Sin Theatre


 

La voie des souvenirs [Sanada]

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Sanada Nomura
H |:| Psychologue
Sexe : Homme
Identité de genre : Masculin
Apparitions : 99
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Né(e) le : 01/06/1980
Age : 39
Taille / Poids : 1m78 / 85kg
Nationalité : Japonaise
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Dim 16 Déc - 1:53


Euh... Rectification !   


Ils quittèrent le bureau après avoir passer un bon moment à l'intérieur. Sur le chemin, Sanada fit une petite remarque à sa bien aimée, essayant de lui faire peur un minimum sur les endroits qu'il pourrait l'emmener au sein de l'école. Cependant, ce fut un échec car il semblerait qu'elle ne l'avait jamais craint. Même pas quand il l'avait étranglé ? Se demanda t-il dans sa tête. Enfin, d'un autre côté, elle ne lui aurait pas tenu tête aussi longtemps si elle avait été effrayée par sa personne. De l'autre côté, si elle n'avait pas eu de répondant, il lui aurait porté aucun intérêt comme il le faisait avec la majorité des gens. Il esquissa un sourire, lui lançant un petit regard amusé. Devait-il répliquer ? Il n'avait pas beaucoup d'arguments pour prouver le contraire... Pourquoi se lancer dans une cause perdue ? Surtout qu'elle s'en servirait par la suite contre lui ! Comme à son habitude... Entre-temps, ils changèrent de bâtiment et se retrouva devant la bibliothèque. Un lieu où tout à commencer et qui aurait pu très mal se finir également sans l'intervention des surveillants. Ça reste le souvenir probablement le plus marquant. C'est vrai qu'il eut un doute durant un petit instant sur le fait de vouloir se refaire la nostalgie de ce moment... Mais, il n'était pas du genre à se débiner ainsi.

Elle fit allusion à l'étranglement et à son nez cassé, se posant la question ironiquement, quel était le meilleur souvenir entre les deux... Bien évidemment, Sanada a répondu lorsqu'il étranglait mais il trouva également une excuse toute faite pour le nez cassé en mettant cela sur l'inattention... Pas assez attentif sur le moment. Encore et toujours le dénie... Heureusement que sa douce était rodée pour voir cet homme de si mauvaise foi. D'ailleurs, il eut droit à un poke sur le nez. La chose qu'il détestait qu'elle lui fasse... Quand on lui touchait le nez, il avait toujours une impression bizarre alors, il ne pouvait s'empêcher de se le frotter. C'était systématique. Il grogna après elle. Mais bon, il ne mordait jamais... Du moins, pas Martel en tout cas. Puis, la réponse de cette dernière ne se fit pas attendre. L'excuse de l'inattendu fut remit en doute... Sachant qu'il eut le nez cassé au deuxième coups et non au premier. Il se gratta le haut du crâne. Il fit genre qu'il avait un doute sur cet affirmation...

Sanada – Au bout de 20 ans... les détails ne sont plus aussi frais dans notre tête... Je me souviens seulement que tu n'y avais pas été mollo... Vraiment aucune pitié !

Dit-il, en riant à moitié de ses paroles car il savait très bien que, il en avait eu encore moins. Mais bon, Il savait que ça la ferait réagir qu'il inverse les rôles. Il se dit encore, heureusement qu'il avait eu la possibilité de se transformer en chat car il était en mauvaise posture, même si, il ne s'attendait certainement pas à ce qu'elle est un tel pouvoir... Aujourd'hui, il savait qu'il s'en était finalement bien sortit quand même. Il décida de franchir le pas en ouvrant la porte de la bibliothèque, laissant passer la jeune femme en première par galanterie. Un acte qui était très rarissime... Il indiqua aussi, qu'il voulait passer par toutes les étapes. Bien sûr, il savait exactement ce que cela impliqué... Mais il fut un peu perturber par les propos de Martel qui lui sortit comme fait, lui toucher son nez... Ce n'était pas l'acte le plus à redouter pourtant... Il rigola un petit coup avant de lui répondre avec humour :

Sanada – Effectivement, c'est un moment très difficile à revivre... C'est bien ce passage qui m'est aussi venu en tête ! J'hésite avec le baiser volé...

Quand il fit à l'endroit précis où les scènes s'étaient déroulées. Il s'installa sur le même siège avec un livre en main en reprenant le même air qu'auparavant suivit de paroles tout aussi désagréable. Mais cette fois, les mots sortirent difficilement de sa bouche. Il ne voulait point qu'elle s'en aille à l'autre bout de la pièce, loin de lui... Mais c'était le jeu. Il eut une réponse négative et là encore, ce n'était pas non plus le même ton. Il aurait voulu rire mais il se retint pour rester dans la peau de lui-même adolescent. Il fut forcé de poser son livre quand elle appuya dessus contre la table avant de lui demander de se lever en précisant qu'elle ne le laissera pas tranquille. " Lève toi " Ce mot, il s'en souvint encore ! Elle avait dû lui répéter au moins trois fois. Il ne repoussa pas le bras de Martel en le frappant sèchement dessus mais il lui attrapa et l'enleva du livre sans trop serrer sur le bras. Puis, il prend son livre et le fixa un instant... * Dois-je vraiment refaire cette scène ? Je ne peux répéter la même chose...Mais que dire à la place ? * Une fois le livre libéré, il le prit en main et vint tapoter le front avec celui-ci mais les mots tardèrent à venir...

Sanada – Ce livre est vraiment laid ma parole !

Il baissa le livre pour voir à nouveau le visage de son amour avant de reprendre :

Sanada – Je préfère cette vue bellissime...

Alala... Il n'assuma pas ses paroles dites autrefois. Il n'avait pu redire cette phrase qui ho ! Combien était mensongère et fausse ! A cette allure, ce n'est plus vraiment de la nostalgie mais il réécrit une nouvelle histoire mais plus joyeuse. Néanmoins, il était probable qu'elle se souvienne mot pour mot de ce qu'il lui avait dit... Va t-elle lui ressortir ? Si elle le ferait pas, c'est qu'elle aura décidée d'être gentille avec lui... Mais il en doutait fort connaissant le personnage... Bref, à l'heure d'aujourd'hui, il pensait réellement d'une autre façon. Il la regardée différemment. C'était une magnifique femme... Puis, il se reprit un peu pour ne pas non plus rejouer la scène en mode bisounours... Il fit un léger sourire dans le coin arrogant, la fixant avant de s'adresser à elle :

Sanada – Ho ! Tu veux jouer l’héroïne ? C'est moi la sauveuse qui sauve les plus démunis. Tu es là seulement car tu as pitié de cet homme... n'est-ce pas ? Mais, je vais être gentil, je vais faire comme si, je n'avais rien entendu et je te laisse une chance de retourner à ta place !

Ce n'était vraiment pas agréable à prononcer tout ceci... Comment avait-il pu être aussi cruel avec Martel... Enfin, il ne la connaissait pas avant et surtout, il ne l'aimait pas comme c'était le cas aujourd'hui. Ça change beaucoup de chose... Il reprit son livre et se plongea à nouveau dedans, ignorant celle qui était en face de lui. Bon, faut pas le dire mais il y jeta quand même des petits coups d’œils. Il aimait bien trop la regardée...

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Martel Raykin
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Mer 26 Déc - 16:07
La voie des souvenirs



Martel / Sanada


Imaginer cette scène, raviver les souvenirs qui y étaient associées... ça avait quelque chose de perturbant. Bien sûr, les détails exacts de leur conversation de l'époque n'étaient plus au rendez-vous, comme il le fit si bien remarquer, mais elle était persuadée que son excuse ne tenait pas debout. Sa mémoire lui faisait défaut quand ça l'arrangeait, mais elle n'était pas dupe : l'inattendu n'aurait été une excuse que si elle lui avait cassé le nez au premier coup, pas au deuxième. Mais elle ne releva pas et se contenta de lever les yeux au ciel avec un petit sourire. Si ça pouvait lui faire plaisir.

- Tu me parles de pitié alors que tu n'as pas hésité à me griller le dos à sang juste après. Oh, et tu as essayé de me tuer, aussi, je crois. Drôle de pitié, tu ne trouves pas ?

Et il pleurnichait pour un nez cassé. Décidément, pour quelqu'un qui avait vécu toute son adolescence selon la loi du plus fort, il savait se poser en victime quand ça l'arrangeait. Heureusement qu'elle était là pour rétablir la vérité ! Ils entrèrent ensuite dans la bibliothèque en continuant leurs petits commentaires sur ce qui aurait pu devenir leur pire souvenir de cette école. Le prisme de la nostalgie avait un effet bien étrange.

- Ne me fais pas croire que ce baiser est quelque chose que tu appréhendes.

