Sin Theatre


 

Tel le clavier d'un piano [PV : Caprica]

Léandre Laverny
BB |:| Troisième année
Sexe : Homme
Identité de genre : Masculin
Apparitions : 390
Inscription le : 05/03/2018
Né(e) le : 10/02/2002
Age : 17
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Nationalité : Français-Finlandais
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Mer 12 Déc - 1:32


Tel le clavier d'un piano
Avec
Caprica



L’hiver présent, l’approche de Noël et ses vacances. C’était une bonne saison pour le finlandais malgré les nuances du ciel entre le blanc et le gris, malgré le soleil qui se faisait de moins en moins présent, malgré la buée opaque qui se formait lorsqu’il respirait en dehors. Léandre se disait que ce n’était plus qu’une question de jours avant de pouvoir voir ses proches et rentrer chez lui.

« Rentrer chez lui »

C’était étrange comme sentiment. Il avait tout fait pour quitter la Finlande et prendre sa vie en main, sa vie et lui-même. Maintenant, il voulait rentrer chez lui. Mais cela était surement dû au fait que c’était son premier décembre à Londres. La neige n’était pas encore là, peut-être ne viendrait-elle pas ? Cela commençait à lui manquer. En Finlande, il neigeait systématiquement en hiver, surtout dans le Nord de ce pays où il avait déjà vu une aurore boréale. L’automne finlandais lui manquait, l’hiver finlandais lui manquait. Il prenait finalement conscience que ce que signifiait le mot « foyer ». Une douce mélancolie l’accompagnait aujourd’hui alors qu’il était tranquillement posé sur un des bancs de l’école, grattant rêveusement sur sa guitare.

Ses colocataires occupants la chambre, le jeune homme ne voulait pas les déranger et se mit en tête d’aller jouer dans la salle de musique, mais celle-ci était occupée. Il n’avait pas assez de volonté pour sortir de l’école et se mit donc sur un banc solitaire, espérant que personne ne viendrait le déranger dans sa mélodie nostalgique. De toute manière, il avait les yeux rivés vers les toits des bâtiments, ses doigts se déplaçant d’eux même sur les cordes de son instrument, jouant « Yesterday » des Beatles d’une manière très lente, presque comme une berceuse. Ses mèches argentées battaient l’air au fil des brises passantes de l’hiver, brillant comme l’écume des vagues au soleil d’été. Il pouvait s’apparenté à un poète rêveur, ou simplement ce qu’il était ; une muse. Un être qui apportait l’inspiration à ceux qui le regardait, pouvant transformer n’importe quel objet en un instrument de musique des plus harmonieux du monde.
C’était des dons, il était vrai, mais en y pensant, il se sentait presque coupable d’avoir ces qualités alors que certain étudiait toute leur vie pour devenir des virtuoses. Lui, n’avait que sa voix et une guitare en arrivant à S’Indarë, maintenant il avait tout ce qu’un musicien pouvait rêver. Mais qu’allait-il en faire ? Croire que le hasard n’existait pas et qu’il était destiné à continuer sur cette voie, ou bien prendre un tout autre chemin ? Il savait bien que cette question, on la lui poserait jusqu’à ce qu’il se décide, jusqu’à la fin de l’année scolaire prochaine : « Léandre, que vas-tu faire de ta vie ? »

Je n’en sais rien, laissez moi tranquille …
Laissez-moi passer les fêtes, simplement ces fêtes, rentrer chez moi pour revoir ma famille. Simplement ça …


C’était ce qu’il aurait aimé répondre à son professeur principal et son professeur de musique pour la énième fois qu’ils leur posaient la question. Mais il se contentait d’acquiescer. Ça devenait lassant pour eux comme pour lui.

