Sin Theatre


 

Un chaton perdu ? |PV : Bethany|

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Léandre Laverny
BB |:| Troisième année
Sexe : Homme
Identité de genre : Masculin
Apparitions : 377
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Né(e) le : 10/02/2002
Age : 16
Nationalité : Français-Finlandais
Niveau d'études/Métier : Troisième année
Classe : 3°A, D2 + Adaptation
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Mer 21 Nov - 17:35


Un chaton perdu ?
Avec
Bethany



La journée de cours était finalement terminée pour l’adolescent. Léandre lâcha négligemment son stylo sur son cahier lorsque la cloche sonna. Il fit tourner son poignet pour l’étirer avant de ranger ses affaires assez rapidement et s’échapper de la salle de classe afin de ne pas se retrouver dans les embrouilles de guerres civiles de ses camarades de classe. Les dernières heures de cours étaient toujours les plus difficiles et les journées plus courtes avec l’arrivée de l’hiver. Mais il fallait s’y faire.

Léandre s’engouffra dans la cours mais s’arrêta à quelques pas pour regarder le feuillage coloré des arbres. L’automne a toujours été sa saison préférée part les couleurs qu’elle déposait sur le monde. Surtout qu’en Finlande, c’était une saison qui ne durait pas bien longtemps, un mois, deux avec de la chance, mais les forêts semblaient presque magique lorsqu’on s’y attardait.
Les finlandais appellent ce bref intermède de flamboiement végétal, faisant ressortir les tons rouges, jaunes et orangés caractéristiques du cœur de l’automne ; ruska. Un phénomène qui se produit juste à la fin de l’été. Un phénomène si beau qu’il lui fallait un nom.
A Londres, les couleurs ressortaient de manières différentes. L’adolescent dirait « plus fades » puisqu’il était habitué à la beauté du pays aux mille lacs. Mais ça serait être de mauvaises langues, l’automne britannique avait également son charme. Si on veut.

Le regard de la muse redescendit sur Terre et il commença à marcher pour se rendre vers les dortoirs afin de se changer, frottant légèrement ses mains entre elles à cause du froid qui commençait à s’installer sur la ville. Il faudrait songer à sortir le manteau avec les grandes poches confortables, ça ne serait pas une mauvaise idée.

En marchant, la muse vit au loin une tête qu’il reconnaissait bien ; Bethany. La demoiselle s’amusait avec un chaton. L’animal lui léchait affectueusement la main en lui mendiant mille caresses. C’était une scène assez attendrissante.
Etait-ce son chat ? L’animal avait l’air de vraiment l’aimer et les animaux n’étaient pas interdit tant qu’ils ne mettaient pas de bazar alors c’était une possibilité probable.
Le finlandais profita que sa cadette ne le regardait pas pour scruter du coin de l’œil leur petit moment de complicité, se forçant à ne pas sourire malgré le fait qu’il trouvait ça touchant, continuant tout de même à marcher en direction de sa chambre.

Léandre s’arrêta alors que le chaton venait entre ses jambes pour se frotter à lui. Il ne voulait pas prendre le risque de le botter par accident et attendit que l’animal daigne s’en aller pour continuer sa route. Mais apparemment il débordait d’affection. Léandre se pencha alors pour lui gratter le front et le cou. Le chaton se mit à ronronner et Léandre esquissa un sourire discret. Puis, délicatement, Léandre passa une main sur son ventre et une autre sur ses pattes arrière pour le prendre dans ses bras. L’animal semblait aimer ça, il était vraiment très affectueux. Et confiant. La petite boule de poils se frotta contre la veste de l’adolescent en miaulant. Léandre du bien le tenir pour ne pas le faire tomber, même si les chats retombaient toujours sur leur pattes, il aimerait éviter quelconque accident.
D’ailleurs, le chaton repéra le catalyseur au cou de Léandre et se mit à jouer avec grâce à ses pattes avant. Affectueux, câlin et joueur. Un vrai chaton.
Léandre avança vers Bethany, lui indiquant l’animal dans ses bras du menton.

_C’est le tien ?



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Bethany Williams
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Jeu 22 Nov - 16:40



Un chaton perdu
Avec

Léandre Laverny


Vendredi soir. On disait qu’il était des jours où on ferait mieux de ne pas se lever. Pour moi, il s’agissait d’une de ces journées. Le fait de rester dans mon lit était beaucoup plus plaisant que passer une journée entière en cours. Je ne comprenais pas comment les autres pouvaient adorer ce jour-là… Enfin, peut-être seulement parce que cela sonnait la venue tant attendue du week-end. Je ne voyais pas ce qui rendait cette journée attrayante, à vrai dire, même avec une telle chose. Peut-être que mon emploi du temps y était pour beaucoup : toute ma journée était faite de cours ! Du début, jusqu’à la fin ! Alors quand j’eus enfin la liberté de partir du coups d’adaptation raciale, je rassemblai rapidement mes affaires avant de me diriger vers la fenêtre que j’ouvris. Et, quand il s'aperçut que j’étais en train de libérer mes ailes, le professeur comprit ce que je comptais faire et me héla :

- Bethany Williams ! Je vous prie de faire comme les autres et de sortir par la porte, et non par la fenêtre.

Sans me rhabiller ou faire mine d’obéir, je me tournai vers lui et, avec le plus grand des sérieux, je lui répondis en le regardant :

- Vous m’avez longtemps reproché de ne pas m’adapter à ce que je suis. Vous n’allez quand même pas m’en empêcher maintenant !

Puis, sans attendre sa réponse, je sautai par la fenêtre et utilisai mes ailes pour amortir ma chute. Ignorant les cris du professeur derrière moi, je remis mon pull gris et mon manteau en simili-cuir noir que je laissai ouvert. Je n’avais pas froid malgré la petite tenue dans lequel je m’étais mise, sans doute grâce à ma race. Néanmoins, j’avais hâte de retourner à ma chambre pour flâner un peu. Un peu détente après cette journée totalement sans coeur ne me ferait pas de mal. Ainsi, je me dirigeai vers les dortoirs d’un bon pas sans faire attention aux personnes que je croisais. Si l’une d’elles avait été Krys’, je ne dis pas, mais bon, elle n’en faisait pas partie.

Ce fut un miaulement qui m’arrêta dans ma progression vers mon but. Curieuse car cela avait été très proche, je me mis à regarder autour de moi pour trouver le chat. Finalement, c’est le frottement à mes jambes qui me fit comprendre : le chaton qui avait miaulé était à mes pieds, en train de quémander des câlins. Attendrie et toute joyeuse d’avoir ce genre de compagnie, je souris et m’accroupis pour le câliner comme il me le demandait. Blanc comme la neige qui pouvait arriver dans les jours à venir, je le trouvais beaucoup trop chou. Je perdis néanmoins mon sourire quand il répondit à une de mes questions. A vrai dire, je ne compris pas tout de suite ce qu’il se passait. J’avais regardé autour de moi en cherchant qui avait parlé avant de reporter mon regard sur le petit être qui partait en courant vers une autre personne. Léandre. Je le reconnus de loin mais ne sus que faire… jusqu’à ce qu’il vienne à moi, chaton dans les bras, pour me demander si c’était le mien. Je le regardai un instant avant de répondre de façon neutre en retenant un soupire :

- Non, ce n’est pas le mien. Par contre, je crois qu’il est perdu…

Je me mis à réfléchir en regardant le chaton. Comment lui parler sans que le garçon me prenne pour une folle ? Déjà que nous n’étions pas vraiment en bon termes, je ne voulais pas aggraver les choses. Puis, d’un autre côté, je me sentais déjà bien assez à côté de la plaque comme ça pour qu’on m’en rajoute une couche !

Alors vous allez me ramener chez moi ?

A nouveau, la voix fluette du chaton ronronnant retentit, me surprenant à nouveau. Après un léger sursaut et un soupir aussi bref que discret, je regardai Léandre avant de me gratter la joue de mon index à cause de la gêne et lui demander :

- Tu m’crois si je te dis que j’ai l’impression de comprendre ce que dit le chat ?

*Il va me prendre pour une folle, j’en suis sûre…*

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Lun 26 Nov - 4:01


Un chaton perdu ?
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Bethany



_C’est le tien ?

Bethany émit une réserve de spontanéité. Léandre la regardait, attendant une réponse, le chaton jouant avec son catalyseur comme un bébé avec son un mobile à berceau. Le finlandais lui caressait doucement le pelage tout en le tenant assez fermement pour qu’il ne puisse pas tomber même en remuant.

_Non, ce n’est pas le mien. Par contre, je crois qu’il est perdu…

Ah … Mince alors.
Léandre baissa les yeux vers le félin. Il n’avait pas de collier mais peut-être une puce ? L’école n’était pas isolée mais assez loin des habitats pour que les animaux y viennent rarement. En plus, ces petits êtres avaient une sorte de sixième sens, avec la zone magique autour de l’école, ils comprenaient que c’était assez dangereux pour ne pas passer les portes de l’école. En général.
S’il avait une puce, un vétérinaire pourrait retrouver son dossier et contacter les propriétaires pour qu’ils viennent récupérer leur chaton. Il était bien trop attendrissant pour rester perdu trop longtemps.

_Tu m’crois si je te dis que j’ai l’impression de comprendre ce que dit le chat ?

