Sin Theatre


 

Louve ou humaine ? Judy Lone /Terminée/

Judy Lone
Membre absent
Sexe : Femme
Genre : Féminin
Apparitions : 3
Inscription le : 27/01/2018
Né(e) le : 25/12/2005
Age : 12
Nationalité : Française
Niveau d'études/Métier : première annnée ( a sauté deux classes)
Situation amoureuse : célibataire
Double Compte : /
Personnage sur l'avatar : Misaki/Blood Alone
Péché(s) :
  •  Paresse 

Commentaire/citation : L'Etranger de Charles Baudelaire

- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ?
ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est
resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas...
là-bas... les merveilleux nuages !
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Jeu 1 Fév - 11:53
Judy Lone

Surnom(s) : L’Effarouchée, La Gamine, La Loupiote, L'enfant, La Tueuse.
Âge : 12
Date de naissance : 25/12/2005

Lieu de naissance : France, forêt de Chaux près de Dole en Franche-Comté
Nationalité : Française
Orientation sexuelle : Elle verra bien de qui elle tombe amoureuse

Race : Métamorphe Loup
Pouvoir :

Télépathie Sensitive



Race de naissance :  Métamorphe Loup

Classification : Bad Wolf
Raison : A tiré de sang froid sur l'homme qui a tué sa famille, il est encore aujourd'hui dans le coma.
Année scolaire :  première année ( a sauté deux classes)
Date d'arrivée à S'indarë : Rentrée scolaire de janvier 2018 après le procès qui l'a désignée coupable de tentative de meurtre sur le braconnier à Noël 2017.
Statut : Pensionnaire permanent
PhysiqueYeux : Noire comme sa nuit de petite louve si libre.
Cheveux : Longs et noirs comme l'encre de sa passion d'humaine: écrire
Taille : 1 mètre 52
Poids : 38 kilos
Corpulence : mince mais pas maigre
Vêtements et/ou style : De tout mais adore les robes et rubans en tissus doux comme le pelage de sa maman loup, cela la rassure.
Tatouages/piercings ? non
Signes distinctifs :

Probablement la plus petite élève de l'école.

Sa transformation a non seulement été intérieure ( une nouvelle et toute petite zone du cerveau se développant) mais extérieurement un point bleu lui est apparu à l'arrière du cou sous ses cheveux à l'endroit de cette zone.

De plus, en raison de sa race, ses ongles poussent plus vite que ceux d'un humain, elle doit les couper chaque matin et soir, elle grogne instinctivement quand elle se sent menacée, elle connaît le langage des loups .

Elle parle aussi avec des mots. Elle sait parler français et anglais.

Caractéristiques raciales :



J'avais une famille, j'avais des sœurs et un frère comme chaque petit humain, ils avaient des Noms. Mon frère s'appelaient John, mes sœurs Lola, Loris et Lilo, Mère n'avait pas de nom c'était simplement "Maman", Papa venait souvent veiller sur nous également, mais lui aussi n'avait pas de nom c'était juste "Papa". Mes sœurs étaient timides, mon frère intrépide et moi fascinée par cette audace fraternelle, et curieuse, comme tous les enfants humains nous avions chacun notre caractère propre.

Mais nous ne sommes pas humains.

Nous sommes de métamorphes Loups. Pas des loup-garous, des métamorphes loups. Nous n'avons pas besoin de pleine lune pour nous transformer et ce n'est pas douloureux. Cela n'entraîne pas non plus d'accès violent de notre part. Depuis l'âge du lait maternel nous pouvons prendre forme de loup ou humaine à notre guise.

Notre pelage est celui d'un loup mais nous sommes nus en humains, il nous est donc nécessaire si nous les fréquentons de prévoir sur nous de quoi nous vêtir, les humains sont faibles sans fourrure alors ils s'en sont construit une.

Nous naviguons donc entre ces deux mondes quand bon nous semble et le temps que nous voulons sans en être fatigués. Car nous sommes un peu des deux. Dans mon sang coule la sève des arbres de la forêt de Chaux et les lueurs de la ville.

Je suis métamorphe, je suis Humaine, je suis Loup, je connais le langage humain aussi bien que celui des loups.

Je suis entre deux mondes, entre deux rives.


