alors qu’il caressait le chaton, un sourire se dessinant sur ses lèvres. Non pas heureux d’avoir réussis à maitriser son pouvoir, mais plutôt content de pouvoir caresser la boule de poile. Mais lorsque Léandre s’arrêta de chanter, son catalyseur et sa main cessèrent de briller. Le chat s’arrêta net, regarda l’inconnu et s’enfuit en courant dans la chambre, griffant la main du finlandais. Son sourire disparut.
Il l’avait cherché aussi …

Le jeune homme releva la tête vers la blonde qui avait certainement tout vu. Puis, il baissa la tête pour regarder le chaton cacher derrière le cadre. Il n’aurait certainement pas pu vouloir le caresser, ce n’était qu’un chaton craintif.
Mal à l’aise, le jeune homme massa sa nuque où résidait son cristal.

_J’aurais du vous proposer mon aide pour le rangement de vos courses, excusez moi.



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Yumiko Okamoto
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Lun 15 Oct - 23:19



Date : 13 octobre 2018
Lieu : North London, dans mon appartement

Après que je me sois présentée, le jeune homme aux cheveux plus clairs que les miens fit de même. Il s'appelait Léandre Laverny et faisait partie de de la pire classe dont j'avais entendu parler étrangement, son nom revenait très peu. Cela signifiait sans aucun doute qu'il était moins perturbateur que les autres, même si les professeurs semblaient plus craindre leurs capacités que leurs caractères. Ou plus exactement le fait que leurs relations et caractères pouvaient les amener à faire des ravages. Mais je ne fis aucun commentaire. Cela aurait été inutile, surtout que je ne savais pas comment le jeune homme le vivait. Le but n'était clairement pas de jouer sur une corde sensible.

La politesse de ce garçon m'avait un peu surprise. Après tout, ses formules et sa prestance me faisaient un peu penser au peu que j'avais vus au Japon. Mais cela ne me dérangeait pas. Au contraire, j’avais l'impression d'être réellement dans une situation différente de tout ce que j'avais vécu. Je ressentais que je n'allais pas souffrir avec des paroles. Enfin… pas de celles qui me briseraient. Voilà pourquoi je lui avais simplement répondu que c'était normal et qu'il n'avait pas à s'inquiéter pour ça. Et, à l'appartement, un autre élan de soulagement me prit quand il alla se doucher. Au moins il ne prendrait pas plus froid que c'était déjà le cas.

Ainsi, dans ma petite cuisine visible depuis l'entrée dans son entier, je terminai à ranger le peu que j'avais acheté avant d'aller rapidement dans ma chambre. J'y fis quelques caresses à Plume pour la rassurer et la saluer. Heureuse de cette attention, elle avait tout simplement ronronné en me câlinant en retour. Cette petite boule de poils noirs était vraiment un rayon de soleil dans ma vie. Sans elle, jamais je n'aurais pu être capable de sourire. Pas même un peu. J'étais bien trop seule au monde pour ça. Puis, cela fait, j'avais pris un bon plaid bien chaud pour l'apporter dans le salon. Il était fait d'une double épaisseur de coton souple et arborait des couleurs chaleureuses, allant du taupe au orange pour former des dessins fleuris qui m'avaient fait craquer alors que j'en avais un autre qui me semblait moins confortable et qui réchauffait moins bien.

Lorsque j'eus terminé cela, attendant toujours que le jeune homme sorte de la salle de bain, je retournai dans la cuisine et prit les notes faites avec mon coach de vie pour surligner ce que j’avais fait. Cela ne me prit que peu de temps, mais assez pour laisser l’élève sortir de la salle de bain et s’asseoir sur une des chaises près de moi. Je lui aurais bien dit sur le coup de s’installer sur le canapé, mais j’étais bien trop en train de réfléchir. Ce qu’il me restait à faire, comment m’y prendre pour ne pas avoir à répondre à des questions qui devaient rester muettes. Tout cela me stressait. C’était une certitude. Je me laissai donc très facilement distraire par un rythme tapoté sur le parquet de la cuisine. Attentive à ce que mon invité cherchait à faire avec Plume qui l’observait depuis l’encadrement de la porte, certainement curieuse, j’avais lâché ma feuille A4 pour l’oublier.

Quelle ne fut pas ma surprise en voyant mon chaton s’approcher pendant que le jeune homme chantait. Son timbre de voix était très doux, apaisant. Mais j’avais comme l’impression qu’il envoûtait ma petite colocataire. Sensation qui s’amplifia quand Plume partit en courant dans la chambre pour s’y réfugier sans se montrer alors que la chanson venait de se terminer. La couleur du lien qui les unissait était de deux couleurs différentes. Un gris clair de la neutralité venant du jeune homme alors que du côté de mon chat il tirait sur le noir, sans doute à cause de la peur qu’elle ressentait. Cela me tira un petit sourire emprunt de compréhension alors que j’écoutai les excuses qui m’étaient adressées. Ce à quoi je lui répondis sans me départir de ma gentillesse en me tournant vers mon interlocuteur :

- Il n’y a pas de mal. Le plus important est que tu te sois réchauffé. D’ailleurs, tu peux aller t’installer dans le canapé et utiliser le plaid qui est dessus. Veux-tu une boisson chaude ?

Comme il accepta, je mis une casserole d’eau sur le feu avant de préparer deux tasses dans lesquelles je plaçai des sachets de thé dit nature. Puis, en attendant que l’eau chauffe, j’allai poser une boîte de sucre sur la table basse du salon. Cela fait, je m’assis sur une chaise face à Léandre avant de déclarer en surveillant l’eau :

- Tu as un pouvoir intéressant, dis-moi. Est-ce une capacité raciale ou autre chose ?

Etais-je curieuse ? Un peu. J’avais envie d’en apprendre plus sans pour autant me montrer intrusive dans sa vie. Après tout, les livres étaient pour moi une source de savoir bien plus riche que ce que pouvaient donner les autres, même si leur savoir n’avait rien de négligeable. D’un autre côté, cette question n’était pas totalement désintéressée. Il avait utilisé mon chat, mon amie, ma seule famille restante, pour son pouvoir, quel qu’il soit. Même si elle allait bien, je ne parvenais pas à tolérer que ce soit gratuit. Mais, également, j’avais faim et cela pouvait également grandement jouer sur mon jugement. Je le savais sans vraiment le contrôler.
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Léandre Laverny
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Mar 16 Oct - 0:03


Pluie salvatrice ou dévastatrice ?
Avec
Yumiko




_J’aurais du vous proposer mon aide pour le rangement de vos courses, excusez moi.

_Il n’y a pas de mal. Le plus important est que tu te sois réchauffé. D’ailleurs, tu peux aller t’installer dans le canapé et utiliser le plaid qui est dessus. Veux-tu une boisson chaude ?

