Sin Theatre


 

Je ne te laisserai pas seule |PV : Yumiko|

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Léandre Laverny
BB |:| Troisième année
Sexe : Homme
Identité de genre : Masculin
Apparitions : 377
Inscription le : 05/03/2018
Né(e) le : 10/02/2002
Age : 16
Nationalité : Français-Finlandais
Niveau d'études/Métier : Troisième année
Classe : 3°A, D2 + Adaptation
Situation amoureuse : Célibataire
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Lun 3 Déc - 4:46


Je ne te laisserai pas seule
Avec
Yumiko



Le jeune homme termina la partition au piano qui tait l’exercice du jour. Chopin. Contrairement à la plupart de ses camarades, cet exercice n’était pas difficile pour la muse en vue de son pouvoir qu’il s’était bien préservé de mentionner pour ne pas attiser la jalousie de ses camarades. Mais aucun d’eux ne pouvait lui en vouloir lorsque le jeune homme jouait, car il jouait merveilleusement bien, tellement que chaque note qui sortait du piano semblait faire vibrer le cœur de toute les personnes dans la pièce amoureux de la musique. Les yeux fixés sur le finlandais, hypnotisés par l’inspiration qu’il leur offrait mais également envoutés par la douceur de ses mouvements, son dos large, le léger mouvement de tête qu’il faisait lorsque qu’il changeait de page, Léandre semblait dégager une aura de bien être presque divine dans ces instants.

Puis, lorsqu’il termina, le professeur remercia ses élèves et leur permit de partir plus tôt puisque leur évaluation était terminée. La muse alla vers son sac pour le prendre et quitter la pièce également, mais son professeur l’appela à son bureau, demandant à Léandre de rester un instant. Les deux attendirent que tout le monde parte avant que le professeur ne commence :

_Léandre tu es en troisième année et à la fin de l’année prochaine tu devras choisir ce que tu comptes faire de ta vie, tu le sais, n’est-ce pas ?

Le jeune homme se contenta d’acquiescer. Le professeur s’assit sur la table et joignit ses mains entre elles en regardant son élève. Léandre n’avait pas compléter sa fiche pour son orientation auprès de son professeur principale  mais le finlandais resta silencieux sur ses motifs. Il ne savait tout simplement pas ce qu’il comptait faire de sa vie. Son professeur de spécialité lui disait qu’il avait des capacités exceptionnelles pour devenir le chanteur de demain mais également le compositeur du siècle, le futur Mozart. Il avait même la capacité d’inventer un nouveau style de musique comme Elvis. Mais d’un autre coté, il avait de bonnes qualités scolairement, ce qui lui ouvrait quasiment toute les portes ; médecin, avocat, ingénieur, architecte, gestionnaire.

Que faire ? Qui être ? Pouvait-il réellement avoir la vie qu’il désirait en jouant de la musique ? Ou devait-il entrer dans le moule et faire un métier qui lui assurait une vie paisible ? Il avait déjà eut cette conversation avec Tsume et plus le temps avançait, plus c’était le monde entier qui voulait savoir ; « Que veux-tu faire de ta vie, Léandre ? »

Mais comment demander cela à un adolescent de 16 – 17 ans ? Il avait d’autre chose en tête comme terminer son nouveau disque ou bien passer du temps avec Edelweiss, appeler Serah pour avoir de ses nouvelles, organiser ses vacances avec sa famille. Il avait tellement de chose à penser, et autre chose à vouloir que le devoir de choisir qui lui faisait plus peur qu’autre chose.

Léandre s’excusa auprès de son professeur et promit d’y réfléchir. Puis, la cloche sonna et le jeune homme se leva pour quitter la pièce, le doute trainant derrière lui. En parler ne servait à rien, il connaissait l’avis de chaque personne qui comptait pour lui mais pas le sien.

Vivre de sa passion ou laisser sa passion n’être que passion ?

Il pouvait devenir qui il voulait, il avait juste à choisir. Au moins, lui, pouvait choisir. Il avait le luxe de pouvoir choisir sa vie mais cela semblait plus troublant que de ne pas avoir le choix puisqu’il voulait écouter sa raison et suivre la voix de la sécurité, mais cela lui déchirait le cœur et c’était pour cela qu’il n’arrivait pas à faire de choix.

Léandre regarda l’heure : 14h25. Normalement son cours devrait être terminé également. Parfait.

Le jeune homme quitta le troisième étage pour se rendre au second. Il regarda les personnes de sa classe quitter leur cours de japonais, adossé au mur pour les laisser passer devant lui. Seul Jewel le regarda du coin de l’œil et il en fit de même, en silence. De toute manière, il n’avait rien à lui dire et il en était de même pour toutes les personnes de sa classe puisqu’il n’entrait dans aucun clan de leur jeu de la guerre.

Puis, le jeune homme alla sur le cadre de la porte de la salle et regarda la professeur effacer le tableau. Il eut un sourire en coin avant de poser son épaule sur la porte et croiser les bras, attendant qu’elle le remarque. Lorsqu’elle termina d’effacer le tableau, il leva un bras pour que la phalange de son index cogne le bois plusieurs fois et attirer l’attention de la professeur.

_Bonjour madame Okamoto, comment allez vous ?



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Yumiko Okamoto
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Mar 4 Déc - 1:18



Date : 5 décembre 2018
Lieu : Salle de classe, S'indarë

L'hiver s'installait doucement sur Londres. La neige n'était pas encore au rendez-vous mais les températures étaient toujours plus froides. Je n'aimais pas cette saison. Elle m'était terriblement douloureuse. Un peu comme si, avec le départ de la chaleur, le peu de moral que j'avais s'était envolé, caché pour se protéger. Était-il frileux, lui aussi ? Plume avait tendance à se pelottoner dans les couvertures et/ou contre moi. Personnellement, il ne me semblait pas qu'il faisait froid dans l'appartement. Mais il était également possible que mes sensations soient fausses, que ce soit à cause de mon vécu ou à cause des médicaments que le psychiatre m'avait prescrit. Ces derniers étaient plus forts que les précédents, mon état semblant se dégrader.

Le froid ramenant beaucoup trop de mauvais souvenirs, mes cauchemars étaient plus réels, plus présents, plus nombreux. Parfois, même éveillée, il m'arrivait de faire “une crise”, comme si je m'étais endormis le temps d'une seconde. Personne ne comprenais ce que j'avais quand cela survenait à l'école et je parvenais, difficilement, à donner le change, cacher mes problèmes. Néanmoins, on m'avait demandé de songer à changer de travail si on venait à se rendre compte que ces récents problèmes venaient du stress occasionné par les cours. Personnellement, je ne pensais pas que cela soit cela car c'était trop brusque, mais qui écoutait le patient ? Un avis extérieur était bien plus avertie, de ce qu'on m'avait dit à l'hôpital. En attendant, il fallait que je fasse avec mes anti-stress, mes antidépresseurs, calmants et autres médicaments dont les effets étaient flous. Tout ce que je retenais étaient la fréquence des prises autorisée et la dose à chacune. A cause de cela, je devais garder dans mon sac une boîte de pilules au cas où je perdrais pied à l'école.

La semaine avait été plutôt calme malgré mes problèmes. A vrai dire, pendant mes cours, tant que je ne surveillais pas de contrôles, je n'avais aucun problème. Un peu comme si j'avais besoin de m'occuper l'esprit pour ne pas me perdre dans des pensées inutiles. C'était la conclusion à laquelle j'étais arrivée mercredi. Allait-il en être de même pour le psy ? Je ne savais pas trop comment il abordait le problème à vrai dire. Du coup, je ne pouvais répondre à mes questions et cela me rendait nerveuse. J'avais de plus en plus besoin de pouvoir imaginer un peu la réaction des autres pour ne pas angoisser. Le concernant, c'était impossible. Heureusement, il s'agissait d'une autre histoire avec toutes ces personnes que je voyais quotidiennement à l'académie. Il y avait parmi elles Léandre qui me faisait le plaisir de me saluer et me demander comment j'allais de façon régulière. Avec lui je pouvais être sincère même si j'hésitais encore par moment de lui révéler mon état. Il ne fallait après tout pas que je brise tous les efforts que j'avais fait jusque-là.

Jeudi, je n'avais qu'un seul cours en début d'après-midi. Il s'agissait de la classe de Léandre, mais il ne s'agissait que d'une petite poignée d'individus. Je n'avais pas les pires selon certains collègues qui les avaient en classe entière. Mais peu importait. Je devais me concentrer sur l'apprentissage de ceux que j'avais sous mon aile et c'était ce que je m'efforçais à faire à chaque cours. Et en cette journée ce fut en leur faisant étudier une facette d'une partie de l'histoire de mon pays. Pour éviter les crises, j'avais étudié toute la matinée, en plus de la préparation de cours une semaine  auparavant, les tenants et aboutissants sous différents points de vue d'historiens de tous pays. C'était si intéressant que j'avais décidé de faire cela sous forme de débats. Certes, nous nous étions aidés du livre de cours, mais j'avais préféré les faire parler japonais plutôt que les laisser faire des exercices sans doute inintéressants. Pendant l'heure, je leur avais même lu, à un rythme lent pour ne pas les perdre, un passage que j'avais trouvé extrement intéressant pour avoir leurs retours. J'avais l'impression qu'ils avaient été timides, mais le plus important restait leurs progrès. Je leur avais donc laissé le temps de réfléchir et avais répondu à leurs questions. Avec cela, j'avais même pu leur donner du vocabulaire. Puis, à la fin de l'heure, je leur avais demandé d'écrire un résumé de la partie qu'ils préféraient de cette période.

Pendant qu'ils partaient, je nettoyai le tableau noir sur lequel j'avais noté le vocabulaire, des dates et ce qu'elles représentaient, le tout dans ma langue natale. Voir ces caractères ne m'aidait pas à sourire, mais je le gardais tout de même sur mon visage jusqu'à ce que j'entende quelqu'un frapper à la porte. En voyant Léandre, je posai la brosse en l'ecoutant avant de lui répondre en rangeant mes fiches dans mon sac :

-Bonjour Léandre. Tu veux la version officielle ou officieuse ?