Caractère



Je suis assise contre un arbre et écoute le bruit du vent. Depuis mon entrée dans cette école j'évite les autres élèves. Je me considère comme un danger pour eux. Je suis bien toute seule se répète dans ma tête tous les jours. Alors pourquoi ça fait si mal ? Peut-être car je ne suis pas encore assez forte pour accepter ce fait : Je suis un Monstre. Je ne dois entraîner personne en plus dans mon monde morbide, trop en ont déjà payé les frais. Je ferme les yeux, je suis épuisée, je fais mes devoirs avec sérieux, un peu trop, j'ai des notes assez bonnes, tant mieux cela rend content les professeurs. Je ne fais pas cela pour moi, je n'attends plus rien pour moi. Soudain un cri hurle dans ma tête avec une odeur infime de sang. J'ouvre les yeux terrifiée,mais je les ferme vite tant la douleurs est grande,  visite médicale et vaccins aujourd'hui, une image de seringue vint confirmer mon hypothèse, je respire bien trop fort me laissant envahir malgré moi par la panique de l'autre élève à quelques bâtiments, je ne sais pas encore la portée de mon pouvoir 5 kilomètres tout au plus, mais c'est suffisant pour m'éprouver à chaque fois, et les Professeurs craignent pour moi que sa puissance augmente, mais ta maîtrise aussi ont-ils ajouté pour me rassurer. Je ne veux pas de ce réconfort, ce pouvoir est une condamnation, je mérite ces douleurs. Peu à peu la peur de l'élève se fait moins grande, l'image d'abord disparaît , ensuite le brouhaha de ses larmes et cette odeur fine puis mon propre vertige accompagné de douleur, mon pouls reprend une vitesse normal, ma fièvre naissante baisse et la douleur disparaît aussi brusquement qu'elle était venue. Ce n'est pas et ne sera pas la première ni dernière crise et j'ai eu pire. Cependant je suis éreintée, j'entends un vague : «  Pas en cours La Gamine ? »  mais n'y répond pas, cet élève passé près de moi semble plus âgé au son de sa voix, mais je n'ouvre pas les yeux et je n'ai pas cours ce matin, après ce n'est pas comme si je parlais à mes camarades hors cours, comment aurait-il pu savoir ? Peu à peu je me laisse emporter par le sommeil, le premier Perce-neige a fleuri, j'espère secrètement sans me l'avouer que le printemps sera doux.
RaceNous sommes de métamorphes Loups. Pas des loup-garous, des métamorphes loups. Nous n'avons pas besoin de pleine lune pour nous transformer et ce n'est pas douloureux. Cela n'entraîne pas non plus d'accès violent de notre part. Depuis l'âge du lait maternel nous pouvons prendre forme de loup ou humaine à notre guise.

Notre pelage est celui d'un loup mais nous sommes nus en humains, il nous est donc nécessaire si nous les fréquentons de prévoir sur nous de quoi nous vêtir, les humains sont faibles sans fourrure alors ils s'en sont construit une.

Nous naviguons donc entre ces deux mondes quand bon nous semble et le temps que nous voulons sans en être fatigués. Car nous sommes un peu des deux. Dans mon sang coule la sève des arbres de la forêt de Chaux et les lueurs de la ville.

Je suis métamorphe, je suis Humaine, je suis Loup, je connais le langage humain aussi bien que celui des loups.

Je suis entre deux mondes, entre deux rives.
PouvoirJudy a la capacité de communiquer par la pensée, une pensée qui dépasse la barrière des mots et du langage, une pensée instinctive presque animal mais qui transmet plus de sensations que de longs discours. Pour faire simple au lieu de mots intelligibles ce sont des sensations ( olfactives (odeurs) , auditives (sous forme de brouhaha ou de doux sons sans sens, selon l'état), visuelles (images), toucher (doux, dur, etc), Gustative ( amer, sucré, salé etc)  qu'elle reçoit et transmet. Elle a encore beaucoup de mal à ne pas s'en laisser envahir et à l'utiliser volontairement.
Histoire
Famille
L'Etranger de Charles Baudelaire

- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ?
ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est
resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas...
là-bas... les merveilleux nuages !
 