Alors que le jeune homme continuait de jouer rêveusement sur les cordes de sa guitare, il entendit un battement d’ailes près de lui. De longues plumes bicolores de noirs et de blancs aux reflets bleus océan virent de poser sur le banc près de lui. Léandre, interloqué, arrêta ses geste et sa tête bascula sur le coté pour regarder l’oiseau. Il ne lui semblait pas avoir utilisé son pouvoir pour faire arriver l’oiseau bavard. C’était la première fois qu’un oiseau venait vers lui sans être charmé par son pouvoir du contrôle des sentiments.
La petite tête de la pie se balança de droite à gauche, surement curieux par le jeune homme. Ce dernier se mit à sourire au volatile de noir et de blanc. L’animal ne semblait absolument pas effrayer par la personne qui se dressait devant lui (ou elle, Léandre ne pouvait pas reconnaitre les mâles des femelles) mais il pouvait distinguer de charmants yeux arboises dans ce plumages de jais.
Le jeune homme, généralement impassible, se mit à sourire tendrement vers l’animal. Un sourire qui lui allait pourtant si bien mais que peu de personne dans ce pays ont eu l’occasion de distinguer sur son visage. Le timbre de sa voix était grave mais emplie d’une certainement douceur alors qu’il se mit à parler à la pie :

_Tu veux chanter avec moi, c’est ça ?

L’adolescent tapota du pied pour se donner le rythme d’une musique avant de gratter sur sa guitare en fredonnant. Il ne chanterait pas dans la cours de son établissement, non, il ne chanterait pas pour les élèves et le personnel, n’étant pas encore prêt à se dévoiler de nouveau au monde, même si c’était certainement son plus grand atout. Cependant, pour la petite pie au plumage bicolore tel le clavier d’un piano, il pourrait bien fredonner sur la mélodie de sa guitare, invitant l’oiseau à l’accompagner dans sa chanson. Qu’elle le veuille ou non.
Le sang de sa partenaire dans le catalyseur du jeune homme se mit à briller d’une douce lumière rougeâtre qui activa le pouvoir de Léandre, donnant à l’oiseau un sentiment de sûreté à ses cotés, mais également une étrange euphorie à vouloir participer à ce spectacle intime, partager la chanson d’une muse.





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Caprica White
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Mer 12 Déc - 22:06



Tel le clavier d'un piano
Ft. Léandre Laverny
 
Je déteste le gris.  Ce mot n’est même pas suffisamment puissant pour définir la profondeur de mon mépris. C’est une couleur terne; mi-blanc, mi-noir. Identique à la poussière qui s’amoncelle sur les choses immobiles et inertes. Une moisissure qui s’attaque aux fondations de nos souvenirs pour les effriter avant de les détruire, créant un vide si profond que rien ne pourra le remplir. Une déchirure. Un abysse. Tout autour de moi est décoloré,  insipide et morne. Les nuages qui s’accumulent au-dessus de ma tête, tardant à pleurer sur la face du monde. Même l’air semble retenir sous souffle, saturé d’amertume. Je ne m’habituerai jamais à ces murs, austère et maussade. L’ironie de la situation, c’est que pendant des années j’ai voulu fuir le plus loin possible de chez moi. Maintenant que j’y suis enfin arrivée, je voudrais y retourner.

Inspirant profondément, je me lève avec lourdeur. Le lit vide à côté du mien me rappel cruellement que ma liberté présente n’est qu’illusion. Pour l’instant, je m’étire de tout mon long en savourant la sensation de l’air sur mon corps nu. Malheureusement pour moi, le seul vêtement qu’il m’est possible de garder après ma transformation est l’uniforme de S'indarë. N’importe quel autre habit se retrouve instantanément en boule sur le sol, trop grand pour ma nouvelle carrure. Ce n’est pas un moindre mal lorsqu’il est question des jours de cours, mais ça risque de devenir problématique pour d’autres occasions. Je vais devoir trouver l’adresse et le nom de leur tailleur pour faire confectionner des tenues sur-mesure.