Léandre fronça légèrement les sourcils mais accepta poliment l’invitation. Il se méfiait des personnes trop gentilles. Allait-elle empoisonner sa boisson ? Surement pas, mais il devait tout de même rester prudent. Il l’avait suivit aveuglément et avait même prit la peine d’essayer de caresser son chat. Elle avait beau être une professeur, elle pouvait tout aussi bien être une psychopathe.
Il y avait du laissé aller ici bas …

Le jeune homme alla s’asseoir sur ledit canapé, enfonçant son dos au dossier comme si son corps était trop lourd pour rester droit. Il tira un peu sur son t-shirt, pas habitué à en porter d’aussi large. Il avait l’impression d’être nu, ou déguisé, ou les deux, il ne savait pas trop. Dans tout les cas, il était bien mal à l’aise dans ses vêtements et dans un lieu qui lui était inconnu. Cependant il décida de rester poli et redevable envers la personne qui a eut la gentillesse de le recueillir sous ce déluge. Il espérait seulement qu’elle n’attende pas de choses étranges à son égard.
Il prit le plaid dans sa main et le regarda un instant. Il était si … coloré que cela fit sourire un bref instant le jeune homme avant qu’il ne le pose délicatement à l’autre bout du canapé.

Lorsque la dame revint, elle prit une chaise pour s’asseoir en face de lui. La chaise étant plus haute que le canapé, la jeune femme gagna en hauteur et l’adolescent s’enfonça davantage dans le canapé, retenant son envie de croiser les bras pour se fermer à toute possible discussion.

_Tu as un pouvoir intéressant, dis-moi. Est-ce une capacité raciale ou autre chose ?

Comme il l’avait compris, la blonde n’avait pas perdu une miette de ce qu’il avait tenté de faire sur son chaton. Elle n’avait pas l’air fâché, plutôt curieuse, ou simplement voulait-elle discuter ? Le jeune homme regarda un instant l’ensemble de son visage avant de plonger ses yeux dans les siens.

_Oui.

Bon, Léandre, fais un effort !

Le jeune homme se redressa pour quitter le dossier du canapé, il posa ses coudes sur ses cuisses et relâcha le poids de son dos. Son regard se porta sur le sucre sur la table basse avant de revenir sur la propriétaire des lieux.

_Je suis une muse. Je peux insérer des sentiments chez les êtres vivants.

Léandre repensa une nouvelle fois à Edelweiss en train de dormir et ce léger sourire sur son beau visage lorsqu’il lui chanta cette berceuse pour l’apaiser. Il ne savait pas si cela avait fonctionné toute la nuit ou seulement deux minutes. Il ne savait pas grand-chose de ses capacités. Il évoluait plus rapidement que sa partenaire, ce qui était logique vu la grandeur de ses pouvoirs, mais il avait l’impression que son évolution se résumait à des trouvailles d’enfant en bas âge « Oh ? Je peux faire ça ? » Tel un bébé qui commençait à prendre connaissance de son reflet. Il ne savait toujours pas contrôler son pouvoir mais avait appris qu’il pouvait le faire sans instrument de musique, comment ? Mystère. De toute façon tout restait un grand mystère pour lui.
Le jeune homme prit son catalyseur entre son pouce et son index et commença à le faire tourner sur ses doigts, un peu songeur.

_Mais je ne suis pas très doué.

Le finlandais baissa les yeux. Il ne pensait pas au chat en disant cela, ni même à son pouvoir. Il n’était pas doué tout court. Les relations humaines, les sentiments, ça le dépassait. Il trouvait ça tellement ironique de ne pas comprendre ses propres sentiments alors qu’il pouvait en introduire chez les autres. Contrôler les sentiments des autres sans comprendre les siens … la vie était une horrible plaisanterie.
S’il pouvait utiliser ses propres pouvoirs sur lui-même, pourrait-il chasser cette boule étrange dans le creux de son estomac ? Mais ça serait contourner le problème. Ce n’était pas la solution. Etait-il donc destiné à ressentir cette étrange tristesse jusqu’à mettre un nom sur ce sentiment ?
La main du jeune homme quitta son catalyseur pour se masser le visage avec lassitude avant de joindre ses mains, les coudes sur les genoux. Sans expression sur le visage, il termina :

_D’ailleurs, je n’aurais pas dû l’utiliser sur votre chat, pardonnez moi. En tout cas, elle est très jolie.




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Yumiko Okamoto
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Mar 16 Oct - 1:02

Date : 13 octobre 2018
Lieu : North London, dans mon appartement

Je lui laissai tout le temps dont il avait besoin pour me répondre, ou refuser de le faire. Au fond, c’était son droit. Sans parler du fait que je n’étais encore qu’une inconnue pour lui. Je n’avais donc aucun le droit d’insister pour qu’il me dise ce qu’il était, quel était son pouvoir ou autres informations personnelles. Après tout, mes études en Angleterre m’avaient au moins inculquées quelques règles de bienséance, entre autres, sans parler de la “rééducation” que je vivais petit à petit auprès de mon coach de vie. Néanmoins, le garçon se montra un peu plus ouvert et me répondit. D’abord brièvement, visiblement un peu mal à l’aise. Puis avec plus de détails, me donnant même le nom de sa race pour m’expliquer ses capacités.

Sans dire un mot, je l’écoutai jusqu’à ce qu’il termine. Je respectais ses silences. Après tout, son regard perdu dans le vide me faisait penser qu’il était comme perdu dans ses souvenirs ou réflexions. Lorsqu’il me fit part qu’il n’était pas doué, je repensai à mes premières fois, mes découvertes et toutes les difficultés qui m’amenaient désormais à être ce que j’étais. Je compris donc sans réel problème ce qu’il pouvait ressentir, quoi que cela ait pu vouloir dire. Après tout, se sentir plus nul qu’un autre, avoir l’impression de stagner ou de rater tout ce qu’on entreprenait. Pendant plus de deux ans, voire même jusqu’à ce que mon père me récupère, j’avais vécu avec cette sensation d’avoir toujours du retard sur les autres. Une sensations si désagréable qu’elle avait failli me dégoûter d’avoir connu ce qu’était la vie.

Voyant le silence s’éterniser, j’allai terminer la préparation du thé, l’eau étant en train de bouillir. Puis, laissant le soin à mon invité de faire infuser sa boisson autant qu’il l’appréciait, je mis des cuillères dans les tasses avant de le rejoindre à nouveau, posant sa préparation devant lui.

- Je te remercie pour elle, Léandre. Moi aussi, je l’a trouve jolie. Mais, en effet, j’aurais apprécié que tu me parles de ton pouvoir et me demandes mon autorisation avant de tester ton pouvoir sur Plume, répondis-je gentiment au jeune homme en une légère réprimande.

J’avais, pendant que je parlais, mis deux sucres dans mon thé duquel je venais de retirer le sachet. Je n’aimais pas le goût trop prononcé de ce breuvage. Sans compter qu’il ne me laissait aucune sensation de satisfaction. Seul le goût restait et s’en était extrêmement frustrant. Enfin… pas au point de me montrer malpolie et de laisser mon invité boire seul. D’ailleurs, je lui retournai la gentillesse d’avoir satisfait ma curiosité en lui parlant un peu de moi. De toute façon, ce n’était pas comme si j’avais le besoin de le cacher.

- Personnellement, je suis une Ysera. Mmh… Je crois qu’en cours on a dû te parler de ma race comme étant un “démon mangeur de rêve”. Pour ma part, je trouve cette description un peu erronée puisque ma capacité est d’amplifier les rêves pour “manger” les sensations qui en découlent. Le rêveur n’en dors que mieux.