Le finlandais releva la tête sans émotion sur son visage. Bethany se grattait nerveusement la joue. Léandre cligna lentement des yeux avant d’esquisser un sourire. C’était quoi ça, elle serait timide maintenant ?
Le chaton planta malencontreusement ses griffes dans les fibres de tissus de la veste du garçon. Le vêtement était assez épais pour que les griffes ne le traversent pas mais le chaton se mit à miauler en secouant sa patte pour se délivrer. Léandre utilisa sa main qui lui tenait le ventre pour prendre la petite patte du chat et la décoller doucement de son habit avant qu’il ne le déchire. L’animal en profita pour lui agripper la main pour lui lécher le doigt.
Est-ce qu’il était sevré au moins, ce chat ? Peut-être qu’il était plus jeune qu’il n’y paraissait.

_Pourquoi je ne te croirais pas ?

La muse releva les yeux vers sa cadette, toujours cet infime sourire sur son visage. Depuis quand est-ce que ça l’intéressait de savoir ce que pensait les autres ? Elle semblait avoir de l’intérêt. Peut-être que le chaton y était pour quelque chose ? Ou alors était-ce leur dernière conversation qui la rendait plus douce ? Léandre ne savait pas, mais il trouvait que c’était une bonne chose de la part de sa cadette.
Le jeune homme devait avouer que de son coté, il ne savait pas vraiment comme lui parler. Il marchait sur des œufs. Il ne voulait pas être son ennemi ou être en froid avec elle mais il n’était pas certain de vouloir être son ami malgré tout. Et puis, elle était comme lui alors pour devenir son ami, il lui faudrait une patience qu’il n’avait peut-être pas.

Le finlandais regarda de nouveau le chat qui se frottait à sa main et sa veste, envahissant ses habits de poil blanc. Léandre pouffa d’amusement avant de sourire franchement.

_On va t’aider à rentrer chez toi.

Il releva à nouveau sa tête vers la demoiselle. C’était ironique qu’il se retrouve de nouveau avec la brune, comme si leur destin était lié, quelque part. Ce cours raciale, enfermés dans cette salle, le fait qu’ils soient identiques dans le fond. L’univers semblait l’envoyer vers Bethany, mais pourquoi ?
Il aurait peut-être le temps de le découvrir aujourd’hui, en aidant tout deux un chaton à retrouver sa maison.

_Tu veux bien ?




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Ven 30 Nov - 2:45



Un chaton perdu
Avec

Léandre Laverny


Ma question eut pour effet d'attirer l'attention du jeune homme. Je n'avais pas osé le regarder en face. Pourtant, si je l'avais fait j'aurais pu constater plus de curiosité qu'autre chose dans son regard. Peut-être de l'incompréhension ou de la surprise en plus. Mais rien de négatif à mon égard. Pas une once de moquerie. Encore moins de jugement. Moi qui m'étais attendue à beaucoup de négatif et une nouvelle dispute, je fus forcée de constater que ma vision des choses était peut-être faussée. Bien entendu, Constance la conscience ne se priva pas de me ramener à la réalité quand une simple question me fut posée : pourquoi ne me croirait-il pas ? Mentalement, je me mis à énoncer toutes les raisons qui me poussaient à croire que ce n'était pas possible. Sincèrement, quand on savait que les Kamkal parlant aux animaux étaient rares parmi les tactiles, cela faisait déjà une raison belle et bien valable. Et comme il était sans doute à un niveau avancé dans la compréhension des races, c'était quelque chose qu'il devait possiblement savoir. Ensuite, je ne savais pas si “parler aux animaux” était un pouvoir en lui-même ou pas. Enfin… je comprenais à peu près plus que je parlais à vrai dire. Des cris de douleur parmi les miaulements quand la petite bête se était coincé la griffe, des remerciements maladroits, des réclamations… Je me sentais comme devenir folle. En fait, plus ça allait, moins je me sentais sereine avec tout ce que je découvrais sur moi-même. On voulait déjà me tuer parce que j'étais une Kamkal. Si on venait à apprendre plus encore mes capacités, que pourrait-il m'arriver en plus ? Comme ça, je ne pouvais imaginer que le pire… Et la dernière raison qui m’amenait à ne pas savoir si on pouvait me croire ou non, c'était parce que je n'y croyais pas moi-même.

Pourtant, nous sommes dans une école où tout est possible. Pourquoi ne te serait-il pas possible de comprendre les animaux ? De plus, rare ne veut pas dire impossible.

Encore une fois, Constance avait raison et ça commençait à m'énerver cette façon qu'elle avait de me reprendre ! Certes, elle m'aidait à rester sur ce qui pouvait être appelé le “droit chemin” et m'éviter des retours de bâton que je n'avais jamais voulu. Mais pourquoi serais-je heureuse qu'on me dicte ma vie alors que personne ne s'était réellement préoccupé de moi quand j'allais mal ? Seule et désemparée par la brusque haine de mon amie. Haine qui n'en était pas, ce que j'avais découvert par hasard. Elle avait désormais une famille aimante. Régulièrement, malgré la douleur que ça provoquait, quand j'étais absolument certaine que personne ne me verrait faire, je vérifiait que tout allait bien. Je connaissais son adresse et il y avait des caméras, alors je les piratais pour ça. Comment ça c'est mal ? Violation de la vie privée ? Bien sûr que non ! Je ne faisais que la protéger comme je pouvais !

Concentre-toi !

Ramenée à l'ordre, même si ce n'était pas de la plus douce des façons qui soit, je pus écouter la promesse que le jeune homme fit au chaton qui le regardait en ronronnant. Je ressentis, comme en ce jour d'halloween, un pincement au cœur accompagné d'une forte envie d’être également dans le centre d'attention du félin. C'était moins exacerbé, mais tout de même présent. Je m'en mordis la lèvre que je relâchai juste avant que les yeux vairons du jeune homme se posent sur moi. Ce dernier me demanda confirmation, un peu comme s'il demandait mon aide. Bien sûr, je ne voulais pas laisser ce bébé loin de chez lui. Mais étais-je vraiment capable d'avoir des indices venant de ce petit ? Je n'étais vraiment pas sûre de moi et je lui en fis part en répondant, regardant Léandre dans les yeux :

-On va essayer surtout. Personnellement je ne ferais aucune promesse.

Puis, mes yeux émeraude se posèrent sur le chaton qui me regarda enfin, comme s'il attendait quelque chose venant de moi. La pression augmenta d'un coup. Pourtant, je pris une grande inspiration et me penchai légèrement vers lui, souriante, et tentai de lui demander :

-Alors, dis-moi, peux-tu me décrire l'endroit où tu vis ?

Arrêtant de ronronnant, le chat semble me regarder avec surprise. Pourquoi ? Il me le fit comprendre une paire de secondes plus tard : il était surpris d'avoir pu me comprendre totalement. Non pas que j'avais parlé autrement, différemment, audiblement parlant. Cependant, j'avais remarqué que Constance avait fait quelque chose. Cela avait-il un lien ? Faisait-il le partie de mes pouvoirs ? Trop de questions et je n'avais pas le temps de chercher des réponses. Après tout le petit commençait à me donner des détails pêle-mêle. Ce fut difficile car j'avais vraiment l'impression d'être totalement folle, mais je parvins à dégoter quelques informations intéressantes. J'en fis part à mon aîné en me relevant :

-Un quartier avec plein de maisons joliment décorées, des jardins luxueux du point de vue d'un chaton de quelques mois et une route très calme, comme si personne n'y allait jamais. C'est pas Nothing Hill ?

Je n'y étais jamais allé, mais j'en avais entendu quand j'avais fait des recherches concernant une entreprise. Je ne savais plus trop comment ou quand, mes mes souvenirs étaient là et allaient peut-être nous donner un indice vers la maison de ce chaton quémandant de l'attention en ronronnant.
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Léandre Laverny
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Lun 3 Déc - 3:40


Un chaton perdu ?
Avec
Bethany




_Tu veux bien ?

Léandre ne s’attendait à rien venant de Bethany. D’un coté il espérait vraiment qu’elle l’aide, si elle savait communiquer avec le chaton, il serait plus simple de retrouver la maison de celui-ci. Sinon il pourrait toujours aller voir un vétérinaire et espérait que le chaton avait une puce. S’il n’avait pas encore eut sa première visite, il y avait de la malchance pour que cela ne soit pas le cas. Mais Léandre n’en savait rien, il n’avait jamais eu d’animaux et ne connaissait que le strict minimum à savoir.

_On va essayer surtout. Personnellement je ne ferais aucune promesse.

Bethany avait raison de ne pas promettre ce qu’elle n’était pas certaine de réaliser. Mais Léandre ne comptait pas laisser ce chaton dans la rue s’il était perdu. Il ne savait pas ce que ressentait le chat, mais s’il était lui-même perdu et personne pour l’aider, il serait sans doute terrifié à sa place.