Une fois convenablement vêtue, je lisse mes cheveux. J’ai beaucoup de difficulté à m’habituer au fait qu’il s’agit de plumes. La texture n’est plus la même sans oublier l’entretien fastidieux que cela oblige. Grimaçant de dégoût, j’ouvre la porte et cours en direction de l’entrée du dortoir. Sans même ralentir je m’élance dans le vide, tête première en ouvrant grand les bras. Je sens le vent me repousser vers le haut et son sifflement strident m’écorché les tympans. Il n’y a rien au monde qui puisse égaler ce sentiment de légèreté et de liberté totale.

L’oiseau prend son envol avant de se percher sur le toit de l’immeuble le plus proche. Son œil admire le paysage en contre-bas. Il gonfle ses plumes pour échapper aux froides bourrasques annonciatrices de l’hiver et de la neige. Sa tête pivote et son cou gracile s’étire, soudainement attiré par quelque chose. Battant des ailes, il se pose sur une branche à proximité de la sourde de sa curiosité. Une mèche argentée flotte au vent, brillante sous l’éclat de sa vision aiguisé. Il n’en faut pas plus pour qu’il s’approche d’avantage. Intrigué, il atterrit sur le dossier du banc, près de l’inconnu. L’oiseau dodeline de la tête, ses yeux fixant tour à tour la chevelure et le pendentif étincelant.  L’humain lui parle, mais la pie se contente de l’observer en silence. La tonalité de sa voix changea, prenant des intonations plus longues et prononcés. Pourtant, aucun mot ne sort de sa bouche, seulement un doux fredonnement. Le volatile recule, mais une lueur rougeâtre l’arrête net. Comme hypnotisé par cette soudaine radiation, il s’avança encore plus près, jusqu’à ce que ses plumes ne soient plus qu’à quelque centimètre de la guitare. Son cœur bat plus vite, l’euphorie de la chanson le gagne peu à peu, ses ailes s’agitent et il se met à imiter les vocalises de l’humain. D’abord, les notes sonnent fausses et décalés, puis après une courte pause il reprend de plus belle, cette fois avec le bon timbre.

Ne pouvant se retenir plus longtemps, l’oiseau s’élève à nouveau en effectuant un gracieux ballet aérien autour du musicien. Sans s’arrêter de chanter, il danse sous le vent guidé par l’énergie de l’instrument de musique et de l’inconnu à la chevelure rayonnante. Ses plumes iridescentes s’illuminent de reflets métalliques, bleuâtres sur les ailes, violacés sur le corps et la tête, et verdâtres sur la queue.
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Léandre Laverny
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Ven 14 Déc - 2:10


Tel le clavier d'un piano
Avec
Caprica



L’oiseau s’approcha prudemment plus près de l’instrument alors que le jeune homme grattait sur les cordes, l’observant, curieux surement de savoir d’où venait la mélodie. Cette façon de venir plus près de lui fit doucement sourire l’adolescent de plus bel. Il aimait beaucoup les oiseaux, les animaux en général, mais les oiseaux avaient quelque chose de très libres et paisibles. Ils avaient une certaine grâce dans leur façon de se mouvoir, de regarder leur environnement, de gonfler leurs plumes, de communiquer et surtout de déployer leurs ailes. Une grâce qu’il pouvait retrouver chez les danseuses de ballets, ce qui l’hypnotisait aisément. Il était plutôt satisfait par ailleurs qu’Edelweiss soit liée à un oiseau, surtout un oiseau aussi beau que Juwelen. Le finlandais aurait eut plus de mal si sa partenaire avait eu une sourit ou une tortue comme animal de partage.

La petite pie se mit à chantonner, essayant de reproduire la musique de la guitare. Pour l’aider au mieux, Léandre tenta de se caller sur le rythme de sa nouvelle compagne jusqu’à ce que les deux êtres soient en accord. Même si le chant de la pie n’était pas des plus mélodieux de son espèce, le jeune homme appréciait tout de même cette petite voix qui reproduisait les accords qu’il faisait lui-même à travers la caisse de son instrument.
Léandre ne pouvait pas lire les émotions sur le visage des animaux mais se doutait que l’animal était presque heureux de cette vocalise, sûrement parce qu’il l’« obligeait » à l’être grâce à ses pouvoirs. Léandre savait que ce n’était pas très correct d’obliger un être vivant à ressentir tel ou tel émotion et c’était pour cela qu’il n’utilisait pas son pouvoir sur les humains, essayant de relativiser ses actes sur les pauvres animaux qui lui servaient de cobaye.