Ce que je ne dis pas c’est que, même si cela restait dangereux pour ma santé, je pouvais également le faire sur les cauchemars, tout comme je pouvais à loisir aller voir les souvenirs des dormeurs. Ce n’était pas la peine de lui faire peur, même si pour cela je devais faire un mensonge par omission. Quoique… pouvait-on appeler cela ainsi ? A aucun moment je n’avais dit que c’était mes seules capacités, tout comme il ne m’avait expliqué que ce qu’il venait de faire à mon chat.

- Dis-moi, mon garçon, as-tu des personnes avec qui parler de cette sensation que tu as de ne pas avoir l’impression d’avancer ? demandai-je doucement.

Je pouvais voir par les rubans qui le liait à d’autres personnes qu’il connaissait pas mal de personnes. Mais la plupart d’entre eux arboraient la couleur verte signifiant que ces liens n’avaient pas réellement été exploités. Un autre tirait un peu plus sur le jaune, signe qu’il appréciait de plus en plus cette personne. Cela ne signifiait malheureusement pas que cela puisse être le cas de l’autre côté. Le marron était également présent, démontrant qu’il avait de la famille, qu’il n’était pas totalement seul. Enfin, il y avait ce ruban rose qui me disait que l’élève était amoureux de quelqu’un. Parmi toutes ces personnes, vers qui était-il prêt à se tourner ?
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Léandre Laverny
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Mar 16 Oct - 1:40


Pluie salvatrice ou dévastatrice ?
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_D’ailleurs, je n’aurais pas dû l’utiliser sur votre chat, pardonnez moi. En tout cas, elle est très jolie.

La dame invita l’adolescent à la suivre dans la cuisine pour choisir son infusion. Léandre fit selon ce qu’il pensait être juste. Il avait bien vu sa mère et Serah prendre le thé ensemble, mais n’en prenant jamais, il ne savait pas vraiment quelle dose mettre dans une infusion. Impassible, comme sûr de lui, même s’il ne l’était pas, le jeune homme fit ce qu’il pu avant de retourner sur le canapé, suivant les pas de la japonaise.

_Je te remercie pour elle, Léandre. Moi aussi, je l’a trouve jolie. Mais, en effet, j’aurais apprécié que tu me parles de ton pouvoir et me demandes mon autorisation avant de tester ton pouvoir sur Plume.

La propriétaire du chaton n’avait pas l’air très contente. Ce que le jeune homme pouvait comprendre, bien qu’il n’ait jamais eut d’animaux à lui, il comprenait qu’on pouvait être très lié à un animal. A quel point ? Cela dépendait des gens. Il avait déjà vu des personnes pleurer à la perte de leur animal de compagnie. Peut-être que madame Okamoto en pleurerait aussi ?
Lui dire qu’il « testait » son pouvoir pour la caresser pourrait alléger son opinion sur lui ? Peut-être, mais de toute façon il ne comptait pas vraiment faire bonne figure pour la dame. Savoir ce qu’elle pensait de lui importait peu finalement, il ne la reverrait plus jamais qu’entre deux couloirs de l’établissement, et encore. Mais il restait tout de même poli et s’excuser d’avoir utiliser son chat comme cobaye n’était pas une chose qu’il aurait du faire.

_Personnellement, je suis une Ysera. Mmh… Je crois qu’en cours on a dû te parler de ma race comme étant un “démon mangeur de rêve”. Pour ma part, je trouve cette description un peu erronée puisque ma capacité est d’amplifier les rêves pour “manger” les sensations qui en découlent. Le rêveur n’en dors que mieux.

Léandre écouta consciencieusement la blonde, portant par moment la tasse à ses lèvres. Il n’aimait pas beaucoup le thé. Il n’aimait pas vraiment les boissons chaudes de base mais au moins ça le réchauffait et ça l’empêcherait de tomber malade même s’il s’était réchauffé tantôt.
Le finlandais aimait bien l’idée de se nourrir l’essence des rêves. C’était un peu comme se nourrir de la poudre du marchant de sable. Il y avait quelque chose de poétique. De plus, elle aidait le dormeur à avoir un sommeil agréable, c’était une bonne chose. Mais pouvait-elle voir le rêve de la personne dans ce cas ?
Léandre en avait seulement vaguement entendu parler. A son cours d’adaptation raciale il était plutôt sujet de la race des élèves présent, aider à comprendre ce qu’ils sont pour comprendre les dons qu’ils possèdent. Comme pour Léandre, savoir qu’il était une muse à aider à comprendre qu’il inspirait les autres lorsqu’on le regardait un certain tant. Ou comme le fait qu’il était devenu étrangement doué en dessin depuis sa transformation. Mais seulement lorsqu’il ne se concentrait pas. C’était vraiment étrange.
Léandre se posa quelques questions intérieures sur les pouvoirs de la propriétaire des lieux en prenant une gorgée. Il était curieux mais pas indiscret, et ne savait pas vraiment retourner les questions. Et sa curiosité s’estompait rapidement lorsqu’il se disait que pour avoir des réponses il fallait communiquer, mission impossible, alors autant oublier la curiosité.

_Dis-moi, mon garçon, as-tu des personnes avec qui parler de cette sensation que tu as de ne pas avoir l’impression d’avancer ?

Le jeune homme mit une main sur sa bouche, manquant de recracher le contenu de sa bouche. Puis, il avala rapidement de travers avant de tousser à cause de cette maladresse.

Bon sang, c’était quoi cette question ?!

Une fois sa toux passée, Léandre garda ses mains sur sa tasse pour les réchauffer et se recula vers le fond de l’assise en fixant la dame, méfiant. Est-ce qu’elle lisait dans ses pensées ? La situation devenait trop étrange à son goût.
Avait-il dit qu’il avait l’impression de ne pas avancer ? Il avait seulement dit qu’il n’était pas doué. Qu’est-ce qu’il l’a trahis ? Non, vraiment, c’était trop louche. Cette femme devait avoir un pouvoir qui lui permettait de lire ses impressions ou ses pensées, c’était impossible autrement. Ou alors elle était très perspicace, c’était possible.
Mais plus Léandre se posait de question, plus sa méfiance grandissait.

Léandre fronça légèrement les sourcils. Il finit par poser sa tasse et fit ce qu’il s’était retenu de faire, il croisa les bras et parla avec une voix très distante. Toujours poli mais très froid :

_Je suis désolé. Je ne comprends pas votre question.




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Mar 16 Oct - 3:49

Date : 13 octobre 2018
Lieu : North London, dans mon appartement

Le jeune homme manqua de s’étouffer avec sa boisson quand je lui eus posé ma question. Sur le coup, je ne compris pas avant de me rendre compte que j’avais peut-être manqué de tact. Il ne me fut donc que très surprenant de le voir se refermer comme une huître avant de me faire part qu’il ne comprenait pas ma question. Il était froid, mais n’était-ce pas normal après tout ? Moi qui n’avait pas voulu me montrer intrusive, j’avais sans aucun doute franchi la limite. Je réfléchis donc un instant, le temps de boire une gorgée de thé, pour savoir ce que je pouvais dévoiler ou non. Puis, finalement, je reposai ma tasse en m’excusant avec douceur :

- Pardon, je ne voulais pas te froisser. Simplement, quand tu m’as dit que tu n’es pas doué, je me suis rappelée de mon propre vécu.