Martel sourit en tirant légèrement la langue avant qu'ils atteignent la fameuse table où tout avait commencé. Dire qu'à l'époque, elle le méprisait, elle l'avait haï de toute son âme et de toute la force de ses principes dès l'instant où elle avait posé les yeux sur lui dans cette pièce. Un gamin prétentieux qui s'en prenait à plus faible que lui, à des gamins sans défense. Elle n'eut aucun mal à rappeler à sa mémoire l'ordre qui avait claqué ce jour-là. Lève-toi. Il n'avait pas obéi. Et comme ils rejouaient étrangement l'histoire de son adolescence, il n'obéit pas cette fois non plus. Il écarta son bras – moins sèchement comme elle avait lancé son ordre moins violemment – et il sembla réfléchir un instant, livre en main, avant de lui tapoter doucement le front avec. Mais les mots qui sortirent de sa bouche lui tirèrent un sourire moqueur. Oh non, il ne s'en tirerait pas si facilement. Sans perdre l'éclat d'ironie dans son regard, elle lui prit doucement le livre des mains.

- Je suis à peu près sûre que tu n'as pas dit ça. Non, c'était plutôt... laisse-moi réfléchir...

Elle n'en aurait pas besoin, les mots étaient restés gravés dans sa mémoire, principalement parce qu'il avait touché un point sensible à l'époque : son apparence. Point qui restait toujours assez délicat à aborder ou à critiquer. Elle posa le livre devant son visage avant de changer légèrement le ton de sa voix pour essayer d'imiter la sienne sans la caricaturer.

- Tu es bien jolie quand on ne voit pas ton visage. Ce livre t'embellit. Tu es magnifique !

Puis elle reposa le livre sur la table avec un haussement de sourcils évocateur, l'air de dire "ça te revient, maintenant ?" Qu'il n'essaye pas de nier après ça, elle se souvenait mot pour mot de ses paroles et elle ne le laisserait pas dire qu'elle se trompait. Elle lui accorderait peut-être le droit de s'excuser ou d'admettre qu'il regrettait ses paroles, par contre, même si elle savait très bien qu'il ne le ferait pas. Peu importe : le fait qu'il refuse d'assumer ses paroles était un aveu en soi. Mais juste parce que la phrase lui était revenue à l'esprit, et même s'il ne le pensait plus aujourd'hui, elle prit un malin plaisir à poser le pied sur le bord de la chaise tandis qu'il enchaînait. Ah, le fameux "tu l'aides parce qu'il te fait pitié". Le souvenir de cette phrase était moins vivace et elle ne savait plus s'il l'avait dit avant ou après l'histoire du livre, mais elle se rappelait très bien ce qui s'était passé ensuite.

Petite vengeance personnelle pour le punir d'avoir voulu tricher et réécrire la scène à son avantage, elle ne chercha pas à retenir la chaise lorsqu'elle la poussa du pied pour la faire basculer. Elle eut quand même une petite pointe de remords en le voyant tomber, bien différente de la satisfaction mesquine qu'elle avait eu la première fois, vingt ans plus tôt. La différence entre la haine et l'amour tenait dans ces subtiles petites nuances, comme le fait qu'elle ne l'attrapa pas par le col quand elle se pencha sur lui. Elle préféra lui offrir un petit sourire désolé et s'assurer d'un regard qu'elle ne lui avait pas fait mal. Et même si c'était une petite entorse à leur reprise de la scène, elle lui présenta sa main pour l'aider à se relever. À croire qu'elle culpabilisait.
Oui, peut-être un peu. C'était difficile de reprendre ce genre de comportement sans remords quand la colère et le mépris n'étaient plus présents.



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Sanada Nomura
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Mar 1 Jan - 18:51


Je respectais ta force...  


Sanada et le dénie... Une grande histoire d'amour entre ces deux-là. Je crois qu'ils ne se sont jamais quitté depuis l'adolescence et vingt après, ils sont toujours côte à côte à s'entraider quand le besoin se fait sentir. Évidemment, la personne sur qui, ils pratiquaient était déjà rodée. Alors, ça n'avait plus son efficacité d'antan. Le dénie fut sur le moment où elle lui cassa le nez... Il trouva l'excuse des années passées pour faire celui qui avait oubliés beaucoup de détails. Il resta dans des propos plus général afin de ne pas s'enfoncer. Il avait retenu seulement son côté « aucune pitié » en sachant pertinemment qu'il n'avait pas été mieux... Si ce n'était pire. Il eut un petit rictus lorsqu'elle fit sa petite manie de lever les yeux au ciel. Ça non plus, ça n'avait pas changé en 20 ans... Puis, le petit sourire qui suivit avec une belle réplique, lui rappelant certains fait démontrant qui fut le plus cruel des deux. Il ne pouvait pas répondre grand chose à ça... Sur ce coup, elle avait raison sur ce point.

Sanada – Je l'admet... Mais te prendre en pitié, tu l'aurais pris encore bien plus mal... être prit au sérieux par un ado comme moi, n'était pas mince à faire... Alors, si je t'ai étranglé, c'est que, je respectais ta force...

Il entrèrent ensuite dans la bibliothèque en abordant le sujet des scènes qui appréhendaient le plus. Sanada voulut faire un peu d'humour en citant un fait qui justement, sera un vrai moment de plaisir mais, il ne voulait pas trop revenir sur des sujets dont il n'était pas très fier alors, autant prendre les choses à la rigolade. Ça évitait d'emprunter les terrains minés... Comme il l'avait prédit, elle réagit à son commentaire. Même si, les deux savaient très bien que c'était faux. Enfin, il passait un bon moment avec Martel et pouvoir de reparler de tout ça avec autant de légèreté, c'était vraiment agréable. Surtout quand on savait où cela avait mené... Il jeta un regard vers celle-ci avec un large sourire aux lèvres.

Sanada – Le baiser est important... Il faut qu'il soit aussi bien, ou meilleur... ça met la pression... D'ailleurs, Je me demande encore comment as-tu pu ne pas l'apprécié...

Encore heureux qu'il ne ressentait aucune pression quand il s'agissait de l'embrasser. Mais, il fallait bien qu'il défende son point de vue même si, il était fictif... Puis, il espérait pouvoir la faire un peu rager en quelque sorte sur sa dernière phrase. Certes, à présent, elle aime ses baisers mais à l'époque, ce n'était pas la même histoire... Elle l'a haï pour ce baiser volé... Puis, il s'installa sur sa chaise avec son livre en main, refusant d'obéir à l'ordre que lui avait donné Martel et lui enleva son bras avec plus de délicatesse qu'à l'origine avant de venir lui tapoter le front avec le livre. Néanmoins, cette fois, il changea radicalement sa réplique de base. Il ne pouvait la ressortir. C'était bien trop difficile de le dire en la regardant dans les yeux alors qu'il l'a trouvée magnifique... Il savait qu'il ne jouait pas le jeu pour le coup mais, il prit cette décision malgré tout... Il savait très bien qu'elle le reprendrait à ce sujet... Elle lui prit son livre des mains en affirmant que ce n'était pas les exactes qu'il avait cités auparavant... Puis, il vit le livre se poser sur son front en entendant ces mots... Il fit une grimace car il ne voulait pas les ré-entendre... Le livre fut posé sur la table. Le regard de Martel était pointait sur lui avec un haussement de sourcil... Il savait bien ce qu'elle attendait mais non ! Il fixa le livre un instant et soupira, posant son regard sur elle :

Sanada – J'aurais préféré oublié ces mots... Mais on ne change pas le passé. Cette phrase t'a marquée à ce point pour que tu t'en souviennes mot pour mot ?

Il ne savait pas pourquoi, cette phrase avait tant marquée Martel... Il voulait savoir la raison car il détestait rester dans l'ignorance. Mais il continua dans son discours en faisant comme s'il était encore sur l'élève en affirmant à Martel qu'elle le défendait par pitié... Il n'était plus très sûr de l'ordre des événements mais ce n'était pas très grave... Il vit le pied de celle-ci se posé sur sa chaise. Il comprit alors, ce qu'elle s'apprêtait à faire... Il ne se trompa pas et bascula en arrière avec la chaise. Cette fois, il avait anticiper alors, il put contrôler sa chute. Il lança un regard noir à Martel, enfin, il était loin d'être aussi noir qu'à l'époque. Puis, il vit la main tendue vers lui pour l'aider à se relever. Dans d'autres circonstances, il aurait refuser qu'on l'aide dans ces conditions car c'était une situation à son désavantages mais là, c'était complètement différent. Sa fierté, ni son image était en jeu cette fois... Il attrapa alors la main de sa douce et se remit debout. Il la regard d'un air sérieux du moins, il essaya...

Sanada – Alors ainsi, tu souhaites me pousser à bout pour m'obliger à te frapper et me donner l'image d'un homme qui frappe les femmes... néanmoins, il y a une limite ! Alors, pour ne pas rentrer dans tes plans... Je comte bien contrecarré toute cette mascarade ! Je vais donc agir différemment...