Léandre avait toujours eut de la compassion pour les enfants, humain ou animaux. Ils n’étaient pas tous des anges, mais parce qu’ils étaient des enfants, ils étaient voués à grandir et évoluer selon le chemin qu’on leur montrait, selon leur milieu, leur éducation, leur culture. Il le savait bien puisqu’il avait grandi dans deux pays à la fois, la France et la Finlande. Il voyait bien les qualités et les défauts de chacun selon de multiples critères qui pourraient définir un individu. Personne n’était méchant dans le fond, c’était en grandissant qu’on le devenait. Et c’est après un certain âge qu’on décidait de faire ses propres choix … comme elle …

Léandre chassa de ses pensées ses idées noires pour se concentrer sur ce qu’il se passait. Bethany se pencha sur le chaton avec un sourire encourageant. Ça lui allait beaucoup mieux que le regard de tueur qu’elle avait l’habitude d’offrir aux autres.
Est-ce que … Léandre aussi regardait les gens comme ça ? Même s’il espérait que non, il était pratiquement certain que si, maintenant qu’il savait que la petite Williams lui ressemblait plus qu’il ne voulait le croire. Pour lui, il avait simplement un visage indifférent mais compte tenu de sa taille et son regard intense, il ne serait pas étonnant que l’on puisse croire qu’il regarde les autres avec des yeux méprisants ou assassins.

_Alors, dis-moi, peux-tu me décrire l'endroit où tu vis ?

Le chaton se tourna brusquement vers Bethany avec des grands yeux ronds, vraiment trop adorable. Léandre leva les sourcils devant ce spectacle qui faisait littéralement fondre son petit cœur. Il aurait vraiment adoré avoir un chaton …
Alors que Bethany fixait l’animal avec intensité et que celui-ci se mit à miauler envers la demoiselle, Léandre reprit contenance et son visage de marbre, attendant que les deux aient terminé leur discussion. C’était amusant si on transformait le chaton en humain, ça serait un bébé de 3 ans qui raconterait sa journée à un adulte, avec une lenteur d’expression exagéré mais également une énergie et une volonté de parler assez phénoménale.

Bethany se redressa finalement, comme si la discussion était close alors que le chaton continuait à miauler. Peut-être qu’il continuait à miauler mais ne disait rien ? Léandre ne savait pas vraiment comment fonctionnait ces créatures avec qui il ne pouvait pas communiquer.

_Un quartier avec plein de maisons joliment décorées, des jardins luxueux du point de vue d'un chaton de quelques mois et une route très calme, comme si personne n'y allait jamais. C'est pas Nothing Hill ?

Un chaton de quelques mois ? C’est vraiment un chaton de quelque mois ? Bon sang, Léandre ne pensait pas qu’un félin apprivoisé pouvait être aussi grand en quelques mois. Pour le finlandais il avait au moins deux ans cet animal. Mais il aurait du y penser, l’espérance de vie des animaux étaient différentes entre elles et avec les humains.

Le jeune homme resta bloquer quelque secondes sur l’information de l’âge de l’animal et ne réfléchit pas du tout à la description faite par Bethany. Il dû mettre un certain temps avant de réagir pour le « Nothing Hill ».
Léandre leva un instant les yeux au ciel. Nothing Hill … Nothing Hill … ? Léandre chercha dans sa mémoire les lieux luxueux de la ville avec des résidences calmes et bien aménagées mais il n’allait hors de l’école que pour se rendre dans des parcs ou à l’aéroport pour rentrer chez lui. Parfois certes il se promenait pour se promener mais il ne s’attardait pas réellement sur la modernité des bâtiments. C’était plus le goût d’Edelweiss.

La muse finit par soupirer en reposant son regard vairon sur Bethany et lui expliquer :

_Aucune idée. Mais ça ne coûte rien de s’y rendre et voir s’il reconnait le quartier.

Léandre regarda le ciel grisâtre un moment du coin de l’oeil. Il ne fallait pas perdre trop de temps. En cette période de l’année, le soleil se couchait tôt et il se coucherait de plus en plus tôt. Même s’il était à peine 17h, les premières lueurs du crépuscule allaient vite naitre dans le ciel. Pour le chat qui était nyctalope il n’y avait pas vraiment de problème mais ils étaient en uniforme et Bethany était en jupe, ça pourrait attirer de mauvaises rencontres si elle s’éloignait trop de la présence masculine de Léandre. Et telle qu’il la connaissait, ça serait vraiment son genre.

Le jeune homme tendit doucement l’animal dans ses bras vers la brune.

_Tu devrais le prendre, tu pourras mieux communiquer avec lui. Et je ne pense pas que ça soit une bonne idée de le laisser par terre s’il rencontre un chien, ou une voiture. En plus il a tendance à aller entre les jambes, je n’ai pas envie qu’il se fasse écraser.





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Mar 4 Déc - 1:24



Un chaton perdu
Avec

Léandre Laverny


Je fus loin d'apprécier le silence qui suivit ma question. Pas parce qu'il ne parlait pas, ce qui était normal s'il réfléchissait au moins un peu à la question, mais bien parce que cela me parut interminable. Je n'aimais pas qu'on me fasse poireauter sans me mettre dans la confidence alors que je mettais du mien dans cette situation. D'un certain côté, cela m'était fortement désagréable à cause de ce psy à la con incapable de juger les personne au-delà des mots ! Rien que d'y penser, je sentais mon sang bouillir dans mes veines, ce qui me donna droit à l'inquiétude du chaton. Je lui répondis donc sans oser lui donner la caresse qu'il aurait sans doute apprécié :

-Ce n'est rien, t'en fais pas.

Finalement, il fallut un moment supplémentaire qui me permit de me calmer avant que mon aîné ne pousse un soupire. Ce n'est que là qu'il me répondit réellement : il n'en savait rien. Il proposa néanmoins qu'on aille vérifier. Ma première pensée fut que si on partait comme ça à l'aveuglette on allait se retrouver à faire toute la ville. Je ne tenais pas vraiment à passer la nuit dehors. Déjà parce que j'allais inquiéter ma seule amie à qui j'envoyai rapidement un message pour la prévenir de ma “bonne action”, mais également parce que j'avais la frousse. Je ne voulus cependant pas en parler. Manque de confiance ? Je n'en savais trop rien à vrai dire. Peut-être qu'1u fond il ne s'agissait que d’une fierté mal placée de ma part que je ne voulais pas admettre. Si tant est que je m'en sois rendu compte…

Sans vraiment me laisser le choix, que je n'avais pas, il prit en compte que je venais avec lui pour retrouver la demeure du chaton et me le donna. Sans se faire prier, le chaton vint sur mon épaule, en équilibre, et n'en bougea plus. Il se mit même à parler sans miauler, ce qui fis que j'étais la seule à l'entendre. Sérieusement… Depuis quand les chats étaient aussi bavards ? N'étaient-ils pas du genre à vouloir le calme ?! À moins que ce soit ses pensées ? Non… Il me parlait directement.

-Allons-y, fis-je en prenant les devants sans prendre en compte les palabres “silencieuse” du petit être perdu.

À mes yeux, plus vite on s'en irait, moins se retrouverait prit par surprise par la nuit qui commençait déjà à tomber. Malheureusement, cela n'écourta pas le trajet à faire pour atteindre le fameux quartier. Ce dernier se faisait dans le silence et j'en fus de plus en plus inquiète. Je tins un moment que je fus certaine de pouvoir compter en minutes. Voire peut-être plus ? Je n'avais pas vraiment de montre et je faisais en sorte que le chaton ne tombe pas de mon épaule. En tous les cas, on ne voyait plus du tout l'école quand je demandais de sorte de tenter de commencer une conversation, de façon maladroite malgré mes efforts :

-Qu'est-ce qui te pousse à vouloir aider ce bavard de chat blanc ?

Hé !! s'offusqua le principal intéressé avant de me mettre des pseudos coups de patte, ce qui donna l'air qu'il jouait avec une mèche de mes cheveux.
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Léandre Laverny
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Mer 5 Déc - 20:39


Un chaton perdu ?
Avec
Bethany



_Tu devrais le prendre, tu pourras mieux communiquer avec lui. Et je ne pense pas que ça soit une bonne idée de le laisser par terre s’il rencontre un chien, ou une voiture. En plus il a tendance à aller entre les jambes, je n’ai pas envie qu’il se fasse écraser.

Le chaton quitta de lui-même les bras de Léandre pour sauter sur les épaules de la brune. Léandre eut un mouvement en avant, n’étant pas certain que l’animal tiendrait dans cette posture mais il fallait croire que ces félins avaient un bon équilibre. Le jeune homme se redressa donc, laissant tomber ses membres le long de son corps.

_ Allons-y

Bethany ouvrit la marche et Léandre se mit également à avancer, se mettant à coté de sa camarade. Il demeura silencieux durant le trajet, ses pensées vacillant. Il voyait bien que la brune faisait des efforts à son égard maintenant qu’il connaissait son caractère. Elle aurait pu l’envoyer pète, refuser de l’aider, le laisser se débrouiller avec le chaton ou même refuser de l’accompagner au Nothing Hill mais elle n’avait rien fait de toute cela. Elle s’était contentée de le faire sans discuter comme si elle acceptait silencieusement cette mission que lui avait imposé son ainé.