En voyant le couloir vide derrière lui, je m'étais dit qu'il était sans doute temps de lui dire la vérité… s’il souhaitait l'entendre. Il était hors de question que je le force à quoi que ce soit. Je le lui avais promis et je voulais m'y tenir, quelle que soit la raison. Alors que je l'entendis me demander la version officieuse, la vérité, mon sourire devint triste et je lui répondis en prenant mon sac fermé :

-Je ne vais pas bien. A vrai dire, c'est comme si mon état se dégradait malgré tous mes efforts pour aller bien.

Et ce que je ne disais pas c'était que voir ces efforts constamment réduits à néant me ruinait plus encore le moral. Un cercle vicieux dont je ne semblais pas prête de sortir.

En le rejoignant, je lui demandai en retour par politesse et parce que son état m'intéressait réellement :

-Et toi, comment vas-tu ?

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Mar 4 Déc - 2:56


Je ne te laisserai pas seule
Avec
Yumiko




_Bonjour madame Okamoto, comment allez vous ?

La japonaise avait l’air vraiment ailleurs, même si elle avait remarqué la présence de l’arrivant. Léandre l’avait extirpé de pensées dont il n’arrivait pas à comprendre le sens. Il y avait comme un voile translucide entourant son être et la coupant du reste du monde. Il l’avait remarqué depuis quelques temps, surtout lorsqu’elle avouait ne pas aller bien et ne pas aller mieux surtout. De simples mots dans les couloirs qui ne pouvaient jamais durer longtemps à cause de leur emploi du temps respectifs mais que la muse prenait tout de même en considération. Le finlandais aurait aimé l’aider mais à part venir lui parler comme il le faisait déjà, il ne savait pas quoi faire d’autres. Il n’a jamais été la bonne personne pour réconforter les autres. Il n’a jamais été la bonne personne, simplement.

_Bonjour Léandre. Tu veux la version officielle ou officieuse ?

Léandre resta un instant silencieux avant de dire qu’il voulait l’officieuse. Si son état ne l’intéressait pas, il ne lui aurait pas demandé. Léandre n’était pas homme à poser des questions s’y ne voulait pas connaitre les réponses. Bien que « ça va ? » était une formalité dans une conversation, de la politesse, mais il laissait les formalités aux beaux parleurs. Cela ne servait qu’à montrer de la compassion et de la sympathie, des éléments qu’il n’offrait pas aux personnes qui n’avaient pas son intérêt. Et l’état de la dame l’intéressait. Il ne voulait donc pas y être aveugle même s’il n’y pouvait rien.

_Je ne vais pas bien. A vrai dire, c'est comme si mon état se dégradait malgré tous mes efforts pour aller bien.

Léandre resta de marbre sur le seuil de l’entrée, se contentant d’écouter son ainée. Il connaissait ce sentiment de faire des efforts qui n’aboutissaient pas, mais ne pouvait pas comparer cela à ce que ressentait madame Okamoto. Elle, c’était différent. Il y avait quelque chose dans sa vie, dans son passé, qui l’empêchait de dormir la nuit, d’avoir confiance en elle, qui l’obligeait à avoir cette liste de choses à faire par son coach de vie, à être toute seule à Londres avec seulement son chat.
Que pouvait-il faire pour elle ?

En venant ici, le jeune homme avait prévu de l’emmener prendre un café à l’extérieur de l’école, dans un coin charmant qui leur changerait les idées et lui permettrait de passer du temps avec elle pour respecter sa promesse ; faire des efforts. Elle avait tenue sa part du marché ; elle s’était montrée patiente, compréhensive, ne lui posait pas de questions auquel il ne voulait pas répondre, ne remettait pas les sujets fâcheux sur le tapis, ne se montrait pas intrusive. C’était à son tour maintenant de s’ouvrir doucement et se laisser apprivoiser tel un animal sauvage. Mais cela ne serait sûrement pas suffisant pour donner le sourire à cette femme.
Alors, tout en restant lui-même, que pouvait-il faire ? …

_Et toi, comment vas-tu ?

Léandre se décolla de la porte et acquiesça avant de répondre :

_C’est mitigé.

En effet, Léandre ne savait pas vraiment s’il allait bien ou non, d’un certain coté sa relation avec Edelweiss allait mieux. Etrangement mieux d’ailleurs, depuis leur sortie au parc. Il avait l’impression qu’elle lui souriait plus d’avant. Mais peut-être que ce n’était que ce qu’il voulait voir ? Autre ce fait, il s’entendait de plus en plus avec Chuemon et cela lui faisait étrangement plaisir, il avait l’impression de se faire un ami, bien que leur relation était loin d’en être à ce stade, mais il était plus que de simple colocataire. Et puis l’autre coté où la vie le rattrapait et lui rappelait qu’il allait bientôt devenir adulte de devait choisir sa voie. Il aurait pu passer une bonne journée si son professeur ne lui avait pas rappelé son dilemme. Lui rappelait que tout le monde avait des rêves, des projets, mais lui ne savait pas. Il était simplement venu à Londres pour changer de vie et se changer lui, profitant de ses talents en musique pour y entrer avec une bourse. Mais maintenant ce n’était plus une question de fuir son enfance d’enfant de Télévision, maintenant il devait choisir le chemin qui allait définir ce qu’il voudrait être.
Mitigé.

Le jeune homme émit un soupire en repensant aux paroles de son professeur et vint se masser la nuque où résidait son cristal d’un blanc immaculé. Qu’allait-il faire de sa vie, sérieusement ?

Mais ça, il ne voulait pas en parler à la blonde, pratiquement certain d’entendre quelque chose comme « fait ce qui te rendra heureux. » Mais il avait mis des mois à comprendre qu’il était amoureux d’une fille, comment pouvait-il savoir ce qui le rendait heureux ? Non, il avait simplement besoin de réfléchir sérieusement à cette idée. Il profiterait du « calme » des vacances pour se faire une longue réflexion sur son avenir.

Léandre lâcha sa nuque et sortit de ses pensées en donnant son attention à la dame qui rangeait ses affaires. Il s’avança vers son bureau pour avoir une conversion plus intime qu’à l’autre bout de la pièce. Le jeune homme esquissa un sourire et lui proposa :

_Je voulais justement vous inviter à prendre un café à l’extérieur de l’école. Cela vous aidera peut-être à vous changer les idées, qu’en dites-vous ?




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Yumiko Okamoto
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Mar 4 Déc - 3:55



Date : 5 décembre 2018
Lieu : Salle de classe, S'indarë

Le jeune homme me répondit d’une façon que je compris qu’il allait bien et pas bien à la fois. Cela me parut étrange, mais je ne fis pas de commentaire. Pas tout de suite. En vérité, je ne voulais pas lui donner l’impression de lui sauter dessus et de forcer les choses. Demander tout de suite s’il voulait en parler n’était donc pas une bonne idée. Il fallait que cela vienne de lui alors, pour ma part, il suffisait de demander pour que je raconte ma vie entière. Je n’avais pas de honte, je ne voyais pas pourquoi j’en aurais.Au contraire, je souhaitais de tout mon coeur qu’on me console, qu’on me dise que tout irait bien. Un peu comme l’avait fait ce médecin quelques années auparavant. Mais je ne voulais pas qu’on m’abandonne par la suite. Je ne voulais pas qu’on me laisse seule. Je l’étais déjà beaucoup trop et cela me faisait terriblement mal…

Comme je rangeais mes affaires de façon soigneuse, tentant de ne pas lorgner sur ma boîte de calmants dans une des pochettes, je ne fis pas vraiment attention aux mimiques et réactions de Léandre. Je m’en voulais un peu sur le coup car j’avais peur qu’il prenne mon silence pour une non-considération de son état. Mais ce n’était pas le cas et je n’avais rien à dire à ce propos s’il ne m’en disait pas plus. D’autant que, dans mon pays, on ne disait jamais grand-chose de plus que “je vois” dans ce genre de cas, ce qui pouvait être encore plus vexant. Puis… il devait le savoir qu’il pouvait me parler s’il le souhaitait. A vrai dire, je ne voulais pas que le fait que j’aille mal devienne un frein à me parler. Je voulais aider les autres autant que je souhaitais quelqu’un à mes côtés. Ce quelqu’un pouvait être Léandre ou quelqu’un d’autre, mais quelqu’un pour me soutenir et me dire que tout irait bien…

Alors que je fermais enfin mon sac, les papiers, livres et dossiers rangés à l’intérieur, j’aperçus l’élève me rejoindre dans la salle. Je compris après un court instant qu’il souhaitait me parler de sorte à ce que d’éventuels passants ne l’entendent pas. Une simple supposition qui s’avéra vraie puisqu’il me fit une proposition, un doux sourire aux lèvres. Celle de prendre un café avec lui, en ville. Ce fut à mon tour de sourire, de façon vraie et discrète. Son attention me faisait extrêmement plaisir, plus que je ne le montrais ou ne pouvais le dire. Cela faisait si longtemps qu’on ne m’avait pas invitée de la sorte. Depuis quand en fait ? Etait-ce avant mon enlèvement ou après le départ de James à la guerre ? Peu importait. Léandre venait de le faire, réchauffant mon coeur et faisant naître le doux sentiment de joie qu’il avait fait naître en moi en chantant lorsqu’il était chez moi. Du coup, je lui répondis, toujours les lèvres étirées de façon sincères :

- Avec plaisir, Léandre. Voudras-tu, en-dehors des murs de l’école m’appeler Yumiko, s’il te plaît ? Je comprendrais que tu refuses ma demande égoïste, mais cela me ferait plaisir.