Il s'approcha rapidement d'elle, posant une main sur sa nuque et l'embrassa langoureusement, lui mordant la lèvre jusqu'à sentir le petit filet de sang... Le baiser dura bien plus longtemps... Quand cela fut finit, Sanada fut presque déçu d'en finir... Mais c'était le jeu... Il eut un sourire dans le coin avec un air satisfait en prenant la parole :

Sanada – Je suis sûr que tu n'oubliera pas ce baiser. Non pas de façon agréable bien au contraire... C'était le but. Et pour tu puisses associer ce baiser à un nom, je me nomme Sanada Nomura !

Il fut amusé à répéter cette phrase qui le mettait finalement en valeur. Puis, il l'a trouvée sympathique. Puis, d'un autre côté, il avait raison, elle ne l'a jamais oublié... La suite, il allait moins apprécié déjà... Enfin, ils rejouaient les scènes à leurs sauces et c'était une façon aussi de tourner la page sur le mal qu'ils avaient pu se dire ou le mal qu'ils avaient pu se faire... Il mit ses mains dans les poches en gardant son sourire méprisant... il jouta ceci-dit quelque chose qui ne faisait pas partit du script...


Sanada – Si tu ne te souviens pas de la suite, ce n'est pas très grave Martel... je crois qu'on se virait, non ?

Comment éviter de se prendre un coup... Même s'il se doutait qu'elle ne mettrait pas autant de force dans son poing mais, il ne redoutait un peu cet instant. Elle lui avait fait mal malgré tout ce jour-là ! D'ailleurs, en repensant à ça... Il pensa à la bibliothécaire... Ils ne l'avaient pas croisés depuis qu'ils étaient arrivés ici... Avait-elle prit sa retraite ? Il aurait voulu regarder autour de lui mais, ça fausserait sûrement leur mise en scène...

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Martel Raykin
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Ven 4 Jan - 14:22
La voie des souvenirs



Martel / Sanada


Il marquait un point. Elle lui aurait sûrement collé une droite directement dans la mâchoire s'il avait eu pitié d'elle ; et elle aurait même probablement frappé jusqu'à ce qu'il la prenne au sérieux. Un peu comme lui ne pouvait s'empêcher de s'énerver quand elle se moquait de lui ou n'affichait pas la moindre trace d’intimidation quel que soit le nombre de tentatives.

- Sans doute, oui. Mais j'ai un peu de mal à apprécier un compliment précédé d'un "si je t'ai étranglée", bizarrement.

Il respectait sa force, hein ? Il avait surtout probablement compris que la blesser ne servait à rien et s'il se tenait vraiment à son histoire de ne pas frapper des femmes pour ne pas qu'on s'en serve contre lui, l'étrangler était la solution la plus simple... Pas sûr qu'on l'ait jugé moins sévèrement parce qu'il n'y avait pas été à coup de poing, cela dit. Quand il prétendit qu'il craignait de rejouer la scène où il l'embrassait, elle ne put s'empêcher de le taquiner à ce sujet. Comme s'il pouvait vraiment craindre un baiser. Vu comme il la dévorait des yeux en permanence, c'était surtout l'inverse...

- Oh, ne t'en fais pas, faire mieux ne sera pas difficile. L'absence de haine jouera beaucoup, crois-moi.

Comment elle avait pu ne pas l'apprécier. Ben voyons. Il le savait très bien, c'était même exactement ce qu'il avait cherché à faire ce jour-là. Il voulait qu'elle s'en souvienne et qu'elle le déteste pour ça, et ça avait plutôt bien marché, à vrai dire. Dans un ordre assez difficile à restituer vu que 20 ans les en séparaient, ils rejouèrent finalement la scène de leur adolescence, celle qui en avait fait des ennemis dès leur première rencontre. L'insolence d'un côté et la justice populaire de l'autre, incapable de s'entendre ou même d'échanger deux mots sans que la violence ne réponde à l'appel. Mais... non, il ne jouait pas le jeu. Elle n'était absolument pas d'accord avec sa réécriture, pas sur cette phrase en tout cas. Hors de question qu'elle le laisse s'en tirer. Au lieu de cela, elle décida de lui rafraîchir la mémoire. Elle n'attendait pas d'excuses, elle le connaissait trop bien pour ça, mais quand même.

- J'aurais préféré ne jamais les entendre. Chacun son truc.

Elle ne répondit pas à sa question, le "pourquoi ça t'a autant marquée" clairement sous-entendu dans sa phrase. Il n'avait pas besoin de savoir à quel point son apparence était un point crucial à l'époque, surtout qu'il l'avait rencontrée peu de temps après qu'elle ait commencé à prendre confiance en elle, ni spécialement besoin de savoir que c'était toujours le cas aujourd'hui. Tant qu'il continuait de lui faire des compliments et pas à lui sortir le même genre de phrases que ce jour-là, cette information pouvait bien se perdre dans les limbes. Elle le laissa continuer son petit discours, reprenant la scène comme si cette question n'avait pas été posée. Et elle culpabilisa un peu de le faire basculer ainsi, après coup, parce qu'une petite étincelle vengeresse temporaire l'avait empêchée de le retenir. Mais il n'avait pas l'air de s'être fait mal, il avait probablement anticipé la chute.

Ah, le fameux "tu fais ça pour que je te frappe et que j'aie le mauvais rôle". À l'époque et même maintenant, elle trouvait ça d'une hypocrisie à toute épreuve. Parce qu'il avait déjà le mauvais rôle, celui du mec un peu fort qui s'amuse à rabaisser quelqu'un de plus faible que lui. Bon, elle avait ses torts aussi, régler des problèmes à coups de poing n'était jamais une solution viable, mais il lui avait fallu pas mal d'année pour concevoir qu'on pouvait rendre justice autrement. Et avec Sanada tel qu'il était à dix-sept, pas sûr qu'une autre solution aurait pu fonctionner, à bien y réfléchir.

Contrairement à l'adolescente qu'elle était, Martel ferma les yeux quand il l'embrassa, sans opposer la moindre résistance. Qu'ils rejouent la scène ou pas, les circonstances étaient trop différentes pour qu'elle ait l'air surprise ou furieuse. Au contraire, elle savourait chaque contact et chaque instant où ils avaient l'occasion de se retrouver après toutes ces années séparés. Sa légère déception fit écho à celle de Sanada quand leurs lèvres se séparèrent. Et la phrase qu'il prononça ensuite lui tira un sourire sarcastique. Tristement, il avait eu raison à l'époque, et la jeune Martel en elle bouillonnait encore rien qu'à cette idée.

- Qu'est-ce que je pouvais détester cette manie que tu avais de répéter ton nom tout le temps.

À chaque fois qu'il faisait ça, elle n'avait qu'une envie : le gifler. Mais elle ne l'avait jamais fait. Probablement parce qu'il choisissait toujours un moment où elle était en état de choc ou de faiblesse pour répéter son nom avec son petit air satisfait. Avec le temps, ça lui était passé – sans doute parce qu'il ne le faisait plus – mais au début elle trouvait ça insupportable. Sans doute parce qu'elle ne pouvait pas avoir la même fierté en prononçant le sien, maintenant qu'elle y pensait.

- Bah alors, tu veux échapper à la suite ? Tu as peur ou quoi ?

Un petit sourire moqueur se dessina sur ses lèvres avant qu'elle serre le poing, mais elle ne le frappa pas. Elle se contenta de poser sa main fermée contre sa mâchoire, là où elle l'avait touché là première fois, et elle secoua doucement la tête avec un air désabusé.

- Comme si je pouvais te frapper...

Elle n'avait aucune envie de lui faire du mal, plus maintenant. Cela faisait bien longtemps que ses sentiments envers lui avaient changé de camp, et aucune pseudo-reconstitution ne saurait la convaincre de lui mettre un coup. Surtout pas en punition pour un baiser...

- Je crois qu'on s'est fait viré juste après ça, sinon je t'aurais probablement défiguré à coups de poings, remarqua-t-elle.

Elle parlait volontairement un peu plus fort pour essayer d'attirer l'attention de la bibliothécaire si celle-ci traînait dans le coin. Celle qu'ils connaissaient ou une remplaçante, Martel n'avait pas la moindre idée de si elle avait continué à travailler ici ou non.

- Si je dis pas de bêtises, tu m'as même balancé un livre. Sale gosse.

Elle souriait trop pour avoir l'air de vraiment lui en vouloir, mais sa rancœur était passée depuis une éternité. Elle avait même complètement oublié cette histoire de livre lancé sur elle avant qu'ils ne reviennent ici et que quelques bribes de mémoire oubliée ne se reforment dans sa tête.