Pourquoi est-ce qu’elle faisait cela ? Qu’attendait-elle de Léandre ? Elle disait ne pas vouloir s’attacher aux autres, avait-elle changé d’avis ? Dans ces cas là, pourquoi lui parmi tous les élèves de cette école ? Toutes ces questions dans sa tête le perturbaient. La muse avait le sentiment d’avoir été une pourriture envers la demoiselle maintenant qu’il essayait de se mettre à sa place. Il avait vu les choses de son point de vue mais si on les prenait d’une façon extérieure, une personne qui n’était pas dans sa tête, qui ne connaissait pas son passé, son histoires, sa façon d’être, de penser, malgré le fait qu’il ne songeait pas à mal, qu’il voulait simplement être gentil avec Bethany, sa maladresse le rendait pitoyable. Encore une raison pour laquelle il songeait sérieusement à abandonner toute tentative de sociabilisassions. Ceux qui le connaissaient ne pouvaient pas être blessés, contrairement aux personnes avec qui il tentait une sympathie.
Mais échouer ne faisait-il pas partie de l’apprentissage de la vie ? C’était ce que lui répétait sa mère. Le plus important n’était pas de réussir, mais de se relever si on échouait. Cette pensée fit légèrement sourire le finlandais. Il allait essayer de se relever dans ce cas là.

_ Qu'est-ce qui te pousse à vouloir aider ce bavard de chat blanc ?

Le jeune homme sortit de ses pensées et regarda sa camarade à ses cotés, silencieux. Puis, son regard retourna sur la route. Il mit ses mains blanches dans ses poches pour les garder au chaud, profitant de ne pas avoir  de charger à tenir pour cela. Puis, il exprima calmement, malgré le timbre grave de sa voix :

_Tu t'es déjà senti perdu, isolé et personne ne te tend la main pour t'aider, lorsque tu étais enfant, n'est ce pas ?

Léandre en était persuadé. Vu ce que lui avait révélé Bethany lorsqu’ils se sont retrouvés enfermés, il avait bien comprit que la vie de l’adolescente avait été compliqué. Seule, elle a du se sentir ainsi tellement de fois, perdue, il était impossible qu’elle n’ait pas pu l’être, et abandonnée, c’était une évidence. Le sentiment de lever la tête en tendant les mains à la recherche d’aider, mais personne pour en offrir, ni un regard, ni un sourire, de passer à coté comme si on n’existait pas, Léandre était presque certain que Bethany pouvait comprendre. Et si elle ne pouvait pas, elle pouvait essayer de le comprendre. Puisqu’elle avait tout de même des sentiments, tout comme lui, même si elle ne les montrait pas.
Léandre reprit après deux secondes, terminant son explication :

_Tu aurais aimé que l'on t'aide.

Ce n’était pas un jugement mais simplement une conclusion. Même le plus vaillant des guerriers avaient besoin de soutient par moment. Le plus brave des hommes avaient besoin d’un compagnon de route sur le chemin de sa vie. Alors, quand était-il des plus faibles, plus jeune ou plus démunis ? Il était évidemment que personne n’était infaillible, ni invincible. Seul un menteur dirait le contraire.

Léandre tourna la tête vers sa cadette et le chat sur ses épaules.

Le finlandais ne pouvait pas comparer cela à ce qu’il avait vécu, puisque son histoire était moins triste que cela mais les sentiments était là ; l’abandon et la solitude. Il s’était sentit comme une chose à jeter. Elle était partie sans se retourner, sans le regarder, comme s’il n’avait jamais compté à ses yeux. Ces secondes où il l’a regardé partir ont été les plus longues et douloureuses de sa vie, comme si on lui avait arraché son cœur à main nu.
Son regard se reposa finalement sur Bethany et il exprima d’un ton presque froid dû à ses pensées moroses :

_Ce n'est peut être qu''un chat bavard mais je ne pense pas qu’il mérite qu'on l'abandonne alors qu'il est perdu.




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Bethany Williams
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Mer 5 Déc - 23:46



Un chaton perdu
Avec

Léandre Laverny


Sans vouloir admettre que c’était par peur, je regardai droit devant moi. Le paysage était monotone, très froid et ne me plaisait pas du tout. Tourner les yeux sur mon aîné m’aurait sans doute permit de ne pas me souvenir de cette journée qui s’était finie à l’hôpital, mais je n’en fis rien. Au lieu de cela, je l’écoutai me demander si je m’étais déjà sentie perdue, isolée sans que personne ne me tende la main pour m’aider. Il avait précisé quand j’étais “enfant”, mais cela n’avait pas d’importance pour moi puisque j’avais sans cesse cette impression qui m’était extrêmement douloureuse. Certes, quand j’étais enfant on m’avait tirée de ma cachette pour me ramener en sécurité, me soigner, et me placer à l’orphelinat. Mais quand étaient survenus mes problèmes avec mon amie, personne n’avait rien fait pour moi. J’avais dû me relever seule et prendre ma vie en main. Seule, je l’avais toujours été, et sans Krys, il ne faisait aucun doute que je le serais encore. Voyant que personne ne voulait briser ma solitude, me pensant toujours en train de faire quelque chose pour mes parents pourtant décédés, j’avais décidé d’arrêter de me fier aux autres. La solitude était devenue ma seule et terrible amie, la seule qui ne m’abandonnait pas… Alors, certes, je pouvais comprendre la bestiole qui râlait en continue sur mon épaule. Mais je ne comprenais pas pourquoi il ne faisait pas comme moi. Pourquoi ne se relevait-il pas ? Pourquoi essayait-il de prendre des risques ?

Ne répondant pas du tout au jeune homme, je l’écoutai le faire pour moi. Oui, j’aurais aimé qu’on m’aide. On l’avait fait, certes, mais pas pour les problèmes les plus urgents. Pour moi, personne ne m’avait aidé. Pas même ce fichu psy à la con à qui il faudrait sans doute refaire le portrait. Mais, encore une fois, je ne dis rien. Je ne le souhaitais pas. Non. Ce n’était pas ça. Pas tout à fait. En fait, je ne savais pas comment dire le fond de mes pensées et, à cause de ça, j’avais l’impression de ne pas pouvoir dire ce que je voulais. Oui, plus de cette façon. Heureusement, Léandre reprit en concluant que peu importe ce qu’il était, il ne méritait pas d’être abandonné alors qu’il était perdu. C’était ce que j’avais ressentis et c’était pour ça que j’aidais, d’une certaine façon. Je pouvais faire quelque chose, alors pourquoi rester là les bras croisés ? C’était la même chose que lorsque je faisais de la surveillance autour de l’école, voire un peu plus, en cachette. Heureusement que personne ne m’avait surprise… mais au fond c’était pour aider les autres aussi.

-Je comprends ce que tu veux dire et je n’ai jamais voulu dire que j’ai pensé à l’abandonner. … Pardon.

Pas grave ! Et merci surtout !! répondit le chaton, ce qui me fit doucement sourire en caressant son joli pelage.

- Mais… J’ai justement été tellement seule que ça m’fait bizarre de voir que d’autres viennent en aide aux autres. Y’a qu’à voir ce psy de l’école : au lieu d’aider, il plante des couteaux dans le coeur en disant que de la merde, puis après il prétend vouloir aider !

Calme-toi. Ton ami n’a rien à voir avec ça, n’est-ce pas ?

C’était vrai… C’est pourquoi je repris sur un ton plus calme même si on pouvait toujours y ressentir pas mal de colère et de frustration :

- Ca pour avoir des méthodes différentes que l’autre harpie qui ne faisait que piailler à longueur de temps, il en a. Mais ça change rien au fait que ce soit qu’un pauv’ type.
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Jeu 6 Déc - 2:31


Un chaton perdu ?
Avec
Bethany



_Ce n'est peut être qu''un chat bavard mais je ne pense pas qu’il mérite qu'on l'abandonne alors qu'il est perdu.

_Je comprends ce que tu veux dire et je n’ai jamais voulu dire que j’ai pensé à l’abandonner. … Pardon.

Léandre ouvrit la bouche, mais la referma quelques secondes après.
Il n’avait pas du tout pensé que Bethany voulait abandonner le chaton par sa question et c’était bien rare d’entendre une excuse de la part de la brune. Avec un fort caractère comme celui de la demoiselle, ce n’était pas un mot qui sortait souvent d’entre ses lèvres. Cette simple phrase était très loin de la Bethany qu’avait connu Léandre et il ne savait pas comment y répondre. Il devrait lui dire que ce n’était rien, qu’il savait qu’elle ne voulait pas dire qu’elle pensait à ne pas aider le chaton, mais il resta muet. Il avait peur de mal s’exprimer de nouveau et qu’elle se mette à reculer loin de lui alors qu’elle venait de faire un grand pas dans sa direction.

Oui, c’était ça.

Leur relation ressemblait à une rivière immense où tout les deux construisaient un pont pour se rejoindre mais il n’y avait qu’un seul marteau qu’il devait se partager. Et parfois, par maladresse, lorsque l’un lançait le marteau trop fort et l’autre n’arrivait pas à le rattraper, ils fragilisaient le pont. Léandre avait peur de lancer le marteau trop fort et préférait le garder un instant pour être certain de pouvoir construire ce pont correctement. Même s’il n’était pas sûr de vouloir rejoindre l’autre coté de la rivière. Même s’il avait avoué à Bethany qu’il ne voulait plus être seul, plus une relation semblait se concrétiser, plus il avait peur. Il avait peur de devenir l’ami de Chuemon, de se confier à Madame Okamoto. Il avait peur des sentiments d’Edelweiss autant qu’il avait peur de la perdre. Les relations fortes le ramenaient souvent à Jade. Elle était comme une partie de lui, une amie, une confidente, une sœur et elle l’avait abandonné. Si elle l’avait fait, pourquoi les autres se gêneraient ?