Ecoutant sa réponse, et l’invitant à me suivre, je mis mon sac sur mon épaule et me dirigeai vers la sortie de la salle que je devais libérer pour le prochain cours. Ainsi, une fois tous deux dehors, je sortis mes clés, cherchais le passe-partout et fermai la porte à double tours avant de me diriger vers la sortie. En marchant à un rythme de “promenade” sans pour autant être lente, je décidai de parler un peu avec le jeune homme pour ne pas laisser le silence s’installer et pour m’occuper l’esprit. Je lui demandai donc sur le ton de la conversation :

- Tes cours se sont bien passés ? Personnellement je n’ai pas à me plaindre, je pense. Mes collègues ne comprennent pas comment ça se fait que je sois la seule à ne pas avoir de problème avec des élèves de ta classe.

Je me savais maladroite, mais j’espérais que cela ne lui ferait pas de mal. Je l’espérais de tout mon coeur. Après tout, je ne voulais pas briser l’équilibre que nous avions instauré pour que nous puissions bien nous entendre.

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Mer 5 Déc - 2:09


Je ne te laisserai pas seule
Avec
Yumiko




_Je voulais justement vous inviter à prendre un café à l’extérieur de l’école. Cela vous aidera peut-être à vous changer les idées, qu’en dites-vous ?

Les lèvres de la blonde s’élevèrent doucement pour devenir un sourire délicat sur son visage juvénile. Cette proposition avait l’air de la réjouir, comme une lueur de soleil derrière des nuages grisâtres. Le sourire de la demoiselle fit légèrement grandir celui du jeune homme mais il pinça un instant ses lèvres pour les retenir et ne pas en faire trop. Cependant, le concerné se rendait bien compte qu’il était empathique des personnes qui avaient une importance pour lui et leurs sourires avaient une influence sur le sien.

_Avec plaisir, Léandre. Voudras-tu, en-dehors des murs de l’école m’appeler Yumiko, s’il te plaît ? Je comprendrais que tu refuses ma demande égoïste, mais cela me ferait plaisir.

Le jeune homme acquiesça. Il pouvait essayer si cela l’enchantait mais il ne pouvait rien promettre. Il était habitué à l'appeler cordialement « madame Okamoto » comme le respect qu’il avait pour un professeur hiérarchiquement au dessus de lui. Faire autrement demanderait un certain exercice. Mais c’était un effort qu’il était prêt à fournir si la concernée le désirait.

_Je vais essayer.

Faire la part en dehors et à l’intérieur des murs de l’école. Il avait l’impression de jouer à un jeu, tout comme avec sa partenaire. Travailler avec elle, être son camarade de classe, son coéquipier, son ami au regard du monde et demeurer secrètement un cœur battant pour ses beaux yeux.
Quel jeu devait-il jouer avec la japonaise entre les murs de l’école ? Un simple élève ? Un adolescent ? Un ami ?
Ces concepts lui échappaient un peu même s’il savait que l’adulte ne pouvait pas mélanger son travaille et sa vie privée. Mais les relations avec autrui étaient quelque chose de nouveau pour Léandre. Les camarades avec qui il s’entendait bien en Finlande l’ont connu avant qu’il ne devienne ce qu’il était maintenant et il n’avait jamais eu à aller vers les autres. C’était nouveau, et un peu effrayant en y pensant.

La professeur invita le jeune homme à quitter la pièce avant de faire de même et fermer la porte à clé. Cela fait, le duo se mit en route vers la sortie.

_Tes cours se sont bien passés ? Personnellement je n’ai pas à me plaindre, je pense. Mes collègues ne comprennent pas comment ça se fait que je sois la seule à ne pas avoir de problème avec des élèves de ta classe.

Léandre regardait droit devant lui, pour savoir où il marchait et ne pas percuter un malheureux passant. Mise à part si ce passant était Ken et sa barbiche de prétentieux, à ce moment là il se ferait une joie de le bousculer et même le refroidir avec sa bouteille d’eau s’il se brulait de nouveau avec du café.
Le jeune homme fit la grimace en repensant à cet énergumène  mais du le chasser rapidement dans un soupire avant de répondre avec neutralité :

_C'est parce que vous n'avez pas les pires.

De toute façon, le meilleur moyen de calmer la classe était de séparer Jodie et Drake, et même Drake de Niels. Mais d’un autre coté avec les histoires de cœurs de cette classe, il y avait des regards mielleux et meurtrier un peu partout. Ce n’était clairement pas une classe que l’on pouvait qualifier de « normal ».
Puis, Léandre répondit à la première question de la dame :

_ Je n'ai que physique et spécialité le jeudi donc c'est un jour assez tranquille pour moi.

C’était même le jour le plus merveilleux. Il était l’un des meilleurs élèves de sa classe dans cette matière et il n’était pas nécessaire de participer puisque les cours n’étaient destinés qu’à écrire ou faire des tp en binôme où il n’avait que son binôme comme oratoire. Et, même si c’était un détail, il avait l’occasion de pouvoir observer secrètement la demoiselle qui faisait battre son cœur. Puis, une pause suivit de trois heures paradisiaques de musiques où il se sentait plus libre que jamais. Une journée finissant à 14h25 qui lui laissait le reste de la journée pour se promener en ville ou appeler ses proches avant de devoir retourner à sa chambre pour étudier. Alors oui, le jeudi était une journée merveilleuse et il espérait que cette sortie allait effacer ce qui avait pu la rendre moins merveilleuse aujourd’hui.
Léandre se massa la nuque en songeant tout de même à son professeur. Ça allait certainement le travailler encore un peu mais il n'y pouvait rien, c'était inévitable.

Juste avant d’arriver à la porte menant à l’extérieur, Léandre se tourna vers son ainée pour lui dire :

_Je vais juste vous demander de m'accorder dix minutes le temps que j'aille me changer. Je vous aurez bien invité à me suivre mais les personnes extérieures ne peuvent pas accéder aux dortoirs. Préférez-vous m’attendre ici ou devant la grille ?

Après s’être mis d’accord avec la dame, le jeune homme quitta le bâtiment pour se rendre aux dortoirs. Ceux-là n’étaient pas vraiment à coté du bâtiment de cours alors l’étudiant se hâta, profitant d’avoir de longues jambes pour cela.
Afin d’aller plus vite, il prit l’ascenseur qui le monta directement au quatrième étage. Léandre posa son sac de cours sur son lit, l’ouvrit pour prendre son porte feuille et son téléphone qu’il posa sur son bureau. Pour sortir, il enfila une chemise noire surplombée d’un veston gris clair aux motifs baroques qui épousait parfaitement sa silhouette. Il enfila un pantalon noir et ses bottes en cuir qui lui arrivaient aux mollets où il dû serrer trois sangles à ce niveau qui permettaient au pantalon de ne pas faire de plis disgracieux au dessus de ses chaussures. Puis, il agrippa une veste victorienne qui lui arrivait aux genoux d’un bordeaux sombres aux manches retroussées et des motifs ornant le bord de son col et le bas de son vêtement. Il prit une paire de gant qu’il mit dans sa poche mais pourrait toujours être utile, son porte feuille et son téléphone qui allèrent dans son autre chose et quitta sa chambre.
L’air de l’hiver était encore doux sur son visage et l’épaisseur de sa veste était parfaite pour ne pas avoir froid sans toutefois le mettre dans une chaleur étouffante. Le jeune homme avait été élevé dans un pays de flocons et les baissent températures de Londres ne lui faisaient nullement peur.

Léandre finit par rejoindre la blonde devant la grille. Ses vêtements quotidiens le rendant plus mature et imposant que son uniforme scolaire.

_Pardonnez moi, nous pouvons y aller.

Sur ces mots, Léandre fit un geste de la main suivit par une légère courbette pour inviter la professeur à le suivre dans sa marche. Il y avait peut d’endroit qui trouvait grâce aeux yeux du jeune homme qui n’aimait que les lieux d’un calme olympien. Hormis cet endroit spécial qui pouvait tout de même être bondé par moment, ce café près de cette fontaine. Mais c’était un lieu qu’il ne partageait qu’avec Edelweiss et ne pouvait décemment emmener personne d’autre là-bas. Peut-être que pour l’allemande, cela lui était indifférent, mais aux yeux de Léandre, c’était leur endroit à eux. L’endroit où elle l’avait apprivoisé. L’endroit où elle lui avait offert ce sourire qui l’a fait chaviré et où, malgré ce qu’il s’efforçait d’être, elle avait su voir au-delà ce que qu’il montrait au quotidien.

Alors, le jeune homme allait emmener son invitée dans un autre lieu, tout aussi charmant et calme, qui deviendrait peut-être, l’endroit où il penserait à elle s’il venait à repassait par là à l’avenir, qui sait ?

_Vous n’avez pas trop froid j’espère, nous avons une petite marche à faire mais ce n’est pas très loin.





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Yumiko Okamoto
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Mer 5 Déc - 4:00



Date : 5 décembre 2018
Lieu : Rues de Londres

L’étirement des lèvres du jeune homme qui souriait déjà un peu ne m’échappa. Je ne savais pas exactement ce qui en était la cause, mais ce n’était pas un soucis. J’appréciais grandement le voir ainsi, plus détendu que lors de notre première rencontre. Il fallait croire que nos simples salutations dans les couloirs avaient bien plus fait que toutes les discussions plus superficielles que j’avais pu avoir avec mes collègues. D’ailleurs, la moitié d’entre elles résidaient en des plaintes de la vie qu’ils vivaient, des personnes qui les accompagnaient dans leur vie privée ou de petits problèmes qui survenaient. D’un certain côté, je pouvais comprendre que ce soit pénible de voir des sources d’ennuis s’accumuler sans cesse, ce devait être pesant. Pourtant, alors que j’étais enfermée dans le froid sans aucun moyen de communiquer avec l’extérieur ou de découvrir le monde, je me sentais jalouse de leurs tracas. Ils avaient la tête sur les épaules et n’avaient apparemment pas de dépression à noter. A moins qu’elle soit légère ? Je n’aurais su le dire, mais comme disait le sage : “l’herbe est toujours plus verte dans le jardin des voisins que dans le sien”. Il semblait qu’il ait eu raison car j’enviais énormément ces personnes aux tracas plus ou moins prenants et ne souhaitai à personne de vivre une vie pareille à la mienne.

