Sin Theatre


 

Un chaton perdu ? |PV : Bethany|

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Bethany Williams
BS |:| Deuxième année
Sexe : Femme
Identité de genre : Féminin
Apparitions : 238
Inscription le : 25/03/2018
Né(e) le : 13/04/2004
Age : 14
Taille / Poids : 1m52 / 38kg
Nationalité : Anglaise
Niveau d'études/Métier : Deuxième année
Classe : 2°A, D1 + Adaptation / GS Gestion des traumatismes
Situation amoureuse : Célibataire
Personnage sur l'avatar : https://pikabu.ru/story/anime_art_4818579
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Ven 14 Déc - 13:54



Un chaton perdu
Avec

Léandre Laverny


Silencieusement, le jeune homme se tourna vers moi, toute trace de joie que j’avais pu apercevoir sur son visage ayant totalement disparue. A croire que j’avais rêvé l'avoir vu ainsi. A vrai dire, ce n’était pas impossible et je ne pouvais pas vraiment savoir si c’était le cas ou non. Quoique je pouvais facilement deviner qu’il pouvait être déçu d’être stoppé dans son activité à cause de mes envies égoïstes. Surtout que je ne lui expliquait rien en plus. Pourtant, malgré toutes ses raisons qui auraient pu lui donner l'envie de m'envoyer bouler, il n’en fit rien. Au contraire, il me demanda quelques instants que je lui accordait d’un signe de tête. Je ne pouvais pas vraiment refuser à moins de faire un caprice. Enfin, faire l'enfant en insistant puérilement sur le fait que je voulais m’en aller. Cela n’était clairement ce que je voulais.Alors, je le regardai faire, au même titre de l'enfant qui nous avait observé. Avais-je tort ou raison, seul dieu aurait pu me répondre s’il existait, mais je sentis comme de la déception et une grande jalousie chez le petit. En même temps, je venais de lui accaparer son camarade de jeu et, depuis, ils ne continuaient pas ce qu'ils faisaient. J’avais beau ne pas avoir eu d'enfance comme ceux que j’avais connu à l’époque, je me rappelais très bien les réactions de chacun face à mes demandes qui faisaient tomber l'atmosphère qu'ils avaient durement construites. Alors, même si on venait à me reprocher cela une fois encore, je ne pouvais pas vraiment dire quoi que ce soit pour me protéger. C’était une vérité. Pourtant, Léandre parvint à changer les choses en très peu de temps : pour cela, il lui avait suffit de créer un avion en papier et le donner au gamin qui s’amusa avec sans que je comprenne comment ou pourquoi. A mes yeux, c’était idiot. Pourtant, je ne fis aucun commentaire et allai attendre mon aîné dans l’entrée.

Chaussures enfilées, j'attendais que mon compagnon revienne avant de mettre mon manteau. Pourtant, mon attitude et ma posture interpellèrent la fille de mon âge qui vint à ma rencontre, surtout après avoir brièvement entendu la conversation qui se passait dans la cuisine. Elle me demanda alors si elle m'avait blessée, si c’était à cause d’elle. Puis, face à ma réponse négative, elle commença à me dire que j’étais hypocrite et une voleuse. Elle alla au bout de son idée en me demandant de lui rendre le cadeau qu’elle venait de lui faire, ce que je fis sans poser plus questions. De toute façon, ce n’était pas comme si j’en avais voulu. Puis, elle me laissa seule dans mon coin jusqu'à ce que le reste de la famille vienne nous dire au revoir. Silencieuse, je fus aussi contente que apeurée de quitter cette ambiance familiale qui m’était douloureuse. Sans doute aurais-je eu moins de contradiction s’il ne faisait pas nuit noire. C’est même à cause de cette obscurité que je restai à moins de quelques mètres de Léandre. Dès que ce dernier s’éloignait un peu de moi, je me rapprochais discrètement pour ne pas me retrouver seule face au monde entier. Cela ne m’empêcha pas de saluer la famille et le chat, mais ce fut d’une façon brève et réservée.