_Mais… J’ai justement été tellement seule que ça m’fait bizarre de voir que d’autres viennent en aide aux autres. Y’a qu’à voir ce psy de l’école : au lieu d’aider, il plante des couteaux dans le coeur en disant que de la merde, puis après il prétend vouloir aider !

« Ce psy à l’école » attendez …. CE mec là ? Barbiche ?!
Elle parlait bien de Ken et son costard de bobo mal dans sa peau ? Celui-là même ? En même temps il n’y avait pas 300 psy dans l’école et qui pouvait marquer à ce point, surtout en mal.

Léandre fronça les sourcils en pensant à la tête à claque de barbiche. Il aurait tellement dû prendre sa bouteille d’eau et la renverser sur la tête de Ken pour le refroidir et le faire descendre de son perchoir. L’adolescent ne savait pas ce que l’autre abruti avait pu dire à Bethany pour qu’elle parle de lui de la sorte mais s’il s’était comporté avec Léandre comme s’il se comportait avec ses patients, il était certain que la cadette ne pouvait absolument pas l’apprécier. Il semblait même qu’elle était blessée intérieurement. Il avait dû lui dire des choses horribles. Heureusement pour Léandre, barbiche ne savait rien de lui et n’avait pas pu lui retourner ses faiblesses contre lui et ne pouvait rien lui reprocher car le finlandais était resté parfaitement calme à la cafétéria. Et, il était évident qu’on ne pouvait pas mettre en tord celui qui ne s’énervait pas.

_Ca pour avoir des méthodes différentes que l’autre harpie qui ne faisait que piailler à longueur de temps, il en a. Mais ça change rien au fait que ce soit qu’un pauv’ type.

« Pauv’ type » était un faible mot. Il était minable oui ! Pitoyable. Il faisait la honte de l’humanité. Il était le symbole de tout ce que méprisait Léandre. Il le dégoutait. Sa face de gland lui donnait à la fois envie de l’envoyer contre un mur, à la fois envie de vomir.

_Je vois de qui tu parles.

La voix de Léandre était sèche et froide. Son visage était déformé par la colère et le mépris alors qu’il repensait à sa rencontre avec ce sale type. Tous les mots que lui avait sortis cette vermine alors qu’il n’avait même pas eut le temps d’ouvrir la bouche pour dire quoique se soit, et même après.
Le jeune homme croisa ses bras en serrant les poings. Il tentait de rester calme lorsqu’il avait ce scélérat devant lui et ne savait toujours pas où est-ce qu’il puisait sa patience envers un type pareil. Surtout que barbiche devait vraiment s’ennuyer dans son existence pour perdre 2-3h de sa vie par semaine avec Léandre. Ça ou c’était l’amour fou, il ne savait toujours pas. Et ne préférait pas le savoir …

_C’est un égocentrique pervers narcissique qui n’hésite pas à faire des scandales pour avoir l’attention sur lui. Il a manqué quelques cours d’éducation si tu veux mon avis, surtout en matière de politesse et de savoir vivre.

Au moins, c’était clair.
Et s’il y avait bien une chose que Léandre détestait le plus au monde chez les autres était la malpolitesse. Cet homme avait brisé tout les codes sociaux qui permettaient une discussion cordiale avec un être humain. C’était donc une vermine.
Le regard vairon du jeune homme se tourna vers Bethany et termina, avant de reprendre son calme :

_Mon colocataire va le voir également et je l’ai percuté à la cafétéria donc je vois très bien quel genre de personne il est. Si tu veux mon avis, ne prend même pas la peine d’écouter ce malappris, il est tout simplement pitoyable et je ne comprends même pas comment il a fait pour être engagé, ni même avoir son diplôme.




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Jeu 6 Déc - 17:40



Un chaton perdu
Avec

Léandre Laverny


Sec, froid, distant, Léandre me répondit qu’il voyait de qui je parlais. Surprise par un tel ton, je tournai légèrement les yeux vers lui. C’est ainsi que je découvris qu’il était vraisemblablement en colère et je pus supposer que cela n’était pas contre moi. Après tout, il ne me faisait pas de reproches et regardait droit devant lui, me faisant comprendre qu’il devait avoir des problèmes avec le psy, lui aussi. Je n’en connaissais pas les circonstances, mais ce qui était sûr c’est que nous avions une opinion semblable concernant cet homme sans coeur. Alors, cessant de m’inquiéter par rapport à la mauvaise humeur dont il faisait preuve, je me remis à regarder où j’allais, vérifiant que nous prenions toujours la bonne route pour aller à Notting Hills. Ce, toujours en écoutant les paroles du jeune homme avec qui je ne pouvais qu’être d’accord.

Certes, il était des mots qui m’échappaient un peu, mais ils avaient une connotation si négative que je ne pouvais pas dire qu’il ne l’était pas. Au contraire, quelque chose me disait que ces termes n’avaient pas été choisis à la légère, donc que je pouvais accepter que cet homme soit nommé ainsi sans me demander s’il n’y avait pas une injustice ou autre chose. Politesse et savoir-vivre… Je ne me pensais pas meilleure dans ces domaines. Au contraire, je me pensais faire partie des pires en la matière. Pourtant, que Léandre qualifie le psy comme étant en manque de ces notions me fit revoir mon barème. Une personne ne sachant pas être polie qui reprochait aux autres de ne pas l’être, quelle valeur cela avait-il ?

Plus calme, Léandre parvint à me faire rire légèrement quand il me conseilla de ne pas écouter ce que cet homme me disait. Cela répondait quelque peu à ma question de plus tôt même si, d’un certain côté, je sentais qu’il restait toujours des interrogations à mon propos. Je ne savais pas comment me voir tant j’avais fait en sorte d’être détestable pour qu’on ne m’approche pas. C’était un fait et il semblait que je sois bien habituée à une telle attitude désormais. Le pire était que je voulais désormais faire des pas vers l’avant, vers les autres. C’était… compliqué en l’état.

En plus ce qu’a dit le psy met beaucoup de doutes auxquels tu ne cesse de penser malgré le fait que Léandre t’ai dit de ne pas y penser.

Oui, c’était vrai. Totalement vrai. Car il était plus facile de demander d’oublier ce qui avait blessé que le faire. Il était même impossible de le faire… Ne serait-ce parce que cet homme avait parlé sans connaître quoi que ce soit de mon histoire. Il n’avait pas cherché à comprendre et avait finalement décidé de me mettre à la porte alors que j’avais décidé de faire un effort. C’était douloureux. Très douloureux. Krystal avait essayé et nous étions maintenant des amies et colocataires. Elle cherchait à me comprendre ! Et même si je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais pas me contenter de la voir heureuse avec un autre, j’étais comblée de l’avoir rencontrée. Même si cela devait finalement me détruire, je n’en avais rien à foutre.

- S’il vient à me convoquer à nouveau, que devrais-je faire ? Il m’a dit, en gros, que j’étais qu’une gamine déprimée, suicidaire et sans but alors qu’il ne me connaissait pas parce que j’ai refusé de lui parler. Plutôt qu’attendre qu’il me mette à la porte au moment où je cherchais à faire un effort, j’aurais dû quitter son bureau comme je voulais le faire dès le départ. Mais je ne peux pas échapper aux séances de psy et ça m’fait un peu chier. C’est  pas comme si ça m’aidait…

Je ne savais pas trop pourquoi j’en parlais. Peut-être parce que Léandre me ressemblait un peu. Peut-être parce qu’il pouvait peut-être me conseiller. Je n’en savais trop rien à vrai dire. Mais j’avais besoin d’en parler à quelqu’un. Je me doutais que Krystal se moquerait de moi d’une certaine façon ou parlerait par énigme. A part le jeune homme, je n’avais personne vers qui me tourner… par ma faute.
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Léandre Laverny
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Jeu 6 Déc - 23:52


Un chaton perdu ?
Avec
Bethany



_Mon colocataire va le voir également et je l’ai percuté à la cafétéria donc je vois très bien quel genre de personne il est. Si tu veux mon avis, ne prend même pas la peine d’écouter ce malappris, il est tout simplement pitoyable et je ne comprends même pas comment il a fait pour être engagé, ni même avoir son diplôme.

Léandre reprit son calme après cela. Il avait déversé une grande partie du mépris qu’il avait pour cet individu. Est-ce que ça lui avait fait sur bien ? En tout cas, ça ne pouvait pas lui faire de mal. Il gardait bien trop de rancœur envers cet homme, une rancœur qu’il ne pouvait pas exprimer devant le concerné sous peine d’avoir des problèmes. Et ne pouvait pas non plus l’exprimer aux autres puisque tout cela était bonnement ridicule et qu’il était le genre de personne à intériorisé ses sentiments, bonnes ou mauvaises.