La foret des loups


On ne devient pas loup on naît Loup. C'est la première chose que m'a enseignée ma mère, une louve blanche aux yeux de nuit. Une louve douce et attentive, mais qui pouvait se montrer féroce quand on en voulait à ses petits. Je suis née au pays des Fouletots en Franche-comté, France, dans la  forêt de Chaux près de Dole près d'un grand arbre, un chêne je crois, pas un sapin cette forêt en est dépourvue, un feuillu quoi qu'il en soit. Je connais bien les arbres mais quand on est aveugle et sourd, comme tout louveteau à la naissance, reconnaître un arbre est difficile. Maman dit que autour de notre tanière dans la crevasse d'une paroi montagneuse, il y avait des Fouletots qui dansaient pour  célébrer notre arrivée, Maman leur a grognés de s'éloigner. Les Fouletots ne sont jamais revenus. C'est dommage j'aurais bien aimé m'amuser avec eux, mais les Fouletot aident les Hommes, et si un humain nous trouvait nous serions tués. C'est ce que maman ne cessait de nous raconter quand vers trois semaines nous entendions et voyions. Mais je ne la prenais pas au sérieux et préférait m'amuser avec mes trois sœurs noires comme moi, mais elles étaient trop timides à mon goût, bien vite John mon frère grisâtre devint mon compagnon de jeux préféré. Il était intrépide et optimiste bien que ses colères étaient terribles et ses jeux brusques j'aimais sa compagnie et ses aventures imaginées. Puis un jour ce ne fut plus de l'imagination.

                                 


Nous n'étions qu'à peine sevré quand cela arriva. John s'amusait aux abord de la tanière à pousser des hurlements, je l'imitais avec grandiloquence tandis que nos sœurs nous regardaient curieuses mais pas assez audacieuses derrière une grosse pierre sur un tapis encore froid d'hiver  mais où on pouvait distinguer quelques perces-neiges. John me chuchota plusieurs glapissements sourds à l'oreille. Mon oreille se leva aussitôt de bonheur et d'agitation. Les autres nous regardèrent interrogatives. John fit la moue  et grogna que ce n'était pas pour les bébés. Je gémis mais tout bas, je ne voulais pas le vexer, mais je n'aimais pas ce coté que je qualifierai de « méchant » de John. Mais je l'acceptais cependant, on a tous nos défauts.

Alors que nous nous éloignâmes en cachette de la tanière je sentais mon cœur battre à la chamade. Le clapotis de la boue sous mes pattes, le froid grisant du vent et le goût enivrant de l'aventure, la vraie, annihilait toute peur. John voulait trouver les Hommes et en ramener un à maman pour dîner, elle les détestait tant cela lui ferait plaisir disait-il. John était différent des autres loups, plus cruel, un loup n'attaque pas les humains normalement, de plus les animaux qu'il tue pour manger sont souvent les plus malades ou fragiles, il participe à une régulation de l'écosystème mais ne tue jamais par plaisir. Mais John, si , son coté humain peut-être et moi j'étais trop lâche pour le contredire.

Nous marchâmes longtemps , la forêt devenait sombre et moi aussi intrépide fusse je commençais à sentir mes os se glacer de peur et de fatigue. Mais je ne le dis pas, pour ne pas perdre la face devant John, et, nous le trouvâmes au cœur d'un hurlement qui n'était pas celui d'un loup.

Vies humaines




Ce hurlement était un rire de petit d'homme. Assis près de sa mère il semblait cueillir des fleurs, j'eus un frisson en entendant John m’intimer de distraire la grande humaine. Il le remarqua et dans son regard je distinguais une certaine moquerie cruelle. J'étais bien trop fière pour ne pas y obéir. J'aurais dû. Je m'approchais doucement, la femme sursauta et me sourit.

« Oh Yvon regarde un bébé loup ! »

L'enfant claqua des mains amusé : «  Loup bébé viens ! Loup bébé viens ! » Je sentais de plus en plus mal l'idée de John en plus nous étions en une clairière en bordure de forêt, endroit interdit par Maman. Cependant, je me rappelais le regard de John et mon orgueil reprit le dessus. Je fis comme il m'avait dit traînant la patte gémissant.