Puis, l’oiseau étendit ses ailes avant de s’élever au dessus du musicien et commença une danse céleste sous les yeux de ce dernier. Léandre admira le plumage changeant de l’oiseau. Il n’avait pas besoin de regarder les cordes de sa guitare pour jouer de son instrument. Il n’avait même pas besoin de se concentrer dessus, ses doigts bougeaient d’eux même, comme si c’était Euterpe qui avait prit le contrôle de ses mains, laissant aller un son mélodieux se rapprochant du divin, pour un simple instrument humain. Son regard vairon admirait les nuances rayonnantes sur le plumage de l’animal, les couleurs danser à travers l’ombre et la lumière de leur environnement. Le vent traverser ses ailes pour chatouiller ses rémiges primaires, les faisant trembloter telle une feuille automne emportée dans le vent.

Etrangement, ce spectacle fit sourire le jeune homme, comme si la petite pie ne dansait que pour lui. C’était sûrement égoïste et prétentieux de le penser, mais cela lui plaisait. Il garderait cette pensée, cette envie, pour lui, se contenant d’admirer le ballet aérien de l’oiseau, lui offrant un sourire en gage de gratitude pour ce petit compagnon ailé.

Léandre se leva tout en continuant à admirer la pie, fredonnant toujours alors que la musique de sa guitare se fit plus grande, plus entrainante. La partition ne dura pas longtemps alors le jeune homme la recommença une seconde fois, donnant plus d’assurance à l’oiseau dans les airs alors que son catalyseur luisait légèrement plus fort, sifflotant pour encourager son compagnon à plume. Puis, il recommença une troisième et dernière fois, sifflotant avec un peu plus d’assurance jusqu’à la fin de la mélodie. Le jeune homme se rassit finalement sur le banc et le petit animal ailé revint sur le dossier du banc à ses cotés. L’adolescent était un peu fatigué, ne s’étant toujours pas habitué à se servir longtemps de ses pouvoirs, surtout que l’absence de sa partenaire le diminuait de ce coté là. Cependant, son regard d’émeraude et de saphir se tourna vers l’oiseau avant qu’il ne sourit de nouveau.
Il demanda doucement à l’oiseau, même s’il était certain que l’être bicolore ne comprenait pas un traitre mot de ce qu’il disait :

_Cela t’a plus ?

Avec une délicatesse et une douceur que peu de personne ont pu voit chez le jeune homme, ce dernier quitta sa guitare pour tendre une main hésitante vers le volatile, envieux de lui caresser son plumage d’ombre et de lumière. Même s’il était presque certain que ce geste ferait fuir l’oiseau. Cependant, il voulait essayer.



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Lun 17 Déc - 21:14



Tel le clavier d'un piano
Ft. Léandre Laverny
 
La danse du volatile sembla durer une petite éternité. Il ne paraissait pas effrayé par la présence de l’humain à ses côtés et ne changea pas sa valse malgré le mouvement de celui-ci. Alors qu’il était debout, l’oiseau se mit à virevolter autour de lui, l’encourageant à continuer sa musique. Ce que le jeune homme fit, deux fois de suite. Tous deux formait un étrange couple, entre l’amusement et la curiosité. Lorsque la chanson cessa enfin, les notes s’étirèrent un court instant dans le silence de la journée grise. La petite pie retrouva son calme et vint se reposer sur le dossier du banc contre lequel s’était avachi l’inconnu à la chevelure argenté. Dodelinant de la tête, elle le fixait en attendant la suite. Des paroles s’élevèrent dans l’air, une question fut formulée. Alors que le visage du jeune homme était tourné vers l’oiseau, des doigts graciles s’avancèrent dans sa direction.