A ma demande égoïste, Léandre me répondit qu’il allait essayer. Cela me fit également plaisir, peut-être autant que sa proposition d’aller prendre un café ensemble. Depuis combien de temps n’y avait-il plus que mon psychiatre et ma coach de vie pour m’appeler ainsi ? Beaucoup trop pour que la solitude ne me pèse pas. Après tout, ces deux personnes n’avaient rien d’amis ou de personnes qui resteraient à mes côtés une fois que j’irais mieux. Non, ils m’accompagnaient que dans un but purement professionnel. Puis, dans le couloir, le jeune homme m’expliqua la raison pour laquelle je n’avais pas à me plaindre des élèves de 3°A que j’avais en cours de japonais. D’après lui, c’était parce que je n’avais pas les pires. Mais cela voulait-il dire que j’avais les meilleurs ? Non. Il n’avait pas dit cela de cette façon. Après tout, il n’en faisait pas partie et je doutais que cette jeune Edelweiss dont il était amoureux ne soit pas une bonne personne. Du coup je ne pouvais pas prétendre que ce soit ses dires. Seulement, ce n’était pas ces élèves-là qui rendaient cette classe si terrible pour que tout le monde, ou presque, la craigne.

Je fus heureuse d’apprendre qu’il avait vraisemblablement passé une bonne journée. Du moins, c’est ce que je ressentis dans le ton de sa voix. Une voix légère dans laquelle on ressentait que très peu de frustration, ce qui était plutôt bon signe. Et lorsque nous arrivâmes à l’entrée du bâtiment, il me proposa de l’attendre ici ou à la grille. Je lui souris alors et lui répondis rapidement que j’allais à la grille pour que nous puission partir dès son arrivée pour le café de son choix. Ce que je fis après l’avoir regardé partir en direction des dortoirs. Marchant lentement pour possiblement le laisser me rejoindre, ce qui était peu probable, je me demandai s’il aurait le même style de vêtements que lorsque je l’avais recueilli chez moi. Un style très gentilhomme qui lui allait fortement bien. Si tel était le cas, j’aurais sans doute l’impression de faire pâle figure habillée telle que je l’étais. Je portais un jean foncé tenu par une ceinture en cuir brun, des bottes dans les mêmes tons que cette dernière dont les talons faisaient moins de cinq centimètres, un chemisier blanc, une veste bleu nuit et un simple manteau noir m’arrivant mi-cuisses. Celui-ci avait une ceinture autour de la taille que j’avais nouée et une capuche en cas de pluie ou de neige. Je n’avais pas froid, mais j’avais l’impression que tout était triste, comme lorsque j’étais au fond de cette cage, attendant mon heure, tristement, désespérément seule…

Le retour de Léandre me permit de retrouver le sourire que j’avais perdu alors que les souvenirs remontaient. Comme à chaque fois que je ne m’occupais pas l’esprit. Je fus également amusée de le voir habillé dans une tenue similaire à celle qu’il portait le jour de notre rencontre. Néanmoins, je ne lui en fis pas part, préférant lui répondre qu’il n’avait rien à se faire pardonner. Puis, nous nous mîmes en route. Un détail me chiffonnait et me rendait curieuse, mais je n’en parlai pas. Non, j’y réfléchis seule jusqu’à ce que le jeune homme me ramène à la réalité :

- Je n’ai pas froid, ne t’en fais pas. Puis, j’aime marcher. Ca me fait du bien.

Après tout, dans cette cage je ne le pouvais pas et le froid que j’avais connu avait été bien pire. Cela parce que je n’avais eu pour me couvrir qu’un fin kimono grisâtre. Mais ne voulant pas y repenser, je lui demandai doucement, souriant :

- Il y a quelques minutes, tu t’es incliné devant moi. Dans mon pays, c’est un signe de respect. Après, tout dépend de l’inclinaison, de la personne à qui on parle… Par exemple, quand on s’excuse platement à quelqu’un, on s’incline de sorte à ce que le torse soit parallèle au sol. Mais pour toi, quelle signification cela a-t-il ?

Cela me turlupinait et je savais que les différences culturelles pouvaient m’induire en erreur. Je préférais demander, surtout que nous étions partis pour passer du temps ensemble. Je ne pouvais donc pas faire des recherches. Puis, n’était-il pas plus simple de demander au principal concerné par cela ? A mes yeux, si. Dans le pire des cas, il me dirait qu’il ne le savait pas lui-même et je devrais reporter la question à plus tard. C’était simple et sans incidence.

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Léandre Laverny
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Mer 5 Déc - 23:14


Je ne te laisserai pas seule
Avec
Yumiko




_Vous n’avez pas trop froid j’espère, nous avons une petite marche à faire mais ce n’est pas très loin.

_Je n’ai pas froid, ne t’en fais pas. Puis, j’aime marcher. Ca me fait du bien.

Léandre acquiesça. Satisfait de cette réponse puisqu’il aurait du mal à faire autrement. Le jeune homme plongea sa main dans sa poche pour agripper sa paire de gant et les enfiler. Sa veste et sa chemise lui permettait de protéger son cou, ne laissant que son visage blanc à découvert de ce début de décembre. Léandre eut un soupire, regardant la buée de son souffle s’élever dans le ciel et disparaitre. Elle était infime puisque le temps du grand froid n’était pas encore arrivé, mais le jeune homme aurait préféré cela. Léandre aurait aimé voir la neige, cela l’aurait ramené à son pays. C’était son premier mois de décembre à Londres puisqu’il était arrivé en janvier l’année dernière. D’ailleurs, il ne savait toujours pas par quel miracle Edelweiss avait décidé d’arriver en janvier également, raté un trimestre ne lui ressemblait pas. Un mystère qu’il devrait lui demander d’élucider un jour. Dans tout les cas, la Finlande lui manquait. Il y était retourné pour les vacances d’octobre mais ça lui semblait tellement loin. Ses parents et Serah lui manquait déjà. Serah qu’il ne verrait certainement pas avant longtemps puisqu’il passerait ses deux semaines de vacances en France, avec sa famille. Il savait qu’il ne pouvait pas tout avoir entre sa meilleure amie et sa réunion de famille dans ce grand manoir.

Léandre allait se perdre dans ses pensées si la japonaise n’avait pas commencé à aborder une conversation :

_Il y a quelques minutes, tu t’es incliné devant moi. Dans mon pays, c’est un signe de respect. Après, tout dépend de l’inclinaison, de la personne à qui on parle… Par exemple, quand on s’excuse platement à quelqu’un, on s’incline de sorte à ce que le torse soit parallèle au sol. Mais pour toi, quelle signification cela a-t-il ?

Elle capta le regard du jeune homme qui ne ralentit cependant pas leur marche. Il ne s’était pas vraiment rendu compte que son geste pouvait porter à confusion. Il était habitué à le faire, surtout pour inviter une personne à avancer au lieu de dire « on y va ». Il n’a jamais été un grand bavard et lorsqu’il pouvait communiquer avec des gestes plutôt qu’avec des mots, il ne se privait pas. C’était d’ailleurs plus facile pour se faire comprendre par des personnes qui ne parlaient pas la même langue que vous. Bien que ce geste avenant n’avait aucune signification, Léandre a toujours préféré les gestes à la paroles. Il était plus facile de faire des promesses et plus facile de les tenir. C’était bien une chose qu’il avait apprise dans le monde du show.
Léandre émit un soupire silencieux pour lui-même, se demandant comment il comptait expliquer cela avant de dire :

_C’est juste une habitude.

Le regard de Léandre balaya un peu la zone sur son chemin avant de se poser sur un point imaginaire devant lui. Il n’allait pas contenter madame Okamot… Yumiko … de cette simple phrase. Mais il ne savait pas comment expliquer cela sans raconter sa vie. Et raconter sa vie, ce n’était pas ce qu’il préférait faire. Cependant, le jeune finlandais était partit dans cette escapade parce qu’il était prêt à faire un pas vers la dame, il était bien temps de commencer quelque part.
Rassemblant ses idées, l’adolescent finit par avouer :

_Lorsqu’on a déménagé en Finlande, je n’avais que trois ans, j’allais à l’école et j’apprenais à parler en finnois. Ma mère ne parlait pas un mot du pays et très mal l’anglais alors elle se faisait comprendre par des gestes. Lorsqu’elle invitait des personnes à entrer ou avancer dans les premiers temps, elle faisait un mouvement de main vers la direction voulut et pour que cela soit plus respectueux et chaleureux, elle se baissait légèrement. Elle a fait cela jusqu’à savoir parler finnois. Mais j’ai gardé cette habitude, et d’autre, en la regardant faire pendant les années où je grandissais.

Léandre se massa la nuque, un peu gêné de parler autant. Il n’avait pas pour habitude de parler de lui, même avec Edelweiss. Avec personne ici. Ses confidents étaient des personnes qui ont partagé sa vie depuis qu’il savait à peine marcher alors, se confier à des « inconnus » était effrayant. Se confier voulait dire parler de soi et parler de soi revenait à donner à l’autre la possibilité de nous faire du mal un jour. Pour le jeune homme, ceux qui disaient le contraire était des idéalistes. Il serait beau de vivre dans un monde où l’on pouvait se dévoiler à de parfait étranger en mettant sa main à couper que la personne ne nous trahirait jamais. Mais cela ne se ferait jamais dans ce monde-ci.

_Autrement, cela n’a pas vraiment de signification.