- Pourquoi je m'en doutais ? De tous les endroits où vous auriez pu travailler...

Avec un haussement de sourcil, Martel tourna la tête vers la personne qui venait de parler... et reconnut la bibliothécaire de l'époque, debout à côté d'eux, visiblement sortie d'un rayon voisin. Elle écarquilla légèrement les yeux tandis que celle qui était désormais sa collègue poursuivait :

- Vous n'avez pas changé, soupira-t-elle. Est-ce que je dois vous mettre dehors pour la énième fois ou vous allez parler moins fort ?
- On va sortir, répondit Martel avec un air légèrement ironique sur le visage.

Cette pauvre femme n'avait vraiment pas de chance. Elle avait dû les supporter pendant tout le lycée, dont un an où ils étaient soit en train de se battre, soit en train d'enchaîner les frasques, et elle apprenait aujourd'hui qu'ils étaient ses nouveaux collègues. Si elle ne prenait pas sa retraite à la fin de l'année avec ça... La bibliothécaire soupira à nouveau avant de lever les yeux au ciel et de s'éloigner en marmonnant.

- Et dire que c'est censé montrer l'exemple... C'est pas gagné...

Martel tourna à nouveau la tête vers Sanada avant de se mettre à rire doucement, puis elle haussa les épaules.

- Eh bien... je crois qu'on viens de se faire virer encore une fois de cette bibliothèque.

C'était très loin d'être la première fois, et rien ne garantissait que ça serait la dernière. Il était temps de sortir, visiblement.



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Mar 8 Jan - 17:34


Un script arrangé...  


Vingts ans après, les voilà encore en train de se remémorer l'un des moments les plus déplorable et marquant pour eux. Et pourtant, malgré que la hache de guerre fut enterrée, l'un comme l'autre, n'admettait pas ses torts. Ils avaient chacun une raison d'agir de la sorte. Le sujet dévie sur une question de pitié que Martel n'avait pas eu lorsqu'elle le frappa, mais il eut droit à une réponse qui était difficile à contrer. Alors, il ne nie pas l'évidence mais essaya de jouer une autre carte. Celle qui consiste à faire croire qu'étrangler était un acte de respect, une reconnaissance de sa force qui semblait bien mieux que de la prendre en pitié. Il ne le disait pas seulement comme justification mais aussi, c'était également une sorte de valorisation qu'il donnait à Martel même si, cette dernière eut du mal à accepter ce compliment au vu de ce qu'il lui avait fait... Il fit un sourire non pas parce qu'il fut amusé par la phrase de sa douce mais au fond de lui, il savait très bien ces torts dans l'histoire et surtout, la vraie raison de ses actes. Bref, il n'avait pas besoin d'en dire plus, ni même de s'exprimer d'avantage car quoiqu'ils en disent... Seule la colère et la haine les guidés ce jour-là...

Il avait décidé de ne rien rajouter à ça. Que pouvait-il dire d'autres ? Elle n'avait pas tort puis, il ne pouvait pas dire non plus que l'étranglement avait eu un côté positif sur leur relation. A part marqué les esprits, ça n'avait pas fait grand chose de bon...Il suivirent la conversation avec un autre sujet, les moments qu'ils redoutaient le plus dans cette bibliothèque. Par amusement, Sanada cite le baiser comme scène redoutée à rejouer alors que, c'était probablement le meilleur moment pour lui... Mais dans ce sens, ce serait bien moins drôle. Il mit l'accent sur le fait qu'il devait faire mieux que le baiser précédent et vu son importance... Néanmoins, Martel donna une bonne raison pour laquelle, ce baiser sera forcément meilleur. La raison trouvée fut l'absence de haine. Elle ne réagit pas à sa question comment avait-elle pu ne pas apprécié ce baiser d'autrefois... Il fut un peu déçu car il n'avait pas réussi son coup. Ensuite, ils jouèrent le scénario d'il y a 20 ans avec les mêmes acteurs, les même lieux mais, ce ne fut pas exactement les bonnes paroles qui sortirent de la bouche de Sanada lorsqu'il fallut répéter une réplique dont il n'était pas fier du tout. Bien évidemment, Martel s'empressa de lui faire remarquée de son erreur de script... Elle lui rafraîchis alors la mémoire en lui répétant mot pour mot...Ce fut un instant désagréable pour lui de ré-entendre ces mots... Il fit d'ailleurs part à celle-ci qu'il aurait souhaitait oublié ses mots... En finissant par une interrogation...


La réponse fut courte et précise mais elle ne donna aucune suite à la question qui lui avait été posée. Probablement un sujet qui était encore trop douloureux ou sensible pour qu'elle veuille lui en parler. Il pouvait comprendre parfaitement ceci. Lui-même avait des secrets qu'il ne confiera jamais à personne. Ni même à sa bien aimée... Il aurait bien trop peur du jugement qu'elle lui porterait... Et surtout, la crainte de la voir s'éloigner de lui et de la perdre. Une idée qui ne pouvait imaginée. Elle était trop importante  ses yeux. Son cœur avait beaucoup à lui dire mais il n'avait pas les mots pour les exprimer... Il ne restait que les actes comme porte parole de son amour. Enfin, il se perdit de longue secondes dans ses pensées avant de reprendre ses esprits. Il prit une seconde avant de répondre :

Sanada – Et bien, oublie-les... On a fait du chemin depuis... L'homme qui a cité ces mots n'est plus... Aujourd'hui, c'est un autre homme... Avec un regard différent quand ces yeux se posent sur toi. C'est cela que tu dois retenir... Bref... Je ne suis pas doué pour ce genre de chose... Alors je m'arrête là.

Il reprit le cours du scénario avec son discours avant que Martel ne fasse basculer la chaise pour faire chuter Sanada au sol. Il avait anticiper alors, il put se rattraper parfaitement sans se faire mal en tombant. Elle l'aida même à se relever qui surprit un peu celui-ci mais de manière ravi. C'était un geste qu'il apprécia et accepta son coup de main avec plaisir. Bien qu'à l'époque, sa fierté l'avait mit dans une colère noire. Quand il fut debout, il reprit un bout de texte accusant celle-ci de vouloir le faire passer pour un homme frappant les femmes... en essayant de le provoquer. Puis, vint le baiser... Il se fit avec plus de tendresse et de douceur. Il n'avait plus rien à voir avec celui donné, il y a de ça 20 ans... Il ne se lassait pas de l'embrasser et ce fut un brisement de cœur quand il dût arrêter cet instant. Il pourrait rejouer cette scène des millions de fois sans se lasser. Il prendrait toujours autant de plaisir. C'était certainement réciproque pour Martel. Elle n'était pas tendu cette fois mais volontaire et attentionnée. Derrière ça, il reprit sa fameuse phrase où il se présenta, se valorisant comme jamais qui aujourd'hui, était réelle... Elle n'avait jamais oubliée ce baiser... Même si c'était pour une mauvaise raison. Martel fit savoir qu'elle détestait quand il répétait son nom régulièrement...Des paroles qui valut un sourire de Sanada. C'est vrai qu'il le faisait souvent...

Sanada – Je savais très bien que faire cela déplaisait à ceux à qui je m'adressais. C'était voulu puis, j'ai toujours aimé me mettre en avant alors, donner mon nom ainsi, était un moyen d'achever une scène en beauté. On pourrait appeler ça une conclusion à ma mise en scène de l'époque... Aujourd'hui, mon nom ne reste pas inconnu... Même 20 ans après... Alors, cela a eut son petit effet...  

Dit-il, avec un sourire qui s'élargissait sur son visage comme une sorte de satisfaction. Il était encore ravi de ne pas être passer aux oubliettes par beaucoup de personnes. Même si, cela fut désagréable pour la miss. Il le ferait bien une dernière fois pour l'embêter un peu plus mais non... Il pensa plutôt à ce qu'il devait arrivé ensuite... Elle devrait le frapper à la mâchoire. Alors, il tenta d'esquiver ce moment en passant à la suite directement. Il n'échappa pas à la moquerie de Martel, serrant les poings... Il prit l'air un peu surprit par la question de celle-ci. Mais de quoi aurait-il peur ? Non, il n'était pas comme ça ! Il n'était point du genre à éviter les mauvais coups. Il se gratta la barbe, l'air de réfléchir...

Sanada – De quoi parles-tu donc ? De quoi aurais-je peur ?

Il jeta un petit regard vers le poing de Martel en se préparant déjà à se recevoir probablement au moins un petit coup même si ce ne serait pas aussi fort que la première fois. Puis, finalement, ce ne fut qu'une main fermée qui se posa sur sa mâchoire. Il regarda la main avec surprise et sourit  celle-ci avec soulagement après avoir entendu les dernières paroles de celle-ci :

Sanada – Tsss... Que racontes-tu... Je savais très bien que tu me frapperais pas... Tu m'aimes bien trop pour ça...