Malgré cela, on ne partit que lorsque Léandre eut permit aux parents de ne pas avoir des pleurs d'enfants jusqu'au lendemain à cause du petit qui perdait son camarade de jeux. Encore une fois, je n’étais pas la mieux placée pour comprendre. Pourtant, je fis preuve de patience, regardant seulement le spectacle jusqu'au moment de s’en aller. Puis, lorsque nous fûmes plus que tous les deux, marchant dans le noir de la nuit, je ne laissai plus Léandre s’éloigner de moi de plus d’un mètre. Les bras croisés sur ma poitrine comme si j’avais froid, je regardais régulièrement autour de moi, sursautant au moindre bruit un peu fort ou dès que j’eus l'impression de voir quelque chose bouger. Sans que je sache comment, je n’émis aucun bruit malgré la peur qui ne cessait de me nouer un peu plus les entrailles.A moins que j’en sois tout simplement incapable puisque même lorsqu'il me fallut répondre à la question qui me fut posée, je ne pus que secouer la tête pour répondre. C’était terriblement décevant de ma part et je me détestais de me voir dans cet état. Si seulement je pouvais passer au-dessus, ne pas trembler juste parce que… Pouvais-je vraiment le dire de cette façon ? Non. Je n'avais pas le droit alors que ma vie avait failli m’être volée par deux fois et que j’étais orpheline juste à cause de ce que j’étais…

Timidement, tremblante et n'osant pas le regarder, je pris d’une main un petit pan de la manche de mon aîné, gardant mon bras tenu par l’autre. La respiration un peu difficile, je cherchai les mots et la façon dont je devais faire pour élever la voix de sorte qu'on puisse m’entendre. Puis, finalement, ce fut un bruit plus fort que les autres dans une ruelle près de laquelle nous étions qui me fit pousser un cri avant de me mettre plus en alerte que je l’étais déjà. J’étais vraiment dans un état lamentable…
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Léandre Laverny
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Dim 16 Déc - 18:05


Un chaton perdu ?
Avec
Bethany



_On devrait se dépêcher de rentrer, il fait complètement nuit. Tu n’as pas trop froid ?

Même si Bethany avait répondu négativement, sa posture disait le contraire. Elle avait les bras fermement croisés contre sa poitrine et sursautait assez régulièrement comme si elle tremblait, également, elle ne disait pas un mot, surement les dents serrés. Le jeune homme ne pouvait pas deviner autre chose que le froid qui venait habiter la ville. Il espérait tout de même que marcher les aiderait à se réchauffer, même si la demoiselle était en jupe et que l’air devait venir s’incruster sur ses jambes. Il était bien heureux d’être un homme dans ces moments là.
Le ventre de l’adolescent se mit à remuer encore une fois, lui hurlant l’appelle de la nourriture. Il avait faim ... Ce n’était même plus de la faim à ce stade, c’était la dalle ! La famine ! La mort par manque de nutriments ! Léandre était un garçon en pleine croissance, il lui fallait des forces !