_S’il vient à me convoquer à nouveau, que devrais-je faire ? Il m’a dit, en gros, que j’étais qu’une gamine déprimée, suicidaire et sans but alors qu’il ne me connaissait pas parce que j’ai refusé de lui parler. Plutôt qu’attendre qu’il me mette à la porte au moment où je cherchais à faire un effort, j’aurais dû quitter son bureau comme je voulais le faire dès le départ. Mais je ne peux pas échapper aux séances de psy et ça m’fait un peu chier. C’est  pas comme si ça m’aidait…

Léandre marmonna entre ses dents dans sa langue natale :

_Je vais lui péter les dents …

Ce qu’il entendait était outrageant ! Dans quel univers un psychologue oserait dire de telles choses à une patiente ?! Léandre ne connaissait pas le monde de la psychothérapie mais il était évident qu’une personne qui allait mal n’allait pas en voir une autre pour se faire rabaisser plus bas qu’elle ne l’était déjà.
Et si c’était vrai ? Si Bethany était réellement déprimée et suicidaire, cela n’aurait-il pas été pire que de le souligner ? Ce soi-disant psy était censé aider les autres, pas en faire ses défouloirs parce qu’on ose contester son autorité. Bethany avait refusé de lui parler ? Soit, il aurait du s’y prendre autrement, y aller avec douceur et patience. Pas comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Même l’éléphant aurait été plus délicat que Barbiche.
Mais Bethany avait raison ; si on lui avait prescrit des séances de psy, elle ne pouvait pas y échapper ou ça pourrait se retourner contre elle. C’était immonde et profondément injuste mais c’était ainsi. Qui allait être écouté entre le soi-disant médecin qui ne faisait que son travail, ou l’adolescente qui refusait de communiquer avec les autres ?
C’était vraiment injuste …

Calmement, Léandre répondit à sa camarade tout en marchant vers leur destination :

_Je ne suis certainement pas la meilleure personne pour te conseiller mais … Bethany regarde moi.

Léandre agrippa doucement le bras de la demoiselle pour qu’elle s’arrête et le regarde malgré les trente centimètres qui les séparaient. Il voulait qu’elle dans son regard vairon le sérieux de ses pensées et qu’elle comprenne bien ce qu’il allait lui dire, que ses mots, peut-être absurdes, soient tout de même gravés dans sa mémoire pour un certain moment :

_Tu n’es pas une gamine déprimée, suicidaire et sans but. Et même si ce crétin qui se vend psychologue te dit le contraire, je t’interdis de le croire, d’accord ?

Lui ou n’importe qui d’autres. Personne ne pouvait la juger sans la connaitre. Ce n’était pas n’importe qui, qui aurait pu se relever après avoir traversé ce qu’elle avait traversé. Et encore moins une personne sans but. Peut-être que Bethany avait des défauts, des défauts assez embêtant et énervant certes, mais ce n’était pas pour cela qu’elle n’avait pas des qualités et surtout des vertus tel que la volonté.
Léandre continua de fixer le regard émeraude de sa cadette sans lui lâcher le bras, montrant qu’il n’avait pas terminé de parler. Oui, il avait encore quelque chose à dire et il allait le faire, même s’il était peut-être la dernière personne au monde à qui l’adolescente aimerait entendre ce genre de chose. Il ne pouvait rien faire concernant ses obligations à aller voir barbiche, mais il pouvait peut-être effacer ce trouble dans son esprit.

_Je ne te connais peut-être pas très bien, mais je sais que tu es une personne qui fait tout pour avancer et s’en sortir. Un jour tes efforts vont payer et tu trouveras ce que tu cherches. Je ne veux pas que tu te laisses démoraliser par des personnes qui ne peuvent pas le comprendre parce que simplement tu as une autre manière de t’exprimer.

Après quelques instant de silence, Léandre émit un autre soupire en lâchant sa cadette. Son visage impassible exprima de la lassitude pendant un quart de seconde. Il ne savait pas si ce qu’il disait comptait pour Bethany, si même elle l’avait écouté malgré la soutenance de son regard, malgré tout, Léandre ne pouvait pas la laisser croire les mots de ce sale type.
Le finlandais croisa les bras de nouveau et continua à avancer comme si de rien n’était. Il appréhendait à présent ses futures séances avec ce malade. Jusqu’où allait-il aller pour le faire craquer ? Quel était son but ? Est-ce qu’il voulait simplement se venger ou alors il prenait vraiment un matin plaisir à tester la patience de Léandre ? C’était vraiment un psychopathe et rien que l’idée que des personnes ayant besoin d’un vrai psy puisse être entre ces mains étaient assez écœurant.




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Ven 7 Déc - 3:59



Un chaton perdu
Avec

Léandre Laverny


Dès que j’eus terminé de lui dire plus ou moins le problème que j’avais avec le psy, j’entendis Léandre marmonner quelque chose que je ne comprenais pas. Pas parce qu’il n’articulait pas, cela ne m’avait jamais réellement dérangée. Mais plutôt parce que la langue parlée n’était autre que du français. J’en compris quelques mots, du moins je pus les deviner mais… non, je ne parvenais pas à mettre une traduction sur ce qu’il venait de dire. Ce n’avait pas été très compréhensible malgré mon niveau pourtant assez bon en cette langue. Enfin, scolairement parlant en tous les cas. En tous les cas, je pouvais voir sans problème qu’il était à nouveau énervé. Peut-être que je n’aurais pas dû relancer le sujet ? Je n’en savais trop rien à vrai dire. C’est pourquoi j’attendis en silence, marchant à ses côtés, caressant distraitement le pelage du chaton qui nous regardait faire en ronronnant dans mon oreille de manière agréable.

Mon attente fut récompensée et très peu lourde puisqu’il me répondit avec un très calme qu’il n’était pas vraiment la personne la mieux placée pour me conseiller. Je crus le temps d’un instant, qu’il avait terminé, jusqu’à ce qu’il me demande de le regarder en me prenant doucement le bras. Je m’arrêtai donc et le regardai pour l’écouter attentivement. Après tout, lui et moi nous ressemblions énormément et son avis m’importait. Sans cela, sans doute que je ne lui en aurais pas parlé. C’était même une certitude. Alors je me devais désormais d’écouter ses conseils qui ne tardèrent pas à arriver dès lors que nos regards se croisèrent.

En une phrase il balaya totalement ce que m’avait dit le psy. Pour lui, je n’étais pas une personne déprimée, suicidaire et sans but. Ces paroles venant de lui avait une énorme importance et fit gonfler mon petit coeur, effaçant un peu l’outrance que j’avais nourrit au fond de moi face à l’entrevue avec cet adulte sans respect. Adulte que Léandre m’interdisait de croire quand il me disait des trucs pareils. Cela, je pouvais le faire. Oui, je le pouvais. Après tout, mon aîné et sa parole avaient bien plus de valeur que celle d’un inconnu qui prétendait me connaître. Etait-ce de l’espoir ou de la joie que je ressentais en entendant cela ? Depuis quand étais-je contente… non, heureuse de recevoir un ordre ?

Depuis que la personne à qui tu parles est une personne que tu considères un peu.

Oui, elle avait raison. Et c’est pour ça que je ne me révoltais pas. C’est pour cela que je l’écoutai jusqu’au bout me consoler, m’encourager, en m’expliquant pourquoi il me disait cela. Il avait confiance en moi et voyait que je faisais des efforts. Alors, même s’il n’apparut vraiment que lorsque le jeune homme me lâcha, je souris grandement. J’étais vraiment contente. J’avais l’impression d’être une gamine qui venait d’être encouragée par son grand frère, mais ce n’était pas grave. Cela ne me déplaisait pas. Au contraire, j’avais la sensation d’avoir déjà fait une avancée titanesque rien qu’en ayant deux personnes dans mon entourage, lui compris. Alors, quand je le rejoignis, je le regardai et lui dis sincèrement, souriant toujours, en français :

- Merci beaucoup, Léandre.

Puis, reprenant en anglais, je lui répondis plus sérieusement sans me départir de ma bonne humeur nouvellement trouvée :

- Sincèrement, je te remercie pour tes paroles. Ca compte beaucoup pour moi, ne serait-ce parce que tu es une des rares personnes capable de me comprendre au moins un peu. Ca me fait plaisir.

Finalement, nous finirent par arriver à Notting Hills. Je demandai donc au chaton de regarder autour de lui pour nous dire s’il reconnaissait une des maisons aux alentours. Il fallut bien encore marcher quelques centaines de mètres avant que je remarque une affiche. En m’approchant, je découvris une photo du chaton avec un numéro : une affiche de recherche. Il fallait croire que nos bonnes étoiles veillaient sur nous, ou plus exactement, celle du chaton.
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Ven 7 Déc - 18:21


Un chaton perdu ?
Avec
Bethany



_Merci beaucoup, Léandre.

Les paroles dites dans sa langue natale lui firent tourner la tête vers sa cadette. Elle avait un accent bien trop prononcé pour être bilingue mais s’en sortait très bien. Bethany avait un sourire sur le visage que Léandre n’avait jamais vu. Un sourire sincère et léger.
Le jeune homme demeura impassible mais il était perturbé de voir cette facette de la personnalité de sa cadette. Il la découvrait et il ne savait pas quoi en penser.

_Sincèrement, je te remercie pour tes paroles. Ca compte beaucoup pour moi, ne serait-ce parce que tu es une des rares personnes capable de me comprendre au moins un peu. Ca me fait plaisir.

Le jeune homme accorda seulement un regard à la brune avant de regarder de nouveau droit devant lui sans répondre, le visage toujours inexpressif. Cependant, il passa une main sur sa nuque, vraisemblablement gêné par les mots et le sourire de sa camarade. Il devrait en être heureux puisqu’il ne voulait pas que ça se passe mal entre eux, mais il était bien trop pensif et stressé pour se réjouir de cette petite victoire. Léandre voulait tellement bien faire qu’il en oubliait surement de voir ce qui était sous son nez, comme souvent.