Ce n'était pas très crédible pour le coup, surtout que, cela s'était vu qu'il n'était pas très rassuré quand elle avait encore le poing serré. Mais un Sanada qui admet ce genre de chose, c'est un Sanada malade... Elle précisa ensuite qu'après ça, ils furent virer de la bibliothèque avant qu'elle ne puisse le défigurer à coups de poings. Il restait plus sceptique sur cette dernière phrase. Il ne se serait pas laisser faire... Enfin, malgré son désaccord, il ne répondit rien et continua de l'écouter. Il se demandait pourquoi, elle avait haussé le ton... Parlant du livre qu'il lui avait balancé. Un détail qu'il avait complètement zappé. Après avoir fait appel à sa mémoire, il se souvint enfin de ce moment... Puis, il rigola à la manière dont elle l'appela... « sale gosse »

Sanada – Il m'avait échappé des mains je crois... Et je n'étais pas un sale gosse. Tu étais la sale gosse... Sinon... Rien...

Il allait se contredire mais il se reprit à temps... Il aurait voulu lui trouver un surnom à lui donner sur le moment mais rien ne lui vint. Puis, il oublia très vite ce détail lorsqu'il vit apparaître une vieille connaissance. La bibliothécaire de l'époque... Il comprit soudain pourquoi Martel parlait plus fortement... C'est vrai qu'ils auraient pu travailler ailleurs qu'ici mais bon, la nostalgie a beaucoup joué... Il répondit quelques mots à sa phrase...

Sanada – Sûrement le destin... Cet endroit était fait pour nous... On y a laissé notre trace alors, pourquoi partir ? Puis, je suis venu sans savoir que Martel était présente. Alors, il peut vraiment dire que cela était écrit qu'on devait se retrouver... N'est-ce pas ?

Regardant Martel avec un petit sourire complice. Puis, la vieille employée reprit la parole en indiquant qu'ils n'avaient pas changés avant de leur demander si elle devait les virer une nouvelle fois ou bien, s'ils pouvaient parler moins fort. Il n'eut pas besoin de répondre car sa douce le fit à sa place. Il aurait sûrement répondu la même chose... De toute façon, c'était le chemin à prendre, le couloir... Il fit quand même un petit commentaire...

Sanada – On a pas changés ? Hmm... Vous ne devait pas vous rappelez de ce jour alors...

Il parlait surtout du fait que, certes, ils rejouaient les scènes d'autrefois mais, ce n'était plus l'ambiance froide et tendues qu'il y avaient entre les deux. Aujourd'hui, c'était un côté bon enfant... Le changement était flagrant... La bibliothécaire retourna dans son coin en marmonnant quelque chose mais Sanada n'y prêta pas attention. Il préféra écouter les paroles de Martel qui fit la conclusion qu'ils s'étaient encore fait virés... L'histoire s'était réécrite... Il haussa les épaules avec un  sourire avant de reprendre :

Sanada – Que veux-tu... Si on était des personnes sages, ça se saurait...

Il posa son bras sur les épaules de Martel en prenant la direction de la sortie. Il savait très bien ce qui l'attendait à l’extérieur. Mais avant ça, il prit une nouvelle fois la parole en s'adressant à Martel en parlant fortement afin de faire chier une dernière fois la bibliothécaire...

Sanada - Quelle grande gueule fais-tu Martel... On entendait que toi... Tu pourrais baisser d'un ton... Où te crois-tu...

Ils sortirent des lieux et se retrouvèrent dans le couloir. De base, Martel était partis devant avant que Sanada ne sorte derrière elle... Alors, les choses seront un peu différente cette fois-ci... Il s'arrêta et se mit face à Martel en essayant de prendre un air sérieux mais il était loin d'avoir un ton énervé et un regard noir... Il lui été impossible de se remettre ans cet état à l'heure actuelle. Puis, il ressentait tout l'inverse aujourd'hui alors...

Sanada – Alors comme ça, tu fais le bordel dans la bibliothèque en faisant ta grande ! Et tu pesnes vraiment t'en sortir comme ça ma belle ? Tu es venu me déranger alors maintenant, tu risques de le regretter... D'ailleurs, si tu veux me frapper alors, fais-le si tu l'oses... Mais je te garantis pas de la suite... Hein WEISS...

Il n'arrivait pas réellement à rester sérieux dans ses paroles. Il se forçait à ne pas éclater de rire en disant ses mots. De plus, il ne se rappelait pas forcément de ce qu'il lui avait dit exactement à ce moment là... Juste qu'il l'accusait de ce qu'ils leurs étaient arrivés et l'incitait à le frapper. Il serra les poings afin de faire genre qu'il était énervé... En revanche, il avait parlé aussi fort qu'il l'avait fait auparavant... Puis ce nom qu'il n'avait plus citer depuis des années... C'était dit de façon plutôt enjôleur sa dernière phrase...

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Martel Raykin
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Lun 21 Jan - 0:25
La voie des souvenirs



Martel / Sanada


Il avait changé d’avis et ne posait plus le même regard qu'avant sur elle, disait-il. Encore heureux ! S'il avait été d'accord avec cette phrase gravée au fer rouge dans son esprit, il en serait probablement pas là à rire avec elle aujourd'hui. Un petit sourire attendri et légèrement moqueur se dessina sur ses lèvres. Il bafouillait et ne trouvait pas les mots ? C'était rare. Enfin, elle n'avait pas le moindre doute sur ce qui était sous-entendu derrière ses hésitations. "Pas doué pour ce genre de choses" ? Sans blague, elle n'aurait jamais deviné. Martel ne commenta pas et laissa le jeu reprendre, la scène se dérouler à nouveau, légèrement réécrite pour s'adapter à leurs nouvelles opinions. Pas d'orgueil blessé pour lui, pas de froideur méprisante pour elle. Juste une complicité qui se sentait dans leur regard et leurs petits gestes infimes. Et dans leur baiser.

Ce n'était pas le premier de la journée, elle n'aurait donc pas dû le vivre comme si ça lui avait énormément manqué. Mais sentir à nouveau ses lèvres sur les siennes, que ça fasse vingt ans ou vingt minutes, c'était toujours une expérience agréable. À se demander, comme il l'avait si bien dit, comment elle avait pu détester ça, même si la réponse était évidente. Ils se séparèrent avec un pincement au cœur mais, heureusement, il ne laissa pas la déception s'installer très longtemps vu qu'il reprit sa réplique, et son horrible habitude de répéter son nom en permanence.

- Ne t'en vante pas trop. C'est facile de rester dans les mémoires quand tu t'y incruste à grand coup de marteau, tu as pas de quoi être fier.

Parce que si elle avait répété son nom en permanence comme lui, elle aurait aussi marqué les esprits sans trop de problèmes, ça ne faisait pas d'elle une légende. Malgré ça, évidemment, elle ne le frappa pas comme elle l'avait fait à l'époque. Elle se contenta de le taquiner un peu puis de poser son poing fermé contre sa mâchoire, appuyant ça d'une petite réplique. À laquelle il répondit en lui volant, une fois de plus, son sifflement si caractéristique.

- Bien sûr, bien sûr, tu le savais. C'est pour ça que tu avais l'air tellement inquiet.

S'il pensait qu'elle n'avait pas vu l'air peu rassuré dans son regard, il se mettait le doigt dans l'oeil. Elle commençait à savoir décrypter ses émotions à force, et aussi rare que soit celle-ci, elle la reconnaissait assez facilement malgré tout. Elle tiqua quand même au "tu m'aimes trop pour ça", mais elle ne releva pas. Les sentiments qu'ils partageaient avaient toujours été plus sous-entendus qu'exprimés et, même si c'était une petite réplique anodine, ça lui faisait quand même un drôle d'effet de l'entendre. Autant enchaîner et rester dans les souvenirs.

- Échappé des mains tu parles. Et excuse-moi, tu oses prétendre que c'était moi la sale gosse ? Je dois te rappeler qui...

L'arrivée de la bibliothécaire coupa Martel dans sa protestation et elle afficha, l'espace d'un instant, une mine d'enfant renfrognée. Celle qui était désormais leur collègue – à son grand et visible déplaisir – se contenta de lever les yeux au ciel en entendant son discours sur le destin, avant de leur suggérer très clairement de quitter les lieux. Ils ne se firent pas prier, à vrai dire, puisque c'était la suite logique de leur reproduction du passé. Virés de la bibliothèque, comme autrefois... certaines choses restent immuables. Elle ne tarda d'ailleurs pas à le souligner, et sa réponse lui tira un sourire.

- J'étais sage. C'est toi qui m'a corrompue.