« Oh tu crois qu'il est blessé, je vais voir ne t'en fais pas Yvon ! »

Tout se passa très vite, John saisit l'enfant à la gorge quand la femme s'était éloignée, tout ce sang me reste encore à l'esprit aujourd'hui, me fige et me hante. Il y eut une voix masculine et un bruit de fusil comme celui qui nous oblige à rester tapis dans la tanière avec maman parfois. John tomba et je perdis l'équilibre, la peur peut-être ou la tristesse, me fit tomber à terre et débloqua mon coté humain, qui bien que je susse m'en transformer  depuis la naissance été une honte selon Maman, alors la plupart du temps je restais loup. Au sol une enfant de trois ans comme l'enfant tué gémissait de peur et de douleur. Mais le fusil ne se baissa pas.

« Un homme-loup. » réussit à articuler l'humain entre deux sanglots. Mais malgré sa souffrance la femme se mit entre moi et l'homme. «  Ce n'est qu'une enfant et le fautif a été tué, ne la tue pas Ryan je t'en prie ! » Ryan baissa son fusil et je perdis conscience. Je ne le revis jamais.




« Il ne faut pas devenir loup Judy ! Promets le...de ne plus jamais utiliser cette...malédiction... » Cela faisait deux ans que j'étais chez la femme que j'appelais à présent «  Maman », dans ce chalet en bordure de forêt. Forêt qui courait toujours dans mes veines comme un cheval au galop merveilleux et sauvage,  inspirant la terreur aussi bien que la curiosité devant sa beauté libre. Si bien que parfois sans le faire exprès je me transformais, Maman se fâchait très fort et me portait près de la tombe de son fils mort, Yvon, ma seconde malédiction, celle qui emplissait mes rêves de cauchemars.

J'étais près de la bibliothèque maman regardait les étoiles tristement dans ce drame qu'elle cultivait et qui nous hantait toutes les deux. Et soudain, du haut de mes cinq ans je me mis à geindre prise de violentes douleurs au ventre. Je savais déjà, lire et très bien, et à mon grand désarroi tous les loups des livres étaient cruels.

Maman inquiète me prit dans ses bras et m'allongea avec Babou mon ours en peluche. Elle allait appeler  un médecin mais dans un sanglot je la retins par la manche.

« Maman, est ce que moi aussi je suis cruelle ? »

Maman resta interdite à la question avant d'aller chercher un album photos, celui de mes années avec elle et sans un mot elle s'assit près de moi et nous le regardâmes.

« Je ne crois pas qu'une petite fille comme toi le soit Judy. » souffla t-elle.

« Mais je peux devenir un loup et tuer. » murmurai-je.

Le regard de maman se fit flou et elle tourna la tête vers  la forêt où non pas un mais deux enfants avaient été tués et enterrés en forêt ce jour là, John aussi oui, c'est vrai que d'après maman il avait aussi repris forme humaine en mourant.

« Les humains aussi tuent... » murmura maman les yeux plein de larmes.

Je ne répondis pas, je ne voulais pas que maman pleure davantage. Elle m'embrassa le front, éteignit la lumière dans un triste mais tendre : «  Dors maintenant Judy, il est tard. »

Cette nuit je fis un rêve interdit mais si beau et nouveau, John était avec moi et nous courions en hurlant à plein poumons entre les fougères avec les Fouletots qui avaient bien du mal à nous suivre. Notre apparence était humaine mais nos hurlements, oui, nos hurlements étaient ceux de loups.




A six ans je dus bien rentrer à l'école, mais je m'y ennuyais ferme, on me fit passer des tests et il se trouva que j'avais le niveau d'un élève de CE2, on me mit donc dans une classe d'enfants de huit ans. Je m'y sentis à l'aise dans les apprentissages malgré des camarades qui me côtoyaient peu, cela ne me gênait pas de travailler seule et j'obtenais de bonnes notes et puis j'avais déjà ma forêt pour jouer. Maman m'autorisait des promenades, mais que si je n'allais pas au sous-bois «  là où logent les loups », je ne lui avais jamais désobéi et en connaissais plus sur la faune et la flore de la forêt de Chaux que n'importe qui. Je m’amusais à grimper sur les bouleaux, aimais sentir l'écorce des vieux chênes, faisais des bouquets de fougères, m'abritais sous les ormes en cas de pluie et guettais des heures le souffle retenu l'apparition furtive et féerique d'un cerf ou d'un sanglier, renard, blaireau ou belette. J'y reconnaissais aussi les mélodies d'oiseaux, mon préféré était celui du Troglodyte , je l'avais encore dans la caméra de mon appareil photographique.