Lentement, je me levai pour aller chercher de quoi remplir la gamelle de mon chat. J’étais silencieuse avant que Plume ne réponde à l’appel de son estomac. Après tout, j’avais oublié de lui donner à manger avant de partir faire des courses et, en rentrant, je m’étais avant tout préoccupé de la santé de l’élève. Il était donc normal qu’elle ait faim. Même un peu. C’est donc en caressant doucement le doux pelage noir ébène, placée de côté par rapport à mon interlocuteur,que je continuai ce que je voulais dire, de m’expliquer :

- Je n’ai pas vécu comme les autres enfants. Je vais te passer les détails, mais avant mes quatorze ans je ne suis jamais allé à l’école. Je ne me rappelle même pas avoir être sortit de la maison avant ce jour où je suis allé étudier à Touhills. Du coup, quand j’ai remarqué le retard que j’avais à rattraper, que j’avais tout à apprendre. Rapidement, j’ai commencé à me sentir bête, peu douée… je voulais apprendre pour rattraper mon retard. Mais peu importe les efforts que je faisais, j’avais toujours un retard monstre sur les autres. Que ce soit scolairement ou au niveau social, j’apprenais toujours quelque chose de nouveau à apprendre.

Lentement pour ne pas effrayer mon chat affamé, je me levai pour retourner vers ma chaise. Mais je ne m’y assis pas. Restant debout, tenant le dossier, je regardai le jeune homme pour continuer, toujours souriante :

- Alors, quand tu me dis que tu ne te sens pas douée, j’ai repensé à mon histoire et je me suis dis que tu avais peut-être besoin d’une personne à qui tu pourrais te confier, comme je l’avais fait avec mon meilleur ami. … Tu n’es pas obligé de me répondre si tu n’en as pas envie. Je comprendrais. Mais si je peux t’aider, j’aimerais le faire.

Je lui fis un dernier sourire avant d’aller à la salle de bain pour me passer de l’eau sur le visage. Cela, autant pour me calmer que pour lui laisser un peu de temps pour réfléchir. Je n’avais clairement pas le droit de le presser alors que je venais tout simplement de le mettre mal à l’aise. Plus qu’il ne l’était déjà.

Le visage rafraîchis, je m’assis sur le bord de la baignoire et soufflais doucement. Penser à cette époque, à mes amis perdus et de la façon dont cela s’était produit me donnait un peu le cafard. J’avais l’impression de ressentir tout le poids que j’avais réussis à relever un peu pour penser à des problèmes plus actuels peser lourdement sur mes épaules. Je n’aimais clairement pas ça. Il ne fallait pas que je pense à ça. Il ne fallait pas que je laisse Plume seule. Je savais pertinemment que si on m’avait laissé choisir un animal de compagnie pour vivre à mes côtés c’était pour que je puisse continuer à vivre. Que je ne veuille plus mettre fin aussi brutalement à mes jours. Ils avaient réussi, mais cela ne m’aidait pas pour autant à porter ce qui me pesait.

Reprenant doucement courage, je revins dans le salon pour voir le jeune homme. S’était-il calmé ? Avait-il réfléchit. Dans tous les cas, je me sentais au moins un peu prête à écouter ce qu’il avait à me dire. Que cela soit pour s’excuser ou répondre à ma question. Mais, sincèrement, je ne pensais pas qu’il serait sur le point de partir vu que le temps s’était comme détérioré. Un temps aussi déprimant que mon passé ou celui de Yasushi...
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Mar 16 Oct - 13:54


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_Je suis désolé. Je ne comprends pas votre question.

Si les yeux pouvaient tuer, madame Okamoto serait surement morte. Pourtant elle n’avait rien dit de méchant ou de désagréable, mais le finlandais était comme un renard sauvage qu’il fallait apprivoiser. En douceur. Très lentement. Un geste brutal et il partait pour toujours. Dans le cas présent, Léandre ne pouvait pas vraiment s’enfuir vu la tempête extérieure alors il créait une barrière entre lui et elle. Elle n’avait pas ce droit.

_Pardon, je ne voulais pas te froisser. Simplement, quand tu m’as dit que tu n’es pas doué, je me suis rappelée de mon propre vécu.

Léandre continuait de fixer gravement la blonde, l’écoutant attentivement cependant. Celle-ci se leva pour remplir la gamelle de son chat qui s’empressa de quitter la chambre pour se nourrir. Léandre regarda les mouvements de sa main sur le pelage de l’animal. Ça semblait être plus que de simples caresses furtives, il y avait quelque chose de très tendre dans le mouvement de sa main.
Bien que le jeune homme ne trouvait aucune méchanceté à son ainée, il resta campé au fond du canapé, les bras croisés et le regard mauvais. Certainement moins crédible avec ses vêtements-ci qui le rajeunissait par rapport à ses tenues victoriennes. Il ressemblait d’avantage à un adolescent boudeur qu’à un adulte renfermé.

_Je n’ai pas vécu comme les autres enfants. Je vais te passer les détails, mais avant mes quatorze ans je ne suis jamais allée à l’école. Je ne me rappelle même pas être sortit de la maison avant ce jour où je suis allé étudier à Touhills. Du coup, quand j’ai remarqué le retard que j’avais à rattraper, que j’avais tout à apprendre. Rapidement, j’ai commencé à me sentir bête, peu douée… je voulais apprendre pour rattraper mon retard. Mais peu importe les efforts que je faisais, j’avais toujours un retard monstre sur les autres. Que ce soit scolairement ou au niveau social, j’apprenais toujours quelque chose de nouveau à apprendre.

Léandre se détendit doucement, ses bras se relâchèrent et leva les yeux vers son ainée.
Pourquoi lui disait-elle tout cela ? Se confier ainsi alors qu’ils ne se connaissaient pas ? Pour le mettre en confiance sans doute, une technique bien fourbe. Cependant, ça avait son effet. Léandre décroisa lentement les bras pour les poser sur ses genoux, écoutant sagement le récit de la blonde. Comme écouter une histoire.

_ Alors, quand tu me dis que tu ne te sens pas douée, j’ai repensé à mon histoire et je me suis dis que tu avais peut-être besoin d’une personne à qui tu pourrais te confier, comme je l’avais fait avec mon meilleur ami. …

Le jeune homme baissa lentement les yeux en pensant à sa propre meilleure amie. Il brulait d’envie de tout lui dire, parce qu’elle-même sentait que quelque chose avait changé chez lui. Elle le connaissait par cœur, son ami d’enfance. Ils avaient grandit ensemble, évolués ensemble, rit et pleuré ensemble, comme des jumeaux. Mais ça il ne pouvait pas lui dire. S’il lui avouait qu’il n’était plus humain et qu’il avait des pouvoirs, qui sait ce qu’elle serait capable de faire ? Faire un scandale jusqu’au médiat et révéler au monde l’existence d’une école magique. Venir elle aussi dans l’école, quitte à perdre son humanité, pour être un soutient pour lui. Le forcer à partir de S’Indarë et faire comme si tout cela n’avait jamais existé.
Serah était capable de beaucoup de choses et Léandre ne voulait pas qu’il lui arrive le moindre mal, comme le jour où ils ont arrêté l’individu qui avait créé les magicale. Le jeune homme s’était sentit mourir lorsqu’il avait vu le corps si fragile de la finlandaise giser sur le sol, frapper par sa propre partenaire pour lui sauver la vie.
Non. Il ne pouvait pas en parler à sa meilleure amie ...