Son instinct l’obligea à reculer, battant des ailes et poussant un petit piaillement. C’était d’avantage par surprise que par réelle peur. Sautant sur le siège en bois du banc, l’oiseau s’approcha de la cuisse du musicien. Curieuse, elle l’observa de contrebas. Puis, avant qu’il ne puisse approcher sa main à nouveau, elle s’envola. Une fois le coin du bâtiment franchi, son vol se fit en descente et juste avant de toucher le sol ses pattes devinrent des chaussures de ville.

Je cours à toute vitesse vers le réfectoire, le sourire aux lèvres. Il y a longtemps que je ne me suis pas amusée de la sorte. J’ignore ouvertement les regards qui suivent ma folle cavalcade dans l’école. Arrivée en face de la machine distributrice, je sélectionne une boisson. Un thé glacé, cela devrait faire l’affaire. Une fois la canette en main, je reprends ma course jusqu’à l’entrée du bâtiment. J’espère qu’il est toujours là, qu’il attend toujours que l’oiseau revienne. Il avait l’air épuisé, boire quelque chose lui ferait du bien et lui redonnerait assurément un peu d’énergie. Une fois à l’extérieur, je reprends ma forme animale.

Son bien entre ses serres, les ailes battant fortement afin de trouver un courant ascendant pour l’aider dans sa montée malgré ce poids supplémentaire, la pie refait le chemin en direction du banc où l’humain était assis. Son croassement retentit dans l’atmosphère glacé de l’hiver, tel un signal pour annoncer son arrivé. Son œil vif cherche à capter les reflets de la chevelure d’argenté, seul élément brillant dans cette journée grise.




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Léandre Laverny
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Mar 18 Déc - 18:10


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Caprica



Alors que Léandre approchait sa main, l’oiseau ouvrit ses ailes et commença à battre l’air. Le jeune homme retira alors sa paume pour ne pas le troubler d’avantage mais à sa grande surprise, l’animal se mit sur le banc à ses cotés, le regardant aussi curieusement que l’adolescent le regardait. L’oiseau se rapprocha de lui. Léandre ne savait pas vraiment quoi faire mais ne voulait pas effrayer le volatile de geste brusque. Ils se regardèrent alors et Léandre ne put s’empêcher de lui trouver un regard singulier. Il n’avait jamais vu des oiseaux avec des yeux ardoise. Enfin, il n’était pas non plus un expert des oiseaux, cela existait surement, mais il n’était pas très au courant.
Mais Léandre ne put faire tout autre mouvement que la pie s’envola.
Eh bien, voilà qui était plus « naturel » pour un oiseau. Encore un peu et il pensait que cet animal avait quelque chose de magique.

Le finlandais revint sur sa guitare et pinça les cordes, une idée de chanson pour cet étrange rencontre commençait à émerger dans son esprit. Elle n’était pas assez développée pour qu’il en fasse une chanson mais pourrait la garder dans un coin de son esprit. Il trouvait le contact entre un humain et un animal très symbolique, tout comme deux humains ayant vécu dans deux milieux différents, deux cultures différentes, deux sociétés, climats, environnements différents. Des personnes qui ne pouvaient communiquer que par des regards et des gestes. C’était ce que faisaient les humains entre eux mais également avec les animaux. Et il trouvait ce genre d’échange plus fort que les mots.

Léandre entendit une sorte d’appelle dans les airs et, en levant la tête, il vit une pie, surement la même pie, tenir une canette entre ses pattes. L’oiseau avait du mal à voler malgré ses puissantes ailes, surement à cause de la charge qu’il avait entre les serres. Léandre regarda l’oiseau venir vers lui. Sérieusement, il venait vraiment vers lui ?
Le jeune homme tendit le bras pour rattraper la canette si l’être au plumage bicolore avait décidé de lâcher son dû. Comme s’ils s’étaient entendus sur la question, la pie lâcha l’objet que l’adolescent réceptionna facilement grâce à son adresse de basketteur. Il regarda la canette alors que l’oiseau revint se poser près de lui.
Le regard surpris et interrogateur de Léandre passa de la canette fermée, neuve et encore bien fraiche à l’oiseau au regard ardoise.

