Sin Theatre


 

You're (Not) Alone ? PV Drake Corvusia

Judy Lone
Membre absent
Sexe : Femme
Genre : Féminin
Apparitions : 3
Inscription le : 27/01/2018
Né(e) le : 25/12/2005
Age : 12
Nationalité : Française
Niveau d'études/Métier : première annnée ( a sauté deux classes)
Situation amoureuse : célibataire
Double Compte : /
Personnage sur l'avatar : Misaki/Blood Alone
Péché(s) :
  •  Paresse 

Commentaire/citation : L'Etranger de Charles Baudelaire

- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ?
ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est
resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas...
là-bas... les merveilleux nuages !
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Jeu 1 Fév - 19:29


J'avais dû m'endormir sous ce sapin, il avait dû pleuvoir, le sol était humide sous mes pattes encore duveteuses. Mes... pattes ?  Je m'étais transformée dans mon sommeil. J'avais rêvé que je cherchais Maman et Papa Loup. J'étais perdue dans la forêt de Chaux et j'avais peur. Je hurlais pour qu'ils m'entendent et humais l'air pour les sentir.

Ils me répondaient mais chacune de leur indication me faisait tourner en rond. Mais je n'abandonnais pas. Malgré l'épuisement en mon corps de louveteau, mes muscles transis de froid et de fatigue je continuais de les appeler. Puis il y eut un bruit de chute.

Et je m'éveillais.

Un oiseau venait de tomber de l'arbre, je lui grognais qu'il était était un peu tôt pour naître mais l'oisillon ne parlait pas loup, je décidais donc d'arrêter de lui grogner dessus jusqu'au retour de sa mère. Je savais qu'un oisillon à l'odeur de l'humain était rejeté par sa mère. Je restais donc sous ma forme de louveteau. Je m'assis près de lui. Les minutes passèrent. Le petit oiseau semblait de plus en plus mal. Je m'allongeais près de lui, il se blottit contre ma fourrure noire et sembla aller mieux. Je ne m'avouai pas mon bonheur, j'étais un monstre mais je ne pouvais pas non plus le laisser là seul.

Il commençait à neiger, des fleurs blanches de cristal tombant du ciel. J'étais gelée et mon corps trop transi ne réchauffait plus le jeune moineau.  Je grognais doucement : « Tu sais petit, peut-être que tes parents ne reviendront jamais... » L'oisillon grelottait, j'allais le laisser, me retransformer en humaine et prévenir un professeur qui pourrait quelque chose pour lui.

Mais il avait tellement froid, ce serait trop tard. J'eus soudain une idée. Je soufflais sur le petit oiseau de mon haleine encore chaude. Il sortit peu à peu, petit à petit de l’inconscience due au froid et soudain un piaillement, la mère revenait, je filais laissant le petit seul, sa mère s'approcha et le réchauffa. La scène aurait pu être tendre si j'en avais fait partie. Mais pour moi c'était fade, moi personne ne viendrait pour moi dans cette obscurité. C'était mieux ainsi tentais-je de me convaincre.

J'allais laisser la mère et le petit moineau,  il ne neigeait plus et le soleil embrasait les nuages comme baillant de sommeil. Mais il y eut un bruit de branche qui se casse, la mère s'envola mais resta non loin du sapin piaillant pour faire fuir le probable prédateur.

Mais, je le savais, elle ne ferait pas le poids, mais on vit on meurt à tous âges c'est ainsi. L'oisillon  piailla terrifié, cela me rappela tant les hurlements de mon rêve que je ne réfléchis plus et hérissée de colère, les yeux d'encre et mon pelage charbon encore enfantins contrastant avec mes crocs aiguisés je grognais férocement devant l'inconnu.

L'oisillon piaillait de peur et sa mère m'attaquait sauvagement, les coups de bec m’éraflaient mais c'était normal, elle avait deux monstres à combattre, moi et le possible prédateur.

Pourtant je ne bougeais pas menaçant l'être arrivant de mes crocs et d'un vrombissement le plus effrayant que je pusse.