Son chant était si varié si doux et entraînant mais surtout si vaillant pour un si petit oiseau que quand je l'entendais ou apercevais je me sentais moins petite face aux soucis déjà lourds à mes trop jeunes années.

De plus, c'était un bon chasseur d'insectes, cela me déculpabilisait un peu quand maman revenait du marché ou des pièges qu'elle posait selon la saison avec un lapin encore avec sa tête. Et me faisait oublier qu'indirectement moi aussi je tuais pour manger.

Une fois j'avais 8 ans maman m'avait dit : «  Manger pour vivre oui mais ne tue jamais pour autre chose Judy jamais ! »

J'aurais dû l'écouter.

Au-revoir



J'avais presque 11 ans quand le l'entendis, je ramassais les proies dans les pièges, un lapereau et quelques souris, maman allait devoir passer au marché. Ce qu'elle fit dans l'après midi. Seule au chalet et sans école en ce dimanche, j'allumais la télévision sur ma chaîne préférée : Celle des documentaires animaliers.

Je tombais sur un documentaire sur les loups, je ne réussis pas à zapper cette fois ci et le regardais en entier, bien que j'évite ce genre d'histoire, quelque chose, un cri avait réveillé mon instinct de petite louve : Un louveteau était pris au piège, pas dans un des nôtres, c'était trop profondément en forêt pour l'être, un braconnier sûrement mais malgré ce cri de douleur atroce je n'avais pas su défier l'interdiction de trop s'éloigner de Maman.

Cependant, plus le documentaire avançait, plus l'envie d'aller aider cet être, ce petit loup dont j'avais instinctivement compris le SOS comme si son langage était en moi depuis la naissance et n'attendait que ce moment pour se réveiller.

Je me levais donc du sofa et me transformais, pour la première fois depuis des années je me regardais  dans le miroir en tant que loup, j'avais grandi et étais plus dégourdie, bien moins fragile malgré un air de louveteau encore bien présent. J'avais une fourrure et des yeux d'encre comme une nuit sans étoile, comme l'encre de ma calligraphie, comme...

« Papa ! »

Je m'étonnais moi-même que ce mot prononcé ne soit que grognement. Mais je l'avais bien « dis » et compris. Je devais le retrouver, lui demander pardon, je devais lui demander pardon et à Mère aussi, à ma Mère Louve, celle couleur neige, celle immaculée d'amour mais pleine de peur des humains.

Mais je retins mon souffle et me cachais quand je vis QUI le braconnier venait de tuer...Je reconnus Lola, Loris et Lilo mes sœurs et surtout Mère. Ils n'avaient même pas eu le temps de reprendre forme humaine en agonisant comme John mais je les aurais reconnu entre mille. Je sentis mon pouls s'accélérer et mes yeux se mouiller. Je bougeais, erreur fatale, une brindille craqua et je glapis surprise.

« Il en reste un ! Là dans les fourrés ! » cria le braconnier. J'étais tétanisée et mes petites pattes grelottaient quand Père arriva brusquement et grogna : «  Judy part ! Dépêche toi ! » Je restais figée.
Les yeux élargis par la terreur je regardais mon père, dernier signe dans la famille, ma famille de sang, ma famille de forêt, celle des mystères, celle qui ne m'avait jamais vraiment quittée. Père me poussa vivement de la tête et une balle rata la mienne atteignant presque la sienne, il grogna dans une sorte de rugissement ou plutôt de hurlement bref et dur, violent : «  VA-T-EN LA FORET NE VEUT PLUS DE TOI ! » Le deuxième balle atteignit sa tête alors que je courrais à toutes allures vers ma famille humaine, vers Mère. Mère à qui j'avais désobéi pour la première fois.

La famille d’accueil




Après cet incident, Maman n'eut plus la force de me garder, j'avais un oncle à Londres, il était avocat même si pour le moment ce détail importait peu. Il voulait bien m’accueillir. Je n'eus pas mon mot à dire et ne désirais pas me défendre.  Après tout ils sont morts par ma faute, la forêt ne veut plus de moi et Maman humaine non plus car je leur ai tous désobéis.