_Tu n’es pas obligé de me répondre si tu n’en as pas envie. Je comprendrais. Mais si je peux t’aider, j’aimerais le faire.

Pourquoi voulait-elle l’aider ? Ils ne se connaissaient pas, il n’était pas son élève et même si elle avait eut une enfance très difficile, pas lui. Ce qu’il avait vécu avec Jade était très douloureux pour lui, mais il savait qu’il y avait bien de pires douleurs dans le monde. Alors, à coté d’elle, son enfance était plutôt une belle réussite.
Instinctivement, le jeune homme vint passer une main sur sa nuque et l’arrêta à son épaule gauche en pensant à son tatouage. Finalement, il n’avait jamais guéri la douleur que lui avait infligée l’abandon de Jade. Il n’avait jamais ressuscité de ses cendres comme il l’aurait souhaité.
Les orphelins qui perdaient leurs parents trouvaient la force d’avancer, ceux qui perdaient leur humanité trouvaient la force d’accepter leur nouvelle race, les repris de justice trouvaient la force de changer, mais lui, il n’arrivait pas à oublier ce sentiment de vide et d’abandon par une personne en qui il avait une confiance aveugle et un amour presque fraternel. Si lui-même ne pouvait pas changer, alors personne ne pouvait l’aider …

Léandre se redressa en lâchant son épaule et regarda la dame revenir vers lui après un tour à la salle de bain.

_Comme tout les élèves qui étaient humains avant de passer le portail, ma famille n’est pas au courant de ce changement. Mais j’ai …

Une partenaire.
Oui, il avait Edelweiss. Il savait qu’il pouvait parler avec elle, mais il ne le faisait pas. La demoiselle avait déjà ses propres états d’âme, comment pouvait-il lui infliger les siens ? Et puis, autrement, il avait seulement à regarder ses yeux de pluie pour oublier un instant ses soucis. Comme si sa présence avait quelque chose d’apaisant. Certainement leur lien magique. De toute évidence, à chaque fois que le jeune homme n’arrivait pas à expliquer quelque chose de bénéfique entre eux, ça logique était ; le lien magique. Il ressentait des émotions qu’il n’avait jamais ressenti auparavant lorsqu’il était prêt d’elle, ça ne pouvait être que ça, n’est-ce pas ?

_Je ne suis pas le genre de personne qui parle de ses sentiments.

Qui parle tout court en vérité. Mais il avait essayé avec l’allemande. Il lui avait dis un jour qu’il l’appréciait sincèrement, qu’il n’était pas démonstratif et qu’elle faisait partie des rares personnes qu’il appréciait dans ce monde. Une sympathie qui le rendait triste à présent sans qu’il ne sache pourquoi.
En y pensant, Léandre prit son catalyseur dans sa main et se mit à le caresser. Ses yeux toujours indifférents prirent une légère teinte de nuit, comme un voile de tristesse qui s’était doucement posé sur son âme.
Même si en vérité, il brulait d’envie qu’on l’aide et qu’on se soucie de lui, sa méfiance envers le monde l’entrainait à repousser les mains tendues :

_Et je vous remercie, mais je n’ai pas besoin d’aide.



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Yumiko Okamoto
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Mar 16 Oct - 23:39

Date : 13 octobre 2018
Lieu : North London, dans mon appartement

Lorsque je revins de la salle de bain, l’élève sembla en grande réflexion. Je ne pouvais pas lire les pensées, mais son visage trahissait une certaine douleur. Vu le contexte de notre rencontre et le sujet de notre conversation, j'étais prête à parier qu'il s'agissait plus d'une douleur morale que physique. Mais je ne pouvais pas en jurer. Inquiète, je restai donc sur le qui-vive, prête à agir en cas de problème. J'étais une adulte maintenant, même s'il m'était difficile de le réaliser puisque je n'avais pas eu ce qu'on nommait “enfance”.

Doucement, le garçon se redressa, délaissant sa posture défensive. Je ressentais tout de même toujours un poil de méfiance dans ses paroles ses gestes et le reste. J'imaginais donc qu'il n'avait pas dû avoir la vie facile. Peut-être pas sur le même plan que Yasushi ou moi, mais quelque chose qui l'aurait assez touché pour qu'il ait peur de montrer ses sentiments, comme il le disait lui-même. Ça, et ne pas dire exactement ce qu'il pensait.

Du coup, je décidai de ne pas insister. A quoi bon ? Mis à part le braquer, cela ne changerait absolument rien. Mais quand il me fit part qu'il n'avait pas besoin d'aide, je lui répondis avec douceur mais un sérieux que je ne pouvais pas feindre :

-Personnellement, je vais avoir besoin de ton aide si tu acceptes. Comme je te disais, je suis une mangeuse de rêves, mais je n'ai pas mangé depuis mon arrivée à S'Indarë. Depuis septembre. Je vais donc avoir besoin de ton aide pour me nourrir.

Sur le coup, je savais que mes expressions ou ma demande pouvaient paraître bizarres. Du coup, je me tins prête à répondre aux éventuelles questions qu'il voudrait me poser. Après tout, la situation dans laquelle j'étais en train de nous mettre n'avait rien de banal.

Quand il me fit part qu'il ne pouvait pas s'endormir sur commande, je lui souris et lui répondis avec compréhension :

-Ne t'en fais pas. J'ai la capacité de t'endormir. Ou je peux attendre le moment où tu t'endormiras. Mais je ne veux pas t'obliger à le faire si tu ne le veux pas.

Mais il accepta, me demandant simplement de le réveiller dès que j'aurais fini de manger. Je le laissai donc s’ allonger avant de m'approcher de lui. Doucement, il s'endormit au même titre que Plume qui avait rejoint son arbre à chat. Il allait falloir que j'apprenne à maîtriser cette partie de mon pouvoir, sinon j'allais finir par avoir des problèmes. Et, une fois qu'il fut profondément endormi, je m'assis à ses côtés. Il était vraiment plus adorable quand il n'était pas sur la défensive. Pourtant, je ne perdis pas de temps avant d'entrer dans son esprit.

En ouvrant les yeux, je me retrouvai sur un nuage, entourée d'un ciel calme. Les couleurs douces et apaisantes me semblaient très discordantes avec ce qu'il m'avait montré plus tôt. Une preuve supplémentaire que je ne le connaissais pas. Pas encore. Et en remarquant les souvenirs sous mes pieds, comme si les nuages formaient des morceaux de terre sur une rivière, je détournai le regard et partis à la recherche de la pièce des rêves que tout le monde possédait. Sur le chemin, je vis des partitions de musique voler comme dans des bourrasques légères de vent. Certainement était-ce une représentation de sa race. A moins qu'il ait aimé la musique avant cela ?

Dès que j'eus trouvé la pièce des rêves je m'y engouffrai. Je ne fis pas vraiment attention à ce qu'il se passait, même si je ne fus pas étonnée de voir l'élue de son cœur à ses côtés. Et, malgré ma réticence à augmenter ce plaisir de l'avoir à ses côtés alors que ce n'était peut-être pas le cas, je me nourris. C'était la première fois et j'eus la très nette satisfaction de me sentir rassasiée. Tant et si bien que je pris le temps de la savourer, même une fois sortie de son esprit.