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Jeu 6 Déc - 2:35



Date : 5 décembre 2018
Lieu : Rues de Londres

Le silence du jeune homme ne m’étonna pas du tout. Je savais qu’il était peu bavard, voire avare de paroles. Je supposai même qu’il devait se poser la question s’il y avait une signification ou pas. Quand on avait une habitude, on ne faisait plus vraiment attention. C’était compréhensible, même par moi qui ne savait plus comment vivre. Je lui laissai donc le temps qu’il lui fallait en espérant qu’il ne soit pas long. Je ne sus s’il avait ressenti ce souhait de ma part, mais le résultat restait le même : il me répondit ce que j’avais supposé, qu’il s’agissait d’une habitude. Par la suite, il m’expliqua la façon dont il l’avait prise, patiemment, regardant devant lui. Tout le long de son résumé, je marchai à ses côtés, comparant tout cela avec ce que je connaissais du Japon et ce que j’avais vécu. Cela me permit d’imaginer avec facilité la situation de sa mère alors qu’elle ne connaissait pas la langue de ce pays dans lequel elle venait d’emménager.

Finalement, le jeune homme conclut que, mis à part le fait que sa mère l’utilisait souvent lorsqu’il était petit pour se faire comprendre, ce geste n’avait pas vraiment de signification. Mais, finalement, si, ce geste avait une signification. Néanmoins, il ne s’agissait pas de la même que celle dans mon pays, ce que j’avais plus ou moins deviné en réfléchissant seule. Il me l’avait simplement confirmé. Du coup, je le remerciai simplement avant de faire un commentaire sur un ton semblant être fait pour moi-même :

- Ta mère me paraît comme une personne très courageuse. Aller dans un pays dont elle ne connaît pas la langue, c’est quelque chose qui ne me paraît pas banale.

Personnellement, je l’avais également plus ou moins fait, mais je n’avais pas eu le choix. Quelqu’un avait fait le choix pour moi, et cette personne, je la détestais. Et j’étais revenue en Angleterre en sachant parler anglais, en sachant que j’allais être épaulée par des professionnels. Il n’y avait aucun courage dans mes changements de pays ou la façon dont j’avais vécu. Je m’étais simplement… laissée portée par les autres. Seulement cela.

Alors que nous marchions, n’ayant plus rien à ajouter sur ce sujet et parce que je ne savais pas sur quoi enchaîner, je restai silencieuse. Mes pensées allaient de ça et là, revenant souvent sur les raisons de ma présence en ce pays, loin de tout mais proche de beaucoup de monde en restant une personne très seule. A force de réfléchir de la sorte, en relevant les yeux pour regarder un peu les alentours, je vis une silhouette familière. Il ne me fallut que quelques secondes pour reconnaître la personne. Son image s’était comme imprimée dans ma rétine pour que je puisse me rappeler qui il était et son crime. Le pire à mes yeux. Debout à quelques dizaines de mètres de nous, il me regardait, une parka ouverte sur les épaules et une arme à feu au point. La même que celle qui avait tué mon ami quelques années plus tôt.

Pâle comme un linge, je m’arrêtai nette et demandai en tremblant à Léandre :

- Dis-moi, y a-t-il quelqu’un devant nous, qui me regarde ?

Non pas “nous”, mais “me”, parce qu’il était impossible qu’il s’intéresse au jeune homme à mes côtés. … N’est-ce pas ? Mais je n’en dis rien, attendant la réponse à ma question qui se révéla être négative. Toujours tremblante, je pris ma boîte de calmants et prit la dose conseillée. Puis, une fois la boîte rangée à sa place, je dis doucement, toujours très pâle :

- Désolée, Léandre. Je crois que j’ai encore eu une hallucination...

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Jeu 6 Déc - 3:26


Je ne te laisserai pas seule
Avec
Yumiko



_Autrement, cela n’a pas vraiment de signification.

La japonaise remercia le jeune homme de ses mots avant d’ajouter :

_Ta mère me paraît comme une personne très courageuse. Aller dans un pays dont elle ne connaît pas la langue, c’est quelque chose qui ne me paraît pas banale.

Léandre eut un large sourire en répondant simplement « Oui, elle est courageuse. » Il était vraiment fier de sa mère. Elle mit beaucoup de temps à se trouver, à trouver sa voie mais elle n’a jamais rien lâché. Elle a tout abandonné pour élever ses enfants et donner tout son temps à sa famille. A la mort de ses parents, elle était prête à se battre jusqu’au procès pour l’héritage que sa sœur voulait absolument tout avoir. Elle devient une vraie lionne lorsqu’il faut protéger ses proches et elle n’a pas hésité à suivre son mari dans un pays totalement inconnu lorsque ce dernier s’est fait muté. Elle a des défauts certes, mais davantage de qualités qui la rendent merveilleuse.

Alors que la marche redevint silencieuse, Léandre sentit la présence de son invitée s’en aller. Il s’arrêta et regarda en arrière. Yumiko s’était arrêtée et fixait un point dans le vide, pâle. Elle semblait tétanisé, totalement effrayer parce que chose d’inconnu.

_Dis-moi, y a-t-il quelqu’un devant nous, qui me regarde ?

Léandre fronça les sourcils en regardant la zone visée par la dame. Il revint sur ses pas pour en être certain, mais il n’y avait personne à cet endroit. Il avait l’impression de revoir Chuemon se réveillant en sursaut et réveiller qu’il n’y avait personne d’autre que lui et ses colocataires dans la chambre, même prêt à fouiller dans les tiroirs des bureaux. C’était à la fois terrifiant et alarmant. Léandre voyait bien que Chuemon, comme Yumiko, souffrait mais il ne pouvait rien faire. Rien que les rassurer en disant simplement :

_Non, il n’y a personne.

Mais même avec cela, il se sentait totalement impuissant. Il ne pouvait pas les aider, il pouvait simplement les regarder souffrir et être terrifiés par des choses qu’eux seuls voyaient.

Lorsque la blonde sortie de sa poche une boite de médicament, Léandre ferma les yeux en soupirant profondément avant de regarder de nouveau la dame avec un visage impassible, bien que voir ces comprimés lui rappelait à quel point il était faible et impuissant. Il avait été capable de se battre contre des monstres destructeurs, se retrouver au milieu de la manche, surmonter son malaise des groupes, aller dans un monde parallèle, remballer un psychologue devant toute la cafétéria mais il ne pouvait rien faire contre des personnes en crise de panique.
Léandre se sentait incroyablement minable comme personne.

_Désolée, Léandre. Je crois que j’ai encore eu une hallucination...

Le jeune homme resta silencieux un moment sans bouger. Puis, il avança d’un pas vers la dame, puis un autre, et ceux jusqu’à ce qu’un seul mètre ne les sépare. Ses yeux bleu et vert ne disaient rien. Ni les traits lisses de sa peau, ni ses mains rangées dans ses poches, ni la posture de son buste. Rien ne se lisait en lui ; joie, colère, inquiétude ? Rien. Il était simplement de marbre, renfermé sur lui-même comme à chaque fois qu’il était face à une situation qu’il ne pouvait pas contrôler ou arranger.
Puis, lentement, Léandre sortit ses mains de ses poches et leva sa main gauche vers le visage de la dame. Ses doigts gantés effleurèrent les mèches dorés de Yumiko avant de venir se loger sur l’arrière du crane de la blonde. Tout aussi délicatement, Léandre la tira vers lui pour que sa tête vienne se poser contre son torse. Elle lui arrivait au menton et il dû relever légèrement la tête pour ne pas se cogner contre le sommet du crâne de son ainé. Léandre ne bougea pas, laissant sa main gantée sur les cheveux blonds de Yumiko.
Il n’avait jamais compris pourquoi les personnes s’enlaçaient lorsqu’elles étaient heures ou tristes. Bien que ça ne le dérangeait pas qu’on le touche ou qu’on l’étreigne, Léandre ne comprenait pas les gestes affectifs. Parfois cependant, comme lorsqu’Edelweiss était triste par exemple, la muse sentait qu’il devait le faire. Peut-être comprenait-il mal les choses et que cela allait rendre la dame encore plus triste, mais il ne pouvait pas simplement la regarder trembler sans rien faire. Et il resta ainsi, sans bouger, ignorant leur environnement, jusqu’à ce qu’il sente que la blonde se soit calmée.

_Je vous promet qu’il ne vous arrivera rien avec moi.

Puis, Léandre se détacha de la dame pour baisser les yeux sur les siens. Il ne savait pas vraiment dans quoi il s’embarquait avec de telles promesses. Peut-être allait-il certainement le regretter mais devant une détresse pareille, il ne pouvait pas être sourd, ni aveugle. Peut-être que son amitié naissante avec Yumiko allait le détruire comme Jade l’avait détruit et que le risque était si grand que son cerveau l’alarmait, mais son cœur ne pouvait pas se taire. Il ne pouvait pas l’abandonner.

En silence, Léandre glissa la main qu’il avait sur la tête de son ainée jusqu’à la main de cette dernière pour la serrer dans sa paume avant de continuer à avancer. Peut-être qu’avec une présence elle se sentirait mieux, qui sait ?
Le jeune homme marcha d’un pas lent pour ne pas brusquer la demoiselle qui venait tout de même d’avoir une hallucination, mais gardait sa main dans la sienne pour montrer qu’il était là et qu’il n’allait pas l’abandonner. Bien qu’il n’osait pas la regarder, il ne la laisserait pas seule …

_On est bientôt arrivé.