Un mensonge éhonté : on écopait rarement de trois mois de retenue à la première infraction, aussi violente soit-elle. Elle n'avait pas attendu Sanada pour jouer les justicières et, ironiquement, ça avait fini par devenir son véritable travail, cette année.Alors qui lui avait radicalement viré de bord. En terme de travail, du moins, parce qu'il avait toujours le même talent pour les répliques agaçantes. Elle ne lui fit pas le plaisir de se laisser atteindre par sa petite pique.

- Quoi, on est pas censé parler fort quand on joue la comédie ? Il faut que j'aie une discussion avec mes vieux profs de théâtre, alors.

Et sur cette réplique, ils furent à nouveau dans le couloir. Le lieu où la situation avait encore plus dégénéré... et elle se rappela bien vite pourquoi. C'est vrai... il avait rejeté toute la faute sur elle et refuse de lui expliquer sa façon de penser à coup de poing. Et heureusement que l'intention et l'intonation n'y était plus, d'ailleurs, parce que rien que de réentendre ça aurait eu le don de l'agacer s'il n'y avait pas eu un sous-entendu bien différent dans le ton de sa voix.
Ça ne l'empêcha pas de ressentir un frisson dégoûté et une légère sensation de nausée en entendant son ancien nom. Qu'est-ce qu'elle pouvait le détester, qu'est-ce qu'elle était contente de s'en être débarrassée.

- Tu parles mais tu ne fais pas grand chose. Tu perds toute ta prestance dès qu'il y a un semblant de résistance en face ? Dommage, je compte rester en travers de ton chemin un moment.

Elle n'avait pas la moindre idée des mots exacts qu'elle avait employés ce jour-là, mais il y avait l'idée générale. C'était à cause de ça qu'il l'avait étranglée, juste après : parce qu'elle avait sous-entendu qu'il était trop lâche, ou trop faible, pour affronter un adversaire à sa taille, un qui sache se défendre. Le sous-entendu dans sa voix était légèrement différent aujourd'hui, cela dit. Un peu comme quand lui s'était exprimé.
Il y a d'autres manières que l'étranglement pour finir avec le souffle court, après tout.




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Sanada Nomura
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Lun 4 Fév - 21:18


l'agonie de Martel 



Les années sont passées et les mentalités ont changées pour certains. Ce fut le cas pour Sanada concernant son opinion sur Martel. La phrase sur son physique dite autrefois, était aujourd'hui peut-être l'un des regrets pour le psychologue. Il ne put d'ailleurs, prononcer à nouveau cette réplique, trouvant un prétexte quelconque pour s'épargner cela. Il fit savoir également à sa dulcinée qu'il n'était plus le même qu'avant. Que son regard sur elle était bien différent. Enfin, il essaya avec ses mots de s'exprimer un minimum avec son cœur. Toutefois, ce n'était pas son fort et Martel le savait très bien. Il y avait bien que dans ces instants précis, qu'on pouvait voir un Sanada cherchait ses mots et bafouiller, ne sachant comment dire les choses. Il était temps d'arrêter le massacre. Il stoppa son discours, indiquant qu'il n'était pas doué pour ce genre d'exercice...

Enfin, un passage qu'il fallait vite oublier. Il reprit le scénario avec son discours avant que cette dernière ne le fasse tombé au sol avant de l'aider à se relever. Une scène qui se déroula avec beaucoup de complicité et amusement. Ils étaient sur la même longueur d'onde. Qui aurait cru ça, il y a 20 ans de ça ? Il vint ensuite la douceur et la tendresse d'un baiser qui arrêta le temps durant un petit instant. Un baiser qui devait rester graver dans la mémoire de Martel... Sanada avait atteint son but. Il avait même fait mieux ! Changer ce baiser volé rempli de haine à un baiser partagé, donné avec un amour vrai. Le contact rompu, le démon reprit une de ses répliques où il se mit en avant, n'oubliant pas de répéter son nom et son prénom, une de ses habitudes, étant adolescent. Un détail qui fut détesté par Martel à l'époque et ne se priva pas pour lui rappeler. Sanada donna une petite explication su le pourquoi, il répétait régulièrement son nom. C'était une façon à lui de se faire connaître et c'était le clou du spectacle... Il garda une petite fierté de savir qu'après autant d'années, il restait dans les mémoires de cette école.

Il ne put en profiter bien longtemps car sa douce lui reprit rapidement, lui disant de ne pas trop s'en vanter car ce n'était pas glorieux dont la manière, il avait obtenu cette « célébrité » au sein de cette école. Cela ne devait pas être une fierté. Néanmoins, ça en était quand même une aux yeux de Sanada que ça plaise ou non à sa chérie. Il fit un petit rictus dans le coin, lui répondant avec assurance :


Sanada – Qu'importe la manière, c'est le résultat qui compte... Et à vrai dire ce résultat me convient. Puis, ce que j'en retiens, c'est que tu es à mes côtés, la grande protectrices des faibles... Malgré mes agissements... Sans ça, il se peut qu'on ne se soit jamais rencontrés...

Une petite inquiétude vint ensuite lorsque Martel était censée mettre un coup dans la mâchoire mais se résout seulement à déposer son poing sur sa joue, ajoutant une phrase derrière, Sanada répondit à la manière Martel avec un petit tss... Affirmant qu'il savait parfaitement qu'elle ne le frapperait pas. Une affirmation aucunement crédible aux yeux de celle-ci qui ne le croyait point une seconde. I fallait bien admettre qu'elle le connaissait bien maintenant... Lui et le déni... Il décida alors de ne rien répondre juste faire un mouvement de tête l'air de dire « Non, ce n'est pas vrai... ». Parfois la mémoire flanchée... Ce fut le cas pour le livre balancé sur Martel, profitant d'une inattention de cette dernière. Un détail qui passa au travers du Yokai mais pas au travers de celle qui se l'avait reçue... Qui le surnomma dans le même temps de sale gosse. Ce fut toujours la même rengaine pour Sanada, il tournait les faits toujours à sa sauce afin de paraître innocent et que cela semble involontaire. Il ne se priva pas de renvoyer la balle à Martel, la désignant comme la vraie sale gosse...

Il fit rapidement reprit par Martel qui avait commencé à argumenter ses propos mais, elle fut interrompu par une vieille connaissance. Elle fit part de son désenchantement de les voir à nouveau dans cette pièce en tant que collègue... Sanada ne resta pas sans rien dire. Il mit ses retrouvailles avec Martel sur un coup du destin, exaspérant semblerait-il sa douce au vu de sa réaction. La brève discussion avec la bibliothécaire se termina comme il se devait. Ils furent virés à nouveau. Après tout, c'est ce qui était destiné arriver. Sanada fit un petit commentaire sur le ton de l'humour, comme quoi, finalement, ils n'avaient jamais été sages. La réponse de Martel valut un petit regard suspect en sa direction. Sa parole fut mise en doute, laissant le démon sceptique :


Sanada – Ce qu'il ne faut pas entendre... Rappelle-moi combien as-tu d'heures de colles avant qu'on ne se rencontre à la bibliothèque ? Pour cette fois, je ne suis pas le responsable.

Il avancèrent en direction de la sortie et pour laisser une une petite trace de leur passage, Sanada haussa le ton volontairement pour embêter une dernière fois la bibliothécaire. Et en même temps, il titilla encore un peu plus sa douce, lui remettant tout sur le dos avec beaucoup d'humour. D'ailleurs, Martel rentra dans son jeu... Un petit rire survint de la part du yokai avant de reprendre :

Sanada – Quelle mauvaise comédienne...

Dit-il, avec un ton amusé avec beaucoup d'ironie dans sa voix. L'instant d'après, ils se retrouvèrent dans le couloir. Une scène qui restera marquée dans leur mémoire probablement. Néanmoins, les discours changèrent quelque peu ainsi que l'interprétation. Il était impossible pour Sanada de rester aussi sérieux et avoir l'air énervé en regardant martel dans les yeux. Il était à la limite d'éclater de rire mais il se retint, s'engageant dans des sonorités enjôleuses...Si ce n'est coquine...

A cet instant, il aurait dû recevoir des coups de la part de Martel avant qu'il ne se transforme en chat pour stopper cela. Seulement, rien de tout ça ne se passa. De ce fait, il n'a pas eu besoin de se transformer en félin pour se sortir d'une mauvaise situation. Elle en vint directement à lui répondre sans violence, citant une réplique remaniée à la sauce de Martel. Il fronça les sourcils et lança un regard noir à celle-ci... ou du moins essayer... Avant de venir poser ses mains dans son cou, ne serrant à aucun moment, n'effectuant que de douces caresses avant de venir l'embrasser avec fougue... Il ne trouva pas nécessaire de dire la suite. Il préféra amplement prolonger son baiser jusqu'à en couper le souffle... Quand il s'arrêta, il regarda derrière lui en s'imaginant que le directeur intervenait... Il soupira avant de sourire en croisant le regard de Martel :

Sanada – J'ai pris mon pied à te voir agonisé sous mon baiser divin ! Dommage que je n'ai pu terminé le travail... Tu le mérites tellement ! Par ta faute, on va se retrouver coller...