Heureusement, ils finirent par arriver à destination. Léandre regarda l’environnement, redécouvrant ce lieu qu’il avait pourtant déjà visité. En effet, c’était un endroit plus luxueux que les autres. Il n’avait jamais fait attention à ce détail qui était pourtant un trait de caractère de ce quartier. Léandre suivit Bethany qui avait le chat sur les épaules. Il ne savait pas si le chat lui indiquait sa maison ou que sa camarade marchait à l’aveuglette dans un espoir silencieux mais le jeune homme ne les quitta pas. Il regarda le ciel où le soleil allait bientôt entrer en phase de couché et teindre les nuages d’ocres et de nacres avant de faire place à un ciel nocturne. La muse espérait qu’ils allaient bientôt trouver les propriétaires du chaton avant la nuit tombée.

Au bout d’un moment, Bethany s’arrêta devant une affiche où tout les deux reconnurent sans peine le chaton perdu. Léandre pouffa un rire devant cette chance inouïe.

_Eh bien, il est plutôt chanceux ce petit.

Sans perdre un instant, Léandre prit son téléphone et composa le numéro indiqué sur l'affiche. La personne au bout du fil avait un accent britannique extrêmement prononcé mais le jeune homme pu comprendre tout de même ce que lui disait cette femme. Il lui parla d'une voix clair et très poli en expliquant qu’une camarade d’école et lui avaient retrouvé leur chaton. La femme lui indiqua une adresse que Léandre nota dans un coin de sa mémoire avant de raccrocher. Maladroit avec les objets électronique, Léandre mit un petit moment avant de rentrer l’adresse sur google map afin de retrouver ladite maison.

Ce n’était pas la porte à coté mais ce n’était pas très loin. Les adolescents durent marcher une dizaine de minutes avant d’arriver devant une jolie maison avec clôture blanche  et façade repeinte. Il y avait dans la cours un ballon en mousse, des protections de vélo de taille enfant et une balançoire. Qui semblait avoir servit un bon nombre de fois. Léandre jeta un regard à sa camarade, comprenant rapidement que c’était une famille qui vivait là, avec au moins un enfant en bas âge. Puis, Léandre ouvrit la marche et s’avança au-delà du portail pour frapper à la porte de la demeure. Une jeune fille qui devait avoir l’âge de Bethany ouvrit la porte avant que son visage ne s’illumine en voyant le chaton sur l’épaule de la brune. Derrière elle, ses parents la rejoignirent alors qu’elle prenait son animal miaulant dans ses bras en le couvrant de bisous.

La mère invita les adolescents à entrer malgré les refus polis de Léandre. Mais ils finirent par se retrouver à l’intérieur de la maison après une insistance vraiment prononcé et certainement par des bras les entrainant au milieu de la pièce venant des deux parents respectifs. Léandre ne savait pas si c’était parce qu’ils avaient retrouvé leur chat ou bien parce que les instincts parentaux prenaient le dessus lorsqu’ils voyaient des jeunes lycéens en uniformes.
La dame leur proposa du thé, plutôt ne leur donnant pas le choix, alors que le jeune homme ne savait pas vraiment où se mettre, restant au milieu du salon avec Bethany. Il la regarda, se demandant comment cela à pu arriver. Ils devaient simplement rendre l’animal et rentrer à l’école.

Réfléchissant à une retraite stratégique pour s’enfuir de cette maison bien trop chaleureuse, un petit garçon d’environ six ou sept ans se mit en face de Léandre et le fixa avec insistance. L’adolescent ne savait pas si c’était lui qui était trop grand ou le petit garçon trop petit, mais il dû franchement baisser la tête pour le regarder.
Léandre lui sourit avant de s’accroupir pour être à sa hauteur et lui demander ce qu’il voulait. Le petit garçon regardait tour à tour les pupilles différentes de Léandre avant de regarder ses cheveux et regarder le blason de son uniforme. Curieux, il vint frôler de ses minuscules doigts la jolie broderie sur la veste du jeune homme. Léandre se laissa faire, facilement attendrit par les enfants, avant que ce dernier ne leur demande de jouer avec lui.

_Je suis désolé mais on n’a pas le temps. On va juste discuter un peu avec ta maman et on s’en va.

Mais à peine avait-il dis cela que la dame revient avec des tasses de thés. L’horreur, pas du thé …
Et le petit insista vraiment. Avec une grande sœur en pleine adolescence, il était évident que l’enfant n’avait pas vraiment de camarade de jeux en dehors de l’école et qu’à cet âge ils voulaient constamment jouer.
Léandre finit par accepter et laissa le petit lui prendre la main pour l’entrainer jusqu’à une table où il était en train de jouer avec des petites voitures, des figures de dinosaures, des militaires et d’autres choses. Il ne savait pas vraiment dans quoi il s’embarquait et il venait également d’abandonner Bethany avec le reste de la famille …






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Sam 8 Déc - 9:58



Un chaton perdu
Avec

Léandre Laverny


La surprise avait été imprimée sur les traits de mon aîné quand il tourna la tête en ma direction. Je pouvais assez facilement en deviner la cause : qui aurait su dire, mis à part mes camarades de classe, que j’étudiais le français en première langue vivante ? Sans doute personne, à moins que cela ne soit entré dans une conversation. Cela n’était clairement pas le cas. Je me doutais cependant que Kys’ devait être au courant vu toutes les recherches qu'elle avait effectuées sur moi. Et, désormais,ils étaient deux à le savoir.

Sans doute vas tu me dire que tu le sais déjà, ou de la fermer, mais je te trouve très seule.

Et je ne pouvais pas lui donner tort. Après tout, connaître deux personnes dont il n’en était sans doute qu'une dont j’étais réellement proche, c’était très peu. Néanmoins, j’avais déjà entendu dire que les amis se comptaient sur les doigts de la main. Du coup, pourquoi chercher à m’en faire beaucoup ? Bien sûr, je souhaitais un peu aller vers les autres et je faisais des efforts monstres pour cela. Néanmoins, je voyais bien que cela ne fonctionnait pas toujours. Alors à quoi bon forcer les choses ?

Finalement, Léandre n'avait pas répondu à mes remerciements. Je ne lui en voulais pas. Après tout, je n’étais pas sûre que je l'aurais moi-même fait à sa place. J'aurais donc été bien hypocrite de le lui reprocher. Ce n’était pas ce que je voulais. Alors, j’avais simplement marché à ses côtés, perdant peu à peu, inconsciemment, le sourire qui avait illuminé mon visage. De temps en temps, je répondais au chaton qui tentait de me faire avouer, tel un enfant mal élevé, mes petits secrets ou que je possédais certaines habitudes que je ne voulais pas voir. Ouais, la technique des œillères était vachement terrible!

Puis j’avais trouvé l'affiche de recherche. Léandre fit un commentaire comme quoi le chaton était vachement chanceux avant d'appeler les propriétaires. D’un certain côté, je fus très soulagée qu'on n'ait pas à avouer à ce petit qu'on ne pouvait rien faire pour lui, que sa maison était “perdue pour toujours”. Je connaissais le déchirement que ça provoquait et je ne le souhaitais à personne. Encore moins à un chat qui venait sans doute d'emménager dans cette toute nouvelle famille qui se faisait un sang d'encre pour lui. Mais, contre ma volonté, je ne pus m'empêcher de me sentir agacée face aux cris de joie et l'impatience du matou qui me mettait les nerfs à vifs. Néanmoins, je ne dis rien puisqu'il était silencieux et en apparence calme puisque je le calais sur mon épaule pour qu’il évite de tombe, donc le garçon à mes côtés ne pouvait pas comprendre mon énervement. Pourquoi lui faire subir cela ?

Ainsi, je l'avais laissé mettre l'adresse qu'on lui avait indiquée sur Google Map avec plus de patience que je n'en avais pour la boule de poils. Pourtant, j’étais persuadée que si je m’en étais occupée nous serions allé plus vite. Mais je n'en dis rien puisque je vivais depuis un moment entourée d'appareils électroniques. Il n’en était peut-être pas de même pour lui, qu'en savais-je ? Puis, quand il eut réussi avec quelques coup de pouce que je lui avais filé sans toucher son téléphone, nous suivîmes la voix de “Sophie” jusqu'à la maison du chaton. Plus nous approchions, plus ce dernier ne cessait de brailler. Tant et si bien que, lorsque mon camarade frappa à la porte, je pris l'animal par le cou et lui dit en le regardant dans les yeux, énervée mais sur un ton ferme plus qu'autre chose :

-Bon, maintenant ça suffit. J’en ai assez de t'entendre sans cesse. Mets-la un peu en sourdine si tu veux pas que je fasse de toi de la pâtée pour chien.

Mais… pleurnicha le chaton quand je le remis sur mon épaule, juste avant que ses maître n'ouvre la porte. Ou, plus exactement, une fille de mon âge dont le visage s’illumina dès qu’il se posa dans ma direction. Je savais pertinemment que ce n’était pas moi qui lui tirait une telle expression, mais cela me fit extrêmement étrange. Un peu comme si j’étais à deux doigts de mettre la main sur un souvenir qui était resté loin de ma mémoire pendant si longtemps. Puis, le reste de la famille arriva, prenant le chaton de mes étreintes, m’arrachant ce que j'allais finir par me rappeler. Et, encore, ce ne fut pas le pire. Après tout, ils finirent par insister pour qu'on les suive chez eux malgré les refus polis de Léandre. Personnellement, j’étais tellement pas à l'aise que je m’étais abstenue.