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Ven 7 Déc - 1:00



Date : 5 décembre 2018
Lieu : Rues de Londres

Je n’osais pas trop le regarder. Je lui avais dit que je n’allais pas bien, mais je ne lui avais pas expliqué en quoi. Entre lui et moi, on pouvait vraiment se demander qui était l’adulte. Déjà, il était plus grand que moi, mais en plus de cela, je le trouvais plus mâture. Mais, quand j’y réfléchissais un peu, cela ne m’étonnait pas du tout. Mis à part ces cinq années de soins et à tenter de vivre par moi-même parce que j’étais désormais une “adulte”, je n’avais été à l’extérieur de ma cage que pendant deux ou trois ans. Et encore, ces dernières n’avaient pas été complètes. Alors, comment pouvais-je me dire capable de retenir mes émotions, mes peurs ou de faire preuve d’une réflexion digne d’une personne ayant de l’expérience. Non. Je n’étais qu’une enfant qui tentait d’être une adulte comme le souhaitait la société mais sans le pouvoir…

Pourtant, personne ne m’en voulait. Pas même Léandre qui s’approcha de moi sans dire un mot. Ce qui me fit penser cela fut que, avec douceur, il approcha une main de mon visage pour l’approcher de son torse. Je ne m’y étais pas du tout attendue. La surprise fut donc ma première émotion face à ce geste. Mais il fut remplacé par ce que je conclus être du soulagement. Ce n’était pas totalement ça, mais je pouvais facilement le confondre. En tous les cas, serrée contre lui, quelques larmes m’échappèrent alors que j’essayais de garder le peu de calme qu’il me restait. Je ne voulais pas éclater en sanglot comme ça, même si j’étais protégée au sein de son étreinte. J’avais peur de le mettre mal à l’aise, même s’il m’avait déjà vue dans des états pitoyables lors de notre première rencontre, en ce jour d’automne quelques mois plus tôt.

Au lieu de me laisser aller sentimentalement parlant, je souris, contente que le jeune homme soit au moins assez proche de moi pour faire ce genre de geste. Cela semblait marquer le fait que notre relation avait bel et bien franchis le mur qui séparait les professeurs des élèves. Un peu comme ce que j’avais fait avec Tyron, mais sans que ce soit les mêmes émotions qui nous lient. Non, il n’était pas cet homme que j’avais profondément aimé au point d’attendre son retour, des nouvelles… jusqu’à ce qu’il me rende ma perle de nacre. Pourtant, malgré la présence du jeune homme, je ne pouvais m’empêcher de trembler de peur. Les médicaments mettaient toujours un peu de temps à faire effet. Du coup, je pouvais toujours voir du coin de l’oeil cette hallucination de mon père malgré mes efforts pour me concentrer sur les motifs des vêtements de la personne à mes côtés.

Finalement, au bout d’un moment je parvins enfin à respirer plus calmement et me dire que rien ne m’arriverait. Après tout, cet homme était séparé de moi par un océan et se trouvait en prison. Je doutais que ce soit bon pour son image déjà dégradée qu’il s’évade. Néanmoins, une fois libre, que ferait-il ? Non ! Ne pas y penser ! Je devais me concentrer sur le moment présent. Ce n’était qu’ainsi que je pourrais me sentir un peu mieux. On ne cessait de me le répéter, même si c’était plus facile à dire qu’à faire…
La voix de Léandre m’aida beaucoup à ce niveau-là. Me ramenant dans la réalité, il tenta également de me finir de me rassurer en me faisant part qu’il ne m’arriverait rien. Une promesse qu'avec lui j’étais en sécurité. Cela me fit sourire gentiment. Cet air resta sur mon visage alors que je me séparais doucement de la douce étreinte du jeune homme. J’en profitai pour m’essuyer les yeux avec délicatesse à l'aide de mon index droit. Puis, d’une voix très légèrement cassée, je lui déclarai :

-Merci Léandre. Je pense que ça va un peu mieux maintenant.

En tous les cas, l’hallucination qui avait stoppé notre progression n’était désormais plus qu'une image floutée qui ne m’effrayait plus autant. Je pus donc marcher aux côtés de Léandre qui prit ma main dans la sienne. Il avait beau avoir mit des gants, je sentais à travers le tissu la chaleur de ses doigts réchauffer les miens. Cela faisait si longtemps que je ne m’étais pas sentie rassurée… Enfin, non, pas si longtemps puisqu'il m'avait apaisée également chez moi. Ce garçon avait vraiment un grand coeur, ce qui m'aidait énormément à affronter ce que, seule, je n'aurais pu faire face.Mais je ne sus comment le lui dire. Je gardai donc le silence en regardant autour de moi tandis que nous progressions dans la ville.

Cela faisait bien presque une dizaine de minutes que nous marchions, sans compter la pause que j'avais imposée, quand l’élève me fit part que nous étions presque arrivés. Le silence ne m'avait pas été pénible cette fois grâce aux calmants qui faisaient désormais effet, mais également grâce à ma main serrée. Lorsque je sentais que ça n'allait pas, je me concentrais dessus en me rappelant les paroles récentes qui avaient été prononcées. Cette ombre qui me suivait n’était qu'une chimère construite par mes peurs et les mauvais souvenirs. J’avais un témoin pour me le prouver. Tant que mon accompagnateur ne voyait pas de problème, c'est qu’il n’y en avait pas. Je pouvais lui faire confiance, il me l'avait prouvé à maintes reprises.

Lorsque nous fûmes arrivés à destination, nous allâmes nous installer à l’intérieur. A cette heure, il n’y avait pas encore masse de monde étant donné que la plupart travaillaient et ne finiraient sans doute que deux heures plus tard. Je pus donc me détendre en posant mes affaires à côté de moi avant de regarder la carte. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas prit un peu de temps de cette façon. A vrai dire, la dernière fois que j’avais mis les pieds dans un café remontait à une dizaine d’années. Une éternité en somme… Je comptais donc en profiter un maximum en demandant à Léandre, toujours souriante sans que ce soit forcé :

-C’est un endroit charmant. Tu y es déjà venu ?

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Léandre Laverny
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Ven 7 Déc - 16:49


Je ne te laisserai pas seule
Avec
Yumiko



_On est bientôt arrivé.

Et il était temps. Léandre se disait que plus vite ils seraient installés, plus vite son invitée se porterait mieux. La muse de savait pas quel genre de traumatisme avait subis Yumiko mais peut-être que la chaleur que dégageait ce lieu, aussi agréable que tranquille, pourrait l’aider à oublier ce malheureux incident que son passé avait causé.
D’ailleurs, qui avait-elle vu ? Ce « quelqu’un » semblait réellement effrayant. Léandre était curieux, mais absolument pas intrusif et garderait ses questions pour lui. Il n’aimerait pas parler de Jade alors peut-être que Yumiko n’aimerait pas parler de la personne qui hantait ses cauchemars également. Bien qu’il était évident qu’un jour, l’un comme l’autre, devrait passer outre et pouvoir en parler sans fondre en larme, se mettre en colère ou trembler.

Lorsqu’ils furent arrivés au café, le duo entra, appréciant la pièce chauffée, l’odeur agréable des boissons chaudes et une odeur de bois provenant certainement des produits ménagés. La salle était peu occupée et la douce musique d’ambiance était bien plus dominante que les murmures des quelques personnes présentes. Une musique agréable d’ailleurs, il fallait avouer que la personne qui avait choisit cette playlist avec bon goût.
Léandre regarda le comptoir pour voir si un hôte leur indiquerait une place précise mais il n’en fut rien et le jeune homme engagea donc la marche vers le fond de la pièce, près de la fenêtre. Il n’a jamais aimé se retrouver près de la porte, que se soit dans sa chambre, en salle de classe ou tout autre lieux, et les fenêtre permettaient de profiter du paysage et des rayons de lumières naturels. C’était un réel plaisir de pouvoir choisir sa place dans un lieu de restauration sans avoir à se battre avec l’hôte qui préfère placer les gens en bloc pour son organisation personnelle.

Défait de leurs affaires et assis, Yumiko se mit à regarder la carte. Léandre la survola brièvement. Il n’aimait pas les boissons chaudes, même en hiver. Et, bien qu’il serait plus sage de prendre un chocolat chaud en cette saison, le finlandais allait certainement se cantonner à un jus de fruit. Ou alors prendre un chocolat chaud et le laisser refroidir entre ses mains, rien que pour récupérer la chaleur de la tasse le long de ses doigts. Il serait peut-être temps pour lui d’entrer dans le moule et se forcer à faire comme tous le monde …
Le jeune homme porta son regard sur l’extérieur et la fresque décorative typique de Noël entre deux lampadaires.

_ C’est un endroit charmant. Tu y es déjà venu ?

Le regard vairon du jeune homme retourna sur la blonde avant de hocher doucement de la tête en signe de négation, son visage totalement inexpressif. Il se mit à jouer inconsciemment avec le coin plastifié de la carte avec l’ongle de son pouce, son autre main posée sagement sur sa cuisse.
En vérité, Léandre était passé plusieurs fois devant ce café durant ses promenades. Il aimait bien cette rue qui était plus tranquille que les autres et permettait de rejoindre un des parcs qu’il affectionnait pour sa tranquillité. Bien que l’adolescent n’était jamais entré à l’intérieur, il avait toujours trouvé que l’aspect de ce café avait un certain charme. Ils mettaient le bois de la structure en évidence et les couleurs de leurs murs étaient très clairs, invitant la lumière à entrer, ainsi que les meubles et la décoration qui faisait penser à un petit camping finlandais. Mais le jeune homme ne trouvait pas de plaisir à se tenir seul face à un verre et il n’avait pas beaucoup de personne à inviter à se tenir face à lui, alors, il n’avait jamais franchis le pas de cette porte avant aujourd’hui.

_Je n’aime pas rester dans ma chambre lorsque j’ai du temps libre alors je le prends en me promenant et découvrant la ville. Cela à ses avantages.

Le jeune homme leva les yeux vers les décorations du café. Londres, comme certainement le reste du monde, se préparait à l’arrivée de Noël, décorant leurs magasins, leurs foyers, les rues. Certaines rues commençaient à devenir colorés et festives, dont celle-ci. Les commerces aux alentours aidaient surement à cela. La nuit semblait moins effrayante avec les guirlandes lumineuses qui ornaient les infrastructures de parts et d’autres. L’odeur des châtaignes des marchants ambulants et les musiques de Noël sortant des grandes surfaces.