Mais un monstre peut il vraiment sauver quelqu'un ?
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Drake Corvusia
SC |:| Classe Bêta
Sexe : Homme
Genre : Masculin
Apparitions : 24
Inscription le : 15/01/2018
Né(e) le : 14/03/1997
Age : 21
Nationalité : Australien
Niveau d'études/Métier : Deuxième année
Classe : Bêta
Situation amoureuse : Celibataire
Personnage sur l'avatar : Raven "Reckless Fist" de Elsword
Péché(s) :
  •  Orgueil 
  •  Colère 

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Lun 14 Mai - 0:37
L'appel du ciel avait été fort aujourd'hui, toute la journée la pensée de voler m'avait démangé. Je crois que je deviens accro à cette sensation de liberté, au vent qui gonfle mes ailes alors que je me laisse porter par un courant ascendant. Cette envie avait été tellement forte que je n'étais même pas retourné à ma chambre pour déposer mes affaires, me rendant directement en forêt pour me déshabiller et me transformer.

L'euphorie m'avait rapidement gagné alors que je fendait les nuages, l'indicible sensation de puissance que je ressens en comtemplant cette mer duveteuse est la sensation que je préfère le plus au monde. Pour rien au monde je n'échangerais ma place, si bien que j'en viens à me dire que les souffrances que j'ai traversée ne sont rien. Une pensée égoïste pour ma mère, certes, mais je m'en fiche bien. Je ne suis même pas sûr qu'elle me reconnaîtrai de toute manière, entre sa folie et mes changements...

Je pousse un rugissement pour chasser ces sombres pensées qui n'ont pas lieu d'être. Ce n'est ni l'endroit, ni le moment. Et j'ai besoin d'une dose d'adrénaline. Au dessus de cette océan de nuages je replie les ailes le long de mon corps, plongeant droit vers le sol. Mes paupières transparentes, servant à protéger mes yeux du vent et d'eventuels débris, se referment alors que le sol se rapproche à une vitesse de plus en plus importante. Je sens mon cœur s'accélérer, l'instinct primaire de survie qui me hurle de déployer mes ailes et de ralentir ma chute. Pourtant je ne l'écoute, pris par cette joie sauvage que procure ce plongeon. J'attends le plus possible pour déployer mes ailes et éviter de m'écraser... Un peu trop longtemps.

Le choc est violent et m'envoie rouler sur le sol, à traverses arbres. J'ai heureusement pu ralentir suffisamment la chute pour ne pas mourir ou me briser les os, mais je le sens quand même passer. Je reste sonné plusieurs secondes avant dee redresser péniblement, lâchant un rugissement de frustration avant de constater les dégâts. Toute mon aile gauche s'est faite lacérer par un arbre, si bien qu'elle est maintenant ensanglantée et inutilisable. Superbe... Plus qu'à retrouver mes affaires, me transformer et passer à l'infirmerie. Le tout sans voler, bien sûr.

Le trajet est pénible. Encore plus pour une wyverne blessée. La place entre deux arbres n'est pas toujours suffisante, si bien que j'en ai abattu quelques uns sous l'énervement. Mais pas question de me retransformer, je vais pas me balader à poil en forêt.

Le trajet se passe normalement, jusqu'à tomber sur une scène un peu insolite, à la base de louveteau et d'oiseau. Le premier me regarde en grognant, il doit sûrement se sentir menacé par le super-prédateur que je représente. Ça, je le comprends. Le truc moins courant, c'est le moineau qui tourne autour du canidé, comme s'il l'avait énervé.

Je m'arrête à la vue de cette scène, lâchant un souffle amusé. J'ai toujours préféré les animaux aux humains, eux au moins sont simples à comprendre. Tu es suffisamment fort ou débrouillard pour survivre, ou tu meurs. Une équation binaire d'une incroyable simplicité, mais terriblement efficace.

Le louveteau semble m'en vouloir, mais j'ai pas l'intention de me battre contre lui. Ça serait inutile, je n'en ai pas envie et l'issue est déjà connue. Je m'avance donc, comptant à la base le faire détaler, si ce n'est qu'il ne bouge pas d'un pouce en continuant de se faire attaquer par l'oiseau. Hum... Est ce que ma vue lui a tétanisé les muscles ? Ce n'était pas mon intention. Je souffle sur l'oiseau pour le faire partir, avant de pousser du bout du museau le louveteau, suffisamment fort pour le faire tomber sans lui faire mal. Je n'ai pas envie de ça... Alors que je n'aurais pas hésité un instant à attaquer un humain.
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