Dans le salon de cette famille, je me sentis très mal à l’aise. J’avais perdu de manière brutale la vie qu'ils menaient, heureux, juste à cause de ce que nous étions. Et tout ce qu'ils faisaient me mettait face à cette dure réalité. Comme si le fait de m’être rappelé ce moment traumatisant n’était pas suffisant. Tendue comme un arc, je ne parvins pas à m'asseoir sur le canapé et m’étais installée près de la fenêtre. Je faisais comme si je regardais à l’extérieur, mais ce n’était pas le cas. Au lieu de cela, j’écoutais ce qu’il se passait autour de moi. Ainsi, je compris que la mère de famille était revenue avec une boisson chaude, le gosse avait demandé à Léandre de jouer avec lui et la fille que j’avais vue plus tôt s'occupait de l'animal blanc qui s’était fait nommer “Karamel” avec l’aide de son père. Tant et si bien que quand la mère de famille me proposa de venir la rejoindre, je me sentis presque obligée de le faire.

Seule face à une figure maternelle dont on m'avait privée, je me sentis très mal à l’aise. Du coup, pour répondre à ses questions, j’étais brève, distante. Du moins, quand il s’agissait de la façon dont on avait retrouvé leur boule de poils et où. Mais quand elle tenta de se renseigner sur nous, je devins de moins en moins bavarde malgré mes efforts. Je ne pouvais pas. Tant et si bien que je finis par m'excuser rapidement et me lever pour sortir du salon. Je n'allais pas bien loin, mais assez pour créer une barrière entre cette ambiance chaleureuse et moi. J’avais si mal. Il était plus que certain que j’avais vécu dans une atmosphère telle que celle-ci, mais cela faisait si longtemps et je l'avais trop longtemps oubliée.

Finalement, la fille aînée vint me rejoindre et me prit par la main pour m'entraîner dans sa chambre malgré mes quelques protestation. Sérieusement, cette famille avait un sérieux problème avec le mot “non” ! C’est de cette façon que j’attérit dans une chambre très girly qui n’était clairement pas fait pour moi. Si j’avais eu mes parents, aurais-je été pareil ? Aurais-je été comme elle ? Il n'existait pas de réponse à cette question lancinante et j’en fus heureusement arrachée par le fait qu'elle me tendit quelque chose. Il s’agissait apparemment d’un carnet vierge, de dessin ou d’écriture, avec une reliure simple et solide. Il était semblable à un livre, de ce que je pouvais voir. Elle me fit part que c’était pour me remercier de lui avoir ramené son chaton. Encore une fois, dans sa façon de parler, je pouvais voir en elle une fille très girly, voire cul cul la praline, et enfantine sur les bords. Un peu comme si elle avait oublié de grandir là où je n'avais pas vécu mon enfance. Doucement, je soupirai avant de la remercier et sortir de son antre. En vérité, plus nous attendions, plus le ciel noircissait, moins je me sentais à l’aise. Alors, quand je reviens au salon, j'allai vers Léandre et lui demandai, visiblement inquiète, de façon à ce qu’il soit le seul à m’entendre :

-On s’en va ? S’il te plaît…
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Sam 8 Déc - 19:15


Un chaton perdu ?
Avec
Bethany



Le jeune homme jeta par moment des regards en direction de Bethany, « veillant » sur elle, mais le petit garçon lui demandait beaucoup d’attention. C’était de son âge. Léandre restait d’abord très simple dans ses imitations avec les figurines avant de se lâcher un peu et prendre des voix diverses pour amuser l’enfant. Les rires cristallins de ce dernier lui donnèrent le sourire. Léandre avait toujours aimé les enfants pour une raison obscure. Ses relations avec les personnes de son âge ou plus âgé étaient très cordiales ou froides, mais les enfants en bas âge l’amusaient, même s’ils n’étaient pas tous des anges. Mais il y avait quelque chose de plus simple chez les enfants ; si on leur apprenait, ils devenaient de bonnes personnes. Si on leur expliquait que ceci était mal et que cela était bien, ils avaient la capacité de comprendre et assimiler pour ne pas faire de tord autour d’eux. Tout était une question d’éducation aux yeux de la muse.

Finalement, l’enfant finit par avoir une série de « pourquoi ? ». Pourquoi Léandre avait des yeux différents ? Pourquoi est-ce qu’il avait les cheveux gris et brillants ? Quel âge avait-il ? Est-ce qu’il avait des frères et sœurs ? Et pourquoi ? Et est-ce que ?

Léandre se mit à rire simplement, donnant des réponses vagues à l’enfant. Il n’aimait pas vraiment parler de lui et il n’avait lui-même pas certaine réponse, pour son physique surtout. Mais il savait que la curiosité enfantine n’était pas un mal. Ce n’était pas utilisé contre lui et le petit garçon allait certainement oublier les réponses de son ainé le lendemain matin. Alors, Léandre finit par dire qu’il était une muse et que c’était pour cela qu’il avait un physique atypique, sachant pertinemment que l’enfant croyait encore au père noël. Il lui expliqua alors ce qu’était une muse et leurs caractéristiques, parlant un petit moment de mythologie grec pour que le petit comprenne. Au moins il aura apprit quelque chose.

Puis, ils reprirent le jeu sauvage des figurines. Après une bataille sans merci entre les petites voitures et les dinosaures, aidés par les militaires et l’armée des morts (parce que les morts revenaient à la vie par miracle), Bethany fit apparition dans le champs de vision de Léandre. Elle vint près de lui et lui parla doucement pour ne pas être entendu par une autre personne que le concerné :

_On s’en va ? S’il te plaît…

Léandre regarda sa cadette en perdant le sourire attendrit qu’il avait pour l’enfant. Sa camarade n’avait vraiment pas l’air à son aise. Ce qui était sans doute assez normal vu qu’ils se sont retrouvés dans un foyer qu’ils ne connaissaient pas, à parler avec des gens qu’ils ne connaissaient pas. Mais plus que mal à l’aise, elle semblait inquiète, pour une raison qui échappait au jeune homme. Bien qu’il ne comprenait pas son inquiétude, Léandre acquiesça, demandant un instant à sa cadette.
Le finlandais agrippa une feuille vierge qui se trouvait sur la table et fit en quelques secondes à peine un avion en papier qu’il donna au petit garçon en lui disant de jouer avec. L’enfant, émerveillé devant cette feuille volante, s’amusa à l’envoyer vers le plafond de sa maison et la regarder virevolter jusqu’à toucher terre, puis le ramassa et recommença.

Léandre se leva alors et se rendit dans la pièce où il avait vu les maitres de maison se rendre, suivant également une agréable odeur de nourriture. Ils étaient tous deux en train de préparer le diné. Et quel diné ! Il était évident qu’ils avaient prévu de nourrir les adolescents présents dans leur maison. Léandre parla d’une voix clair et cordiale, profitant de ses capacités raciales pour rendre son timbre agréable.

_Veuillez excuser mon intrusion, je-

Mais la mère le coupa en disant qu’ils allaient préparer la table et que les adolescents se joindraient bien à eux. Léandre se pinça un instant les lèvres, ayant du mal à refuser ce qu’on lui proposait aimablement. Mais l’expression faciale de Bethany était gravée devant ses yeux et il ne pouvait pas l’obliger à rester par politesse si elle se sentait aussi mal. Alors, avec la plus grande des courtoisies, le jeune homme exprima qu’ils étaient vraiment touchés de leur proposition et s’en voulait de leur avoir donné plus de travaille que nécessaire, mais ils étaient en internat et leur couvre feu ne leur permettaient pas de pouvoir diner avec eux.
Le père leur proposa de les raccompagner en voiture après cela mais Léandre déclina une nouvelle fois avec une diplomatie légendaire. Au bout de quelques échangent, les parents ne trouvèrent plus d’argument pour retenir les deux étudiants qui se dirigèrent vers la porte avant que le petit garçon ne viennent retenir Léandre en tirant sur le bord de sa veste.

Là, il lui faudrait plus que de la diplomatie …

L’adolescent se pencha pour prendre l’enfant par la taille et le soulever. Grace à la taille de Léandre, le petit garçon pouvait presque toucher le plafond et il se mit à rire, son avion en papier dans une de ses petites mains. Léandre lui dit qu’il reviendrait lorsque l’enfant serait haut comme cela, alors, il devrait être sage, bien travailler et bien manger ses légumes s’il voulait que Léandre revienne vite jouer avec lui. L’enfant continuait à rire lorsque le finlandais le reposa à terre dans un sourire qu’il ne pouvait pas retenir. Cela fait, Léandre grattouilla le chaton pour lui dire au revoir et fila hors de la maison avec Bethany avant que celle-ci ne fasse un malaise.

La nuit était prononcée sur Londres. Les adolescents avaient un peu plus d’une heure devant eux avant le couvre feu de S’Indarë et l’air étaient beaucoup plus froid que lorsqu’ils étaient partie de l’école. D’ailleurs, son ventre se nouer par la faim qui commençait à l’envahir. Il n’était plus habitué à manger aussi tard avec les horaires du self. Léandre mit ses mains dans ses poches alors qu’un frisson le parcourus après le passage d’un coup de vent hivernal.
Au revoir automne, bonjour hiver !

_On devrait se dépêcher de rentrer, il fait complètement nuit. Tu n’as pas trop froid ?





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