Léandre regarda le petit sapin décoratif accroché au dessus de la table voisine et cela lui fit esquisser un sourire attendrit. Léandre adorait Noël. Parce qu’il savait qu’il passerait deux semaines en compagnie de toute sa famille paternelle. Ce manoir change de couleur pour devenir la maison des merveilles avec plus de décorations qu’il n’en faut. Lorsqu’il était petit, ses oncles et son père se déguisaient à tour de rôle en Père Noël jusqu’à ce que Théo soit trop âgé pour y croire encore et les plus grands jouaient le jeu avec merveille. Les bonhommes de neiges plus grand les un que les autres, les bains chaud après une bataille sans merci de boule de neige. Des rires, beaucoup de rires. Des plats aussi délicieux pour les papilles que pour les yeux. Un air de fête entre le violon de Killian et la guitare de Léandre. Et plus que tout, de merveilleux souvenirs.
Le finlandais pourrait dire que voir ses cousins étaient toujours une grande fête, mais Noël rassemblait toute la famille, même sa grand-mère qui était toujours aux quatre coins du monde, mais s’arrangeait toujours pour être là ce jour précis. Il avait hâte de tous les revoir.

Léandre continua de sourire lorsque son attention revint sur son ainée. Il lui demanda, l’esprit plus apaisé :

_Les vacances de Noël approchent. Qu’avez-vous comme projets ?






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Yumiko Okamoto
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Ven 7 Déc - 22:17



Date : 5 décembre 2018
Lieu : Rues de Londres

Je ne savais pas vraiment quoi choisir. Il y avait tant de choix parmi ce que je ne connaissais pas… et ce ne serait pas à moi de le préparer. Néanmoins, d’un autre côté je savais pertinemment que cela ne me rassaisirait pas. Sachant que je ne m’étais pas nourrie depuis la fois où j’avais mangé les rêves de Léandre, je commençais à ressentir le besoin de recommencer. Néanmoins, demander au jeune homme ne me semblait pas être une bonne idée. Certes, il était les seuls à qui je pouvais vraiment le dire, le demander. Mais j’avais l'impression de ne pas lui donner le choix. Vu l’état de famine dans lequel je me mettais, je lui forçais plus la main qu'autre chose. D’un autre côté, je ne pouvais pas me permettre de faire quelque chose dans le dos des autres. La confiance se méritait et je n'avais aucune envie de briser celles que je n'avais pas encore obtenue. Je ne voulais pas m'isoler plus encore à cause de ce que j’étais devenue… Et, pour en revenir à la boisson, j’avais l'impression que me donner le goût de nourriture alors que j’avais très faim était dangereux. Je me mis donc à réfléchir réellement à ce qui était le mieux à faire en attendant que le jeune homme réponde à ma question.

Lorsqu'il le fit, je le regardai avec le sourire. Je n'avais pas vu le signe de négation même si son jeu avec la carte plastifiée ne m'avait pas échappé. Pour autant, cela ne m'avait pas inquiétée. Mais, heureusement, il me dit verbalement ce qu’il en était : il n’y était jamais venu mais l'avait aperçu à plusieurs reprises lors de ses promenades. Il ne le dit pas de cette façon, mais c’est ainsi que je le compris. Étais-je capable, moi aussi, de me promener juste pour le plaisir, au lieu de rester enfermée chez moi ? Non. Pas depuis que j’avais été victime d’un enlèvement, et encore moins alors que, quelques temps plus tôt, je m’étais fait agresser en sortant de chez le psychiatre. Je ne voulais ni le dire, ni l’avouer, mais j’avais terriblement peur d’être seule. Même chez moi, j’avais peur qu’un malheur m’arrive d’une façon ou d’une autre. Des questions morbides me venaient donc fatalement, jusqu’à ce que je vienne à faire une crise de panique, à moins que je réussisse à me plonger dans un livre ou une activité me demandant de la concentration.

- Je comprends. C’est donc l’occasion d’essayer alors, lui répondis-je en riant doucement avec une joie mesurée.

Puis le silence retomba doucement, laissant place à la musique et aux quelques discussions qui pouvaient avoir lieu dans la salle. J’en profitai pour prendre une décision : j’allais prendre quelque chose et faire honneur à l’invitation du jeune homme. Tant pis pour ma faim, j’allais survivre. Je le savais pertinemment. Tant que je ne poussais pas la famine trop loin, en tant qu’Ysera, cela ne me ferait pas de mal. Il fallait juste que je trouve une personne qui accepte de me donner son rêve. Si tant est que la personne concernée comprenne les effets bénéfiques que cela lui apporterait. Ainsi, je fis mon choix concernant la boisson et me mis à observer Léandre. Ce dernier portait un regard attentif à ce qui nous entourait. Etait-il curieux, ou était-ce pour se familiariser avec ce nouvel environnement ? Je n’osais pas trop regarder autour de moi. Pas avec ma récente hallucination, même si j’avais pris mon médicament pour me calmer. Je ne voulais pas le voir. Je ne voulais pas que la vision de sa silhouette m’empêche de passer un bon moment.

Le sourire que m’offrir l’élève me fit plaisir. Cela lui allait très bien et j’étais heureuse de pouvoir y avoir le droit. Cela me faisait plaisir, surtout suite à nos quelques début difficiles. Mon attention fut donc focalisée sur lui quand il me posa sa question. Ce que j’avais prévu pour les vacances qui venaient ? Noël… J’avais participé une fois seulement à cette fête et j’avais bien des difficultés à me rappeler de ce qui s’y était passé. Ce dont j’étais certaine, c’était qu’il y avait Archie, Yasushi et tous les enfants dont il s’occupait. Quelques détails me revenaient également, comme l’échange de cadeaux, le repas fort différent de tout ce que j’avais pu voir dans ma vie… Tout cela, je ne pensais pas que j’aurais le droit de le revivre un jour. Alors, je n’avais pas cherché à savoir ce que je ferais pendant les vacances de Noël. Je ne devais pas me faire de mal, après tout…

- Je n’ai rien de spécial de prévu pour les prochaines vacances. Après tout, je n’ai personne à aller voir, maintenant.

J’avais répondu avec le sourire mais comme s’il s’agissait d’une fatalité. Pour moi, ce n’était pas loin d’en être une. Après tout, je m’étais beau rapprochée du jeune homme, je ne me voyais clairement pas m’imposée dans ses vacances. Je ne savais pas trop ce qu’il avait prévu, mais je me doutais qu’il ne les passerait pas seul. Qu’il serait avec des inconnus à mes yeux.

Quelques secondes après que je me sois exprimée, une serveuse vint nous demander notre commande. Je demandai alors un chocolat viennois. Elle prit également en note le choix de Léandre avant de s’en aller pour aller nous préparer ce que nous souhaitions.

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Léandre Laverny
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Sam 8 Déc - 3:28


Je ne te laisserai pas seule
Avec
Yumiko



_Les vacances de Noël approchent. Qu’avez-vous comme projets ?

Pour Léandre, il fallait juste voir le sourire pour son visage pour deviner qu’il allait passer des fêtes agréables. Il ne lui manquait qu’un cadeau, celui de Serah qu’il lui enverrait par voie postale mais sinon sa liste était toute faite. Prête dans une de ses valises. Evidemment, ni le jeune homme, ni le reste de sa famille ne pouvaient pas offrir un cadeau à chaque personnes présente ce jour là alors ils ont instauré une petite règle ; chacun offrait un cadeau aux personnes qu’ils voulaient et prenaient un cadeau aléatoire qui sera pioché par une personne aléatoire. Ce qui était assez amusant même si 90% des objets étaient totalement inutiles mais la surprise et l’amusement était au rendez-vous.
Même s’il ne fallait pas le dire, Léandre avait tout de même ses préférences, mise à par son frère, ses parents et sa grand-mère, il y avait Camille, Amélia et Killian qui avaient le droit tout les ans à un petit quelque chose de personnel. Cette année, Léandre avait tout de même trouvé une petite bêtise pour ses cousines ainées. Et il en était très fier par ailleurs.

Il pensait que son invitée aurait des vacances aussi agréables en vue de son sourire, mais la réponse fut tout autre :

_ Je n’ai rien de spécial de prévu pour les prochaines vacances. Après tout, je n’ai personne à aller voir, maintenant.

Léandre fronça légèrement les sourcils, ne comprenant pas vraiment ce que voulait dire la dame bien qu’il avait compris chaque mot prononcé.
Une serveuse vint prendre cependant commande avant que la blonde n’ait pu développer. Yumiko prit un chocolat viennois alors que le jeune homme parcourut une nouvelle fois la carte très rapidement des yeux. Léandre finit par commander un café un lait, avec beaucoup de sucres pour faire passer le goût du breuvage. Il ne savait pas pourquoi il se faisait du mal comme ça, à prendre quelque chose qu’il n’aimait pas, comme sil voulait se prouver à lui-même qu’il pouvait être « normal ». Même si être une muse l’isolait déjà de la normalité. Mais il se disait qu’il finirait par s’habituer aux boissons chaudes, aux thés et aux cafés s’il se forçait à en boire. Une auto-persuasion qu’il essayait de mettre en pratique depuis un moment, mais à chaque fois qu’il avait soif, il ne buvait que de l’eau ou des jus de fruit, ce qui n’aidait pas à s’habituer à ces breuvages qu’il n’affectionnait pas particulièrement.

Léandre remercia la serveuse et la regarda partir. Il n’aimait pas vraiment sentir de présences extérieures lorsqu’il parlait à quelqu’un. Il désirait que ses conversation reste les siennes et non pas que le monde entier soit au courant de ce qu’il pouvait échanger avec une tierce personne, même des banalités.

_Vous ne retournez pas au Japon ?