Soudain, Léandre sentit une légère résistance sur son bras. Sans pour autant s’arrêter, il regarda ce qui le retenait et découvrit la petite main de sa cadette pincer le bout de sa manche. Alors, le finlandais s’arrêta pour regarder la demoiselle, élevant ses sourcils, assez surpris. Bethany ne semblait vraiment pas bien aller, malgré la nuit, les lampadaires l’éclairaient suffisamment pour qu’il la trouve pâle, le regard perdu et les épaules relevées comme si elle avait peur. Elle tremblait et ses yeux fuyaient un peu partout comme un animal en terre sauvage.
Léandre finit par froncer les sourcils. Elle avait vu quelque chose de louche non loin d’eux ? Quelqu’un les suivait ? Qu’est-ce qui lui arrivait ? Elle avait peur de la nuit ? Pourquoi est-ce qu’elle avait aussi peur alors qu’elle se montrait toujours têtu, voir, buté ?
Le jeune homme ne lui posait pas de question directement, voyant bien ses lèvres remuer comme si elle voulait parler. Le finlandais se disait que s’il lui posait trop de questions, elle abandonnerait et ne voudrait plus communiquer. Seulement, bien qu’il était un adorateur du Silence, Léandre avait besoin qu’elle lui parle si elle voulait qu’il comprenne ce qui n’allait pas. Il lui laisserait le temps qu’il faudrait.
Puis, sans que Léandre ne sache pourquoi, un bruit fit hurler de peur sa cadette. Le self-control de l’adolescent lui permit de ne pas sursauter malgré la surprise que lui avait faire Bethany. Il se contenta de diriger son regard se dirigea vers ledit bruit. C’était simplement un adolescent-jeune adulte dans le trottoir d’en face qui venait de percuter une canette sur son chemin. Ou plutôt ; de botter avec haine et violence une canette sur son chemin. L’inconnu en sweat les regarda, surement interpellé par le cri d’effroi de la demoiselle. Il se demandait surement ce qu’avait cette gamine d’un mètre cinquante à hurler la fin du monde. Léandre offrit un regard sévère qui semblait vouloir dire « Casse-toi. » à ce garçon en sweat avant que ce dernier ne passe son chemin, marmonnant dans sa barbe.

Le finlandais suivit de ses yeux froids l’inconnu jusqu’à ce qu’il soit certain que ce zoneur soit loin d’eux. Puis, Léandre regarda sa cadette qui ne semblait pas aller mieux. Il avait la sensation qu’elle allait se mettre à pleurer. Léandre ne savait pas ce qu’il devait faire mais une chose était certain ; il devait faire quelque chose, n’importe quoi. La muse émit un soupir inaudible avant de poser son sac à terre, entre ses pieds, pour retirer sa veste qu’il installa sur les épaules de sa cadette. La chaleur du tissu devrait pouvoir lui donner plus chaud, même s’il savait que le problème n’était pas là. Il garda ses mains sur les épaules de Bethany avant de doucement frotter ses fins bras comme pour la réconforté. La carrure de Bethany était si petite que ses paumes, avec l’aide de ses mains, semblaient faire le tour de ses bras. Sans son regard meurtrier du jugement, elle ressemblait à une petite collégienne. Le jeune homme ne savait pas s’il était temps de lui faire un câlin ou non et se dit que le mieux était de ne pas trop en faire, ne sachant pas comment elle pourrait le prendre. Et surtout, lui et les câlins réconfortant … Il n’était pas certain d’être bon dans ce domaine.

Son ventre se mit à gronder une nouvelle fois.

L'estomac noué, le bruit de détresse se faisait de plus en plus fort. Et combien de temps encore de marche avant d'arriver à l'école ? Et vu l'heure il n'y aurait que la cafétéria d’ouvert. En plus avec une Bethany terrorisée, il ne savait pas vraiment où cela allait les mener.

Léandre leva la tête et arrêta son regard devant un bâtiment avec une enseigne très voyante : « McDonald's ». Toujours en train de frotter machinalement, mais délicatement, les bras de sa cadette, il demanda doucement en montrant le fast-food de la tête :

_Ça te dit de manger là avant de repartir pour l’école ? Je t'invite.







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Lun 17 Déc - 22:20



Un chaton perdu
Avec

Léandre Laverny


Léandre ne s’éloigna pas de moi et ne chercha pas à me faire lâcher sa manche. En fait, il ne sembla pas comprendre ce qui me prenait. En même temps, jamais encore je ne lui avais montré cette partie de moi-même autrement que contre lui. Et encore, à ce jour-là, enfermé dans la même pièce que lui, j’avais eu bien plus de self-control qu’à cet instant précis. Là, j’avais crié dans un sursaut avant même de connaître l'origine du bruit qui m'avait donné cette réaction.Pourtant, le garçon ayant frappé dans une canette n'avait absolument rien des agresseurs dont je guettais la présence. Bien que Krystal ait sans doute terminé d’enquêté et donné à déposition à la police, je ne pouvais me dire qu’ils pourraient revenir me faire du mal ou se venger… Et être là, en pleine nuit, sans savoir où en était cette affaire, me stressait à un point inimaginable. Je n'arrivais plus du tout à maîtriser mes tremblements et je retenais à grand-peine mes larmes. Trop fière ? En tous les cas, j’essayais de me dire que ce n’était rien, que cela n’en valait pas la peine. J'imaginais même que Léandre allait tenter de me faire comprendre que je ne risquais rien, voire que j’en faisais trop. Cela n'aurait pas été étonnant même s’il était au fond très gentil. Du moins, c’était ce que je supposais puisqu'il avait écouté ma requête, tenté de m'encourager et me consoler.