_Où tu as eu ça ?

Mais sachant que l’oiseau ne pouvait pas lui répondre, Léandre se mit à rire. Il acquiesça pour remercier le petit animal ailé en ajoutant :

_Tu n’es pas un oiseau ordinaire, toi.

Léandre se trouvait un peu idiot de parler avec un oiseau. Mais c’était devenu une habitude. Il savait que Juwelen, l’oiseau d’Edelweiss, le comprenait et lui parlait régulièrement. Une habitude qu’il a finit par adopter pour tout type d’animaux, même si ça ne le faisait passer pour un fou (ou un sensible, selon la vision des gens).
Léandre balaya la cours de ses yeux varions mais ne vit personne regarder dans leur direction, ou du moins s’intéresser à l’oiseau à ses cotés. N’avait-il réellement aucun propriétaire ? Comment et où avait-il eut cette canette toute fraiche et neuve comme si elle sortait du frigo ?
Le jeune homme prit la canette qui lui était apparemment destiné, il l’espérait sinon il la repaierait sans soucis, et ouvrit le décapsuleur pour boire une gorgée. Le gout n’était pas excessivement sucré et le fait que ce ne soit pas une boisson chaude était très agréable pour le jeune homme. Il pourrait faire un hiver polaire que le finlandais n’aimerait pas les boissons chaudes.
Léandre posa la canette près de lui et regarda l’oiseau, curieux et vraiment intrigué par ce étrange volatile qui ne semblait absolument pas commun.
Tentant de voir s’il était compris, Léandre demanda :

_Est-ce que tu appartiens à quelqu’un dans l’école ?




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Ven 21 Déc - 14:44



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Ft. Léandre Laverny
 
La pie jacasse de plus belle, comme pour exprimer sa joie de le voir encore assis sur le banc. La canette entre ses griffes glisse et se réceptionne parfaitement dans les mains de l’humain en contrebas. Faisant un large cercle avant de se percher sur le dossier, l’oiseau ouvre à demi ses ailes afin de reposer ses muscles au vue de l’effort qu’elles ont dû fournir. Son regard se reporte sur le jeune homme à ses côtés. Le volatile gonfle ses plumes lorsque son compagnon éclate de rire et lui parle, semblant prendre fierté. Son croassement retenti à nouveau, comme pour prouver ses dires. Alors que l’humain se désaltère, la pie effectue un nettoyage et un huilage de son plumage avec son bec. Le lissage est essentiel pour préserver les délicates structures que sont les plumes, non seulement indispensables au vol bien sûr, mais tout aussi capitales dans leurs propriétés isolantes et leur rôle prépondérant dans la régulation thermique du corps.

L’oiseau relève soudainement la tête, en la faisant légèrement pivoter de droite à gauche. Pour toute réponse, il chante les notes de la mélodie qu’il vient d’apprendre. Imitant à la perfection les accords de l’instrument que le jeune homme avait joué un peu plus tôt, il sautille sur place en battant des ailes. Puis d’un bond, l’oiseau s’élève verticalement en spirale avant de plonger tout en chantant et tournant autour de l’humain aux cheveux brillants.

Pris d’une soudaine impulsion, il s’éloigne soudain en direction des arbres à proximité. Alors que les branches de ceux-ci sont dénudées de tout feuillage, le volatile semble particulièrement intéressé par les lianes verdoyantes qui le recouvrent. De son bec, il coupe une tige dont les feuilles vertes persistent même en hiver et revient vers le musicien. Déposant son offrande sur le banc près de lui, il reprend la chanson de son compagnon. Pour ses longues tiges enlaçant les murs ou les arbres et sa longévité pouvant atteindre plusieurs centaines d'années, le lierre symbolise des liens affectifs durables, tels l'amitié.



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