Dit-il, avec des connotations qui ne laissaient aucun doute sur le sous entendu. Cela voulait aussi dire qu'il devait à présent se diriger vers la salle de permanence. À moins qu'elle souhaitait prendre le risque d'aller dans le bureau du directeur... Il laissa sa tendre prendre la décision. Il pouvait aussi très bien reprendre cet agonie et remettre à plus tard les heures de colles...

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Mar 5 Fév - 15:38
La voie des souvenirs



Martel / Sanada


Qu'importe la manière, c'est le résultat qui compte... Oui, ça lui ressemblait bien comme façon de penser, mais est-ce qu'elle pouvait vraiment critiquer ça ? Elle n'était pas mieux, de son côté. Combien de fois lui avait-on reproché son comportement pour qu'elle réplique avec un simple "oui, mais au moins, il a arrêté de faire chier le monde, non ?" Le nombre de petits caïds qu'elle avait remis à leur place de cette façon n'était qu'une preuve de plus. Et puis il suffisait de voir la façon dont elle s'était vengée de ses anciens harceleurs...
En tout cas, la façon dont il la qualifia faillit presque lui valoir un vrai coup de poing, mais elle n'avait aucune envie de le frapper, et elle se contenta de poser son poing fermé sur sa mâchoire. Au moins, elle avait calmer son tempérament avec le temps, et on pouvait sûrement en dire autant de lui. Mais au point, elle avait eu la petite satisfaction de voir un éclat d'inquiétude dans son regard et elle ne se priva pas de le souligner. Il le nia d'un mouvement de la tête et elle eut un petit sourire en coin. Un vrai gamin, quand il s'y mettait. Il ne tarda d'ailleurs pas à le prouver en niant également lui avoir lancé un livre, prétendant qu'il lui avait juste échappé des mains. Ben voyons. Et il osait la traiter de sale gosse après ça, comme s'il n'avait pas durement gagné ce titre.

La bibliothécaire intervint avant qu'elle le lui rappelle personnellement et finit par les mettre dehors, après une discussion plus ou moins à sens unique. Nul doute qu'elle n'était pas ravie de les revoir, encore moins de savoir que ça risquait probablement d'arriver plus d'une fois vu qu'ils étaient collègues, et elle ne se priva pas de reproduire les événements du passé en leur demandant de sortir, cette moins violemment que la dernière fois, mais l'effet restait le même. Virés à nouveau, à croire que l'apaisement du tempérament ne changeait rien à leur façon d'agir. À moins qu'ils ne l'aient fait exprès dans le simple but de garder leur reproduction fidèle ? Qui sait...
Le regard que lui lança Sanada quand elle prétendit qu'elle était sage avant qu'il n'entre dans sa vie lui tira un sourire amusé. Oui, elle assumait parfaitement l'énormité de ce mensonge, mais ça ne l'empêcha pas de hausser les épaules avec un air innocent. Combien d'heures de colle avant qu'ils se rencontrent, hm ?

- Quatre ou cinq en un an ? Bien moins que les trois mois que j'ai dû subir à cause de toi.

"Subir", tu parles. Les premières heures de colle étaient certes désagréables (et le mot était très, très faible), mais avec le temps c'était devenu... beaucoup plus plaisant. Pour les surveillants aussi, probablement, parce qu'empêcher deux personnes de s'embrasser était moins difficile et moins stressant que de les empêcher de s'entretuer. Elle ne parlait pas encore d'expérience mais vu qu'elle s'était imposé ce métier, elle finirait bien par vivre les deux situations...

Sur quelques dernières piques, ils finirent par sortir de la bibliothèque, se retrouvant dans la situation où l'état des choses avait dégénéré jusqu'à un stade plus que violent. Elle se rappelait encore des coups, de l'étranglement et des griffures... rien de spécialement réjouissant, en somme. Heureusement que leur relation avait évolué depuis. Ça se percevait d'ailleurs sans difficulté dans le ton de leur voix, loin de la haine qu'ils exprimaient à l'époque. Les mains qui se posèrent sous sa gorge n'avaient plus aucune agressivité, juste la tendresse qu'ils ne savaient pas exprimer autrement que dans leurs gestes.

Quand il l'embrassa, elle se laissa simplement emporter. Elle ne pouvait pas décemment regretter cette réécriture, loin de là, elle laissa son cœur s'emballer et son souffle lui échapper, passant sa main derrière sa tête pour l'attirer contre elle. Quand il s'écarta, elle prit un instant pour calmer doucement sa respiration, se mordant doucement la lèvre tandis qu'il parlait. Dire qu'elle l'avait détesté, qu'elle avait rejeté l'attirance qu'elle ressentait pour lui quand elle avait commencé à se manifester. Il n'était plus question de nier quoi que ce soit maintenant... ou si peu.

- Il me faudra bien plus que ça pour agoniser... souffla-t-elle en passant sa main sur sa joue.

Martel sourit doucement, laissant sa main retomber le long de son corps. À l'époque, elle se souvenait d'avoir voulu le blesser ; c'était la période de sa vie où elle se promenait toujours avec un objet tranchant sur elle pour pouvoir blesser quiconque s'en prenait à elle, celle où elle utilisait son pouvoir volontairement contre ceux qui le "méritaient". Parlant de ça.

- Ma faute ? C'est toi qui t'es jeté sur moi, il me semble...


Elle était à peu près sûre de l'avoir insulté à l'époque, même si elle ne se rappelait pas des mots exacts. Encore immobile devant la porte de la bibliothèque, les yeux fixés sur lui en essayant de ne pas détailler trop son corps ou son visage dans son esprit, elle finit par prendre sa main dans la sienne, caressant ses doigts en prenant un air songeur.

- Dire que je vais devoir te côtoyer pendant tout ce temps, rien qu'à l'idée...

Elle n'ajouta rien de plus, se contentant d'un petit sourire enjôleur avant de l'entraîner à sa suite. La salle de colle, hm... toute leur histoire s'était déroulée dans cette pièce, quasiment. Le passage de la haine à... ce qu'ils étaient maintenant.
Oui, une bonne partie de ces heures de colle était un bien meilleur souvenir que l'autre.

Elle entrouvrit doucement la porte pour jeter un œil à l'intérieur, mais la salle était vide. Alors elle entra en l'attirant vers elle, le poussant contre le mur avant de l'embrasser. Un contact bref, qu'elle interrompit avec un petit sourire.

- Il y a tellement de souvenirs dans cette pièce mais... les plus violents ne sont pas les plus clairs dans mon esprits...

Même si elle se rappelait quand même d'une partie d'entre eux. L'allergie, pour commencer, et le fait qu'elle l'avait lancé dans un mur, qu'elle lui avait ouvert la main à coup de ciseaux. L'altercation avec Nate qui avait failli le tuer avec son pouvoir, raison principale pour laquelle elle préférait qu'ils ne se croisent plus jamais. Car autant à l'époque, l'idée que Nate tue Sanada ne la dérangeait pas plus que ça (à part que ça risquait d'envoyer son ami en prison), autant maintenant elle le vivrait quand même... vachement plus mal. Mais elle se rappelait de la fois où elle l'avait embrassé sans se contrôler, après leur premier baiser plus ou moins involontaire échangé dans un couloir, parce qu'elle avait ensuite voulu se rouler en boule dans un coin et ne plus en sortir tant elle en avait honte, à l'époque. Et du nombre de fois où les surveillants avaient dû leur dire de s'éloigner parce qu'ils ne se voyaient au début qu'en heure de colle et profitaient de ses moments pour laisser libre cours à l'attirance qu'ils rejetaient le reste du temps... Enfin, au début.




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Sanada Nomura
H |:| Psychologue
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Identité de genre : Masculin
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Inscription le : 24/05/2018
Né(e) le : 01/06/1980
Age : 39
Taille / Poids : 1m78 / 85kg
Nationalité : Japonaise
Niveau d'études/Métier : Psychologue
Situation amoureuse : Amour officieux de Martel
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Lun 25 Fév - 20:23


Une page se tourne... 