Encore une fois, il ne me laissa pas seule dans ma détresse. Sur le coup, quand il me fit lâcher sa manche, que cela fut doux ou non, je crus qu’il en avait marre. Je baissa alors les yeux et ramena mes mains jointes sur mon cœur qui battaient à la chamade. Pourtant, silencieux, il ne dit rien et sembla bouger à côté de moi. Des sons me parvenaient mais je ne cherchais plus à savoir de quoi il s’agissait pour essayer de me rassurer mentalement que tout irait bien. Cela, pour ne pas hurler à nouveau. Pourtant, ma respiration était rapide, peut-être autant que mon petit coeur, et mes yeux étaient fermés, donnant l’impression que je priais dans ma détresse à cause de ma tête basse.Cela changea quand je sentis la chaleur d’une veste sur mes épaules. Perdant automatiquement le froncement de sourcils qui était apparu lorsque j’avais sentis des gestes s'approcher de moi, j’ouvris les yeux et regardai le visage qui me faisait face. Léandre était tout proche et gardait un contact sur mes épaules et mes bras qu’il se mit à frotter avec douceur. Lentement, je repris un semblant de calme en me disant que ce garçon était sans doute mille fois plus gentil que tout ce que j’avais pu voir ou imaginer. Un peu comme Krys, en fait. Je m’en voulu donc pour tous les tracas que j’avais pu lui causer, en plus de ceux-là dont il ne m’accablait pas. Je devais être vraiment horrible pourtant…

Plus calme, je remarquai un gargouillement qui aurait pu me faire pouffer dans d’autres circonstances. Il était vrai que nous n'avions pas mangé et qu’il devait être bien tard. Personnellement, je n'avais pas faim, sans doute à cause de la peur qui me nouait l'estomac et me donnait l’impression que j'allais tout régurgiter si je venais à avaler quoi que ce soit.Pourtant, quand il me proposa d'aller manger quelque chose au Macdonald qu’il me désigna d’un mouvement de tête, je ne pus refuser. Pas parce qu’il m’invitait, mais parce que cela serait déjà bien plus reposant pour moi que de rester ainsi à découvert dans les rues de Londres. Du coup, je le suivis en restant tout près de lui, hésitant à lui tenir la main ou, comme plus tôt, la manche. Encore une fois, je restais sur mes gardes tout de même, jusqu'à ce qu'on entre dans le bâtiment et que j’eus vérifié que mes anciens agresseurs ne faisaient pas partie des clients du soir. Comme ce n’était pas le cas, je me détendis petit à petit, gardant en moi la sensation de culpabilité face à mes réactions. Non mais qu'est-ce qui m'arrivait ?!

Nous n’eûmes pas à attendre bien longtemps avant que quelqu’un vienne prendre notre commande. Personnellement, je choisi de prendre de petites frites, un crocmacdo, un moyen ice-tea et un Sunday chocolat. J'attendis ensuite que Léandre ait terminé de commander et qu'on nous donne notre plateau avant qu'on aille s'installer dans un coin du macDo, près d’une fenêtre. Au début, je restai silencieuse pour ne pas dire de bêtise que j'aurais pu regretter par la suite. Mon sac posé sur la chaise à côté de moi avec, par-dessus, la veste de Léandre que j’étais prête à lui rendre, je mangeais doucement, avec peu d’appétit. Puis,comme si c’était quelque chose de banal, je lui dis doucement :