Dans un mutisme inquiétant j'allais donc chez cet oncle humain. Il avait eu un ami dans une école pour les gens comme moi avait dit Maman mais cet ami avait mal tourné ajoutait elle. Je ne demandais pas de précision à sa phrase de conclusion encore plus glaciale que les autres : «  Il est bien gentil d’accueillir un monstre comme toi. »

Je ne pus pas sortir de la maison de l'oncle au delà du jardin pendant un an, non car on me l'interdisait, mon oncle était en effet bienveillant et surtout me vouait une confiance absolue déroutante pour moi qui me sentais si coupable, mais car je n'en étais plus capable. J'eus donc un professeur à domicile.Je progressais vite, en un an je fus presque bilingue, enfin...trilingue si on compte le langage des loups.

La douceur et la patience de mon oncle m'aidèrent à reparler. On me chuchotait surdouée. Mais moi je me sentais l'enfant qui découvrait à nouveau comment respirer malgré la douleur et la peur des instants passés et la colère nourrie toutes les nuits dans mes cauchemars de ce braconnier que je désirais tuer, de ces êtres aimés que je désirais venger, fautive je l'étais mais lui l'était aussi. Je méritais la mort autant que lui et un jour je le retrouverai.

L'oncle s'appelait Iray et je tissais un lien de respect, presque comme un père bienveillant et encourageant avec lui. Puis vint le soir fatidique où le psychologue me déclara prête de retourner au collège, la peur me prit au ventre, non  à cause de la différence d'âge, j'avais neuf ans en sixième après tout mais car je n'avais pas encore dit adieu au monde des loups et pour cela, je devais tuer ce braconnier. Par chance j'avais entendu et retenu son nom qui me hantait, une recherche sur internet, quelques talents de hackers et j'avais son adresse, un habitant voisin du chalet de ma Maman humaine. Dans la nuit de mes douze ans sous les lumières de Noël je partis pour la France.

Meurtre


Voyager seule à 12 ans ne fut pas simple mais je réussis à me transformer en louveteau qu'un gamin trouva adorable, je n'étais pas adorable mais je fis comme si baissant les oreilles ouvrant grands les yeux. Le gamin devait avoir 4 ans, les parents hésitèrent mais acceptèrent de me garder comme chien jusqu'à me trouver une nouvelle famille en France, le gamin mangea ensuite des bonbons à foison et eut une bonne dizaine de souvenirs sous les yeux attendris des parents. Des touristes complètement gagas en somme. Au fond j'enviais ce garçon, il était innocent et méritait qu'on l'aime, mais je gardais ma colère au fond de mon cœur et me fis la plus douce possible. Apparemment le père était riche et quelques liasses d'argent suffirent à faire passer le « chien », ils étaient nuls en zoologie ou quoi ? Moi ? Un petit chien ? N'importe quoi !, avec eux. Je fus placée dans une cage et de longues heures froides et épuisantes m'attendirent dans l'avion, je finis par m'endormir prenant mon mal en patience.

Une fois en France je fichais le camps sans un merci à la famille et au gamin capricieux. Je me retransformais en humaine, volais quelques habits et fis du stop. Je savais que c'était dangereux mais le danger avait tué tout autour de moi, alors le braver une fois de plus ne serait pas différent.

Un camionneur m’accueillit, par chance il allait à Dole, il me posa plein de questions auxquelles je mentais éperdument. Une grand-mère m'attendait là bas, bus raté, il m'en fallut peu pour le convaincre. Altruiste, il me donna même des barres chocolatées, c'est vrai que je mourais de faim.

Une fois à Dole j'insistais pour qu'il me laisse partir seule en le remerciant, ce n'est pas loin. Je mentais comme je respirais et entrais par effraction dans le chalet à présent à l'abandon de ma mère humaine, morte la pauvre, suicide, d'après des habitants qui fort heureusement m'avaient peu connue ou pas du tout. Je savais que le mari de ma mère avait été gendarme, je savais où était son arme, j’espérais qu'elle soit encore chargée. L'arme lourde et glaciale dans mes mains moites l'était en effet,  mais d'une seule balle. Je me surpris à penser que j'avais l'interdiction de rater mon coup. Je le tuerai, je pris ensuite quelques médicaments dans un tiroir, je le tuerai et je me tuerai et pour tous le cauchemar finira enfin.

Je frappais à la porte du voisin et tirai sans un mot, des cris, des enfants terrifiés, du sang partout, une femme qui s'écroule en hurlant de terreur, des sirènes, des médicaments amers et puis plus rien.