Après s'être fait virer par la bibliothécaire, ils prirent le chemin de la sortie, continuant à faire des commentaires sur ce qu'il s'était passé. Lorsque Martel se qualifia de sage, un regard sceptique se posa sur elle venant de Sanada qui n'y croyait pas une seule seconde. D'ailleurs, il ne se priva pas pour lui rappeler le nombre d'heures de colles qu'elle avait eu avant leur rencontre... Après un petit haussement d'épaule, elle donna un chiffre approximatif... Mais il était certain qu'elle avait eu bien plus que cela. A sa dernière phrase, il ne put faire autrement que se mettre rire. Un débat qui revenait toujours un peu sur le tapis, savoir qui était le vrai fautif des 3 mois d'heures de colles qu'ils avaient eu. Même si, au fond, à l'heure d'aujourd'hui, ce détail n'avait plus d'importance à leur yeux. C'était plutôt un amusement. Il lui répondit en gardant un sourire aux lèvres et un regard suspicieux à l'égard de sa douce :

Sanada – Es-tu vraiment sûr de ce nombre ? Il me semble que tu essaies de tricher là... Que tu as subi à cause de moi ? C'est toi qui est venu à moi... Et non l'inverse, il me semble... Ce qui fait de toi la coupable.

Coupable ou non, sans cela, ils n'en seront sûrement pas là actuellement... Sanada était le premier à trouver Martel insupportable et détestable lors des heures de colle. Cependant, il fallait admettre qu'ils ne pouvaient s'empêcher de se chercher mutuellement, se provoquer, se battre... se résumant à une attirance l'un envers l'autre dont ils n'avaient pas prit conscience à l'époque. Il a fallut plusieurs heures avant que ce qu'il se cachait au fond d'eux ne ressorte par des actes involontaires d'affections. Des actes non assumés des deux côtés mais avec le temps, il devenait difficile de continuer à se mentir et de ne pas accepter l'évidence...

Ils sortirent enfin de la bibliothèque, arrivant au moment le plus marquant de leur passé. Le moment qui leur valut ces trois mois de colles... Il n'avait rien oublié de cela mais il ne comptait pas reproduire la même chose. Son état d'esprit n'était plus le même, puis, ses sentiments pour elle avaient aussi évolués. Malgré tout, il voulait revivre cet instant mais à sa façon, faire oublier le désagréable en agréable... De la violence à la tendresse... Posant délicatement ses mains dans le cou de la lézarde, caressant doucement avant de venir l'embrasser... Savourant ce contact doux et exquis... Cette sensation si plaisante... Rien n'était comparable à cela. Il se laissa attirer contre elle sans aucune résistance avant de rompre ce baiser pour y glisser des paroles... Des mots quelques peu réécrit pour coller à la situation. De propos haineux, cela était passé à des propos sensuels... Suivit d'une réponse de sa douce qui le fit sourire... Dans le couloir, il était difficile de la faire réellement agoniser... Mais il ne manquait en aucun cas d'idées pour y parvenir. Puis, elle continua en contredisant les dires de Sanada sur le fait d'être fautive... Ajoutant qu'il était celui qui s'était jeté sur elle. Il soupira... * Elle n'est pas possible celle-là ! Toujours quelque chose à rajouter... Mais je l'aime quand même... *


Sanada – Hm... Je dirais plutôt que tu as tout fait pour que cela arrive... Même en me haïssant, tu me voulais près de toi... Que veux-tu... Je n'ai fais que te satisfaire Madame !

Dit-il, de manière charmeur avant de sentir la main de celle-ci venir à la rencontre de la sienne, les caressant tout en reprenant la parole, l'air de dire qu'elle devra encore se le coltiner encore tout ce temps... Aurait-elle des idées derrière la tête après ces sous entendu ? Ce n'était pas pour déplaire Sanada dont un grand sourire s'afficha sur ses lèvres. Il était très emballé par la tournure des choses... Il leva un doigt puis, vint l'appuyer contre le bout du nez de Martel, la fixant dans les yeux, répondant aux caresses de ces doigts...

Sanada – Hmm... En effet, ça va être un calvaire... Mais a-t-on le choix... ?

Dit-il, avec un air qui en disait long sur ses envies... D'ailleurs, il n'en fut pas plus pour être entraîné vers la salle de cours, ne posant aucune résistance, se contentant seulement de la suivre. Il la regarda entrouvrir la porte, vérifiant qu'elle était bien disponible avant d'y entrer avec Sanada, se retrouvant coller contre le mur de la salle. Ce petit passage lui rappela un moment bien précis... Il avait fait exactement la même chose lorsqu'ils s'étaient arrêté devant le bureau où il l'avait attiré à l'intérieur. Il n'eut le temps de contempler les lieux, ses lèvres furent prit d'assaut par celle de sa douce. Une attaque qu'il accepta de subir avec plaisir, se laissant envahir par l'ennemi. Un combat dont il prit part jusqu'à ce qu'une trêve soit déclarée. Ce champ de bataille rappela tant de souvenirs... Et elle n'avait pas tort dans ses paroles...


Sanada – Des tas de souvenirs... La seule violence dont je me rappelle, était celle de notre premier baiser... Et ceux qui suivirent... Je me souviens aussi de ces regards, de ces mots... Et à quel pont tu étais folle de moi...

Il fit un sourire avant de venir poser ses mains sur sa taille, l'attirant contre lui et plongea son visage dans le creux de son cou. Il déposa des baisers sur sa douce peau... Une peau qu'il ne se lassait pas de couvrir, de toucher, de caresser, de contempler, d'exploiter... Un corps qui lui inspirait toujours le désir et l'envie ainsi que la passion. Cette passion était le reflet de son amour muet... Un amour sans parole qui restait fort et intense... Ses mains passèrent sous le haut, ses doigts glissant le long de la colonne avant de redescendre pour atteindre l'ouverture du bas... Il n'avait pas oublié toutes ces insultes, ces provocations incessantes, ces blessures, Le passage de Nate... Des événements qui ont amené à créer cette osmose entre les deux... Mais à la fin, on en retient seulement les bons côtés...

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Martel Raykin
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Jeu 28 Fév - 0:48
La voie des souvenirs



Martel / Sanada


Quatre ou cinq heures de colle en un an. Quoi qu'il en dise, elle n'était probablement pas loin de la vérité ; c'était son nombre d'avertissements disciplinaires qui crevait les plafonds, à l'époque. A croire qu'ils étaient plus gentils avec elle qu'avec d'autres. Enfin jusqu'à ce que le directeur s'en mêle, parce qu'il ne s'était pas privé pour lui mettre trois mois de colle, lui. Elle avait dépassé les bornes, ce jour-là, sans aucun doute. Mais il l'avait cherché.
Même s'il n'avait pas tort au moins sur le fait que c'était elle qui avait choisi de s'en mêler. Elle ne l'admettrait pas pour autant.

Il quittèrent la bibliothèque ensemble, échangèrent quelques phrases, un baiser, qui faisaient glisser leurs souvenirs sur une pente largement différente. Elle n'allait pas s'en plaindre. Son contact et leurs sous-entendus étaient nettement plus agréables que les insultes et les coups qu'ils avaient échangés à l'époque. Elle ne se priva pas pour en ajouter quelques uns, d'ailleurs, se contentant de lever les yeux au ciel à sa réplique. Elle le voulait près de lui même en le haïssant ? Tss. Elle aurait pu en dire autant de lui.

- Ce n'est pas toi qui passait ton temps à me provoquer ? Comme si tu étais accro au son de ma voix...

Ensuite de quoi elle laissa dépasser sa langue au coin de ses lèvres, avant de prendre sa main et la caresser du bout des doigts, évoquant leur futur calvaire. Devoir se côtoyer tout ce temps, oui... Elle en était agacée et dégoûtée d'avance.
Comme si quelqu'un pouvait croire ça.
Gardant sa main dans la sienne, elle l'entraîna à sa suite jusqu'à la salle où avaient eu lieu la majorité de leurs heures de colle, attendant à peine d'être entrés dans la salle pour le pousser contre le mur, l'embrasser, chuchoter quelques mots, une invitation à peine voilée, à laquelle il ne se priva pas de répondre. Elle afficha un sourire légèrement moqueur avec un haussement de sourcil.

- Folle de toi ? N’exagérons rien. Vaguement attirée, peut-être.

Ouais, s'il exagérait, elle minimisait fortement. Vu le mal qu'elle avait eu à l'époque à simplement se retenir de l'embrasser malgré toute la haine qu'elle ressentait au début, le vaguement était de trop. Elle n'était pas beaucoup mieux maintenant. Un frisson glissa le long de sa nuque quand il déposa quelques baisers dans son cou et ses doigts se refermèrent sur sa chemise. Elle se mordit la lèvre et ferma les yeux, laissa ses doigts courir sur sa peau, sentit les siens se crisper davantage sur le tissu.
Vaguement attirée.
Ce n'étaient que des mots, il verrait bien à travers. Surtout quand elle ne se privait pas de laisser des indices. Comme la main sous sa chemise qui dessinait les contours de ses hanches, de ses muscles, ses lèvres qui, après qu'elle ait lentement écarté son visage, s'emparèrent des siennes, son corps qui le poussa davantage contre le mur, se colla contre lui. Pour le sentir plus près d'elle encore.
Pour profiter de leurs instants de liberté.



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