-Désolée pour ma réaction tout à l’heure… En fait, peu avant qu'on s'explique en étude, j’ai revu les assassins de mes parents et ils ont failli avoir ma peau. J'aurais pu ne pas être là aujourd’hui… Du coup, maintenant qu’ils savent que je suis toujours en vie, que je peux leur rapporter gros, et que mon agression s'est passée dans la rue, je me sens extrêmement mal à l’aise dans les rues en général, quoique moins quand j’ai une bonne visibilité…

Mes explications devaient lui paraître totalement débiles. J’en étais sûre. Alors, je me tus, mangeant encore mes frites, guettant ses réactions.
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Léandre Laverny
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Mar 18 Déc - 1:23


Un chaton perdu ?
Avec
Bethany



_Ça te dit de manger là avant de repartir pour l’école ? Je t'invite.

Léandre n’était pas certain que la demoiselle accepterait. Elle aurait certainement aimé rentrer le plus rapidement possible et s’engouffrer dans ses draps. Mais elle accepta et les deux adolescents se rendirent dans ce fast-food aussi éclairé que s’il faisait jour. Léandre ne se souvenait pas de la dernière fois qu’il avait mangé dans un Macdo, sa mère étant une excellente cuisinière et appréciant faire de la bonne cuisine pour sa famille, elle ne s’attardait quasiment jamais à emmener sa petite troupe dans un fast-food, s’ils voulaient manger une pizza, elle le faisait elle-même, s’ils voulaient manger des hamburgers, elle le faisait elle-même également. Des aliments simples et des repas faits avec amour. De plus, Léandre n’était pas du tout « malbouffe » mais quand il avait faim, il pouvait accepter beaucoup de choses. Cela faisait partie des raisons pour lesquels il n’a jamais pu devenir végétarien, le manque de volonté mais également le manque de viande nourrissante dans son estomac de jeune homme en pleine croissance.

Le finlandais retenait tant bien que mal les appelles à l’aide de son ventre, mais ce dernier se mit à gronder une nouvelle fois avant que ce ne soit à leur tour de commander. Il était rare pour la muse d’avoir autant l’appétit, mais il fallait croire que cette journée de cours suivit du sauvetage d’un chaton perdu et jouer avec un gamin de six ans lui avait donné Grand Faim.
Léandre ne connaissait pas par cœur le menu et du le regarder, la posture toujours droite et le visage impassible malgré le fait que cette journée l’avait fatigué.
Un menu standard royal deluxe, frite, ice-tea avec des nuggets de poulet. Peut-être prendrait-il un dessert plus tard ? Il verrait bien si son ventre n’était pas satisfait après ce qui l’attendait. Le jeune homme paya le tout comme convenu et alla rapidement aux toilettes pour se laver les mains le temps que l’employer remplisse le plateau de leur commande devant Bethany. Heureusement, le fait qu’il y ait peu de monde aida sûrement la restauration derrière à aller plus vite puisque les adolescents eurent leur commande rapidement.

Gentleman, le jeune homme prit le plateau et laissa la demoiselle choisir leur place. Une place près de la fenêtre. Parfait. Il posa le plateau devant l’adolescente et la déchargea de son repas à lui. Il s’assit finalement et entama ce diné en silence.

Comme des adolescents normaux, ils mangèrent leurs frites. C’était vraiment ironique en y pensant. Ils avaient tout les deux survis à la mort, vu d’autres souffrir, ils avaient vu leur humanité se transformer, ils avaient des pouvoirs et allaient dans une école magique, mais ils étaient là, sur une table en métal, sur des chaises moyennement confortable, en train de manger des frites dans un Macdo.
Léandre baisa la tête et esquissa un sourire en se disant qu’ils avaient fait de la route depuis presque un an. Au début c’était simplement de l’ignorance, puis du mépris, des larmes, de l’incompréhension. Maintenant des frites.
Ironique …

Bethany sortit son camarade de sa rêverie en s’exprimant, brisant ce silence religieux :