Léandre leva les yeux vers Yumiko avant de froncer des sourcils. Il avait posé la question sans vraiment réfléchir et il savait dès l'instant où il avait terminé sa phrase qu'il n'aurait pas dû. Ça ne lui ressemblait pas de poser des questions ainsi. Des questions indiscrètes. Des questions sur la vie des autres. Des questions qu’il n’aurait pas aimé qu’on lui pose.

Yumiko lui avait dis qu’il n’y avait que Plume qui comptait pour elle. Léandre ne savait pas si elle s’était disputée avec sa famille au point de ne plus les compter dans sa vie, ou au contraire, ils ont décidé qu’elle ne ferait plus partie de leur vie. Il ne savait pas pourquoi elle était faisait des cauchemars. Il ne savait pas qui pouvait la terrifier dans les coins de rue. Il ne savait pas non plus pourquoi elle avait quitté le Japon pour venir à Londres. En fait il ne savait rien. Oui, en y pensant, il ne savait rien de Yumiko. Mais il n’avait pas le droit de lui poser ce genre de questions. De s’introduire dans sa vie, de l’obliger à déterrer des faits qui l’effrayaient, la mettait en colère ou la rendait malheureuse. C’était à elle seule de le faire, si elle le voulait.

Léandre rétorqua rapidement après sa question précédente :

_Non oubliez ça, je ne suis désolé, c'était indiscret.






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Sam 8 Déc - 16:59



Date : 5 décembre 2018
Lieu : Rues de Londres

Léandre avait commandé un café au lait “avec beaucoup de sucre”. Je me demandai le temps que la serveuse fut à notre table s’il aimait réellement cette boisson. Mais je n'avais de toute façon aucune certitude, peu importe les hypothèses ou conclusions que je pouvais faire. Du coup, je me dis que je verrais bien en le regardant faire. Enfin, possiblement. Même s’il venait à le boire, vu la conversation qui était entamée, il était peu possible que je me sente capable de surveiller ses mimiques. Quant au fait de lui poser la question, c’était un peu compromis en l’instant. D’ailleurs, dès que nous fûmes à nouveau seuls tous les deux, le jeune homme revint sur ce que je lui avais répondus en me demandant si je ne retournais pas au Japon. Même s’il me demanda d'oublier ça parce que la question était “indiscrète”, je réfléchis à un moyen de lui donner une réponse sans entrer dans les détails. Pour cela, je tentai de me rappeler ce que je lui avais dit depuis que nous nous étions rencontrés.

Me mordant les lèvres, je jouai avec la chantilly sur ma boisson au rythme de mes réflexions. Il me fallut quelques minutes avant de pouvoir avoir une idée de ce que je pouvais me permettre de répondre ou non. Enfin… pas que je sois tenue au secret ou que j’en sois incapable. Ce serait douloureux, mais pas impossible. Du coup, je me devais surtout de suivre les conseils de mon psychiatre afin de limiter mes crises d’angoisse, d'hallucinations et mes cauchemars. Voilà pourquoi j'essayais de réfléchir. Voilà pourquoi je lui répondis avec douceur en jouant toujours avec ma chantilly à l’aide de ma cuillère :

-À part souffrir, je n'ai pas vraiment d'intérêt à rentrer au Japon. J’y ai tout perdu : ma famille, des amis… et la liberté. J’ai même failli y perdre la vie. Donc je n'irais pas.

Je pris une pause pour enfin entamer ma boisson. C’était le temps que je voulais prendre pour reprendre contenance. Enfin, plus que le vouloir, j’en avais besoin. Même si cela restait imperceptible, je tremblais de tout mon corps,des souvenirs étant remontés malgré moi. Pas les plus agréables parmi les pires. Je pris donc le temps de boire plusieurs gorgées pour me calmer, silencieusement, avant de reprendre avec douceur et aucune trace de tristesse venant trouble la neutralité de ma voix :

-Pour en revenir au sujet pricipal, que comptes-tu faire pour les vacances ?

Après tout, il ne devait pas avoir autant de malchance que moi. J'espérais fortement qu’il ait encore une famille avec laquelle passer les fêtes. Bon, je n’étais pas totalement à jour dans ce qui existait. Tant d’années étaient passées sans que je les fête avec qui que ce soit, sans que j’ai l'espoir de revoir à quoi cela pouvait ressembler un jour. Au point que J’en aurais oublié ma date d'anniversaire si on ne me l'avait pas rappelée à l’hôpital. Mais, au final, une fois que James fut partit pour la guerre, plus personne n'avait été là pour m le souhaiter, me rappeler comment on fêtait chaque événement. Pour ne pas me faire du mal quand je fus certaine que j'allais survivre, même contre ma volonté, j’avais tenté de tout oublier. D'effacer ces moments de ma mémoire et les mots qui allaient avec. Cela pour ne pas pleurer, hurler ou même souffrir alors que j’étais seule avec Plume pour seule compagne.

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Dim 9 Déc - 3:31


Je ne te laisserai pas seule
Avec
Yumiko



_Non oubliez ça, je ne suis désolé, c'était indiscret.

Léandre plongea son regard dans le café qu’on lui avait apporté. Il y gouta en faisant une légère grimace qu’il essaya de camoufler avant de mettre deux sachets de sucre à l’intérieur et de tourner le liquide sans que la cuillère ne touche les parois de la tasse. Ce n’était pas un son des plus agréables que le frottement du métal. Mais le silence qui suivit semblait pesant pour la première fois depuis un moment. Le jeune homme n’avait jamais trouvé un mal au silence, c’était même un chant agréable. Mais cette fois-ci il savait qu’il avait fait une bêtise et n’arrivait pas à changer de sujet pour passer à autre chose, laissant donc un silence pesant entre son invitée et lui. Le jeune homme avait prévu qu’elle puisse se changer les idées mais il avait fait tout le contraire. Il savait pertinemment qu’il n’était pas bon pour réconforter les gens, mais il savait à présent qu’il était médiocre.

_À part souffrir, je n'ai pas vraiment d'intérêt à rentrer au Japon. J’y ai tout perdu : ma famille, des amis… et la liberté. J’ai même failli y perdre la vie. Donc je n'irais pas.

Léandre avait relevé les yeux vers Yumiko lorsqu’elle se mit à parler. Son visage exprima un léger étonnement mais se transforma vite en indifférence. Evidemment, Léandre n’était absolument pas indifférent à son invitée, mais c’était sa façon à lui de se protéger. Il avait énormément de mal à montrer ses états d’âmes, qu’ils soient bons ou mauvais et ne comprenant pas lui-même ses sentiments, il était difficile de les exprimer correctement.

La blonde s’arrêta de parler pour s’occuper de son breuvage. Le regard vairon de Léandre n’avait pas quitté le visage de son ainée. Il avait compris depuis un moment que Yumiko était seule, mais il n’avait pas compris qu’elle était vraiment seule au monde. Si elle était arrivée à Londres cette année et que rien ni personne ne l’attendait à son ancienne vie, cela voulait dire que dans ce monde, dans cette galaxie, cet univers, elle n’avait que son chat, ses collègues, ses élèves et les personnes qui l’aidaient, comme son coach de vie.
Léandre savait très bien que cela était possible, il y a avait une bonne poignée d’orphelin à l’école mais cela semblait bien différent. Peut-être parce qu’il réalisait finalement que même les personnes les plus adorables pouvaient se retrouver sans personnes, ni famille, ni amis, seulement des connaissances qui ne pouvaient pas être un entourage.
Encore une fois, le finlandais savait la chance qu’il avait d’avoir une famille. Même s’il n’avait qu’une véritable amie, c’était suffisant pour ne pas être seul. Oui, il n’était pas seul, mais il était incapable de tourner la page d’une pathétique histoire d’adolescent. Pourquoi ? Etait-il si faible pour laisser son cœur se briser par une fille en qui il avait tout donné ?
Mais l’heure n’était pas à se poser ces questions, en cet instant il avait blessé la blonde et il devait se rattraper. Comment ? Comment pouvait-il faire cela ?

_ Pour en revenir au sujet principal, que comptes-tu faire pour les vacances ?

Le jeune homme regarda un instant la dame avant de fixer le liquide d’une agréable couleur clair. Il se sentait presque coupable de ce qu’il allait lui répondre. Presque honteux de pouvoir être si heureux sans le mérité alors que Yumiko n’avait pas ce luxe malgré sa douceur et sa gentillesse.

_Je vais dans ma maison familiale avec toute ma famille paternelle.

Oncles, tantes, parents, frères, cousins, cousine, grand-mère. Ils allaient tous répondre présent. Peut-être pas durant les deux semaines parce que les plus âgés avaient leur travail et ne pouvaient pas tous aisément prendre deux semaines de vacances, mais il était certain de les voir pour Noël. Une jolie maison, une jolie famille. Pourquoi lui en avait le droit et pas elle ? C’était injuste. C’était … vraiment …

_Venez avec moi.

Léandre l’avait simplement dit. Sa voix était sérieuse et claire. Il était réellement sérieux. Il voulait faire cela pour Yumiko. Certes, ce ne serait pas sa famille, ni ses amis. Mais elle y trouverait de la chaleur, des rires, de la bienveillance, un renouveau pour sa nouvelle vie. Partager ce moment de joie et d’échanges, même si c’était avec des inconnus, serait toujours agréable que seule sur son canapé avec son plaid et son chat.

Le jeune homme releva la tête vers Yumiko. Ni les traits de son visage, ni sa voix ne marquaient une émotion mais son regard était à la foi rempli de bienveillance et de sérieux. C’était certainement la seule chose qu’il pourrait faire pour Yumiko de sa vie, il n’avait rien à lui offrir que deux semaines saupoudrés de chaleur humaine, une chaleur qu’il ne pouvait pas lui donner lui-même mais que sa famille pourrait combler pour lui.

_Prenez Plume et venez avec moi. Il y a de la place pour tout le monde et mon grand-père se retournerait dans sa tombe si je laissais quelqu’un seul le jour de Noël. Vous ne pouvez pas refusez.






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