Lorsque je me sentis prête, je secouai doucement Léandre pour le réveiller, telle était la promesse que je lui avais faite avant de l'endormir. J'étais une personne de parole. Puis, pour avoir sa confiance, mieux valait ne pas trahir cette dernière. Ainsi était le B, A, BA d'une relation saine, aussi futile soit-elle.
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Léandre Laverny
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Mer 17 Oct - 22:04


Pluie salvatrice ou dévastatrice ?
Avec
Yumiko



_Et je vous remercie, mais je n’ai pas besoin d’aide.

Léandre était bien trop sur la défensive, il le savait. Mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Il avait l’impression que demander de l’aide était une forme de faiblesse de sa part. Pourtant, il ne trouvait pas que c’était une faiblesse chez les autres, mais il était persuadé que s’il n’arrivait pas à régler ses problèmes lui-même alors l’homme au masque avait raison ; il était faible et lâche.
Le problème était essentiellement lui. Lui et son incapacité à comprendre ses sentiments. Lui et sa peur irrationnelle de l’abandon. Lui et la page qu’il n’arrivait pas à tourner. Lui et ses doutes face à son nouveau monde et son avenir. Et ça, il le savait bien …

_Personnellement, je vais avoir besoin de ton aide si tu acceptes. Comme je te disais, je suis une mangeuse de rêves, mais je n'ai pas mangé depuis mon arrivée à S'Indarë. Depuis septembre. Je vais donc avoir besoin de ton aide pour me nourrir.

Léandre fronça les sourcils. Sérieusement ? En fait elle l’avait faite venir ici pour se nourrir ? Il savait que tout acte bienveillant avait un but derrière. Sur la défensive, Léandre exprima :

_Je ne peux pas dormir sur commande.

La dame lui offrit un sourire amical avant de le rassurer :

_Ne t'en fais pas. J'ai la capacité de t'endormir. Ou je peux attendre le moment où tu t'endormiras. Mais je ne veux pas t'obliger à le faire si tu ne le veux pas.

Le jeune homme réfléchit un moment. Ce n’était que manger la sensation d’un rêve, elle ne lui ferait pas de mal et si elle voyait son rêve cela ne voulait rien dire. Un rêve était seulement une succession d’image inventée par le cerveau alors tout ce qu’il se passait dedans n’était ni désir, ni réalité. Et malgré sa méfiance et sa réticence, Léandre était conscient qu’il lui devait un service pour l’avoir accueillis chez elle, réchauffé par une boisson et l’avoir pardonné pour son chat. Ce n’était peut-être pas grand-chose pour un individu normal mais le jeune homme a été élevé de sorte à ne devoir rien à personne. Une dette, aussi minime soit-elle, restait une dette. Devoir un service à quelqu’un était un sac de farine que l’ont trainait derrière soit et que la seule personne qui peut nous soulager de ce poids était celle qui nous l’a donné.
Léandre expira doucement avant de dire, la voix neutre :

_D’accord. Mais j’aimerais que vous me réveilliez lorsque vous aurez terminé.

Incertain, Léandre s’allongea sur le canapé, ses mèches argenté fuyant son front, laissant ses yeux totalement à l’air libre. Ses longs cils bâtirent l’air un moment,  ne sentant plus cette chaleur familière les chatouiller. Ses yeux dépareillés au grand jour regardèrent un moment le plafond avant de se tourner vers la blonde. Il avait le visage neutre mais serrait discrètement les poings, appréhendant la suite.
Mais, comme une poussière se posant sur un meuble, il ferma doucement les yeux et se sentir partir tout naturellement dans le monde des rêves.

Léandre avait la respiration lente et le visage paisible comme celui d’un enfant. Sa tenue trop grande pour lui le rajeunissait alors qu’il arborait un air innocent sur son visage endormi.

***

Il ne reconnaissait pas son matelas au dortoir ni celle de son lit en Finlande. Ça ressemblait à un canapé. Le jeune homme ouvrit faiblement les yeux alors qu’il sentait une main sur son épaule. Sa vision était un peu troublée et il ne vit qu’une longue chevelure blonde dans un premier temps.

Serah ?

Il était chez elle ? Pourtant … les couleurs des murs … le canapé … cette main … Ce n’était pas chez elle … Ce n’était pas elle.

Léandre cligna doucement des yeux tel un félin qui aurait rencontré les premières lueurs du jour pour reprendre le contrôle total de sa vision. Les formes se dessinait doucement et il vit un visage qui ne lui était plus si inconnu désormais ; Madame Okamoto.

Le jeune homme se redressa doucement du canapé pour s’asseoir, le corps légèrement endolori, il se retenait de se frotter les yeux tel un enfant qui aurait terminé sa sieste, se demandant tout de même combien de temps il avait dormi. Léandre avait si bien dormi qu’il avait l’impression d’avoir passé une nuit complète.

Léandre ne se souvenait pas de ses rêves en général mais à cet instant il semblait en garder des brides. Il revoyait le beau visage d’Edelweiss et son sourire si charmant. Pourquoi est-ce qu’il rêvait d’elle ? Et que faisait-elle dans son rêve ? Il ne s’en rappelait pas. Il se souvenait simplement qu’elle était là et que sa présence avait rendu son rêve agréable.
Il offrit un regard à la dame avant de regarder par la fenêtre. La pluie tombait encore …

Le finlandais finit par s’asseoir correctement sur l’assise et regarda le fond de sa tasse qui devait certainement être froide à présent.

_Dites moi, puisse que vous être une ysera … Est-ce que vous savez si les rêves veulent dire quelque chose ?




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Yumiko Okamoto
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Jeu 18 Oct - 3:02

Date : 13 octobre 2018
Lieu : North London, dans mon appartement

Doucement, le garçon ouvrit les yeux, offrant une mine endormie. Je lui souris doucement avant de me lever pour vaquer à mes quelques occupations. Je pensais notamment à faire un petit quelque chose à manger pour mon invité. Ainsi, je pourrais le laisser émerger à son rythme et reprendre contenance. Après tout, je venais de pénétrer dans son esprit et de “jouer” avec ses rêves. Je ne savais pas du tout comment il le prendrait alors qu'à la base il avait été très réticent à m'aider.

Dans la cuisine, je me mis à sortir des ingrédients. Riz, concentré de tomate, dés de jambon, gruyère et champignons coupés. Puis, consciencieusement, je remplis une casserole d'eau que je mis sur la plaque je j'allumai. Cela fait, je mis un cube de bouillon dans l'eau avant de couvrir. Cela fait, je revins vers le jeune homme qui me posa une seule question : est-ce que les rêves voulaient dire quelque chose ? Je ne m'étais posé la question qu'une seule fois et je n'avais eu aucune réelle réponse. Voilà pourquoi je lui répondis en m'asseayant face à lui :

-Je n'ai pas de réponse arrêtée à cette question. Que des supposition que j'ai faites avec ma réflexion personnelle, ne serait-ce parce que ma race ne m'a pas donné de réponse lorsque j'ai passé les grilles.