_ Désolée pour ma réaction tout à l’heure… En fait, peu avant qu'on s'explique en étude, j’ai revu les assassins de mes parents et ils ont failli avoir ma peau. J'aurais pu ne pas être là aujourd’hui… Du coup, maintenant qu’ils savent que je suis toujours en vie, que je peux leur rapporter gros, et que mon agression s'est passée dans la rue, je me sens extrêmement mal à l’aise dans les rues en général, quoique moins quand j’ai une bonne visibilité…

En écoutant le récit de sa cadette, les doigts de l’adolescent se sont progressivement resserrer sur son gobelet, bien qu’il essayait de se contrôler. Mais la haine et la colère qui ne se voyaient pas dans son visage se reflétaient aux bouts de ses mains. Il ne comprenait pas comment des monstres pouvaient peupler ce monde. Du moins, ils savaient bien que les « humains » n’étaient pas tendres, ils existaient des braconniers, des tueurs, des voleurs, des violeurs, des trafiquants d’organes. Il le savait. Mais ce qui le mettait hors de lui était que ces personnes s’en prenaient toujours à ceux qui ne le méritaient pas. Pourquoi personne ne s’attaquaient aux riches qui exploitaient les pauvres ? Pourquoi personnes ne punissaient les harceleurs à l’école mais toujours le harcelé ? Pourquoi isoler la femme quittant son époux qui lui est infidèle ? Pourquoi le monde était si injuste et si noir ?

Léandre avait toujours les doigts serrés sur son gobelet et sentait la matière plisser sous sa colère. Son cristal avait une petite lueur rougeâtre mais son visage resta de marbre. Puis, le jeune homme respira profondément en retirant la prise qu’il avait et son cristal redevint d’un blanc immaculé. Il regarda ce qui lui restait à manger en disant :

_Tu devrais envoyer un message à cette personne.

Léandre prit la paille entre ses lèvres pour siroter son Ice-tea, lavant le gout salé des frittes de ses papilles gustatives, avant de s’expliquer :

_Je ne sais pas à qui tu as envoyé un message avant de partir. Mais vu qu’on va surement rentrer pour le couvre-feu, tu risques de l’inquiéter.

Le jeune homme avait volontairement changé de sujet. Non pas qu’il n’en avait rien à faire, mais parce qu’il ne savait pas quoi dire à la demoiselle. « As-tu porté plainte ? » « Tu sais quoi sur ces hommes ? » « Ils t’ont fait du mal ? » A part ressasser de douloureux souvenirs et poser des questions inutiles, il ne pouvait pas faire grand choses. Même retrouver ces hommes et leur refaire le portrait au point que même leur mère ne les reconnaitrait pas, il ne pouvait absolument rien faire. Et c’était horriblement frustrant. Alors, le mieux était simplement de rappeler à Bethany que même si des hommes ont voulu sa morts, d’autre la veulent en vie et en bonne santé.

_Tu préfères que j’appelle un taxi pour la suite du trajet ?








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Lun 28 Jan - 18:10



Un chaton perdu
Avec

Léandre Laverny


Il était clair que je n'aurais pas dû guetter ses réactions. Bien que son visage restait de marbre, le bruit de carton qui se plissait sous la force d’une grande pression me fit baisser les yeux sur ses doigts. A vrai dire, j'aurais dû me douter de ce que j'allais trouver. Sans doute aurais-je préféré me tromper, que cela vienne d’une table plus loin ou que ce ne soit pas simplement des doigts qui se serraient de plus en plus. Je savais sans réfléchir que ce n’était pas une maladresse parce qu’il ne maîtrisait pas sa force. Je savais que c’était une émotion assez forte qui en était la cause. Mais… laquelle ? Et contre qui ? J’essayais fortement de me convaincre que ce n’étais pas ma personne qui était visée : je n'avais fait que relater des faits en essayant de rester impartiale, sans dire ce que j’en pensais. Mais qu’en était-il réellement ? Je voulais croire que, même si j’avais donné l’impression de me plaindre, c’était envers ces chasseurs qu’il en avait. Oui, ce devait être ça. Je n'avais rien fait pour mériter qu’on soit en colère contre moi. Je me savais maladroite… sans doute. Mais tout de même pas au point de rater une simple explication, si ? Je n’étais pas si mauvaise communicatrice, si ? Cela serait vraiment affligeant que ce soit le cas. D’un autre côté, cela expliquerait pourquoi j’avais tant de difficultés à me faire comprendre.