Je reviendrai te chercher




Je me réveillais à l'hôpital, des policiers à ma porte, mon oncle en larmes qui me serra dans ses bras en balbutiant : «  Oh mon Dieu Judy, tu es en vie ! Tu es en vie ! » Je ne méritais pas tant d’enthousiasme mais le reçus sans un mot. Il m'expliqua que cet ami était mon père, que il avait été dans une école spéciale, une école qui avait tenté de le réconcilier avec les humains, en vain, que ses parents le maltraitaient et l'exposaient tel un animal alors animal il a préféré devenir, avec une amie, devenue sa femme, ma mère louve il s'est enfui une nuit de ce cirque. Et la suite je la connaissais. Il s'excusa mille fois de ne m'avoir rien dit avant mais il pensait que ce n'était pas pour une enfant. Je ne lui en voulais pas une seconde, j'étais comme morte mais encore là alors je me laissais porter par le gré du vent.

Il y eut un jugement, je fus reconnue coupable sans grand étonnement ni regret à la grande horreur des membres de la justice. Mais mon oncle grâce à ses talents d'avocat me permit d'aller dans une école spéciale, celle où avait été mon père Loup. Je n'aurai pas le droit d'en sortir avant ma majorité. Et irai seulement si j'en avais le niveau. On me fit passer des tests, je l'avais. Impassible je dus donc lui dire adieu.

Il me souriait tristement en nouant mes cheveux encrés pour la dernière fois, je ne fis preuve d'aucune émotion visible comme anesthésiée par cet entre deux mondes et ne retenus que cette phrase avant que la police me mette les menottes à mes poignets de 12 ans :

«  Quand tu seras grande, Quand tu iras mieux, je reviendrai te chercher Judy ! »

Cela sonnait comme une promesse et cela en était une, je souris presque devant sa bêtise, comment pouvait-il encore aimer un monstre comme moi ?

Partir




Je partis donc et lâchais la main pour bien longtemps de mon bienveillant tuteur. J'entrais derrière les grilles et ressentis une violente douleur à la tête. Puis des images, des sons et des odeurs par centaines m'envahirent. Je tombais à genoux et crus devenir folle. Je hurlais de toute mes forces, un point bleu apparut à l'arrière de mon cou ainsi qu'un cristal bleu sur mon torse à l'endroit du cœur, un cristal marquant ma souffrance profonde ancrée jusqu'à celui-ci. Mais les images et sons et odeurs continuaient d'affluer. Je m'évanouis de douleur.

Je fus mis chez les Bad Wolf les dangereux, les méchants. Du haut de mes 12 ans j'en souris presque, c'était évident, comment pouvait-il en être autrement ?

Derrière l'écran
Prénom/Pseudo : Lou
Age : 29 ans ( née le 03/11/1988)
Tu nous viens d'où ? : Léléanne Markest sur Institution Indarë
Un commentaire ? : A la gloire des points de suspension
Accès aux rps -18 ? Oui

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Andrew Rehrin
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Jeu 1 Fév - 15:23
Bienvenue à S'Indarë. Un cristal de couleur bleue est apparu sur votre corps pour signifier votre appartenance au groupe Sloth. Définitif ou appelé à changer ? Cela dépendra de votre évolution.

Voici les détails de ton inscription :
- Vous serez placée en résidence surveillée.
- Vous assisterez au cours de magie de niveau Débutant pour comprendre les implications et les limites de votre pouvoir.
- Vos n'avez pas besoin d'assister aux cours d'adaptation raciale.
- Vos affaires seront fouillées régulièrement pour s'assurer que vous ne possédez pas d'arme.


Il te reste à :
- Ajouter le lien de ta présentation à ton profil
- T'enregistrer dans les listings
Et tu peux dès à présent :
- Demander un rp, un lieu ou un club
- Ouvrir une fiche de relations / récap rps
- Créer des pnjs ou des prédéfinis
- Créer un compte speach ou un site internet, téléphone, etc
- Ouvrir ton dossier scolaire si tu as des choses à y mettre
Et évidemment, rp ;)

Nous espérons que notre école saura vous aider à reprendre votre vie en main
Andrew Rehrin, directeur de S'Indarë
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