Sans compter que cela ne faisait qu'un mois et demi que j'étais arrivée dans cette école. Pas beaucoup plus longtemps que je vivais dans cet appartement. Je ne savais même pas si cela se voyait.

-Pour moi, les rêves ont plusieurs façons d'être. Cela peut être une histoire parfois sans queue ni tête avec des éléments clés qui te donnent des indices sur comment tu vas. Ensuite, j'ai entendu dire que des médecins étaient persuadés que les rêves n'étaient que des morceaux de notre journée ou notre passé que nous classions. Je t'avoue que je n'ai pas très bien compris leurs explications et que les termes sont encore trop compliqués pour moi pour le moment…

Doucement, en entendant ma casserole chanter, je me levai pour mettre mes ingrédients sauf le gruyère dedans. Faisant cela, je pensai qu'il allait falloir que j'agrandisse ma réserve de livres et que je prenne du temps pour aller à la bibliothèque. Tant de choses à apprendre… Et seule, il me fallait du temps. Mais, avant de me mettre à faire des listes, je me devais de finir ma réponse au jeune homme. Ce que je fis en mélangeant le repas de la soirée :

-Dans tous les cas, les rêves sont des images envoyées par ton esprit. Désirs, peurs, angoisses… Je me rappelle que je faisais beaucoup de cauchemars à un moment donné. Mon esprit prenait des éléments de mon passé pour me montrer ce qui me faisait le plus peur. A d'autres moment c'était… plus imagé je dirais. Et il a été des nuits où je faisais des rêves qui, pour moi, n'avaient aucun sens. Du coup, à force je me suis forgée cette opinion : je pense que les rêves veulent dire quelque chose mais que si on ne saisit pas ce qu'ils signifient c'est qu'on le sait déjà inconsciemment ou qu'il nous faut plus de temps pour le réaliser.

Je ne voulais clairement pas jouer ma savante, mais je savais qu'il fallait que je passe par toute cette réflexion pour mettre de l'ordre. Une habitude que j'avais prise lorsque j'avais commencé à penser par moi-même. J'espérais néanmoins que je n'avais pas perdu Léandre à qui je répondais à une question. J'hésitai d'ailleurs sans m'en cacher avant de lui demander un peu nerveusement :

-Il y a une raison spécifique pour laquelle tu me poses cette question ? Ou est-ce de la simple curiosité ?
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Jeu 18 Oct - 16:08


Pluie salvatrice ou dévastatrice ?
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_Dites moi, puisse que vous être une ysera … Est-ce que vous savez si les rêves veulent dire quelque chose ?

La dame prit un certain temps de réflexion avant de s’asseoir. Léandre était persuadé que les rêves ne voulaient rien dire, que la signification des rêves étaient un peu comme l’astrologie, des éléments pour faire parler les bavards, amuser la galerie. Mais après être devenu une Muse, tout son univers était remis en question. Déjà prendre conscience que la magie existait, qu’il y avait d’autres races que les humains sur Terre et même un monde souterrain qu’il n’avait pas eut l’audace de visiter mais en avait entendu parler. Alors pourquoi pas les rêves finalement ? Pourquoi est-ce que les rêves n’auraient-ils aucunes significations ?

_Je n'ai pas de réponse arrêtée à cette question. Que des suppositions que j'ai faites avec ma réflexion personnelle, ne serait-ce parce que ma race ne m'a pas donné de réponse lorsque j'ai passé les grilles.

Il était certain que ce n’était pas tout le monde qui avait la chance de comprendre sa nouvelle race et maitriser ses pouvoirs dès acquisition. Il voyait ses camarades de classe s’en sortir de mieux en mieux, malgré certaine réticence telle qu’Edelweiss avec le coté destructeur de son pouvoir. Lui aussi, il s’en sortait à sa façon. Il avait eut la chance d’avoir des capacités qui ne blessaient personne. Du moins, il n’avait jamais insufflé de sentiment de mal-être, de peur ou de haine chez un individu même par mégarde, c’était une bonne chose.

_Pour moi, les rêves ont plusieurs façons d'être. Cela peut être une histoire parfois sans queue ni tête avec des éléments clés qui te donnent des indices sur comment tu vas. Ensuite, j'ai entendu dire que des médecins étaient persuadés que les rêves n'étaient que des morceaux de notre journée ou notre passé que nous classions. Je t'avoue que je n'ai pas très bien compris leurs explications et que les termes sont encore trop compliqués pour moi pour le moment…

Léandre esquissa un sourire. Au moins, elle, elle n’était pas dans le déni de sa nouvelle condition. Elle avait su y faire face d’une bonne façon et se renseigner rapidement sur le fonctionnement de sa nouvelle vie.

_Dans tous les cas, les rêves sont des images envoyées par ton esprit. Désirs, peurs, angoisses… Je me rappelle que je faisais beaucoup de cauchemars à un moment donné. Mon esprit prenait des éléments de mon passé pour me montrer ce qui me faisait le plus peur. A d'autres moment c'était… plus imagé je dirais.


Léandre releva son regard vers la dame. Elle arrivait à lui parler de ses troubles sans problèmes, avouer qu’elle avait un passé douloureux et avait longtemps fait des cauchemars. Pourquoi ne craignait-elle pas l’opinion du jeune homme ? Il pourrait se moquer d’elle ou retourner ses informations contre elle un jour, lui faire du tors, l’humilier. Et pourtant elle en parlait comme si elle avait confiance en lui pour garder ses aveux. Léandre ne comprenait pas. Il ne comprenait pas quel genre de sentiment pouvait habiter la blonde à cet instant. Il ne comprenait pas comment il pouvait résoudre des équations de nombres complexes, connaitre les primitives et les exponentielles par cœur, être trilingue, pouvoir comprendre la densité de la roche par rapport à son poids en sachant situer tout les pays de l’Europe dans une carte, mais incapable de comprendre les humains et leurs sentiments.
A quoi ça servait tout ça s’il ne pouvait pas vivre parmi les gens de son espèce ?

_ Et il a été des nuits où je faisais des rêves qui, pour moi, n'avaient aucun sens. Du coup, à force je me suis forgée cette opinion : je pense que les rêves veulent dire quelque chose mais que si on ne saisit pas ce qu'ils signifient c'est qu'on le sait déjà inconsciemment ou qu'il nous faut plus de temps pour le réaliser.

Léandre n’avait pas perdu une miette de ce qu’avait dit madame Okamoto. Mais sa dernière phrase lui serra les tripes. « C’est qu'on le sait déjà inconsciemment ou qu'il nous faut plus de temps pour le réaliser. » Cette phrase était typiquement ce que lui dirait Serah. Elle lui dirait qu’il sait très bien ce qu’il ressentait mais n’écoute simplement pas ses sentiments, trop occupé à les refouler pour ne s’attacher à personne, il ne sait plus lire dans son propre cœur.
Mais si c’était vrai, s’il avait la réponse, pourquoi est-ce qu’il ne la trouvait pas malgré tout ses efforts ? Il voulait, oui, comprendre. Pour une fois il voulait comprendre ce qu’il ressentait. Il voulait comprendre pourquoi ça lui faisait mal afin d’arrêter la douleur. Il voulait comprendre pourquoi il se sentait bien près de sa partenaire. Si ce n’était pas leur lien magique, il voulait comprendre pourquoi ces yeux de pluie faisaient battre son cœur. Pourquoi ces cheveux de miels attiraient constamment son regard. Pourquoi cette bouche souriante lui donnait constamment envie de poser ses lèvres sur les siennes comme ce soir de clair de lune ? L’attirance d’un lien magique, ou autre chose qu’il n’avait jamais connu jusque là ?