A trop être secrète, tu finis par te blesser toi-même.

Pourquoi me disait-elle cela maintenant ? Non, il fallait que j’évite ce genre de questions. Si je venais à commencer ainsi, jamais je n’en verrais le bout et cela m’énerverait plus qu’autre chose. Je devais rester calme. Léandre aussi sembla avoir cette même pensée puisque ses doigts relâchèrent la pression sur son gobelet.Et son ton calme alors qu’il me conseillait d'envoyer un message à quelqu’un me rassura grandement sur un point : je n’étais pas la source de sa colère. Ce devait donc être mon histoire qui l'avait rendu aussi furieux. Le réaliser m’aida à me détendre et manger un peu sans vraiment comprendre à qui il voulait que j'envoie un message. J’avais beau retourner la question dans tous les sens en cherchant un indice dans notre récente conversation, mais rien à faire. Je ne voyais pas. Ce ne fut que lorsqu'il me rappela que j’avais prévenu Krys’ que j’étais dehors que je compris enfin le sens de ses paroles. De même que les raisons qu’il évoqua me parurent totalement logiques. Je lui répondis donc simplement en sortant mon portable :

-Oui, tu as raison.

Puis, sans attendre, je me mis à pianoter sur mon portable pour prévenir Krys’ que j'arriverais sans doute après le couvre-feu. Je tentai de la rassurer avant qu’elle ne s'inquiète parce que je n’étais pas seule (je mentionna Léandre en espérant qu’elle le connaisse un peu et qu’elle le voit comme une personne de confiance) et que j’étais en train de manger un Mcdonald. Je précisai également, sans savoir si c’était une bonne chose, que le chaton avait retrouvé sa famille.

*J'espère qu’elle ne va pas me charrier pour ça…* pensai-je en rangeant mon téléphone pour manger un peu mes frites. Je n'avais pas beaucoup d'appétit et je me dis que si je ne finissais pas tout je le prendrais avec moi au cas où j'aurais une fringale nocturne. Après tout, j’avais l’habitude de manger un peu tout et n'importe quoi froid, ayant vécu dans des hôtels : Kebabs, pizzas, plats tout prêts… Certains trouveraient cela mauvais, pour rester poli, mais je n’en avais que faire. Ils n'avaient pas vécu ma vie et n'avaient pas mes habitudes.

Le fait que Léandre ait détourné mon attention sans que je m’en rende compte m'avait un peu aidée. Même si la crainte de retourner dans la nuit par la suite me perturbait toujours, c’était toujours mieux que si j’avais continué de penser à cette mésaventure récente provoquant des remontées de mes anciens souvenirs. Sans doute qu'avec de telles craintes il aurait été logique que j'accepte qu'on appelle un taxi pour rentrer. Pourtant, quand cela me fut proposé, je répondis en secouant doucement la tête :

-Non… non merci.

Je réfléchis un peu, cherchant mes mots pour lui dire ce que je pensais de façon à ce qu’il me comprenne. Exercice plutôt compliqué à mes yeux puisque je souhaitais grandement qu’il n’y ait aucun malentendu entre nous. Néanmoins, malgré le peu d'assurance que j’avais, je finis par lui expliquer :

-J’aurais plus peur d’être face à un inconnu pouvant être comme ces hommes que rentrer à pieds. En fait, je sens qu’en voiture nous n'aurons plus aucune échappatoire alors qu’à pied on peut toujours courir… ou voler.

Oui, je pouvais m’envoler dans la nuit si on ne me mettait pas un toit sur la tête.Pourtant, ce que je lui avais répondu ne me rendait pas moins incohérente et parano, même à mes oreilles. Je me doutais qu’il en serait de même pour lui. Je ne m'attendais pas vraiment à un “miracle”.
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