_Il y a une raison spécifique pour laquelle tu me poses cette question ? Ou est-ce de la simple curiosité ?

Léandre entrouvrit les lèvres, sortit de ses pensées. Se poser ces questions lui faisait toujours du mal, comme réveiller de vieilles douleurs. Lui qui se moquait bien de ses sentiments avait envie de comprendre pour une fois, mais savait bien qu’il ne pouvait pas y arriver par lui-même et ne savait pas à qui se confier. Il se sentait terriblement seul.
Seul.
Un sentiment qui l’avait habité depuis sa transformation puisse qu’il ne pouvait pas en parler à sa famille ou à Serah. Il ne connaissait pas bien Edelweiss à cette époque et ne pouvait pas lui en parler non plus. Seul. Un sentiment qui ne lui était pas inconnu mais qui semblait plus profond que la dernière fois qu’il avait senti ce néant dans sa poitrine. Seul.
Seul il l’était encore puisse qu’il ne pouvait pas non plus dire qu’il était malheureux là où il était et que personne autour de lui ne lui procurait du bonheur. Seul …

_Oui ...

Léandre baissa les yeux vers ses mains jointes puis son catalyseur. Doucement, il prit le bijou en main et le porta à ses lèvres. L’argent de la fiole était froid comme une forêt en hiver mais le verre où l’ont pouvait voir le sang à l’intérieur était chaud. Chaud et doux comme ce baiser qu’il n’avait jamais pu oublier malgré tout. Ce n’était pas son premier et pourtant il semblait être le plus important de toute sa vie. Il écarta le pendentif de ses lèvres et le caressa doucement en le regardant.

_J'ai une amie.

Seul, il ne voulait plus l’être. Cette femme ne serait certainement pas l’être de son salut, lorsque la pluie cessera ils s’oublieront comme si cette après midi n’avait jamais existé. Il s’en ira et ne reviendra jamais. Il la croisera peut-être dans les couloirs et ils se contenteront de salutations polies. Il ira à des cours, jamais les siens. Elle croisera des professeurs, mais jamais cet élève. Et tout cela ne sera qu’un souvenir parmi tant d’autre …
Mais pour cet après midi, avant que tout disparaisse, avant qu’il ne retourne à sa vie froide et solitaire, il voulait juste qu’on l’écoute et qu’on se soucis de lui …

_Elle est avec un garçon et ça me peine.  Mais je n'éprouve ni colère ni haine. Juste ... De la peine en fait.

Oui cela voulait juste dire qu'il était égoïste et possessif, comme si Edelweiss n'avait pas le droit d'être heureuse s'il ne l'était pas. Ce qui était complètement idiot vu qu'il fut heureux pour elle quand il l’a vu s'entourer doucement de bons amis.
Mais cela ne pouvait rien dire d'autre, si ? Pourquoi tout ça ? Il ne comprenait pas. Et il aimerait désespérément qu’on l’aide, qu’on referme ce trou qui commence doucement à envahir son cœur …

_Est-ce possible d'être jaloux du bonheur de quelqu'un ?


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Né(e) le : 12/01/1997
Age : 21
Nationalité : Japonaise
Niveau d'études/Métier : Professeur de japonais à mi-temps
Classe : Enseigne le japonais en LV1 uniquement
Situation amoureuse : Célibataire
Double Compte : Bethany Williams, Yasushi Lelph
Personnage sur l'avatar : Your lie in April - Kaori Miyazono
Péché(s) :
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Ven 19 Oct - 0:00

Date : 13 octobre 2018
Lieu : North London, dans mon appartement

D'abord silencieux malgré sa bouche entrouverte, le jeune homme finit par me répondre. Je ne sus pas vraiment ce que son “oui” signifiait. Avait-il une raison spécifique, ou était-ce une simple curiosité de sa part ? Étrangement, je commençais à penser qu'il avait quelque chose sur le cœur mais qu'il n'osait pas en parler. Cela rendait ma question de plus tôt encore plus importante. Après tout, il lui fallait ouvrir de temps en temps son cœur sans quoi il finirait brisé. Mon ami Yasushi avait été un parfait exemple puisque s'il avait continué à tout porter seul, il serait mort. James aussi avait été comme ça. Et lui ne reviendrait sans doute jamais…

Un éclair de douleur très rapide passa sur mes traits à cette pensée juste avant que Léandre ne précise sa pensée. Ainsi, j'appris, petit à petit, qu'il avait une amie à laquelle il tenait beaucoup. Plus que ça, il me décrit une douleur de ne pas l'avoir à ses côté, qu'elle soit avec un autre. Un cas que j'avais fait vivre à un homme contre mon gré avant qu'il me sorte de ma spirale de douleur. J'avais donc pu voir de loin ce sentiment que le garçon appela “jalousie”. Mais, plus que cela, il me demanda s'il pouvait être jaloux du bonheur d'un autre. Je lui souris avec douceur pour répondre à sa question :

-Encore une fois, ce n'est que mon avis personnel, mais oui, a mon avis il est possible d'être jaloux du bonheur d'un autre.

Je m'arretai un instant avant de demander avec tout autant de douceur mais également un sérieux qui se voulait apaisant :

-Cette amie, dis-moi, est-ce que tu l'aime ?

Je le laissai réfléchir autant qu'il le souhaitait avant de me répondre qu'il ne savait pas. Qu'il ne savait pas ce qu'était l'amour. Je me mis donc à réfléchir à la façon de lui expliquer. C'était vraiment difficile puisque j'avais beaucoup souffert à cause de ce sentiment. Et le fait de m'en rappeler me fit toucher inconsciemment du bout des doigts la fine cicatrice qui barrait ma carotide. Néanmoins, elle répondit en cachant sa tristesse pour se préoccuper de son invité :

-Je pourrais te montrer une différence entre ce sentiment et les autres, mais je ne le fais jamais autorisation. Je vais donc essayer de te répondre selon ce que j'ai pu vivre.

Je me mordis discrètement une joue en prenant une grande inspiration et continuer, les yeux légèrement dans le vague :

-À mes souvenirs, lorsqu'on est amoureux de quelqu'un, on a très souvent envie d'être aux côtés de cette personne, d'avoir un contact avec. Personnellement, je me sentais protégée et détendue une fois à ses côtés et je voulais que le temps s'arrête. Mais je ne pourrais pas te dire si c'est le cas pour tout le monde. J'en ai vu rougir, d'autres qui avaient des envies plus particulières mais que je ne comprends pas encore.

Sincèrement, je ne savais pas du tout s'il m'avait comprise ou si j'allais devoir m'y prendre d'une autre façon. Puis, je me voyais mal sortir un dictionnaire pour lui donner une définition qui n'aurait rien à voir avec des sentiments. D'ailleurs j'ajoutai en soupirant doucement :

-Je te concède que comprendre ses sentiments n'est pas simple. Surtout quand ils sont nouveaux…
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